SIDA de Civilisation – Science et scientisme (3 de 3)

Yan Barcelo, 19 juin 2010
Le scientisme – cette prétention qu’ont certains scientifiques de transformer la science en métaphysique – prend de plus en plus les couleurs du darwinisme et de son avatar le plus pernicieux, le darwinisme social. Sous des dehors de « vérité » et « d’exactitude » scientifique, cette écoles de pensée introduit une vision essentiellement brutale et réductrice de l’existence humaine. C’est l’attitude dont la pensée se résume par l’expression, entièrement fallacieuse d’ailleurs : « La survie du plus fort ».
C’est qu’il y a deux niveaux au travail de Darwin : un premier, strictement scientifique, et un deuxième, pseudo-métaphysique (ou pseudo-philosophique). Au plan scientifique, on ne peut que saluer et applaudir le travail d’enquête irréprochable de Darwin. Sans avoir inventé la notion d’évolution, il est celui qui lui a donné ses lettres de noblesse. Il est certain qu’on ne peut plus penser l’histoire de la planète Terre hors du cadre évolutionniste.
Mais au darwinisme strictement scientifique s’est greffé dès le départ un immense débat métaphysique où l’évolutionnisme affrontait et contredisait la tradition biblique qui souscrivait à l’idée de la création de l’univers par Dieu en sept jours. Aujourd’hui, ce débat est bien révolu : il ne fait plus de doute pour tout esprit un brin instruit que ce monde et sa multitude d’espèces ont évolué.
Tout le débat s’est désormais déplacé vers une question cruciale : l’univers n’est-il que le fruit d’une série de transformations aléatoires qui ont résulté dans ce qui semble être un ordre incroyable, mais totalement fortuit ? Ou est-il le résultat d’un acte créateur, d’un propos divin qui, par tous les détours de l’évolution de la matière et des espèces, a imprimé à sa création un sens et une finalité ?
Le débat demeure totalement ouvert et il est certain qu’il ne peut pas être résolu sur le terrain de la science. Seulement sur celui de la foi. Au niveau de l’observation scientifique, pas de contestation possible : l’évolution est un fait. Mais chercher à savoir si cette évolution suit un parcours totalement laissé au hasard ou emprunte une ligne mûe par une finalité, un « dessein intelligent », alors là, on passe à un autre plan : celui de la métaphysique. Et sur ce plan, les propositions d’un scientifique n’ont ni plus ni moins de poids que celle d’un philosophe ou d’un prêtre.
Évidemment, les défenseurs de l’« a-métaphysique » darwinienne, défendent bec et ongles leur position matérialiste et athée. Et pour le faire, ils font appel à des constructions et des échafaudages dont les envolées imaginatives ne sont pas moins prodigieuses que les spéculations de théologiens. Un échange que j’ai eu dans ce site avec un représentant de cette école en donne un exemple éloquent.
L’échange tournait autour de la question de l’émergence de cette merveille de l’évolution : l’œil. Voici comment mon interlocuteur expliquait les choses…

Les organismes d’avant l’apparition de l’oeil n’étaient pas “aveugles”. Ils captaient et réagissaient aux ondes lumineuses (photons) tout comme les plantes dont ils sont issus et qui s’en nourrissaient déjà (photosynthèse). Les cellules qui captaient ces ondes les identifiaient à partir de la “signature” de la fréquence de l’onde (qui peut se traduire en une formule mathématique). Puis des cellules captèrent la signature de la lumière réfléchie sur les objets ambiants, identifiant ainsi la signature de fréquence d’une géométrie particulière (carré, triangle, etc…).
Plus le nombre de cellules spécialisées à identifier les fréquences d’ondes lumineuses augmentait, plus la formation de l’oeil se préparait en symbiose de la formation du cortex visuel qui lui se spécialisera dans la conversion de ces milliers de fréquences (formules mathématiques) enchevêtrées en “images” qui seront identifiées instantanément par la conscience. Ainsi, l’animal identifie un environnement d’un seul coup d’oeil, à grande distance et y identifie instantanément la forme qui peut le nourrir ou le tuer.

