Saint Maurice Jour 31

Aujourd’hui 23 juin

Jour 31 de la campagne

Le jour d’après-demain…


Moins probable qu’un gouvernement de coalition entre libéraux et NPD, l’hypothèse d’un gouvernement conservateur soutenu par le Bloc l’est tout de même plus qu’une vague géante engloutissant New York. Il n’est pas mauvais de faire la scénario-fiction de cette « catastrophe ».   Imaginez…

Avec 103 députés conservateurs et 52 Bloquistes qui l’appuient, Stephen Harper est devenu Premier Ministre. L’appui du Bloc n’étant acquis que sur ce que leurs programmes ont en commun, ce qui est bien peu, les Conservateurs se limitent à gérer au quotidien et à régler le déséquilibre fiscal au profit des provinces. La moindre défection signifiant la fin de son règne, Harper passe le plus clair de son temps à recevoir les députés « backbenchers »et à leur accorder n’importe quoi. L’espérance de vie du gouvernement étant quasi nulle, les organisateurs conservateurs travaillent 24 heures par jour à mettre en place et a exécuter un plan ingénieux qui leur rapportera IMMEDIATEMENT plus que les commandites.

Les fonctionnaires nommés par les Libéraux restant en place – on n’a même pas le temps de les limoger ! – l’administration du pays demeure inchangée. En hommage à Harry Potter et pour faire mieux que les Français, le régime est surnommé la « 4 1/2 république ». Pettigrew explique que nous ne sommes pas une république et Harper affirme que les conservateurs ne font pas les choses à moitié. Ceux qui connaissent l’Histoire de France sont à Paris, expliquant Jonathan aux Français; les autres sont rue Duluth, manifestant contre le démembrement de la terrasse de Panos, la fin de la Soirée du Hockey ou le départ des Expos. Un été chaud à Montréal.

Dans la chaleur de l’été, Paul Martin démissionne, Charest le remplace, lui-même remplacé par le Maire Tremblay. Le parti libéral sait se choisir des gagnants et, confiant malgré les sondages, déclenche des élections provinciales. Adoptant la tactique du Bloc, Landry qui sait lire les sondages part pour une expédition en Amazonie. On lui annonce son triomphe par téléphone au Méridien Rio et, sans perdre une minute, il annonce la tenue en octobre d’un référendum sur l’indépendance. Pas la souveraineté, l’indépendance. La question est parfaitement claire.

Parizeau passe à Landry, Landry passe à Duceppe, Duceppe passe à Harper un plan de refonte de la constitution canadienne…. mais Harper ne compte pas. En fait, il ne compte plus. Achille-Duceppe rentre sous sa tente, se tait et laisse les chroniqueurs spéculer sur ses haussements de sourcils. Une semaine avant le référendum au Québec, Duceppe s’indigne des manoeuvres de Harper qui veut intervenir et « brimer le libre choix des Québécois » et retire son appui aux Conservateurs.

Charest se joint a Harper in extremis dans un gouvernement d’Unité Nationale, mais, échaudé refuse de dire si, à titre personnel, il votera oui ou non au référendum. Libéraux et Conservateurs maintenant unis reprennent les commandites et rien n’est négligé pour couvrir le Québec de banderoles…. Le Chef de l’Opposition à Québec dit que la partition du Québec pourrait être une grande victoire.

La tronche de Jonathan apparaît maintenant sur les cannettes de bière. Un jeune universitaire dénonce le culte de la personnalité…. Si vous connaissez la fin de cette histoire de référendum, ne la dites à personne. Vous gâteriez le plaisir

Pierre JC Allard

Parcours du Combattant

Jour 31 de la campagne.

Nous sommes 15 121 pas plus près du but

Il faisait trop beau pour rater l’occasion et, malgré mes plans d’hier, j’ai tout de même fait 4 heures de rue et de poignées de main. Heureuse surprise, LA PLUPART DES GENS sur la 6e avenue de Grand-Mère et la 5e rue de Shawinigan me reconnaissent.

C’est un changement radical de la situation qui prévalait, il y a à peine quelques jours. Je reçois aussi des courriels d’approbation et d’encouragement, même des offres de collaboration. Curieusement, on semble me percevoir non seulement comme un candidat que comme une ressource éventuelle pour le développement de la région.

Il semble qu’on ait retenu l’idée d’un aéroport local capable d’accueillir des charters et misant sur des touristes passant une, deux ou trois semaines en région, attirés par un éventail de forfaits combinés qui ne se font pas concurrence mais se complètent. À suivre, peut-être, après les élections.

Depuis le début de la campagne, j’ai marché 381, 10 Km.

*** http://nouvellesociete.wordpress.com/2004/07/02/saint-maurice-jour-32/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *