SIDA de Civilisation – Le syndrome Halak

Yan Barcelo, 25 juin 2010

Si j’avais été amateur de hockey et un fervent du club Canadien, je ne le serais plus. Après avoir vu comment le club a éliminé le héros du jour, Jaroslav Halak, je vendrais mes billets de saison, je n’allumerais plus mon poste de télévision pour regarder les parties de hockey. Et je changerais de marque de bière.
S’il fallait de nouvelles preuves que le sport professionnel n’est plus qu’une cynique et froide machinerie mercantile, l’échange à bon compte que le Canadien a récemment fait de son gardien de but en est la confirmation éclatante.
Revoyons très brièvement la séquence des événements.
À cause d’une piètre performance en saison régulière, personne ne croit que le Canadien pourra se classer en éliminatoires. Et contre toute attente, voici que l’équipe réussit, avec une énergie et une détermination exceptionnelles, à se hisser au seuil des finales. Grâce à qui ? Tout le monde en convient : Jaroslav Halak. Bien sûr, les équipes d’attaque se sont requinquées, et plus encore les équipes de défense. Mais la palme revient incontestablement à Halak, un obscur gardien auquel on avait donné peu de chances de briller et qui, au moment crucial, se dresse comme un demi-dieu devant l’adversité. Il est une nouvelle incarnation de tous ces héros inattendus de l’histoire qui, face à des défis considérables, se hissent au niveau des plus grands en faisant appel à des capacités que personne ne leur soupçonnait.
Et tout le Québec a vibré pendant une saison au diapason de ce nouveau dieu du stade. Halak le méritait d’autant plus qu’il est toujours demeuré modeste en faisant rejaillir les éclats de sa gloire sur ceux qui l’entouraient. Si jamais un athlète devait être tenu en exemple devant une génération entière de jeunes gens, Jaroslav Halak est cet homme-là. Pourtant, il n’est pas Québécois pure laine et on ne peut pas en faire un icône nationaliste, mais l’espace d’un quinzaine de matchs, il est devenu un des nôtres. Il n’est plus seulement un gardien de but, il se hisse au rang d’un symbole de ce qu’il y a de plus vital et de plus précieux dans une communauté.
Et voici que la direction du club viole ce lien presque sacré et, au nom d’obscurs échafaudages stratégiques et financiers, lance son gardien de but en exil vers un autre club. C’est dire combien cette machine à sous ne voit plus dans le sport qu’elle exploite aucune valeur humaine, aucun lien communautaire. Les héros du stade sont des pions, grassement payés, qu’on associe temporairement à une ville, le temps de faire mousser les revenus publicitaires. Bien sûr, on sait qu’il en est ainsi depuis des décennies, et qu’il en est ainsi de plus en plus, mais on aurait pu croire que ces businessmen du sport auraient la décence de préserver un semblant de vernis humain à leurs affaires. Pas du tout.
Et ce geste scandaleux n’est qu’un autre épisode de cette vaste supercherie qu’est devenu le sport, tant dans son incarnation professionnelle que dans l’olympisme amateur. Les super-athlètes qu’on monte en épingle sont des machines à performance gonflées au stéroïdes et aux excitants de toutes sortes ; ils sont des pions interchangeables dans des mécanismes multimilliardaires ; ils sont des faire-valoir qu’on agite dans la grande foire commerciale où on donne au bon peuple du pain et des jeux. Sont-ils les demi-dieux que l’imagination populaire tente toujours de voir en eux ? Laissez-moi rire. D’ailleurs un d’entre eux pourrait-il se hisser hors de cette indécente médiocrité du business du sport pour établir un lien vital avec sa communauté, comme l’a fait Halak, vivement on l’expédie ailleurs pour rétablir la grande grisaille du pognon, du lucre, de la soif de l’or.
(À cause d’une absence d’une semaine, ma chronique ne paraîtra pas la semaine prochaine. Bon été et bonnes vacances!)

52 pensées sur “SIDA de Civilisation – Le syndrome Halak

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    27 juin 2010 à 3 03 10 06106
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    Le Club de hockey Canadien a pris une position ferme pour la déloyauté. Il semble bien qu’on le fasse exprès. On a craint sans doute que ne se développe un attachement entre la population et Hayak qui aurait pu donner à celui-ci un pouvoir de négociation.

    On les veut tous interchangeables. Comme des politiciens. Comme ce Jean Charest, ce bleu peinturé rougteque j’avais identifié dès le départ comme un automate programmable

    Peut-être la population québécoise s’éloignera-t-elle de cette insignifiance qu’on lui impose. D’abord en buvant les produits de la Brasserie Dieu du Ciel, par exemple, plutôt que l’insipide pipi de chat que Molson-Coors prétend une bière au « Canadian taste », puis en « boutant hors du Royaume » tous ces gouvernants qui titrent en corruption bien plus haut que le goût dans leurs bières. Il faudrait se trouver un « artisanal »…

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/024-les-automates-programmables/

    Pierre JC Allard

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    27 juin 2010 à 7 07 54 06546
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    Je suis étonné de voir un article sur Jaroslav Halak sur les 7.
    Je suis heureux pour les Blues de St-Louis car ils auront un très bon gardien.
    J’ai vérifié sur le site officiel des Blues, à quelques occasions il faut le dire, et il sera apprécié par les fans.
    Je dois avouer que j’ai eu un petit pincement au coeur quand j’ai sue qu’il était échangé, car cela fesait plusieurs années que je ne suivait pratiquement plus le CH, mais avec Halak j’y avais repris gout, et je n’étais pas le seul.
    Je suis persuadé qu’il réussira avec sa nouvelle équipe.
    Il y a déjà une chanson qui est sorti à St-Louis concernant le Canadien et l’échange de Halak,
    http://fans.blues.nhl.com/topic/11826/t/WOW–need—-ringtone-Hilarious-song—Halak-trade.html.
    Je souhaite bonne chance à Carey Price car il devra assurément réussir et espéront qu’ils ont fait le bon choix,
    Bonne vacance M.Barcelo.

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    27 juin 2010 à 10 10 31 06316
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    Bon, encore une envolée très lyrique de notre bon Barcelo, mais encore une fois complètement « à côté de la track ». Et qui illustre très bien sa tendance à «pondre» des grandes idées plutôt qu’à raisonner à partir des faits.

