Rouler sur les jantes en sens inverse

 

Depuis quelques jours, Martine Desjardins (présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, la FEUQ, jusqu’au 30 avril dernier) est devenue collaboratrice-commentatrice pour l’émission de télévision Franchement Martineau. Interrogée par Richard Martineau au sujet de la conduite du maire de Toronto, Rob Ford, après qu’ait circulé la nouvelle de l’existence d’une bande-vidéo dans laquelle il serait filmé fumant du crack et qu’ait été publiée une autre bande-vidéo le montrant dans son plus simple appareil pour des fins publicitaires, Martine Desjardins a fait deux déclarations qui méritent qu’on s’ancre à notre fauteuil pour ne pas tomber par terre et qu’on tente de répondre à cette question que ses déclarations suscitent: a-t-on le droit de se planter de telle sorte (l’inexpérience n’étant pas en cause)?

Ses commentaires, en tant que collaboratrice à l’émission, m’ont sidérée. La dernière fois où j’ai assisté à semblable volte-face de la part de quelqu’un, j’ai quitté l’emploi que j’occupais, devant une évidence de mauvaise foi inqualifiable. Je suspectais qu’on avait opéré sur cette personne un pratique implant de conscience. Par crainte d’être la suivante sur la liste, il me fallait fuir à toutes jambes le monde des beiges.

Martine Desjardins a commenté les frasques de Rob Ford et l’impact que celles-ci risquent d’avoir sur la ville de Toronto en mentionnant qu’une personne publique qui représente des citoyens nuit à sa ville par ses agissements controversés lorsque que ceux-ci sont dérangeants et, comme si ce n’était pas suffisant, que lorsqu’une personne agit illégalement, il ne faut pas le tolérer.

C’est le moment idéal pour se questionner sur l’utilité de tenir une commission d’enquête sur le printemps-érable.  Que reste-t-il qu’on n’ait pu aplanir?  Comment donner un sens à ce printemps?  Quelle message retenir…

Somme toute, le film se termine.  C’est le genre de film captivant qui n’aurait pas dû décevoir.  Un thriller qui se termine en queue de poisson.  Je vous souffle la fin:  Robocop sort vainqueur.  La commission nous fera voir les coulisses du montage, pour ceux que ça intéresse.

PRINTEMPS-ERABLE: 

Les symboles doivent pouvoir prendre racines pour faire fleurir la légende.  Les fleurs qu’ils produisent perdent cependant leurs racines dès qu’elles sont cueillies… 

C’était pourtant tout un printemps…

Fin de l’époque printemps érable, telle la légendaire trahison d’hippies embourgeoisés. Ces derniers ont cependant déviés plus lentement de leurs positions, sur les routes de l’argent-conscience. Il ne fait pas de doute, qu’un Boris Vian aurait pu puiser la même inspiration dans ces controverses de société.

On range les pancartes, le noble combat et surtout on se distance des idéaux qui ne portent pas intérêts. Il est difficile de ménager l’argent et l’honneur, bien qu’il ne soit pas écarté que l’on puisse survivre en étant digne.

Pitié pour ceux qui n’empochent rien du spectacle…

ELYAN

 

 

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