SIDA DE CIVILISATION : Les grandes hypothèses – 6

Yan Barcelo, 21 août 2010

Dans ma dernière chronique, j’affirmais que l’injonction fondatrice du Christ d’aimer son prochain comme soi-même était constituait le ferment essentiel de la civilisation occidentale. Sans cette impulsion totalement originale, et sans la valorisation éthique du monde matériel qu’elle recouvrait, les grandes créations qui caractérisent l’Occident n’auraient pas vu le jour : la démocratie, l’égalité devant la loi et, plus loin encore, la science, la technologie , l’industrialisation et le capitalisme. Même certains fruits contestables de notre héritage, comme le communisme et le féminisme, sont impensables – et n’ont d’ailleurs pas été pensés – en dehors des équations d’altruisme mises de l’avant par le Christ.
Voilà autant de propositions que je vais tenter de démontrer. Mais auparavant, tentons de repérer quelques axiomes qui ont émergé et se sont consolidés à partir de la proposition du Christ et dont l’affirmation sert de base au reste de la démonstration.
L’affirmation éthique du monde. – Il est difficile d’exagérer cette notion fondamentale issue des Évangiles et qui anime de son souffle toute l’évolution de l’Occident. Certes, cette affirmation paraît incertaine dans les paroles qui sortent de la bouche du Christ, par exemple quand il dit « Mon Royaume n’est pas de ce monde ». Cependant, à partir de l’insistance que le Christ donne à l’aide au prochain par les actions charitables, il en a résulté cette affirmation éthique du monde qui est une marque distinctive de l’Occident. Tout l’effort des penseurs de l’Église, dans leur confrontation aux systèmes antiques de pensée (judaisme, gnosticisme, platonisme, aristotélisme, etc.) a œuvré dans ce sens. C’est peut-être une erreur d’interprétation et de compréhension des paroles du Christ, mais on peut définitivement parler d’une erreur fertile.
Valeur absolue de l’âme individuelle. – En même temps que l’Église catholique tentait de préciser sa compréhension de l’âme et les liens de celle-ci au corps et à l’esprit, elle imposait lentement l’idée que chaque âme vaut totalement et entièrement aux yeux de Dieu. Ce travail de sacralisation de l’âme individuelle a été mené tout au long du Moyen-Âge, surtout durant la période qui va du 4e au 13e siècle après Jésus-Christ, soit de Saint-Augustin à Thomas d’Aquin. Le protestantisme est ensuite venu solidifier cette notion en établissant un lien direct entre l’âme et la conscience individuelle et Dieu.
Aujourd’hui, cette notion de la valeur absolue de l’âme individuelle et de son lien sacré et personnel à Dieu (chez ceux qui s’en préoccupent un peu, évidemment) semble aller de soi. Mais tout au long de l’histoire avant le Christ, des systèmes de pensée très éminents ont maintenu, par exemple, que s’il y avait une âme, celle-ci n’était guère mortelle, et mourait avec le corps. C’était la pensée des matérialistes grecs. Un autre système de pensée, le gnosticisme, très présent aujourd’hui dans la pensée Nouvel-Âge, affirmait que seule une élite spirituelle était dotée d’une âme immortelle appelée à jouir de la contemplation éternelle de Dieu dans le plérome. Au bas de l’échelle, où se situe la grande majorité de l’humanité, il n’y a pas d’âme comme telle et la mort du corps est définitive.
Harmonie entre pensée humaine et ordre divin. – C’est chez Thomas d’Aquin qu’on trouve la plus haute expression de cette idée que la raison humaine est en continuité avec l’ordre divin et qu’elle peut, à l’intérieur de ses limites, comprendre cet ordre. Une telle idée, qui reprend certains jalons de la pensée grecque antique, est franchement révolutionnaire. La plupart des systèmes intellectuels et religieux dans l’histoire on affirmé que l’univers matériel– en supposant qu’il ait une quelconque réalité légitime, ce qui est nié dans les grands systèmes orientaux – échappe entièrement à la compréhension humaine. L’univers est irrationnel, il est sujet aux caprices des dieux, et la seule façon de gouverner sa barque dans ce monde désordonné est de se gagner la faveur de ces dieux capricieux.
C’est sur ces fondements que les grandes réalisations de la pensée occidentale se sont érigés. Et c’est que je m’occuperai d’articuler plus en détail dans ma prochaine chronique.

