SIDA de Civilisation – Science et scientisme (1 de 3)

– Yan Barcelo, 5 juin 2010
Un mouvement idéologique, présent depuis plus d’un siècle, gagne en ampleur à l’heure actuelle, celui du scientisme. Les ténors de cette école de pensée, qui prétendent parler au nom de toute la science, affirment que la science ne peut qu’inévitablement nous mener à la conclusion suivante : l’histoire de l’univers est une immense entreprise vouée au hasard et à l’aléatoire où toute présence d’une providence divine est une illusion. Ne règne que la loi aveugle de la sélection naturelle.
Certes, reconnaissent les « scientistes », notre univers impressionne par son immensité et sa majesté, mais il ne propose aucun sens en soi. L’être humain est lui-même le résultat de mutations génétiques aléatoires et s’il veut trouver un sens à tout cela, il doit se l’inventer.
En bref, le sens n’est pas donné dans l’ordre des choses. On le leur impose de l’extérieur dans un geste de volonté… aléatoire. Puisque cette projection de sens est arbitraire, aussi bien dire qu’une fabulation en vaut une autre.
Ce scientisme, par son matérialisme inhérent, est un courant de pensée qui plonge ses racines jusqu’aux premiers penseurs grecs. Son incarnation la plus récente prend la forme du darwinisme, plus particulièrement du darwinisme social et de la sociobiologie. Cette dernière école de pensée, pour en donner une raccourci, nous dit que nous sommes les marionnettes de nos gènes, qui ont leur propre agenda et dont il s’agit de déchiffrer les mécanismes inconscients. En clair, le « sens » est dans les gènes, un peu comme un deus ex machina et ce « sens » est le résultat de mutations et permutations aléatoires.
Ce scientisme n’est qu’une autre forme du cynisme, du désespoir et du non-sens contemporain. Et il contribue puissamment au désespoir ambiant et à toute perte de référence. Le plus souvent, il est véhiculé par des vulgarisateurs scientifiques ou des commentateurs médiatiques, mais plusieurs scientifiques s’en font également les porte-parole, notamment le biologiste britannique Richard Dawkins et le co-découvreur de la structure de l’ADN, James Watson.
Or ce scientisme prétend parler au nom de la science. C’est un mensonge et une contrefaçon! La science ne verse ni du côté de l’aléatoire, ni du côté de la téléologie et du sens. Elle se contente de mener une enquête systématique des phénomènes, observe des forces en interaction, et en extrait des lois et des constantes le plus universelles possibles. Il est évident que sur ce plan, toute perception d’une causalité première ou d’une finalité lui échappe. Et verser du côté du non-sens ou du sens relève d’un choix métaphysique. Un choix légitime, certes, mais ce n’est plus de la science. C’est de la métaphysique.
Toutefois, le scientisme fait un pas supplémentaire qui relève de l’imposture en prétendant que son discours est celui de toute la science. Il nous dit que l’observation des mécanismes de la matière ne révèle aucun sens, aucune finalité, seulement un patron (design). Donc, il n’y a ni sens ni finalité. Mais il s’agit d’un geste illégitime, dont la tradition philosophique est bien avertie, un geste qui confond méthodologie et discours sur le sens (ou le non-sens); enquête empirique et foi.
À strictement parler, la science n’a rien à dire sur le sens de l’univers. Certes, elle apporte un matériel extrêmement dense qui peut certainement alimenter la réflexion métaphysique, mais elle ne permet de poser aucune conclusion. Il est intéressant de noter que Richard Dawkins, dans son best-seller The God Delusion conclut : il n’y a presque certainement pas de Dieu. S’il avait été intellectuellement honnête, il aurait pu conclure aussi bien : il y a presque certainement un Dieu.