    Jaroslav Halak a été échangé uniquement en raison du plafond salarial imposé aux équipes après la grève de 2004. Durant la saison précédent cette grève, rappelons que quatre équipes avaient déclaré faillite et que vingt avait perdu de l’argent, malgré des hausses de revenu de 173% de la Ligue. Les pertes, malgré les hausses de revenus, s’expliquaient par l’explosion du salaire des joueurs, en hausse de 261%.

    Compte tenu de la masse salariale actuelle du Canadien, l’équipe ne pouvait à la fois garder Halak et renégocier les contrats de quelques-uns de ses attaquants sans défoncer le plafond salarial. Le Canadien se trouvait devant un choix cornélien: sacrifier des attaquants et conserver Halak ou sacrifier Halak et conserver ses attaquants. Puisque le Canadien est bien pourvu devant le filet avec Price (oui, c’est discutable) et compte tenu de la valeur de Halak sur le marché, ils ont vraisemblablement choisi de sacrifier Halak et d’aller chercher deux gros attaquants pour sans doute compenser la petitesse des leurs, qui n’ont pas fait le poids devant ceux des Flyers en série.

    Inutile de s’égarer dans la «grande supercherie de la business du sport» pour comprendre l’échange de Halak.

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    27 juin 2010 à 13 01 58 06586
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    Monsieur Coulombe,

    Vous m’expliquerez toutes les circonstances atténuantes et les rationalisations de rigueur pour justifier la « vente » de Halak, vous demeurez justement sur le plan financier et « business » qui est maintenant le seul qui prime et au sujet duquel on argutie ad nauseam. Mon intervention se situe au plan de l’esprit du sport et de son action comme ciment de la communauté. L’envoi de Halak à St-Louis, c’est l’équivalent des Athéniens qui, dans la Grèce antique, auraient « échangé » le légendaire Milon de Crotone, héros des jeux olympiques, contre un athlète de Corinthe ou de Sparte. Tous les membres de l’équipe athlétique d’Athènes se seraient saignés à blanc avant de laisser partir un tel maître. Mais on ne peut certainement pas demander le moindre sacrifice salarial à nos businessmen du sport, tant ceux qui patinent sur la glace que ceux qui arpentent les couloirs du négoce, n’est-ce pas?

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    27 juin 2010 à 15 03 44 06446
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    Le problème du Canadien tenait à ce qu’ils avaient 2 bons goalers pis qu’y savaient pas s’en servir. ça fait longtemps que je souhaitait voir Price et Halak goaler en même temps! Y a pas un puck qui aurait pu traverser ça! Le problème primordial de stratégie aurait été de comment les placer. Un à côté de l’autre ou un en avant de l’autre? Un par dessus l’autre aurait été exclu puisque sans protection c’est vrai qu’y aurait pu avoir du danger!

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    27 juin 2010 à 18 06 33 06336
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    C’est amusant, Marc, parce que tu dénonces la pub que je fais à mon site, mais tu es le seul à y avoir commenté. Et maintenant, tu le références… je vais finir par croire que tu y passes plus de temps qu’ici.

    Tu as raison. C’est bien mieux là-bas.

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    27 juin 2010 à 18 06 42 06426
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    J’y aie commenté dans un esprit de paix, tu reliras mes propos , vu que la plupart de vos commentaires ne sont en fait qu’une longue litanie d’humour bas étage sur ce qui s’écrit et se dit ici … or , après une tite semaine off, je me rends compte que t,es arrivé ici juste pour insulter le monde, ne jamais argumenter sur rien, publiciser à outrance ton trou à music métal, et qu,en plus vous prenez de multiples identités juste pour fourrer le monde sincére qui échange ici .. ça fais tu maternelle pas à peu près vot affaire, ça fait haineux et un peu con-con … donc, m’étant rendu compte que finalement vous n’êtiez qu’une bande de méméres frustrés sans audience qui viennent jouer les viarges effarouchées de la raison sur justement le blog qu’ils haissent, ben tu permettras que je te réponde comme j’en aie envie, figure toi qu’icitte, on en censure pas, ce qui justement te donne la liberté d’étaler ta marde et tout le monde a été assez poli pour t’ignorer … d’après moi t’as un probléme, tu ne sais pas lâcher et juste blogger dans ton coin en nous laissant tranquille, c’est plus fort que toi hein ???

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    27 juin 2010 à 19 07 04 06046
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    @ Marc

    Et toi, tu me fais vraiment penser aux petites brutes du secondaire qui s’en prenaient aux élèves plus brillants, souvent par jalousie ou simple méchanceté. Toujours le moyen de pincer les défauts – réels ou imaginaires – et de harceler, voire de molester les autres pour compenser pour leur propre médiocrité. Je ne sais pas pourquoi tu sers de molosse à ce blogue édenté. Une mission que tu t’es donnée, sans doute. Les brutes, bien sûr, ça préfère brutaliser… c’est davantage dans leurs cordes.

    Mais tu as raison. Je fais la promesse solennelle de ne plus revenir et je vais tenter de convaincre mes potes d’en faire autant. Alors, adieu.

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    27 juin 2010 à 19 07 47 06476
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    @Hermétik

    On appelait un des amis de mon fils  »le cadre de porte », il en finissait plus de partir et de surcroît se croyait intéressant, pauvre tit gars.

    En espérant que tu es homme de parole.

    p.s. j’ai été lire sur Kaverne, j’avoue que j’ai été déçu de Darwin. Ce que j’avais lu de lui ici dans ses commentaires étaient tout de même intéressant et tenait de la maturité. Finalement tout a du bon, on voit ailleur derrière les masques la vrai nature de Bernadette.

    @Eric , vos propos sont étrangement assimilable à Paul de Montréal, ou de Venise (je sais plus) le Sauveur de la logique cartésienne. Lui aussi supposément de formation scientifique.

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    27 juin 2010 à 22 10 43 06436
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    @Marc

    C’mon man prends ça relaxe, c’est juste un bloye pas la messe. C’est vrai qu’on est bébé pis qu’on déconne, mais quand t’est sérieux à longueur de semaine tu peux ben déconner en buvant une bière devant ton ordi, Non? Personne de nous autres n’a attaqué quelqu’un ici, jamais qu’on touche à la vie personnelle du monde, on lit des articles pis on commente, ben oui des fois en déconnant quand ça devient trop grave, mais câlisse pas besoin de faire des menaces ou de t’enrager comme ça pour si peu.