6 pensées sur “SIDA DE CIVILISATION : Les grandes hypothèses – 6

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    22 août 2010 à 1 01 44 08448
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    Wow!

    J’aime votre façon toute philosophique et « aérienne » (dans le sens que vous utilisez des arguments rationnels), pour parler de tout ça.

    Je vois ma foi enrichie par vos écrits.

    Merci de tout coeur

    p.s.
    St-Thomas d’Aquin -avec Saint François d’Assise- sont mes saints favoris.

    La tête aimante, et le coeur ‘rationnel’ ?
    Le rationnel dans l’Amour et l’amour enfantin, tout de même hyper ‘logique’ (selon la ‘logique’ chrétienne?)
    L’amour des lois naturelles/divines et l’amour des créatures de la nature?

    A la fin de sa vie, St-Thomas d’Aquin aurait dit que toute son œuvre (qui est incroyable, même si j’en ai lu que quelques textes), n’était « qu’un monceau de paille » et tout ce qui comptait vraiment, c’était « l’Amour »

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    22 août 2010 à 15 03 34 08348
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    @Sébas<
    Votre commentaire est très beau et encourageant. Il témoigne du fait que vous êtes déjà sur la voie du retour vers le christianisme, ce qui me semble le seul chemin valable si l'Occident doit un jour retrouver sa force et sa sève.

    Je connais ce commentaire de Thomas d'Aquin à la fin de sa vie. Extraordinaire! Et ca fait réfléchir, bien que ca n'enlève en rien la valeur de l'oeuvre. Mais il est certain que la voie religieuse nous demande de faire le saut au-delà de la pensée et de la raison vers les régions silencieuses de l'esprit et de l'amour.

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    22 août 2010 à 16 04 14 08148
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    En Politique , il n’y a absolument rien en rapport avec l’esprit et l’amour , donc faudrait revoir le tout et mettre son doigt dans le trou comme le Saint-Thomas dont on parle , si ce n’est pas celui qui est mon « MENTOR », dites-le moi et je vais chercher pour essayer de vous éclairer.
    J.M.D.S.

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    24 août 2010 à 20 08 09 08098
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    DIEU ???
    FOUTAISE… UN GROS TAS DE MERDE VOTRE DIEU….
    ==================================
    PENSEURLIBRE@HOTMAIL.COM
    ===============================
    Mais que diable Dieu foutait-il avant la création ?

    Dieu, encore un qui se croit immortel. (Jules Renard)

    Je ne crois pas à l’idée d’une création divine, car ce que je vois autour de moi est mal fait. On dirait qu’un faussaire s’est substitué au vrai Dieu des chrétiens pour faire tout de travers.

    Qu’il sera beau le paradis des chrétiens, noyés pour une interminable éternité dans la foule béate des bienheureux désincarnés, perdus dans la contemplation d’un Dieu parfait comme une sphère, invisible, intangible et sans doute insipide.

    Antéchrist… Un Ancien a un jour dit que nous étions tous des Dieux.
    Quel est le pire ennemi de Dieu ?
    L’impie.
    Dieu lui – même est impie…
    Quel Enfer ! Dieu est quelqu’un qui se méfie beaucoup de lui-même.
    Dieu est le diable ?

    Si Dieu existait, je lui intenterais un procès pour non-assistance à personne en danger.
    (Anthony Dacheville)

    Un Dieu infini sauveur du fini est absurde, car l’infini, s’il existe, est déjà là et sa présence n’est pas requise davantage qu’elle ne l’est déjà.

    On fait erreur de dire qu’un animal est jaloux, triste ou sournois ; comme de prêter à Dieu des qualités de bonté, de vengeance, de tendresse ou de colère. Il ne s’agit que de projections. De vouloir que tout procède nécessairement de la même nature émotive que la nôtre est une forme d’illusion. (Ramtha)

    Les Chrétiens, les Hindous, les Musulmans ont tous quelque chose en commun quand ils nous parlent de Dieu : ils se trompent !