14 pensées sur “SIDA de Civilisation – Science et scientisme (1 de 3)

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    6 juin 2010 à 2 02 00 06006
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    Bonjour Yan,
    Quand je pense à Hubert Reeves, dans une entrevue télévisée, qui est apparu mal à l’aise à la question de la « survie après la « mort », je me demande comment un astrophysicien ne peut imaginer une matière plus subtile.
    Quand on parle d’une possibilité d’un dieu, ou de je ne sais quoi, la plupart répondent: « Je suis un esprit logique ».
    Justement, la logique nous mène plutôt à un infini en « mouvement ».
    J’ai de la difficulté avec cette notion « d’âge de l’Univers. Et le Big Bang…
    J’y reviendrai…

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    6 juin 2010 à 5 05 00 06006
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    Par Guillaume Faye:
    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EkyVlFFFyuwbvCjGXQ.shtml

    Le déclin comme destin

    (…) »Premier paradoxe : alors que l’idéologie occidentale entre dans son déclin – déclin des théories progressistes, révolutionnaires, démocratistes, etc. – la civilisation occidentale connaît, même sur le plan politique, une expansion irrésistible de ses régimes économiques et politiques, qu’ils soient socialistes ou capitalistes, au détriment des traditions locales de souveraineté et de culture. Deuxième paradoxe : alors que l’Europe semble entamer, hélas, en tant qu’ensemble continental, un dépérissement dans un nombre impressionnant de domaines, l’Occident qui constitue, pour Abellio comme pour Heidegger, le fils métaphysique et géopolitique de cette Europe, explose à l’échelle de la planète entière. Troisième paradoxe : alors qu’au sein même de notre culture, nous vivons l’implosion du sens, le déclin des grandes valeurs constituantes, l’effondrement des ressorts spirituels, nous assistons en même temps à la montée en puissance de la partie matérielle de notre culture, de sa « forme », c’est-à-dire de ses manifestations technologiques et scientifiques qui sont en passe de détenir le règne absolu de la Terre. »

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    6 juin 2010 à 6 06 31 06316
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    Je constate que Barcelo n’a pas évolué d’un iota dans sa pensée, car il tenait exactement le même discours dans le magazine Clic-La Vie, en 2003.

    Je lui avais répondu alors que manifestement, plusieurs éléments lui échappaient à propos des origines de la vie.

    Il écrit: « À strictement parler, la science n’a rien à dire sur le sens de l’univers ». Et bien la philosophie encore moins, car croire que l’on peut arriver à déterminer ou entrevoir la finalité de l’univers par le seul exercice de la raison procède d’une extraordinaire vanité. Un discours philosophique, dans cette optique, relève bien davantage de la fiction que de toute autre chose.

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    6 juin 2010 à 8 08 51 06516
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    @Yan

    Je n’ai pas lu tous vos articles mais ceux que vous écrivez commence souvent par le mot SIDA. A la lumière de ce que je peux comprendre, vous dénoncez une société malade, profondément malade. J’ai toujours lu ce que vous dénonciez sans jamais savoir le fond de vos croyances.

    Est-ce que vous pourriez nous annoncer vos couleurs? Quel est votre Dieu s’il vous en avez un? quel est le sens de la vie? Qu’est-ce qu’il y a après la mort?

    Quand à moi, le principe fondamental de toute forme de vie (des quarks aux galaxies), celui qui nous à mener jusqu’ici est « ADAPT OR DIE »

    Avez vous vu le documentaire « zeitgeist » sur la religion?

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    6 juin 2010 à 13 01 03 06036
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    Monsieur Iota , vous dites « ADAPT OR DIE » , je ne peux vous dire tout simplement que : que ce soit la science ou la religion , c’est de la foutaise. La religion a manipulé ( tu vas aller sur le Diable ) , maintenant c’est la science qui manipule , OGM. PESTICIDES. etc etc.=== Mais c’est pas là qu’il faut s’en faire , mais avec comme l’a dit Mr Barcelo : la loi de la sélection NATURELLE.=== Le 6 juin 2010 , je peux vous affirmer qu’il n’y a plus de sélection Naturelle , même les pesticides que mes Trous-du-Cul de voisins , déportent chez moi. Donc la Nature en mange une claque , même chez moi. Je me suis vanté de produite du boeuf comme voila 100 ans , mais à 90 % .=== Céline vient de se faire engrosser par manipulation , allo sacrament , j’espère qu’elle va porter comme en 2001 alors qu’elle était enceinte de 3 mois son maillot de bain rouge. Hi,Hi’Hiiiiiiiiiii. Vous appelez cela de la sélection Naturelle ?=== 35 % des Femmes si ce n’est pas rendu à 40 % , ont leurs bébés par césarriennes , vous appelez cela sélection Naturelle ?
    Jean-Marie De Serre