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    27 juin 2010 à 22 10 45 06456
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    FROM MY COLD DEAD HANDS!

    Non là je déconne encore! 🙂

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    29 juin 2010 à 5 05 14 06146
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    Le Club de hockey Canadien a pris une position ferme pour la déloyauté. Il semble bien qu’on le fasse exprès. On a craint sans doute que ne se développe un attachement entre la population et Hayak qui aurait pu donner à celui-ci un pouvoir de négociation.

    On les veut tous interchangeables. Comme des politiciens. Comme ce Jean Charest, ce bleu peinturé rouge que j’avais identifié dès le départ comme un automate programmable

    Peut-être la population québécoise s’éloignera-t-elle de cette insignifiance qu’on lui impose. D’abord, en buvant les produits de la Brasserie Dieu du Ciel, par exemple, plutôt que l’insipide pipi de chat que Molson-Coors prétend une bière au « Canadian taste », puis en « boutant hors du Royaume » tous ces gouvernants qui titrent en corruption bien plus haut que le goût dans leurs bières.

    Il faudrait se trouver un leader « artisanal »…

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/024-les-automates-programmables/

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    29 juin 2010 à 5 05 18 06186
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    @ Eric Coulombe:

     » Jaroslav Halak a été échangé uniquement en raison du plafond salarial imposé aux équipes après la grève de 2004 … »

    Eh oui… Nous avons compris. C’est ÇA, la «grande supercherie de la business du sport»

    PJCA

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    29 juin 2010 à 5 05 59 06596
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    @ Bonjour Marc:

     » figure toi qu’icitte, on en censure pas, ce qui justement te donne la liberté d’étaler ta marde et tout le monde a été assez poli pour t’ignorer »

    Quand vous sortez de la gare à Kolkota, tôt le matin, et que vous traversez le pont, vous voyez à travers le brouillard les monceaux de détritus sur la chaussée, comme de petites pyramides de 3 mètres de haut. Il y a les vaches sacrées, les mendiants infirmes, les enfant faméliques pieds-nus et les rares touristes qui prennent des photos… Ceux qui n’ont pas fait le voyage seront contents d’avoir des images pittoresques sans avoir eu à se déplacer.

    Pourquoi ne pas nous parler un peu de ce site différent dont viennent nos visiteurs et que vous avez visité ? Parlent-ils français ? Pensent-ils ? De toute façon, quand ils sont ici, il faudrait les traiter avec gentillesse.

    Avez-vous remarqué qu’ils ne m’agressent que bien rarement ? On peut cohabiter sur le même territoire, ils ne se nourrissent pas de la même chose que nous.

    Pierre JC

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    29 juin 2010 à 8 08 40 06406
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    @JC : une simple lecture de leurs commentaires sur leur site te donnera amplement les réponses à mon agressivité … désolé JC, mon vécu ne fait pas que je tends la joue quand on me marche sur les orteils ..je ne suis pas là pour te lécher le cul ou défendre ton blog, je n’empeche pas le dialogue et le débat quand il est réciproque, je pête les plombs quand le post en cours se fait highjacker par un troll …

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    29 juin 2010 à 11 11 58 06586
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    @ Marc:

    Qui parle de tendre l’autre joue ? Je préfère simplement utiliser le stylet à la carotide plutôt que la masse d’arme au temporal. Je suis sûr qu’il est plus dissuasif de les mettre en face de leur infériorité que de les insulter.

    D’ailleurs, ils ne tentent même pas de me répondre, car ils retourneraient avec un égratignure en forme de Z au visage… et se feraient railler par leur congénères 🙂

    On me dit que Darwin va chez eux ? Il doit bien se marrer à s’encanailler… S’il le fait gentiment, les cavernicoles l’adopteront, comme les Grand Singes Tarzan, et ils ne verront même pas qu’il fait sans doute chez eux un TP de socio. Ils n’en souffriront pas.

    Pierre JC Allard

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    29 juin 2010 à 12 12 54 06546
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    @ M. Allard

    Désolé d’intervenir à nouveau, mais je n’ai pas pour habitude de me laisser frapper au visage avec un gant sans réagir. Je ne cherche pas à relancer les hostilités, ou à provoquer une escalade, qui ne servirait à personne. Juste à préciser certaines choses. Nous pourrons ensuite en rester là, si vous le souhaitez. Nos espaces électroniques respectifs sont très différents par les thèmes et la nature des interventions. Nous sommes en outre parfaitement incompatibles sur bien d’autres aspects.

    M. Allard, si je ne réponds pas directement à vos billets et commentaires, ce n’est certes pas parce que je crains votre plume ou vos réactions. C’est parce que vos propos ne méritent guère mon attention, tout simplement. Même avec mon statut d’être « inférieur », je remarque que vos idéaux sont ceux d’une génération qui a tenté de changer le monde et qui a échoué. Vous êtes donc le simple écho d’un passé que vous tentez de nous faire revivre. Malheureusement, je ne crois pas aux lendemains qui chantent ou à l’inéluctabilité en histoire. Les grandes idéologies ont toutes démontrées leurs failles. La réalité les rattrape toujours. Les concepts généreux et autres illusions collectivistes ont rempli les prisons plutôt que les ventres. Pourquoi vos propres idées, qui récupèrent ces matériaux, seraient différentes ? Vous pouvez vous prendre pour un justicier qui répare les torts à coups de stylets, mais vous n’êtes qu’un prophète de plus, que nul n’écoute et qui n’a aucune influence.

    Précisons aussi que je connais bien Darwin. Je l’ai d’ailleurs rencontré. Un homme d’une immense intelligence, doté d’un grand humanisme, auquel il est vain d’essayer de vous comparer. Pourquoi vient-il sur mon petit espace ? Je ne sais pas. J’imagine qu’il y retrouve quelque chose difficile à trouver ici, telles que des conversations allant du sérieux au truculent, avec des êtres qui s’apprécient, avec leurs capacités et leurs limites, sans trop se prendre au sérieux.

    Je ne crois pas être supérieur ou inférieur à qui que ce soit. La hiérarchie par l’intellect n’est qu’une marque de vanité. Nous sommes tous pourvus de dons qui nous permettent d’exceller chacun dans nos domaines respectifs. Je n’ai toutefois qu’une seule certitude : ceux qui pensent savoir dans quelle direction doit aller l’Histoire et l’humanité sont généralement des gens dangereux. Je m’en suis toujours méfié. Vous en faites partie.