Voilà tout un charabia très habile qui donne l’impression « d’expliquer » comment l’apparition de l’œil est issue d’une série d’accumulations : additionnez photosynthèse, fréquence d’ondes, géométrie des fréquences, brassez le tout et, abracadabra, nous avons l’œil. Cette approche est typique de tous les réductionnismes, notamment le matérialisme darwinien : un nouveau phénomène dans l’ordre naturel, dans ce cas-ci l’œil, se résume à une combinaison quantifiable d’éléments déjà donnés. L’œil et surtout la conscience visuelle ne représentent pas un saut qualitatif totalement original qui ne peut pas être ramené à un ensemble de composantes préexistantes. Non-non. L’œil n’est que cette addition d’éléments déjà connus, mais dans un assemblage inédit. Cette formule : « n’est que » est centrale à tous les réductionnismes.
Or, la réduction darwinienne manque justement de rendre compte de l’absolue originalité de l’œil et de la vision. Notre interlocuteur finit avec ces mots : « l’animal identifie un environnement d’un seul coup, à grande distance… » Mais voilà, c’est justement cette synthèse totalement inédite que la vision permet et qui n’était donnée dans aucune composante précédente de la photosynthèse, de la sensation cutanée aux ondes infrarouges ou de la « géométrie » des fréquences lumineuses.
Cet argument offre une lecture parfaitement déterministe et réductionniste de deux phénomènes qui échappent totalement à une telle lecture et qui constituent des sauts prodigieux de la vie: la vision et la conscience du « contenu » de la vision. Entre la roche et le végétal, il y a déjà un saut qualitatif qu’aucune équation quantitative ne peut combler. Nous faisons un saut quantique au-dessus d’un abîme qu’aucune linéarité ne peut remplir. Puis, de la plante à l’animal, le saut est plus prodigieux encore. Et ce saut se réproduit dans le passage qui va de la sensation cutanée à la perception visuelle.
Toute cette lecture mathématico-géométrique est fort habile, mais elle demeure un écran de fumée qui masque l’essentiel : le prodigieux saut, d’ordre inédit, mystérieux, créatif, qui fait passer la matière de l’ordre minéral à la vie végétale, puis à l’autonomie animale et enfin à la sphère humaine. Certes, chacun de ces ordres contient et synthétise tous les éléments de l’ordre précédent, mais chacun introduit un saut quantique et totalement original qui ne peut être « réduit » à ses éléments constitutifs.
Chercher à gommer ce saut en s’auto-anesthésiant avec diverses incantations mathématico-ésotériques, c’est ce que j’appelle la foi du Hasard, qui est une non-foi ; c’est la religion du scientisme, qui est une non-spiritualité. Victor Hugo avait une expression très juste pour stigmatiser cette prétention des scientistes qui commettent constamment la méprise suprême de « prendre l’exact pour le vrai ».
Or, je juge que cette non-foi du darwinisme, comme de tous les matérialismes dont il est une manifestation particulièrement virulente, est un mensonge pernicieux qui court dans nos cultures. Et les résultats de ce mensonge sont tous les stigmates d’une civilisation sidatique que j’ai dénoncée au fil des chroniques de ce site.
Malgré toutes ses prétentions à se présenter comme un nouvel humanisme athée, le darwinisme n’est qu’une autre idéologie de la force et de la domination du plus fort, un monde où l’existence humaine, son originalité et sa spécificité sans égales, sont niées et rendues absurdes.
Si on suit la logique du darwinisme, l’organisme le mieux adapté à l’univers de brutalité et de violence aléatoire qu’il nous propose, ce n’est certainement pas l’humain. Pas même l’orang-outan ni même la tortue. C’est le caillou. Ah, cette paix profonde et insondable du minéral ! Pourquoi diable aller se soumettre à tous les tourments et les tortures de l’évolution ? Vivement la carapace indestructible du rocher, auprès de quoi l’hypersensibilité de la peau humaine paraît… une singerie.

23 pensées sur “SIDA de Civilisation – Science et scientisme (3 de 3)

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    20 juin 2010 à 7 07 48 06486
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    Bravo pour Victor Hugo et pour le caillou de Yan Barcelo! Aricle « succulent »! Merci.

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    20 juin 2010 à 12 12 09 06096
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    « la tradition biblique qui souscrivait à l’idée de la création de l’univers par Dieu en sept jours. »
    citations des Saintes Écritures;
    Ps. 90:4
    Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d’hier, quand il passe, et comme une veille de la nuit.
    2 Pi. 3:8
    Mais il est un point que vous ne devez pas oublier, bien-aimé : c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour.
    Je voulais simplement vous rappeler que un jour pour D_EU ne corresponde pas a un jour terrestre.