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    6 juin 2010 à 22 10 40 06406
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    Le scientisme de Dawkins et autres salauds fascistes, quoique certains se font passer pour révolutionnaires professionnels et c´est bien pour cela qu´ils sont salauds et fascistes (partisans de Castro, par exemple, et d´une hypothétique révolution mondiale qui nous libérerait d´on ne sait plus quoi, puisque aucune révolution n´a vraiment pu jamais soulager les plus pauvres ni le s misères humaines. J´ai moi même été bluffé pendant très longtemps par la croyance irrationnelle (en fait) ,en une révolution qui un matin rendrait le monde meilleur. Je comprends maintenant que ces salauds national-socialistes et communistes nous trompaient avec leur révolution fausse y compris Castro (qui a pourtant raison de protester contre l´embargo et le colonialisme étatsunien)) .

    Le scientisme,donc,est la théorie qui prétend nier Dieu pour pouvoir ensuite le tuer en l´accusant des crimes qu´ils ont eux mêmes commis.

    Mais Dieu ne veut pas mourir ni laisser le monde dans la main de ces criminels pour qui l´absense de Dieu signifie la présence absolue d´eux mêmes, du mal sans barrières, du tout pour eux et rien pour les vrais chrétiens, en minorité, qui seraient alors en péril.
    S´ils tuent Dieu, qui ne pourraient-ils tuer ensuite?

    Le scientisme est l´equivalent , en fait, de la magie, qu´ils nient pourtant, pour pouvoir nier davantage le bien.

    Cette théorie idiote fasciste (il faut demander pardon aux fascistes de les avoir comparé à ces criminels) aboutit tout simplement à dire que le fait que 2+2=4 , et que la mathématique et la physique et la biologie sont la preuve de la non existence de Dieu.
    2+2=10 ou 11 en d´autres bases, et c´et une convention qui nous permet de quantifier. La logique, les équations, les lois de la physique ne démontrent pas l´inexistence de Dieu ni du bien.

    Au contraire l´astrophysique tendrait clairement à montrer une intervention inexplicable avec les lois de la physique et les équations mathématiques au moment du Big Bang que presque personne ne doute qu´il eut lieu (création de l´univers il ya 13700 millions d´années) d´une manière brusque et soudaine tout à fait en contradiction avec les théories de l´évolution lente et adaptable et « seuls les plus forts subsistent » d´après les évolutionistes (ils pensent bien sûr à eux mèmes, juges et partie, remarquez le caractère national-socialiste (nazi) des théories évolutionistes de ce mauvais couillon de darwin et de ses acolytes).

    En fait le scientisme réduit tout à la science, mais d´une manière miraculeuse (en voulant être pourtant son contraire), obsesive, exclusiviste. Et ce qui est pire , c´est que cette théorie prépare très probablement une nouvelle forme d´esclavage lié à la consommation à outrance, à la soumission à la machine et à être portés de force à admettre cette nouvelle forme de religion sans Dieu mais avec Maîtres.

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    6 juin 2010 à 23 11 07 06076
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    «À strictement parler, la science n’a rien à dire sur le sens de l’univers.»
    Tout à fait d’accord. C’est à dire que l’observation de l’Univers par la science me permet pas de pencher ni d’un coté, ni de l’autre pour ce qui est de l’existence d’un dessein suprême.

    Mais c’est là que la philosophie doit prendre la relève, ce qu’elle ne fait pas vraiment.