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    29 juin 2010 à 13 01 10 06106
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    Érratique… tu charrie pas mal le gros!

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    29 juin 2010 à 16 04 11 06116
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    @ Heretik:

    Je suis d’accord avec le contenu et la forme de votre commentaire.

    Vous dites: « nos espaces électroniques respectifs sont très différents par les thèmes et la nature des interventions » »

    J’avais dit: « on peut cohabiter sur le même territoire, ils ne se nourrissent pas de la même chose que nous« .

    En cherchant nos pâtures respectives, nous interprétons différemment certains faits, mais c’est très bien ainsi.

    Ma génération aura certes échoué, si la vôtre ne croit plus aux lendemains qui chantent, ni aux concepts généreux… À moins que vous ne soyez pas la dernière et que je puisse faire mieux demain… Vous ne m’en voudrez donc pas de vous laisser à votre certitude et de continuer d’essayer.

    Pierre JC Allard

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    29 juin 2010 à 16 04 20 06206
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    @Hérétik,
    J’avoue que je suis d’accord avec toi sur quelques points.
    Une bonne dose de réalité dans tes propos, pour celui qui regarde au-delà des mots.
    Autrefois j’aurais sûrement fréquenter ton site, lorsque mes goût musicaux tournaient autour de « motorhead, Krokus, etc… ».
    Ta façon d’écrire nous démontre que tu n’est pas un p’tit con et possiblement un gars sensible alors je me demande , pourquoi agir ainsi pour un être rempli de talent comme tu l’est, ne perd donc pas ton temps pour des niaiseries.

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    29 juin 2010 à 16 04 54 06546
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    @ M. Allard
    Le droit d’envisager un avenir meilleur, pour soi-même et pour les autres, est une des plus belles qualités que l’être humain détient. Bien entendu, nous divergeons tous quant aux moyens à employer ainsi qu’aux objectifs à atteindre. Mais leur libre expression est aussi un autre magnifique acquis, permis par une démocratie respectueuse de l’habeas mentem. Vous pouvez donc bien sûr continuer à défendre votre programme. Et moi à le dénoncer.
    @ Alain
    Sur certains sujets précis, l’émotion prend parfois le pas sur la stricte raison. Ce qui a tout déclenché ici, c’est le billet sur les armes à feu. Je dénonce depuis toujours leur détention individuelle, à la fois pour des raisons personnelles (suicide d’un ami avec l’arme de poing de son père) et des raisons éthiques, politiques et d’efficacité.
    Éthiques, puisque une arme donne un pouvoir de vie et de mort sur les autres, pouvoir immense qu’on ne peut donner à la légère.
    Politiques, puisque la crainte d’un État tyrannique, compte tenu de l’évolution des démocraties libérales depuis une centaine d’années rend caduque cette présomption, hormis chez les plus radicaux et les amateurs de complots.
    Efficacité, parce que même armé, un citoyen seul ne pèse pas lourd face à une armée d’État. Il doit conséquemment se regrouper en milices citoyennes et constituer en même temps un dangereux contrepouvoir, hors de toute légalité. Portée à son extrême conséquence, c’est accepter de saper l’autorité de l’État central, qui représente tous les citoyens, par des groupuscules armés qui utilisent l’intimidation pour défendre leur programme. Nous en avons déjà régulièrement des preuves aux États-Unis, où des gens se promènent lourdement armés dans des manifestations publiques. Le peuple français en armes a aussi intimidé ses représentants nationaux au cours de la Révolution, provoquant des accélérations révolutionnaires désastreuses.
    Méditons le cas de la Somalie, où la présence de milices armées rivales a permis de balayer successivement trois tentatives de restauration de l’État. Tout le monde peut y avoir une arme, mais seul, il est vulnérable. Il se joint donc à une plus grande organisation, qui constitue un contre pouvoir, qui cherche à maîtriser ses rivaux. Un État ne peut se constituer devant de telles rivalités pour l’obtention des ressources du pays. Avec pour conséquence que c’est la collectivité qui en souffre.
    C’est bon du Mötorhead !
    http://www.youtube.com/watch?v=9e5cqe_JE0Q

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    29 juin 2010 à 17 05 28 06286
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    @Hérétik,
    Comme je n’ai pas commenté sur ce sujet, je vais t’expliquer pourquoi.
    Un de mes  »pot,e » a reçu trois balles dans la figure,
    une de mes amis de fille s’est tiré une balle dans la tête et un autre de mes amis a lui aussi perdu la vie en se tirant lui aussi une balle dans la gueule alors tu comprendra que je suis en total accord avec toi concernant les armes à feu.
    J’avais une vie assez rock’n’roll dans le passé mais maintenant mes intérêts sont concentrés sur la Parole de D_EU.
    Je demeure alain et lorsque j’ai écouté Ace of spaces, j’en avais encore des frissons.
    On demeure rock’n’roll toute notre vie, c’est notre façon d’être, mais differemment.

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    29 juin 2010 à 18 06 12 06126
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    @ Alain

    Je suis quant à moi un pur incroyant. Autant religieux qu’idéologique. C’est de famille, mes parents m’ont élevé ainsi. Je suis devenu progressivement imperméable aux idées et concepts qui nous promettent le paradis ici ou là-haut. Pourtant, je partage ma vie avec des gens qui croient en Dieu, mais d’une manière très personnelle, sans prosélytisme, sans chercher à convaincre. Croire est un acte très intime. Forcer les autres à partager ses convictions est – à mon avis – contre productif. Et il faut accepter la différence. Il n’y a pas de Vérité. Seulement une pléthore de points de vue concurrents, qui parfois deviennent majoritaires, parfois restent marginaux.

    C’est pour cela que je ne défends pas d’idéologie, mais plutôt une éthique, qui compte des caractéristiques très personnelles, comme la capacité de l’auto-dérision. Il est nécessaire d’avoir une valve à pression sur soi, pour se désouffler de temps en temps. Accepter de rire de soi-même est une bonne manière d’éviter de se prendre trop au sérieux.

