Sarkozy, le petit aux grandes oreilles…

…et au long nez, style Pinocchio bien sûr, qui s’allonge dans les circonstances que vous savez. Matignon vient implicitement de reconnaître que Le Canard Enchaîné n’a pas menti sur ses informations relatives sur le président de la République Nicolas Sarkozy qui supervise l’espionnage des journalistes. Sarkozy est l’espion qui venait du froid, de l’est, de Hongrie…

On vient d’apprendre que finalement, ce nouveau rebondissement dans l’affaire des écoutes des journalistes a été vivement critiqué par le directeur de cabinet de François Fillon. Ce dernier aurait envoyé un rappel à l’ordre au ministère de l’Intérieur. Sacré Brice la gaffe, le beau rouquin condamné pour propos à caractère raciste. Normal, c’est lui qui commande tous les services secrets français.

Ainsi, malgré les démentis formels de l’Elysée, Matignon flingue Hortefeux et Sarkozy, nos deux Pinocchio des temps modernes. On est encore en République ? Alors que la loi interdit aux services de renseignement de se procurer directement les factures détaillées auprès des opérateurs de téléphone :  “l’article 20 de la loi de 1991 sur les interceptions de sécurité ne peut être invoquée pour recueillir des données personnelles”, l’Elysée et le ministère de l’Intérieur l’auraient fait en contournant judicieusement la loi.

De là à ce que certains aient encore une fois l’outrecuidance de nous dire que c’est de l’antisarkozysme primaire, il n’y a qu’un pas. De voir la jubilation de cet homme, que dis-je, de ce pizzaïollo, qui affirme ce matin qu’il a sauvé la retraite par répartition, on a envie de vomir. Toujours dans l’excès, ne pouvait-il pas affirmer qu’il a partagé la pizza-France, à ses amis ?

Une République assassinée. Que dire enfin de la plainte de Claude Guéant sur ce dossier pour «diffamation par voie de citation directe» contre Médiapart ? Le ridicule ne tue pas. Et quand on sait qu’il serait tenté par le ministère de l’Intérieur, il y a de quoi craindre le pire. Parler du pseudo-remaniement ministérielle à venir, qui est en réalité une crise profonde du sarkozysme, du président mal élu, fait sourire. L’homme gouverne seul, sans ministre ou premier-ministre. Il n’est donc pas surprenant que le bateau tangue.

Dessin de Large


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