    Le Dieu des chrétiens est un fétiche créé de toutes pièces par quelque rabbin juif excentrique et perfectionné par les Pères de l’Église. Jésus a voulu sauver l’humanité, mais il a raté son coup. Le Christianisme confirme l’échec du Judaïsme.

    De là à parler de l’Amour de Dieu, il y a un abîme, car les gens n’ont aucune sorte d’opinion personnelle sur Dieu et sur son Amour. Tout ce qu’ils en disent leur a été rapporté par quelqu’un qui le tenait d’un autre, et ainsi de suite, jusqu’à un premier qui a tout inventé.
    J’aimerais Dieu si ses croyants ne l’avaient pas fait à leur image. (Edouard Herriot)

    Dieu est une catégorie de la culpabilité ; il n’y a pas de Dieu pour l’innocent.

    Lorsque Dieu, dont nous tenons la raison, en exige le sacrifice, c’est un faiseur de tours qui escamote ce qu’il a donné. (Diderot)

    La nature n’a jamais eu d’existence réelle. Assimilée originellement au pouvoir divin, elle règne par la loi des dieux, donc par les sorciers et les prêtres.

    Dans les années 30, des pilotes américains et australiens ont atterri dans des régions isolées de la Nouvelle-Guinée. Les autochtones qui n’avaient jamais vu d’avion ont cru que les pilotes étaient des Dieux et ils sont devenus le centre de leurs croyances religieuses.

    Les êtres humains sont irrépressiblement sociaux, à tel point que lorsque nous errons dans notre maison où personne ne peut nous voir, nous parlons tout seul. Même les enfants traitent les objets inanimés comme s’ils étaient des personnes. Dans un univers dont les paradis semblent dénués de matière vivante, nous nous adressons aux Dieux, aux Anges et parfois aux extraterrestres.

    Aimer quelqu’un qu’on n’a jamais vu, c’est tout le christianisme.

    Qu’est-ce qu’un Dieu ? N’est-ce pas une puissance vénérée par des êtres inférieurs ? La puissance et la sagesse de ses prêtres et ses sorciers dépassent l’entendement. Oui, mais ça ne leurs donnent pas le droit de torturer ou de brûler aux bûchers ceux qui ne partagent pas leurs croyances. Essayer juste de faire comprendre ce raisonnement à l’Église chrétienne qui a fait tuer, massacrer, torturer, violer et condamnés aux bûchers des millions de femmes, d’enfants, d’hérétiques… Les prêtres pensent que vu leur pouvoir, les hommes doivent les vénérer. Et si on refuse ? Nous ne méritons pas de vivre et ils nous détruisent. À l’image des  » ORI  » dans la télésérie  » La Guerre des Étoiles  » :  » http://fr.wikipedia.org/wiki/Ori « . Lire le délicieux livre :  » Le Principe de Lucifer, tome 1 « . Et ne manquez pas de savoir ce que vous réservent les prêtres chrétiens Inquisiteurs si vous refusez de vous soumettre à leurs croyances religieuses : http://www.heresie.com Dieu est un loup pour l’homme : Un Monstre !

    Quand on veut affirmer quelque chose, on appelle toujours Dieu à témoin, parce qu’il ne nous contredit pas. (Carmen Sylva)

    Quand Dieu se tait, on peut lui faire dire ce que l’on veut. (Jean-Paul Sartre)

    Dieu est comme le vent qui passe : on le sent partout et on ne le voit nulle part.
    (Jacques Normand)