    Je regrette l’accrochage qui a eu lieu. C’était inutile. Je ne partage pas du tout l’avis des auteurs qui écrivent ici et juge toujours que leurs idées sont parfois dangereuses, mais la forme de mes premières interventions étaient inadaptées.

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    29 juin 2010 à 18 06 29 06296
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    Hérétik,

    Tu parles de gens lourdement armés qui circulent dans les manifestations publiques aux É-U.

    Ce sont les policiers qui sont lourdement armés lors des manifestations publiques. Les quelques individus (dont tu parles) qui exercent leur droit de se promener avec leur arme à la ceinture n’ont jamais causé de problèmes dans les manifestations auxquelles tu réfères.

    Tu sembles ignorer que les Américains possèdent un droit constitutionnel de porter des armes, lequel vient justement d’être réaffirmé par la Cour Suprême des É-U, pas plus tard qu’hier.

    Tu as droit à ton opinion, mais ton opinion consiste à vouloir imposer la force de l’État à un groupe de gens responsables, en l’occurrence les chasseurs.

    Tu ne vois pas cela, j’en suis à peu près certain, parce que tu ne réalises même pas comment les médias ont mis cette idée dans ta tête, à savoir qu’un fusil de chasse est dangereux pour ta santé.

    @Alain B,

    Le suicide de gens proches fait réfléchir, c’est certain.

    Par contre, lorsque quelqu’un est rendu à considérer le suicide, c’est souvent suite à un long cheminement, à une longue dépression qui peut culminer en un acte ultime de désespoir.

    L’arme n’est qu’un moyen pour parvenir à cette fin. Plus de gens se suicident en prenant une surdose de médicaments qu’avec une arme à feu.

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    29 juin 2010 à 18 06 48 06486
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    @ Aimé

    En fait, mon propos est davantage prospectif. Pour être vraiment efficace, l’individu armé qui se méfie de l’État doit se regrouper avec d’autres individus armés et former des milices. Seul, il n’a aucune chance contre les forces régulières de son État. Ces milices deviennent des contre pouvoirs redoutables, puisqu’organisées et lourdement équipées. Elles deviennent de petits États dans l’État et développent leur propre conception de la justice et de la liberté. Cet émiettement de l’autorité, basé sur une redistribution des rapports de force, est extrêmement dangereux, puisque les milices n’accepteront jamais de partager leur autorité ou de s’inféoder face à un autre pouvoir. En cas d’affaiblissement du pouvoir central, ces milices occupent une position clé pour prendre la relève, situation vécue à bien des endroits dans le monde au cours du XXe siècle (en Chine avant la Révolution communiste, dans les Balkans, en Afrique, etc.)

    Bien entendu, les États-Unis ne sont pas dans ce cas. Le pouvoir de l’État central n’est contesté que par une minorité et les libertés fondamentales sont assez bien garanties. Le fameux 2e amendement a été adopté avec l’expérience des guerres révolutionnaires, où les miliciens ont participé à tous les combats, sans jamais être vraiment décisifs (sauf à quelques occasions). C’est ce souvenir vivace du peuple en armes qui animent les amants du 2e amendement, alors même que les armées du monde entier se sont professionnalisées.

    Quant au suicide, le choix de la méthode a souvent une influence décisive sur la décision de passer à l’acte (ce n’est évidemment pas le seul facteur, mais il compte). Celui qui souffre veut en finir le plus rapidement possible, sans trop de douleur. Les médicaments sont aujourd’hui beaucoup moins toxiques qu’autrefois, la pendaison est risquée et l’ouverture des veines prend un temps fou. L’arme à feu est donc toute désignée. Quand on l’utilise, le risque de réussir son coup est le plus élevé parmi toutes les autres méthodes. Je préfèrerais qu’un suicidaire se rate en vomissant ses comprimés et puisse ainsi réfléchir aux conséquences de son choix, que de se tuer du premier coup grâce à son accès à une arme à feu.

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    29 juin 2010 à 19 07 46 06466
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    Hérétik,

    Pour ceux qui ont leur liberté à coeur, l’idée d’un pouvoir central tout-puissant n’est guère séduisante.

    Tu as une certaine conception des É-U qui me fait penser que tu ne suis pas vraiment l’actualité des É-U.

    En parlant des É-U, tu écris : ‘ …les libertés fondamentales sont assez bien garanties. », mais voilà tout le problème, les libertés individuelles sont attaquées de toute part.

    Et ce n’est pas seulement aux É-U., tu devrais lire les commentaires et regarder les vidéos affichés dans le billet ‘France: Le passage à l’acte’ à propos du G20 tenu à Toronto ce week-end.

    Tu verrais qu’il y a plusieurs bonnes raisons de ne pas donner plus de pouvoirs aux gouvernements.

    Mais pour revenir à la question des armes à feu au Canada. L’enjeu du débat est le registre des armes à feu qui oblige les chasseurs à enregistrer leurs armes de chasse et qui criminalise les chasseurs en défaut de respecter une procédure administrative.

    Ça ne règle rien aux problèmes de gangs, de crime organisé, de violence etc., et plus de 90 % des policiers canadiens n »y voient aucune utilité.

    Donc, pourquoi vouloir criminaliser un segment de la popualtion (les chasseurs) qui n’a rien à voir avec le problème de la criminalité, sous prétexte de vouloir empêcher une répétition de la tuerie de la Poly ou de Dawson?

    D’ailleurs, dans ces deux cas, si les victimes avaient eu le droit de porter une arme, elles auraient pu défendre leurs vies.

    Au lieu de demander que les chasseurs soient désarmés, les gens devraient réclamer le droit de porter une arme, après avoir suivi un cours de maniement, comme aux É-U et en Suisse.

