Roland Dumas : « le 11 septembre, je n’y crois pas ». Et vous ?

Karl Zéro, Jean-Marie Bigard, Marion Cotillard, Mathieu Kassovitz… Jusqu’ici, les personnalités qui avaient osé remettre en question le dogme de la version officielle du 11 septembre, hormis le cas atypique du trublion mi journaliste mi amuseur public, appartenaient au milieu du spectacle. Or voici qu’une nouvelle voix s’est élevée, venue cette fois de la sphère politique, et pas à un petit niveau : ancien ministre des Relations extérieures (1984-1986) puis des Affaires étrangères (1988-1993), avant d’occuper la présidence du Conseil constitutionnel – où il s’est entre autres illustré en poussant à la validation des comptes de campagne illégaux de Jacques Chirac et Edouard Balladur, mais c’est une autre histoire -, Roland Dumas a fait son coming out lors de l’émission de débat Ce soir ou jamais sur France 3 jeudi dernier. « Moi, je vous dirai ce que je pense sur le 11-Septembre : je n’y crois pas », a-t-il lâché. S’ensuit un brouhaha  – imaginez, il vient de blasphémer en direct ! – d’où s’échappe « Vous vivez du 11 septembre », adressé sans doute collégialement à ses trois contradicteurs, les très atlantistes Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, la philosophe Thérèse Delpech et l’essayiste Guy Sorman, puis, en réponse à un indigné « Il y a des limites »« Les limites sont celles que vous fixez, ce ne sont pas les miennes. Moi, j’ai horreur de cette tentative de dictature intellectuelle, qui n’a pas de raison d’être ». Il s’explique pour Oumma.com : « Vous avez déclaré hier soir dans l’émission de Frédéric Taddeï ne pas croire au 11-Septembre. Que voulez-vous dire par là ?

Eh bien, je crois qu’on ne peut pas faire plus clair ! Je ne crois pas à ce qui a été raconté à ce sujet.

A quoi faites-vous allusion précisément ?

Il y a énormément de faits anormaux dans la version officielle. J’ai lu et étudié de nombreuses recherches faites sur la question. Beaucoup d’éléments ne tiennent pas : il suffit de se pencher, par exemple, sur le cas du trou de l’avion dans le Pentagone, beaucoup trop petit, ou sur d’autres aspects moins connus.

La version officielle vous semble-t-elle davantage mensongère ou lacunaire ?

Encore une fois, il suffit de se pencher sérieusement dessus pour se faire une idée. Je ne veux pas, pour l’instant, revenir là-dessus et commenter un commentaire personnel mais, effectivement, la version officielle ne tient pas. »

Au fait, dans l’indifférence médiatique générale, le site Reopen 9/11 a publié en novembre l’interview en vidéo d’un chimiste qui, après analyse de la poussière du World trade center (WTC), a mis en évidence la présence de nanothermite, après cinq autres chercheurs parvenus avant lui à la même conclusion. Nanothermite qui est un ingrédient utilisé pour les démolitions contrôlées. Et le 7 décembre, le même site a mis en ligne, sans plus d’écho, un passionnant article du Foreign Policy Journal qui explique comment les enquêtes sur les délits d’initiés autour du 11 septembre (spéculation par exemple contre les compagnies aériennes et les assureurs touchés), évalués par l’ancien ministre allemand Andreas von Bulow à 15 milliards d’euros, ont été un modèle de déni. En voici la conclusion : « Dans les premiers jours qui ont suivi le 11/9, des régulateurs financiers dans le monde entier ont fait part d’éléments sans précédent montrant l’existence de délits d’initiés en lien avec les attaques terroristes de ce jour-là. Le président d’une banque centrale (Welteke) a expliqué qu’il y avait des «preuves irréfutables» de telles opérations financières. Ces preuves ont conduit les régulateurs américains à faire le serment, devant le Congrès, de traduire ces responsables en justice. Ces promesses n’ont pas été tenues, comme le montre l’attitude de ceux en charge des investigations, qui ont dégagé la responsabilité des suspects par des enquêtes superficielles, et ont conclu que des délits d’initiés ne pouvaient pas avoir eu lieu, puisqu’ils n’avaient pas été effectués directement par Oussama Ben Laden ou par al-Qaïda. « Les enquêtes approfondies » conduites par le FBI, sur lesquelles s’appuie le rapport de la Commission sur le 11/9, étaient clairement biaisées. Le FBI n’a pas entendu les suspects et n’a pas semblé vouloir se rapprocher de la Commission sur le 11/9 pour l’étude comparative de notes afin de déterminer lesquelles parmi les personnes interrogées étaient susceptibles d’entretenir des rapports avec al-Qaïda. La synthèse du mémorandum de la Commission suggère que le FBI a simplement pris des décisions de son propre chef pour ce qui concerne les relations possibles entre les suspects et les organisations terroristes présumées. Ces décisions unilatérales n’étaient pas appropriées, étant donné qu’au moins trois des cas potentiels de délits d’initiés (celles de Walker, du trader Viisage et celle de Wellington Management) impliquaient logiquement des liens avec Oussama Ben Laden ou sa famille. Un autre suspect (Elgindy) était un criminel sur le point d’être reconnu coupable, et qui avait des liens directs avec des employés du FBI, arrêtés plus tard pour violations de la sécurité… Le FBI a aussi défendu en août 2003 le fait qu’il n’avait aucune connaissance des disques durs restaurés provenant du WTC, ce qui avait [pourtant] été publiquement annoncé en 2001. D’après ceux qui ont récupéré les données correspondantes, les disques durs ont révélé l’existence « de répugnantes transactions du jugement dernier » (dirty doomsday dealings). Les indices de délits d’initiés autour du 11/9 mettent en jeu de nombreux circuits financiers, des actions aux bons du Trésor, en passant par des transferts par cartes de crédit faits au WTC juste avant sa destruction. Aujourd’hui, nous savons que des experts financiers dans le monde entier ont fourni des éléments solides, au moyen de techniques statistiques éprouvées et fiables, montrant que les premiers soupçons des experts étaient justifiés, et que les délits d’initiés du 11/9 ont vraiment eu lieu. Des gens connaissaient à l’avance les crimes du 11/9 et ils en ont tiré profit. Ces gens sont parmi nous aujourd’hui, et nos familles et nos communautés risquent de subir de nouvelles attaques terroristes et de nouveaux délits financiers si nous ne tenons pas compte de ces éléments de preuve. Il est temps d’ouvrir une enquête indépendante et internationale sur les délits d’initiés et sur les traders qui ont profité des actes terroristes du 11 Septembre. » Et sur les attentats du 11 septembre eux-mêmes ! En réalité, l’attitude des tenants de la version officielle, qui excommunient tous leurs contradicteurs en les taxant de « complotistes », est parfaitement résumée par l’illustration ci-dessous.

Autour du même sujetOmerta sur le 11 septembre 2001Plume de presse / archives (juillet 2006) ; 11 septembre 2001 : Marion Cotillard persiste et signe (juillet 2008) ; La vérité sur le 11 septembre : manif’ demain à Bruxelles – Plume (septembre 2008) ; Philippe Val en croisade contre les conspirationnistes : «un sacré paquet de sales cons » à lui tout seul … (avril 2009) ; Ce soir, pour les Marseillais… – Plume de presse / archives (Soirée débat Reopen 9/11Le 11 septembre et les médias, avec Etienne Chouard, janvier 2010).

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