    Il y a beaucoup de mystère entourant ce débat.
    Moi-même sondant les Écritures depuis plusieurs années, je me suis questionné a cette effet et a vrai dire, je n’en ai aucune idée jusqu’à présent quoi pensé à propos de cette première page des Saintes Écritures, la seule chose est que j’y crois.
    Aviez-vous remarqué que l’herbe et la semence avaient été créées avant les deux grands astres, le plus gros pour le jour et le plus petit pour la nuit, moi çà me parle du soleil et de la lune, en tout cas.
    Ce que je crois, c’est que cette question restera sans réponse au commun des mortels et c’est spirituellement que cette réponse sera résolu si elle doit être résolu, ce qui me surprendrais grandement.
    Maintenant je vais choquer quelques âmes sensible;
    Ce que je crois, c’est que l’homme n’est pas appelé aujourd’hui à percer les mystère de D_EU mais à se repentir de ses péchés et de reconnaître que Jésus(yeshoua),D_EU fait homme, est venu sur le terre non pour juger mais pour sauver l’homme, il ne faut pas oublier que la Foi et la repentance est un DON, ça veut dire que cela ne s’acquière pas par l’intelligence et par les bonnes oeuvres, quel qu’elles soient.
    Lorsque l’Esprit du Père Céleste te révèle que Jésus est la vérité, là seulement si D_EU voulant, nous seront apte à reconnaître quelques mystères, déjà que le mystère de la foi est si grand 😉

    « le darwinisme n’est qu’une autre idéologie de la force et de la domination du plus fort »
    D’accord avec vous sur ce point.

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    20 juin 2010 à 13 01 59 06596
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    Monsieur Yan Barcelo , Alain B a commenté et c’est bien peut-être même très bien.
    Il raconte que dans les Saintes Écritures on dit : que l’herbe et la semance avaient été créées avant les deux grands astres ; le soleil et la lune.=== Vous dites aussi que cette question restera sans réponses au commun des mortels et vous n’êtes pas sûr que le spirituel y répondra. Comment faites-vous pour ne pas voir que Gaia (La Terre)y répond drette maintenant à votre interrogement ?
    Monsieur Alain B. dites-moi , j’ai toujours eu beaucoup d’herbe(300 acres) , mais je suis en 2010 confronté à un problème majeur , je produis NATURELLEMENT et une nouvelle plante à détruit en 3 ans la demi de mes terres. C’est drôle que ceux qui utilisent des PESTICIDES ne semblent pas avoir de problème avec cette plante. Que va-t-il arrivé à Gaia lorsque cette plante va résister aux pesticides ?
    Jean-Marie De Serre.

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    20 juin 2010 à 14 02 37 06376
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    « Ce que je crois, c’est que cette question restera sans réponse au commun des mortels et c’est spirituellement que cette réponse sera résolu si elle doit être résolu, ce qui me surprendrais grandement. »
    Pour l’instant de ma part, je ne cherche pas vraiment à comprendre cette partie des Écritures, mais je sais parcontre que le Père Céleste est au faite de tout cela, c’est sa création et c’est ce qu’il m’importe, et je suis persuadé que part l’Esprit de D_EU il peut le révéler a qui que ce soit.
    Pourquoi ça me surprendrait, si vous lisez bien mon commentaire, vous comprendriez que pour moi, il y a une chose qui est de la plus haute importance pour l’homme et c’est de recevoir Jésus comme son Sauveur.
    Pour ce qui est du reste de votre commentaire, désolé car je ne puis vous être d’aucune aide.

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    20 juin 2010 à 16 04 36 06366
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    @Alain B.
    Je suis tout à fait d’accord avec l’élément que vous soumettez: les jours de Dieu peuvent être de mille ans, peut-être même d’un million ou d’un milliards d’années. Chose certaine, le récit de la création ne parle pas d’un processus de type « évolutionniste », et c’est ce qui a pu faire problème. Comme certains scientifiques croyants le disent aujourd’hui, on peut très bien concevoir que Dieu a établi sa création par le biais de l’évolution à travers de grands « jours » de milliards d’années.
    Chose certaine, ce qui reste entier, c’est le mystère d’un vaste processus créateur dont l’évolution ne cesse d’accélérer. Et face à la foisonnante créativité de la vie, l’hypothèse de Dieu demeure bien plus convaincante que l’hypothèse du hasard.

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    20 juin 2010 à 17 05 02 06026
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    Vous confondez le darwinisne et son avatar le plus abject, le darwinisme social.

    Le premier est un courant scientifique reconnu, qui analyse les innombrables mutations et autres phénomènes d’adaptation des formes de vie à leur environnement, grâce à des sciences enseignées dans toutes les universités du monde, sujettes à d’innombrables publications scientifiques chaque année.