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    29 juin 2010 à 19 07 58 06586
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    Bonjour Aimé,
    « Le suicide de gens proches fait réfléchir, c’est certain »
    Après toutes ses années l’une d’entre elles me hante encore, à cause d’une part de responsabilité.
    Elle la faite la journée de ma fête, ce sera surement difficile de l’oublier, il n’y a pas de hasard ,tu le sais bien.
    Tu sais que je te suis depuis le début et que je cautionne la plupart, sinon la totalité de tes commentaires, mais dans ce domaine je suis voilé par le passé, donc je sais que mes commentaires sur le sujet des armes à feu seraient, comme on peut dire, altérés.
    « L’arme n’est qu’un moyen pour parvenir à cette fin. Plus de gens se suicident en prenant une surdose de médicaments qu’avec une arme à feu. »
    Ma soeur a elle-même tenté l’expérience, elle n’avait que quinze ans à l’époque, on a tout juste eu le temps de se rendre à l’urgence, heureusement.
    QDTB
    @Hérétik
    Personne ne peut convaincre, le zèle peut parfois et souvent mener un  »apprenti » à des excès mais habituellement ça se place avec l’exercise et la maturité.Le mot conviction est écrit deux fois dans les Saintes Écritures mais les mots amour, aimer, ami, amitié environ 200 fois.
    On parle de ce que le coeur est rempli et le mien en est rempli de cette Parole, alors de quoi d’autre aurais-je vraiment envie de discuter ?.
    Ce que les autres pensent de moi n’as plus vraiment d’importance, je fait partie maintenant d,une grande famille et ça aucun humain ne peut rien n’y faire, je ne dis pas cela à cause de quelques commentaires loufoque sur ce site, de toute façon j’en ai rien a foutre, mon destin est scellé.

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    29 juin 2010 à 20 08 40 06406
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    @AlainB.

    J’aime bien votre dernier paragraphe, on nous présente si souvent le fait religieux dans ce qu’il a d’excessif qu’on oublie trop souvent ses rôles salvateur et rassembleur.

    Belle discussion les gars!

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    29 juin 2010 à 20 08 58 06586
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    @ Aimé

    Nos divergences se concentrent sur deux éléments fondamentaux. L’individu et l’État.

    À vous lire, j’ai l’impression que vous considérez l’individu comme une forteresse assiégée, responsable à lui seul du maintien et de la défense de la plénitude de ses droits. Je ne suis pas d’accord. L’individu n’est jamais seul. Il évolue au sein d’un groupe d’autres individus qui partagent les mêmes droits et libertés. Idéalement, ce groupe se donne des règles communes auxquelles chacun adhèrent, tout en conservant le droit fondamental de les critiquer, sans risquer de représailles juridiques (habeas mentem) ou physiques (habeas corpus). Chaque individu membre de cette forme de pacte est égal en droit et en libertés. Or, nous observons que les démocraties les plus avancées se sont dotés de programmes qui cherchent à corriger certaines injustices qui briment l’exercice réel de certains droits et libertés (avoir un niveau de vie décent, obtenir un soutien juridique, avoir une retraite, etc.). On peut critiquer la générosité de ces mesures (je ne m’en prive pas), mais pas nier qu’elles ont été fondées à partir d’un certain consensus social, les individus formant le groupe acceptant de remettre une partie de leurs avoirs pour le bénéfice des autres.

    Cela nous amène à la conception de l’État, que vous jugez uniformément hostile et prédateur. C’est trop simpliste. L’État n’est pas qu’une simple superstructure homogène vouée à éradiquer la liberté. Ma conception est plus organique. L’État est d’abord composé d’individus qui émanent de la société et l’influencent. Les ramifications organisationnelles de l’État éliminent d’ailleurs toute possibilité de volonté unique. Quant à son pouvoir répressif, il est largement accepté par la population, comme un mal nécessaire pour assurer sa sécurité et de celle de ses biens. Cela n’empêche pas les individus de se défendre par d’autres moyens, même si je crois toujours que la détention d’armes est fondamentalement une mauvaise idée.

    Si on observe l’histoire longue, jamais système politique n’aura autant respecté les libertés individuelles. La démocratie libérale permet à chacun de jouir de ses droits, avec certaines contraintes acceptées par la majorité du groupe et qui n’ont rien d’immuables. Tout changement brusque et brutal de ce système serait probablement infiniment plus liberticide que la situation actuelle.

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    29 juin 2010 à 21 09 09 06096
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    Sans compter que dans l’entreprise privée, l’individu est loin d’une entité libre et complète. Il est plutôt la pièce utilisable et remplaçable d’un mécanisme qui échappe manifestement à sa volonté!

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    29 juin 2010 à 21 09 20 06206
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    @Sombre Déréliction,
    Je te remercie, ton commentaire est vraiment apprécié.
    Tellement faussetés ont été dites sur ce sujet et j’apprecie également le respect d’Hérétik à mon égard et qui est réciproque.

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    29 juin 2010 à 21 09 41 06416
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    Hérétik,

    Je connais ta conception de l’état et de ce que tu apelles la démocratie. C’est ce qu’on enseigne à l’école.

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    29 juin 2010 à 22 10 05 06056
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    Il faut croire que l’école enseigne parfois les vérités les plus élémentaires. C’est aussi ce que j’ai appris au baccalauréat et à la maîtrise en science politique

    Par contre, les complots et les fantasmes de persécution, je n’en ai vu que sur le WEB. Et dans quelques ouvrages de sociologie qui traitaient de ce phénomène.

    Je ne me sens ni aliéné, ni persécuté. Si je dis du mal de ceux qui nous gouverne, sans diffamer, ils ne peuvent pas me flanquer en prison. En tant qu’honnête citoyen, j’accepte les responsabilités qui m’incombent dans la défense de mes droits, et dans le respect de ceux des autres. C’est la base même de la démocratie, pour laquelle j’ai un immense respect, malgré ses nombreux défauts. Mais au moins, elle est perfectible, contrairement aux systèmes construits de toutes pièces dans l’imagination de certains militants et qui eux, prétendent à la perfection sans jamais avoir subi une application concrète.

    Vous voyez des ennemis partout. Pas moi.

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    30 juin 2010 à 7 07 36 06366
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    Hérétik,

    Tu es sous hypnose et tu ne réalises pas que ce dont tu parles, c’est une illusion.

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    30 juin 2010 à 8 08 00 06006
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    Alain B,

    Tu es un homme honnête et j’apprécie ton commentaire, car même si tu as été touché personnellement par ces événements que tu décris, tu ne laisses pas l’émotion dominer ta raison.

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    30 juin 2010 à 8 08 49 06496
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    Seul, le maître JLP pourrait nous sortir de cet État d’hypnose, malheureusement, ce sublime libérateur de l’esprit ne passe plus par ici. Qu’allons-nous devenir? Le péril nous guette!