    Yahvé, le Dieu de la Bible, personnage cosmique du ciel père, est un être suprême dont la puissance se manifeste dans les orages et les éclairs. En conquérant le ciel, dont on se souvient qu’il était féminin en Égypte, les Dieux mâles Tout Puissant affirmeront bruyamment que la procréation est virile et seulement virile. La femme ne compte pas dans la reproduction. Zeus procrée Athéna sans l’aide d’une femme. Yahvé règne sans épouse. C’est l’homme qui crée : la femme, comme un dépositaire étranger, reçoit le fruit et, quand il plaît aux Dieux, le conserve. Bien sûr, ce renversement des valeurs ne s’accomplit pas sans résistance de la part des religions qui honorent les Déesses de la terre. On peut supposer d’effrayantes guerres de religions et des conflits de droit insolubles. La mythologie en a conservé des traces. Et nous n’avons pas fini de mesurer les conséquences de ce renversement des valeurs sur la religion et les institutions, sur la psychologie des hommes et des femmes.

    Le Dieu chrétien : un faux Dieu. Il y a 1800 ans, les chrétiens amusaient beaucoup les prêtres de Cybèle et d’Isis. Ces prêtres qui avaient la tradition pour eux, savaient quels étaient les contrefacteurs (les fraudeurs, les copieurs et les imposteurs), et un prêtre de Cybèle répondit un jour à saint Augustin << Et ipse Pieatus christianus est : Attis aussi est un chrétien. L’actualisation rituelle de la mort et de la résurrection du jeune Dieu avait lieu au printemps. C’étaient les pâques d’Adonis, D’Attis et d’Osiris. À l’arbre que les fidèles d’Attis portaient en procession correspondait le bois symbolique de la croix : aux lamentations pour Adonis, le deuil et les virgiles pascales. La plupart de ces mystères supposaient une souillure originelle qu’un baptême seulement pouvait effacer. Dans le rite égyptien, on était plongé dans une piscine pour y être régénéré. L’immortalité non plus n’était pas une idée neuve sur le monde. C’est à l’astrologie chaldéenne que nous devons la situation du royaume des morts <>. Les Champs Élysée sont décris par Homère, et les Enfers des méchants ont été inventés par Osiris et par Mithra. Serait-ce alors la communion qui constituait le rite original du christianisme ? Il ne semble pas. Dans beaucoup de mystère elle était depuis longtemps déjà un rite obligé et, quand les chrétiens communiaient au pain et au vin, les païens étaient en droit de leur demander s’il s’agissait ou non du pain de Cérès et du vin de Dionysos… Dans les mystères d’Attis, on mangeait le pain dans la patène et on buvait le vine dans le calice. Avant de communier, quand un chrétien se confessait, qui pouvait dire s’il s’agissait de la confession des parjures à la source de Zeus, ou de celles des fidèles de Sabazius qui remettait tous les péchés de sa race? Et la vigne enfin (la vraie vigne !) qui décore les sarcophages et les catacombes chrétiennes est-elle celle du Dieu Bacchus ou celle de Jésus ? Toutes ces concordances sont telles qu’on serait, un moment, tenté de croire que l’originalité du christianisme fut de situer l’ensemble de ces rites et de ces mythes sous le signe du poisson. Mais le poisson était déjà l’emblème de l’Atargatis des Syriens. Donc, la seule et unique originalité du christianisme : la chasteté. Osiris était le frère et l’époux de la Déesse Isis, le jeune dieu Attis était l’amant de la Déesse Cybèle, Tammouz dormait dans le lit de la Déesse Ishtar. Jésus restera puceau. Personne ne souligne mieux cette originalité que saint Jérôme dans une réponse qu’il fit un jour à Helvidius : <>

    L’homme est un loup pour l’homme, un monstre. L’homme n’a fait qu’inventer Dieu pour vivre sans se tuer : voilà le résumé de l’histoire universelle jusqu’à ce moment.
    (Dostoïenski)

    Mais si le Dieu de la Bible est un Dieu créateur, un Dieu de toute bonté, il est aussi un Dieu colérique, un Dieu vengeur, un Dieu qui promet le mal à son peuple, une extermination radicale, les feux du Ciel, l’Apocalypse.

    Le nouveau Dieu des hommes était jaloux, exigeant, impatient – et hypocrite. Certains jours, les hommes avaient besoin de lui – et il restait sourd à leurs appels. Certain jours, il refusait de s’en aller, indifférent à tous les regards. Comme tous les Pères. Comme tous les pénis.