    Et celle-ci devrait dire: «so what?».
    Contrairement à ce que vous semblez laisser entendre, je penses bien que la réponse à cette question, bien que fascinante, soit totalement inutile.

    – Qu’on prouve l’existence d’un dieu ne prouve en rien qu’il est le même que les religions ont inventées.
    – Qu’on prouve l’existence d’un dieu ne prouve pas que celui-ci est le dieu interventionnisme des religions, celui qu’il faut prier, vénérer et sacrifier.
    – Qu’on prouve l’existence d’un dieu ne prouve pas qu’il a l’humain en tête. Que le dessein de l’Univers est l’humain. S’il existe, il ne sait peut-être même pas que vous, vous existez !

    Et on serait de retour à la case départ…

    Les religions donnent en sens à la vie en décrivant ce qu’il y a après celle-ci. (Paradis, redemption, etc)
    La science donne un sens à la vie en décrivant ce qu’il y avait avant celle-ci. (gènes, évolution, etc )

    C’est la philosophie qui est la discipline qui devrait s’élever au dessus de tout ceci et nous donner un sens à la vie en rapport avec… la vie…, le présent, la réalité du moment.

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    7 juin 2010 à 13 01 38 06386
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    @Druide
    Ces paradoxes auxquels vous référez, j’y souscris. En fait, j’appelle cela le « suicide de l’Occident ». Il y a de nombreux courants de pensée en Occident qui ont travaillé et continuent de travailler directement contre ses meilleures conceptions, et c’est un thème dont j’envisage de parler dans quelques papiers à venir. Ce qui est étonnant, c’est que tandis que l’Occident ne croit plus en lui-même, tout le reste de la planète demande et redemande ses plus grands fruits : science, technologie, capitalisme, démocratie, socialisme, etc.

    @Eric Coulombe
    Dire que ma réflexion n’a pas évolué depuis les quelques minces billets éditoriaux de Clic est bien hasardeux. Et l’objection que vous soulevez, à savoir que j’entends
    « déterminer ou entrevoir la finalité de l’univers par le seul exercice de la raison », montre que vous ne comprenez strictement rien à mon propos et tentez d’y lire ce que vous voulez bien.

    @Iota
    « J’ai toujours lu ce que vous dénonciez sans jamais savoir le fond de vos croyances.
    Est-ce que vous pourriez nous annoncer vos couleurs? »

    Je vous invite à patienter un peu. Ça s’en vient. La partie « dénonciation » de mon essai général SIDA de civilisation tire à sa fin, et je prévois dans quelques semaines commencer à mettre de l’avant sa partie « affirmation ».J’apprécie que vous vous intéressiez ainsi à mes propos, bien que je soupçonne que vous ne serez pas d’accord avec les contenus à venir.

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    7 juin 2010 à 14 02 56 06566
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    @iota
    « Avez vous vu le documentaire « zeitgeist » sur la religion? »
    Je te suggere fortement de faire des recherches sur l’avènement du nouvel âge, je crois que tu ne mentionnerais plus « zeitgeist » par la suite, comme réference.
    Mais il faut chercher aux bons endroits!
    @Yan Barcelo
    J’ai hâte pour la suite, votre article est interessante à certain point de vue.

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    7 juin 2010 à 19 07 33 06336
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    @ Yan Barcelo
    Vous écrivez:
    « Et l’objection que vous soulevez, à savoir que j’entends
    “déterminer ou entrevoir la finalité de l’univers par le seul exercice de la raison”, montre que vous ne comprenez strictement rien à mon propos et tentez d’y lire ce que vous voulez bien ».

    D’abord vous me citez mal, puisque je n’ai pas dit que c’était vous qui entendiez “déterminer ou entrevoir la finalité de l’univers par le seul exercice de la raison”, mais bien la philosophie.

    Mais je vous offre alors l’occasion de clarifier votre propos. Si ce n’est pas la science qui peut trouver la finalité de l’univers, quelle est donc la discipline qui pourrait le faire, selon vous?