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    30 juin 2010 à 8 08 50 06506
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    Hérétik,

    Dans le fond, tout ce que tu fais, c’est répéter les faussetés qu’on t »a raconté à l’école. Puis, parce qu’on t’a donné un bout de papier avec une signature et un sceau disant que tu a complété avec succès le cours de sciences politique, tu crois que tu comprends comment le système fonctionne.

    Des gars comme toi, qui pensent comme toi, pour la raison précitée, il y en a des millions dans le monde, littérallement.

    Des diplômés universitaires qui ne réalisent pas que l’université sert d’abord à programmer l’esprit pour qu’il accepte le système, il y en a des millions.

    Voici un site avec une séquence de déprogrammation (pour mettre fin aux réflexes conditionnés) et comprendre un peu mieux l’illusion dans laquelle tu vis.

    http://www.deprogram.us/deprogramming/

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    30 juin 2010 à 9 09 27 06276
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    Heu, c’est parce que la Matrice… ben c’est un film ?

    Si nous sommes littéralement des « millions » à penser comme moi et que vous n’êtes que quelques-uns à penser comme vous, cela signifie donc automatiquement que c’est vous qui avez raison ? Parce que vous avez développé une conscience supérieure qui nous échappe à nous, pauvres idiots instruits, incapables de comprendre la réalité derrière les masques ?

    Votre situation se retrouve dans le DSM IV. Ça s’appelle le trouble délirant.

    « Les idées délirantes ne se confondent pas avec les délires, qui sont des constructions systématisées et structurées, et peuvent avoir des thèmes variés : persécution, mystique/messianique, grandeur, filiation, érotomanie, mort, négation des organes… Leur émergence correspond à des mécanismes également variables : interprétation, intuition… Celles-ci reflètent fréquemment le contenu du système de croyance du patient et sont d’appartenance socio-culturelle et donnent au sujet des envies de tout casser, souvent. Enfin, un aspect important des idées délirantes est leur aspect structuré (paranoïaque) ou flou (paranoïde). »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Id%C3%A9e_d%C3%A9lirante

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    30 juin 2010 à 9 09 55 06556
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    Hérétik,

    Tu as bien compris. La plupart des réguliers de ce site ont atteint un niveau de conscience supérieur au tien. Alors, c’est à toi de choisir si tu veux la pilule bleue ou la pilule rouge.

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    30 juin 2010 à 10 10 25 06256
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    De toute façon, ce type d’argument a déjà été dit et redit ici sur les 7, voir la saga des vaccins où on s’est fait traiter de fous quand on faisait différentes connections … et ce brave monde là ne re-apparait pas quand nos « idées délirantes » sont soudainement validées par leur systéme de référence …. donc, bof !!!

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    30 juin 2010 à 10 10 38 06386
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    @ Marc,

    C’est exactement çela. Chaque fois qu’un hypnotisé se pointe ici et régurgite la propagande du système, il faudrait tout lui expliquer. Je n’ai ni le temps, ni patience pour cet exercice.

    @ Hérétik,

    Je te suggère de faire des lectures et de consulter les liens dans les divers billets sur ce site. Mais c’est juste une suggestion, tu peux faire comme bon te semble.

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    30 juin 2010 à 10 10 54 06546
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    @Aimé : pour dire la vérité moi non plus … quand je bloggais que le 9/11 allait être utilisé pour envahir l’irak selon un plan pré-établi, je me suis fait rire au nez … quand on a commenté sur les vaccins dans les articles de François on s’est fait traiter de tous les noms encore une fois … ce coup ci, ce sera le pêtrole, ou l’Iran, et on restera des conspirazozos pour ceux qui pensent que subir est la voie normale et que les outils fournis par leur maître sont la seule façon de chercher à changer le maître…

    Je suis intensément surpris du peu de curiosité de certains de mes contemporains alors qu’une bibliothéque aussi immense que le net est disponible pour lire, réfléchir, connecter puis tout simplement évaluer selon l’évolution des choses si les connections sont bonnes ou à re-évaluer …. le seul point positif que j’ai pu lire est la modération des propos de chacun, ce qui est cool après ces quelques jours d’attaques gratuites …

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    30 juin 2010 à 11 11 28 06286
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    Une opinion qui exprime très bien ma perception sur les délires paranos tel qu’ingurgités par Heretik :

    Tous ceux qui doutent, qui questionnent, qui critiquent et proposent des explications plus effrayantes, mais plus cohérentes, aux événements sont traités de paranoïaques et regroupés, tous, sans distinction, dans une même famille pathologique : les « conspirationnistes » : « ceux qui voient des complots partout ».
    Certains pourtant, ne s’intéressent, par exemple, qu’aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, trouvant la version gouvernementale très peu crédible, et ne s’intéressent pas nécessairement au réchauffement climatique ou à la burqa. Ils ne voient pas des complots partout.

    S’ils voient des « complots », ou plutôt des incohérences, des trous, des questions sans réponses, des contradictions, des mensonges, des parjures, des erreurs dans les versions officielles imposées, ce n’est pas en raison d’une maladie héréditaire ou d’un trouble de la personnalité mais d’une recherche sérieuse, honnête, sans à priori, et sans anticiper nécessairement des conclusions auxquelles leurs travaux les mènent.

    Ils s’intéressent à un sujet, le creusent par curiosité personnelle et se construisent peu à peu une opinion cohérente, structurée et argumentée beaucoup plus crédible que la version officielle correspondante : cela en fait-il des malades qui verraient des complots partout ?

    C’est pourtant ainsi que les choses sont présentées par la plupart des médias dont ça devrait être le rôle justement : ne pas accepter toutes les versions officielles, toutes les théories gouvernementales, sur parole et plutôt les critiquer, ce qui ne veut pas dire les rejeter, nécessairement, mais les analyser, les confronter aux faits, en prenant du recul et en cherchant en profondeur, et quand la recherche pointe dans d’autres directions, le signaler objectivement et honnêtement. Sans étouffer, ni tout recouvrir du couvercle du tabou, ni déformer. Ainsi les journalistes investigateurs du Watergate (Carl Bernstein et Bob Woodward), sous la présidence de Nixon, en passant outre les discours officiels truffés de mensonges, auraient dû abandonner leurs enquêtes sous peine d’être traités de théoriciens de la conspiration.