    Ce nouveau Dieu, les hommes l’ont voulu tout-puissant, unique. Comme des enfants, ils ont mis ses pouvoirs à l’épreuve ; sans répit, ils ont comparé, mesuré sa force, sa grandeur : en prodiges de fécondité, en prodiges guerriers.

    Le Dieu des Chrétiens est un père qui fait grand cas de ses pommes, et fait peu de ses enfants. (Adam et Ève)
    Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu. (Voltaire)

    Il y a 1800 ans dans la ville de Rome, un hérétique influent du nom de Marcion regarda le monde qui l’entourait, et en tira la conclusion suivante : le Dieu qui a créé notre cosmos ne peut pas être bon. L’univers était tissé de fils effroyables : violence, massacres, maladie et souffrance. Ces maux étaient l’œuvre du Créateur. Celui-ci ne pouvait être qu’une force perverse et sadique, dont il fallait entraver l’influence sur l’esprit des hommes. Depuis des millénaires, les hommes et les femmes regardent les ruines de leurs foyers perdus et les morts adorés qu’ils ne reverront plus vivants, puis demandent que les armes soient transformées en émondoirs et que l’humanité reçoive le don de la paix ; mais les prières ne suffisent pas. La mort, la destruction et la fureur ne dérangent pas la Mère de notre monde ; elles font partie intégrante de son Plan. De notre ardent désir de nous réunir provient notre tendance à nous déchirer. De notre dévotion envers le bien résulte notre propension à commettre les plus infâmes atrocités. De notre engagement envers les idéaux naît notre excuse pour haïr. Nous ne voyons pas que nos plus grandes qualités nous mènent souvent aux actions que nous abhorrons le plus : le meurtre, la torture, le génocide et la guerre. Noter bien que la colère de l’Église chrétienne contre Marcion fut implacable, il ne nous reste qu’une faible partie de son travail qui fût complètement détruite par les chrétiens. Les meilleures sources dont nous disposons au sujet de ses enseignements sont des attaques de la part des pères de l’Église tels que Tertullion. (Adversus Marcionem, 3e siècle).

    Dieu est le seul être qui, pour régner, n’ait pas besoin d’exister. (Beaudelaire)

    Non seulement Dieu n’existe pas, mais les plombiers n’existent pas davantage. Pour vous en convaincre, essayer donc d’obtenir un plombier durant le week-end. Cruel dilemme, il n’y a pas de doute. Pas de doute ? Allez donc savoir ? (Woody Allen)
    Sur l’existence de Dieu, la moindre apparition sera la bienvenue. (Sacha Guitry)

    Et curieusement, Dieu et Jésus (hallucination de leur cerveau malade) n’apparaissent jamais en personne aux Intégristes chrétiens ; par contre ont fait apparaître la Vierge avec ses messages de guerre, de maladie, de souffrance bénite et de fin du monde ; et que le Diable va vous envoyez en Enfer pour l’Éternité. Ça ressemble un peu trop au Dieu guerrier et vengeur du début de la Bible. C’est du réchauffé ! Mais, ça marche à tous les coups. Les gens n’y voient que du feu.