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    7 juin 2010 à 19 07 55 06556
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    @Eric Coulombe
    Ma réponse: ni la philosophie ni la science. La finalité de l’univers nous est masquée. Si une approche était en mesure de nous en donner un apercu, se serait plus probablement la contemplation mystique. Pour le reste, nous sommes obligés de nous contenter de faire des hypothèses et des approximations le plus plausibles possibles.

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    7 juin 2010 à 20 08 58 06586
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    @Yan Barcelo

    Là, j’ai un brin de difficulté à vous suivre. Si, comme vous l’écrivez, on ne peut pas savoir si l’univers a une finalité (“La finalité de l’univers nous est masquée”, écrivez-vous), alors que reprochez-vous exactement à ce soi-disant scientisme que vous dénoncez pour son discours sur l’absence de sens de l’univers…

    Si “La finalité de l’univers nous est masquée”, alors on peut affirmer qu’il n’en a pas comme on peut dire qu’il en a une et personne ne peut dire qui a raison ou tort…

    Pour revenir à votre texte, soulignons que Darwin n’a jamais défendu la notion de darwinisme social et je vous signale que vous devriez vous familiariser avec des concepts plus modernes que ceux de la sociobiologie pour vous faire une idée moderne de la génétique, notamment la régulation de l’expression des gènes pour comprendre le rapport gène-environnement.

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    7 juin 2010 à 22 10 00 06006
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    @eric coulombe

    Je vous trouve très lourd et je ne vous inviterais définitivement pas à dîner chez moi. Si vous avez de la difficulté à suivre Barcelo depuis 2003, pourquoi vous le lisez encore? Votre frustration transpire dans votre texte et nous contamine tous.

    J’ai beaucoup de difficulté avec ceux qui proclame tout haut LA vérité alors que vous ne pouvez qu’exprimer VOTRE vérité… Tous ce que vous dites n’est pas nécessairement vrai! Doutez donc un peu et votre arrogance diminuera.

    Au lieu de jouer à l’escrime avec les idées pourquoi vous ne vous exprimez pas en écrivant des billets comme Barcelo?

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    7 juin 2010 à 23 11 12 06126
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    @ iota

    Votre commentaire est typique de ce que sont la plupart des blog sur Internet: des petites congrégations qui pensent pareil et dont les membres se congratulent les uns les autres pour l’intelligence de leur propos. Dès qu’un empêcheur de penser en rond se pointe, un mécanisme immunitaire se déclenche et quelqu’un, comme vous, l’invitera à ne plus venir “contaminer”, comme vous l’écrivez si bien.

    Je ne défends nulle part MA vérité. Je n’ai utilisé cette expression dans aucun de mes commentaires, il ne s’agit que de votre interprétation. Ce que je défends par contre, c’est le devoir de rigueur intellectuelle quand on prétend débattre intellectuellement. Ce qui veut dire respecter les règles de la logique et connaître le sujet dont on parle. Se documenter, s’informer, vérifier et contre-vérifier ses dires, lire les sommités d’un domaine, etc. Vous vous octroyez le droit de jouer publiquement aux intellos qui brassent de “grandes idées”, mais vous laissez apparemment tomber le devoir de vous tenir à jour dans vos connaissances pour avoir ce droit, peu importe le domaine. L’ignorance que je déplore et contre laquelle je réagis transpire dans les textes de Barcelo sur l’avortement, l’homoparentalité et le scientisme (par exemple quand il énonce dans ce dernier texte que “l’histoire de l’univers est une immense entreprise vouée au hasard”. Il avait émis pour la dénoncer exactement la même idée en 2003 à propos de l’origine de la vie et je lui avais alors expliqué dans ma réponse qu’on ne pense plus l’origine des organismes vivants ainsi. Manifestement, ce fut en vain).

    Quand a écrire mes propres billets, je ne savais pas que c’était possible. Si on m’explique comment faire, je veux bien tenter l’expérience.

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