    Donc, toutes les remises en question, analyses, critiques, de tous les sujets de société, de par le monde, ce qui veut dire des milliers et des milliers de formes de débats et de travaux pédagogiques et critiques qui foisonnent sur internet, valorisés du temps de Socrate, Démosthène ou Cicéron, toutes ces versions contradictoires, synonymes d’une démocratie en bonne santé politique, devraient être jetés dans le même panier des théories de la conspiration, expression d’une maladie honteuse, abjecte et sans fondements rationnels : une paranoïa excessive.

    Est-ce justifié ?
    Ne pas croire quelqu’un automatiquement, systématiquement, même un « expert », même un représentant gouvernemental assermenté, sur parole, en sachant que le mensonge est universel, si facile, et si peu visible (contrairement à ce qui se passe dans le conte de Pinocchio) : est-ce de la maladie ? Et quand un quidam, peut-être pas étiqueté expert, mais véritablement indépendant, lui, dresse un tableau beaucoup plus cohérent et convaincant d’un sujet, en fournissant ses sources et en démontrant sa crédibilité, le croire ou le lire, est-ce de la maladie ?

    N’est-on pas en train de confondre prudence et paranoïa ? Et de qualifier de maladie un témoignage de bonne santé mentale ? D’amalgamer esprit critique et esprit conspirationniste ? D’assimiler l’obsession de complots à la recherche de vérités ?

    A condition d’être convaincu par des arguments vérifiés par les faits, les actes, est-ce de la maladie de rester prudent sur des paroles ou des promesses officielles, en attendant de les vérifier ? Et quand, loin de les vérifier, ces versions officielles sont démenties par les faits, ou même simplement qu’un doute raisonnable s’installe, est-ce de la maladie que de les rejeter, de les contester, de chercher d’autres explications, entre autres sur internet, et de demander des comptes ?

    Pourtant, c’est un peu ce que semblent nous dire les médias et les « experts » qui se penchent sur ces débats surtout rencontré sur l’internet, ne parlant d’ailleurs de ces débats que sous le terme générique global et péjoratif de théories de la conspiration, de paranoïa aigue, et de maladie mentale à la limite de la criminalité !

    Ces débats, qui ne font pourtant qu’exprimer, dans leur toute grande majorité, le caractère sain d’une démocratie qui analyse et réfléchit, s’interroge sur elle-même, ces débats pollueraient l’Internet, selon leurs détracteurs, et mettraient en danger le devenir de l’humanité, pas moins, d’après leurs juges zélés tous issus des médias et institutions officiels..

    S’il y a effectivement sur internet, et ailleurs, quelques hurluberlus, quelques vrais malades paranoïaques qui mélangent tout, sont peu crédibles, ou sont bien maladroits dans leurs démonstrations, en résumant l’immense mouvement de contestation des grandes versions officielles gouvernementales à ces quelques rigolos, ne nous fait-on pas le coup de la parabole de l’arbre qui cache la forêt ?
    Projecteurs sur les maillons faibles et hop, discrédit global et définitif sur tout le mouvement en réalité beaucoup plus vaste, sérieux et complexe et qui, surtout, mérite mieux comme traitement !

    http://www.vigli.org/p_sacre.htm

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    30 juin 2010 à 12 12 35 06356
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    Je suis heureux que la courtoisie soit revenue et que ce site ait gagné au moins deux nouveaux commentateurs sérieux qui seront toujours les bienvenus.

    Pierre JC Allard

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    30 juin 2010 à 12 12 35 06356
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    Voici un article publié aujourd’hui qui explique comment les policiers présents lors du G20 ont reçu des ordres de ne pas intervenir pour arrêter les briseurs de vitrines ‘Black Block’ samedi dernier à Toronto.

    Après les avoir laissé endommager divers commerces du centre-ville le samedi, les autorités policières ont ordonné l’arrestation de centaines de manifestants paisibles et même des curieux qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. Ces événements ont été filmés et diffusés pendant plusieurs heures à la télé à Toronto.

    L’état policier est un sujet très chaud présentement à Toronto.

    Même des journalistes ont été frappés, menacés et arretés.

    Voici l’article mentionné ci-haut :

    http://www.torontosun.com/news/columnists/joe_warmington/2010/06/30/14564416.html

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    30 juin 2010 à 12 12 55 06556
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    Voici comment les résidents et personnes présentes dimanche près de Queen et Spadina à Toronto ont été pris en souricière par les agents, puis arrêtées … pour aucune raison apparente. Cette scène a été diffusée à la télé pendant plusieurs heures (mais la prise de vue du réseau CTV était au niveau de la rue).

    Toutes les personnes arrêtées ont été emmenées dans un centre de détention spécial. La plupart n’ont pû consulter un avocat et ont été relachés de 10 à 12 heures plus tard sans aucune accusation.

    Donc voici la vidéo qui montre ces événements du dimanche après-midi sur la rue Queen.

    http://www.youtube.com/watch?v=yZbgz3eo4YI

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    30 juin 2010 à 12 12 56 06566
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    Marc, quel commentaire. Je mettrais ça en page proprement et je le publierais en texte sur CentPapiers. Si vous m’envoyez ça, je m’occupe de le publier pour vous!

    @Barcelo

    Je suis aussi très triste du sort de Halak. Il est très rare de trouver des athlètes de cette trempe. Je ne sais pas c’est quoi l’obsession du Canadiens avec Carey Price. Il serait censé être très bon, mais il n’a jamais encore prouvé qu’il pouvait être aussi intense que Halak. J’ai cessé de suivre le hockey pendant une quinzaine d’années parce que la vibe n’y était plus, trop commercial et démesuré. J’ai recommencé l’année passée et j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre le club. Halak nous a fait vibrer et pour une fois, les Québécois ont pu commencer à sentir l’énergie et la proximité du hockey. Mais bang, on donne le prétexte de la masse salariale, mais on sacrifie un héros.

    Moi qui pensait que les Canadiens essayait de se rapprocher des gens et d’être sensible à nos désirs et ce qui nous allume.

    Donc du coup, je me rappelle un peu pourquoi j’avais cessé de suivre le hockey…

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    30 juin 2010 à 13 01 40 06406
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    Yan,

    Je suis désolé d’avoir fait dévier ainsi le cours de la discussion.

    Halak est un excellent gardien. Je crois que le CH est pris avec le gros contrat consenti à Price et doit donc justifier sa décision et espérer que Price sera meilleur l’an prochain parce que de toute façon, sa valeur d’échange est peu élevée présentement.

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