    Épicure convoque un tribunal – pour décider de la légitimité de Dieu face aux maux de la Terre -, et l’issus du procès est défavorable à Dieu. Épicure écarte les Dieux du monde à causes des maux de la terre. Dans son argumentation, Épicure distingue quatre possibilités logiques.
    1- Dieu peut vouloir mettre fin à ces maux et ne pas y parvenir.
    2- Peut-être en est-il capable mais ne le veut-il pas.
    3- À moins qu’il n’en soit pas capable et ne le veuille pas.
    4- Ou qu’il en soit capable et le veuille.
    Épicure examine ensuite ces quatre éventualités.
    1- Si Dieu veut mettre fin aux maux du monde sans en être capable, il est faible : il n’est donc pas tout-puissant et ne peut pas être Dieu.
    2- Deuxième possibilité : Dieu est capable de mettre un terme à ces maux, mais ne le veut pas. Dans ce cas, c’est un Dieu méchant. Il est un mal en lui-même, voire le pire des maux. Quel que soit le nom qu’on donne à un tel être, ce n’est pas un Dieu.
    3- Troisième possibilité : Dieu ne veut pas mettre fin aux maux du monde et n’en est pas capable. Dans ce cas, il est à la fois faible et méchant.
    4- Quatrième possibilité : Dieu veut mettre fin aux maux du monde et il est en mesure de le faire. Cette éventualité est à exclure, pour la simple raison qu’elle contredit la réalité. Il n’est donc pas de Dieu qui veuille et puisse le supprimer.
    L’examen de ces quatre possibilités montre donc qu’il n’y a pas de Dieu, ni Dieu faible, ni Dieu méchant, ni Dieu faible et méchant. L’existence de Dieu n’a donc aucune incidence. Il est même absurde de lui adresser des prières. Épicure fait à ce propos une remarque amusante : <>

    Si Dieu nous avait vraiment fait à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
    (Philippe Bouvard)

    À la fameuse boutade de Voltaire : <>, Diderot répliqua : <> Et Bakounine d’ajouter : <>

    Si vous parlez à Dieu, vous faites une prière ; si Dieu vous parle, vous êtes schizophrène. (Thomas Szasy)

    L’Amérique : en Dieu seul nous croyons… Les États-Unis sont une nation de non fumeur : pas de cigarette, pas de drogue, pas d’alcool, pas de femmes, à moins bien sûr d’être marié. Pas d’armes, pas de langages grossiers, pas de viande rouge. L’Amérique : une terre de liberté ! L’extinction du Tiers Monde, vous gagnez, ils perdent. L’extinction de l’Amérique, vous perdez, ils gagnent. Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes. (Film  » Los Angeles 2013 « , avec Kurt Russel)

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    24 août 2010 à 20 08 11 08118
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    DIEU ???
    FOUTAISE… UN GROS TAS DE MERDE VOTRE DIEU….
    ==================================
    PENSEURLIBRE@HOTMAIL.COM
    ===============================
    Mais que diable Dieu foutait-il avant la création ?

    Dieu, encore un qui se croit immortel. (Jules Renard)

    Je ne crois pas à l’idée d’une création divine, car ce que je vois autour de moi est mal fait. On dirait qu’un faussaire s’est substitué au vrai Dieu des chrétiens pour faire tout de travers.

    Qu’il sera beau le paradis des chrétiens, noyés pour une interminable éternité dans la foule béate des bienheureux désincarnés, perdus dans la contemplation d’un Dieu parfait comme une sphère, invisible, intangible et sans doute insipide.

    Antéchrist… Un Ancien a un jour dit que nous étions tous des Dieux.
    Quel est le pire ennemi de Dieu ?
    L’impie.
    Dieu lui – même est impie…
    Quel Enfer ! Dieu est quelqu’un qui se méfie beaucoup de lui-même.
    Dieu est le diable ?

    Si Dieu existait, je lui intenterais un procès pour non-assistance à personne en danger.
    (Anthony Dacheville)

    Un Dieu infini sauveur du fini est absurde, car l’infini, s’il existe, est déjà là et sa présence n’est pas requise davantage qu’elle ne l’est déjà.

    On fait erreur de dire qu’un animal est jaloux, triste ou sournois ; comme de prêter à Dieu des qualités de bonté, de vengeance, de tendresse ou de colère. Il ne s’agit que de projections. De vouloir que tout procède nécessairement de la même nature émotive que la nôtre est une forme d’illusion. (Ramtha)

    Les Chrétiens, les Hindous, les Musulmans ont tous quelque chose en commun quand ils nous parlent de Dieu : ils se trompent !

    Le Dieu des chrétiens est un fétiche créé de toutes pièces par quelque rabbin juif excentrique et perfectionné par les Pères de l’Église. Jésus a voulu sauver l’humanité, mais il a raté son coup. Le Christianisme confirme l’échec du Judaïsme.

