Retraites : le contre exemple Allemand

Selon Die Zeit qui a basé ses estimations sur les données produites par l’organisme Européen Eurostat, le renflouement du secteur bancaire Allemand pourrait aggraver l’endettement public du pays jusqu’à 90% de son P.I.B.! Les dettes toxiques et autres actifs pourris des établissements financiers – publics et privés – allemands sont toutefois loin d’être aujourd’hui au centre des préoccupations des média et des analystes même si certaines banques importantes (West LB ou Hypo) sont susceptibles de vaciller du fait de leur très forte exposition à l’Espagne.

Pourtant, c’est les systèmes des retraites et de la santé qui posent, pour des motifs démographiques, le plus problème dans un pays où l’endettement global comparé au P.I.B. fleurte avec des niveaux potentiellement très dangereux. De fait, c’était la Chancelière Merkel elle-même qui, dans le cadre de son précédent Gouvernement bipartisan, avait augmenté en 2008 les retraites perçues de 1.1% avec une majoration supplémentaire de 2% pour 2009.

Le coût total de cette générosité – ayant paradoxalement été consentie après l’implosion de la crise des subprimes – se chiffrant à 12 milliards d’Euros qui devaient être assumés par les entreprises et par les générations futures qui s’acquitteraient de cotisations plus élevées… Pourtant, aucune mesure n’a été adoptée afin de promouvoir une natalité représentant une menace très sérieuse pour l’avenir du système des retraites allemand qui fut au contraire fragilisé par des mesures superficielles tenant plus des promesses électorales que d’un assainissement qui aurait été indispensable.

En réalité, ces augmentations survenues en pleine crise financière mondiale dans une conjoncture où les endettements des Etats plaident plutôt pour des économies ciblées seraient susceptibles de menacer l’ensemble de l’édifice des retraites qui touche quand même 20 millions de salariés allemands. Aujourd’hui, ce Gouvernement qui doit impérativement remplir les caisses de ces assurances retraites et santé, sera très probablement contraint de taper dans la TVA qui est condamnée à (encore) augmenter.

C’est bien-sûr les jeunes générations qui seront les premières à être pénalisées et, d’une manière générale, la consommation d’un pays qui est néanmoins constamment exhorté à encourager sa demande intérieure! Difficile de promouvoir la consommation alors que la TVA a connu – et connaîtra à nouveau – de multiples majorations…

Une pensée sur “Retraites : le contre exemple Allemand

  • avatar
    10 septembre 2010 à 4 04 08 09089
    Permalink

    Il serait peut-être intelligent de faire remarquer que les jeunes générations ne sont pas pénalisées à cause de l’augmentation de retraites qui ont de la difficulté à suivre le coût de la vie.

    Les jeunes générations sont pénalisées à cause de la mauvaise gestion antérieure des biens publics.

    L’implosion de la crise des subprime n’est pas le fait des retraités. Les abus et malversations de la richesse du pays ne sont pas le fait des retraités.

    Présenté le problème comme on le fait dans cet article est de culpabiliser les personnes âgées pour éviter de faire les changements indispensables pour que cessent les malversations économiques.

    Réveillons-nous!!!

    André Lefebvre

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *