Rien ne se perd, tout se transforme…

Les politiques fiscales et budgétaires ne sont pas un jeu à somme nulle. Le fameux « deficit spending », c’est-à-dire les tentatives de relance de leur économie par des pays qui s’endettent à cet effet ne fonctionne que la durée de vie de ce stimulus et ce en dépit des enseignements de Keynes qui exhorterait à encourager encore et toujours la demande agrégée…

Sans négliger qu’à un certain point, tout ce processus de création de monnaie suscite irrémédiablement – au moins sur le long terme – des pressions inflationnistes. Il est vrai que les forces déflationnistes – notamment en Allemagne et au Japon – semblent aujourd’hui si intenses que des pays comme les Etats-Unis peuvent poursuivre leurs injections de liquidités massives sans risquer de réveiller l’inflation.

Poutant, ce n’est pas tant l’inflation qui est crainte de nos jours que la menace de défaut de certains pays et non des moindres! C’est ainsi que les investisseurs dans l’obligataire Américain jouent régulièrement à se faire peur: les étrangers ne détiennent-ils pas près de la moitié de la dette fédérale US?

Pourtant, les USA bénéficient – et abusent – de leur privilège exorbitant d’imprimer et de détenir la monnaie la plus utilisée dans les transactions commerciales internationales même s’il est vrai que leurs dettes abyssales angoissent de plus en plus les investisseurs, notamment Asiatiques.

Et c’est pourquoi le risque est aujourd’hui plus important que jamais que le billet vert ne plonge sévèrement  contre les devises Asiatiques. Les politiques fiscales et budgétaires ne sont certes pas un jeu à somme nulle…

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