    De là à parler de l’Amour de Dieu, il y a un abîme, car les gens n’ont aucune sorte d’opinion personnelle sur Dieu et sur son Amour. Tout ce qu’ils en disent leur a été rapporté par quelqu’un qui le tenait d’un autre, et ainsi de suite, jusqu’à un premier qui a tout inventé.
    J’aimerais Dieu si ses croyants ne l’avaient pas fait à leur image. (Edouard Herriot)

    Dieu est une catégorie de la culpabilité ; il n’y a pas de Dieu pour l’innocent.

    Lorsque Dieu, dont nous tenons la raison, en exige le sacrifice, c’est un faiseur de tours qui escamote ce qu’il a donné. (Diderot)

    La nature n’a jamais eu d’existence réelle. Assimilée originellement au pouvoir divin, elle règne par la loi des dieux, donc par les sorciers et les prêtres.

    Dans les années 30, des pilotes américains et australiens ont atterri dans des régions isolées de la Nouvelle-Guinée. Les autochtones qui n’avaient jamais vu d’avion ont cru que les pilotes étaient des Dieux et ils sont devenus le centre de leurs croyances religieuses.

    Les êtres humains sont irrépressiblement sociaux, à tel point que lorsque nous errons dans notre maison où personne ne peut nous voir, nous parlons tout seul. Même les enfants traitent les objets inanimés comme s’ils étaient des personnes. Dans un univers dont les paradis semblent dénués de matière vivante, nous nous adressons aux Dieux, aux Anges et parfois aux extraterrestres.

    Aimer quelqu’un qu’on n’a jamais vu, c’est tout le christianisme.

    L’Amérique : une terre de liberté ! L’extinction du Tiers Monde, vous gagnez, ils perdent. L’extinction de l’Amérique, vous perdez, ils gagnent. Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes. (Film  » Los Angeles 2013 « , avec Kurt Russel)

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    24 août 2010 à 20 08 11 08118
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    Épicure convoque un tribunal – pour décider de la légitimité de Dieu face aux maux de la Terre -, et l’issus du procès est défavorable à Dieu. Épicure écarte les Dieux du monde à causes des maux de la terre. Dans son argumentation, Épicure distingue quatre possibilités logiques.
    1- Dieu peut vouloir mettre fin à ces maux et ne pas y parvenir.
    2- Peut-être en est-il capable mais ne le veut-il pas.
    3- À moins qu’il n’en soit pas capable et ne le veuille pas.
    4- Ou qu’il en soit capable et le veuille.
    Épicure examine ensuite ces quatre éventualités.
    1- Si Dieu veut mettre fin aux maux du monde sans en être capable, il est faible : il n’est donc pas tout-puissant et ne peut pas être Dieu.
    2- Deuxième possibilité : Dieu est capable de mettre un terme à ces maux, mais ne le veut pas. Dans ce cas, c’est un Dieu méchant. Il est un mal en lui-même, voire le pire des maux. Quel que soit le nom qu’on donne à un tel être, ce n’est pas un Dieu.
    3- Troisième possibilité : Dieu ne veut pas mettre fin aux maux du monde et n’en est pas capable. Dans ce cas, il est à la fois faible et méchant.
    4- Quatrième possibilité : Dieu veut mettre fin aux maux du monde et il est en mesure de le faire. Cette éventualité est à exclure, pour la simple raison qu’elle contredit la réalité. Il n’est donc pas de Dieu qui veuille et puisse le supprimer.
    L’examen de ces quatre possibilités montre donc qu’il n’y a pas de Dieu, ni Dieu faible, ni Dieu méchant, ni Dieu faible et méchant. L’existence de Dieu n’a donc aucune incidence. Il est même absurde de lui adresser des prières. Épicure fait à ce propos une remarque amusante : <>

    Si Dieu nous avait vraiment fait à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
    (Philippe Bouvard)

    À la fameuse boutade de Voltaire : <>, Diderot répliqua : <> Et Bakounine d’ajouter : <>

    Si vous parlez à Dieu, vous faites une prière ; si Dieu vous parle, vous êtes schizophrène. (Thomas Szasy)

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