    Le second est une philosophie discréditée qui tente maladroitement d’applique le darwinisme à l’échelle de toute une société. C’est de cette aberration qu’est née le concept de la «loi du plus fort» , absente du darwinisme classique, qui ne prévoit aucun déterminisme en ce sens. Juste que les formes de vie les plus aptes à s’adapter vont s’améliorer de générations en générations, sans pourtant jamais atteindre une quelconque « perfection », mais plutôt une « diversification ».

    Le créationnisme que vous défendez n’a rien d’une science, puisque son postulat initial est indémontrable rationnellement et repose sur la foi en l’existence de Dieu. Si cette hypothèse s’avère fausse, le reste de l’édifice s’écroule, ce qu’aucun croyant n’admettra jamais. La science, au contraire, formule des hypothèses qui doivent permettre de réitérer les expériences pour vérifier la validité de leurs résultats, en admettant que les prémisses puissent être invalidées par de nouvelles découvertes. Or toutes les avancées scientifiques sérieuses des 100 dernières confirment les principaux points de la doctrine darwiniste, au point où les créationnistes doivent se retrancher derrière un discours à l’allure scientifique vague, cherchant à masquer leur manque de vraisemblance et leurs postulats de base. Ça ne trompe personne, mais ça rassure les croyants.

    Quiconque a un bagage un peu sérieux en biologie reconnaît d’emblée que le darwinisme est non seulement crédible, mais vérifié depuis longtemps. Le créationnisme est une affaire de foi, rien d’autre. Ses prétentions scientifiques sont une imposture, constamment dénoncée par les plus grandes sommités, dont plusieurs prix Nobel.

    La profession de foi que vous affichez dans ce billet n’est qu’une pierre de plus dans un édifice déjà bien fragile et discrédité.

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    20 juin 2010 à 19 07 02 06026
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    @Hérétik
    Vous écrivez un billet bien articulé et sensé mais qui… manque sa cible. Je suis très conscient de la distinction que vous établissez entre le darwinisme scientifique (une hypothèse très crédible qui manifeste toutefois des carences, notamment au chapitre de l’explication de la diversification des espèces) et le darwinisme social. Par ailleurs, bien que le « darwinisme social » ait été discrédité, il demeure bien vivant, très actif et omniprésent dans les discours d’aujourd’hui. Son nouvel avatar, considérablement plus sophistiqué, est la sociobiologie, qui tente de tout expliquer dans l’ordre social et culturel par l’omnipotent et omniscient « gène ». C’est un autre des ces déterminismes réductionnistes et éminemment naïf dont sont friands les penseurs pseudo-scientifiques, surtout dans le courant anglo-saxon.
    Enfin, vous confondez deux genres en disant ce qui suit: « Le créationnisme que vous défendez n’a rien d’une science, puisque son postulat initial est indémontrable rationnellement et repose sur la foi en l’existence de Dieu. » Tout d’abord, je ne vois pas où on peut repérer dans mon propos du « créationnisme » puisque cette doctrine réfère à une idée fixe des fondamentalistes bibliques à l’effet que Dieu a créé l’univers en sept jours. Où repérez-vous que je propose que le monde a été créé en sept jours, dites-moi?
    Ensuite, vous faites une opposition toute classique, mais bien naïve et dépassée, entre science et foi. Comme le font toujours les gens qui veulent déterrer de la religiosité fumeuse partout, vous croyez que le discours scientifique discrédite le discours religieux ou spirituel, alors que ce dernier tente de rendre la pareille à la science. C’est un leurre. Le discours scientifique, qui tente de rendre compte de la « mécanique » constitutive du monde, n’a rien à proposer au sujet des fins dernières et du sens du monde. De son côté, le discours religieux n’a rien à contribuer dans les équations scientifiques. Cependant, que la foi religieuse ait pu nourrir la quête de plusieurs grands scientifiques, c’est un fait historique indéniable, bien que leurss convictions religieuses ne pouvaient rien apporter de factuel à leurs travaux scientifiques.
    D’autre part, que de nombreux scientifiques aient utilisé les données de la science pour tenter de discréditer les propositions de la foi, cela est tout aussi indéniable. Mais c’est un exercice vain qui ne touche pas au terrain de la foi, pas plus que la foi ne touche au terrain de la science.
    En bref, je ne suis en rien un « créationniste », ne sachant pas comment vous avez pu dénicher ça dans mon discours. Jusqu’à nouvel ordre, la théorie scientifique de l’évolution demeure pour moi indéniable. Cependant, si l’évolutionniste veut sortir de son registre pour tenter de me convaincre que tout le travail de l’évolution n’est que le fait d’un développement aléatoire et aveugle, dénué de sens et de direction, alors je lui dis qu’il aille consulter quelques volumes de philosophie 101. Son discours n’a strictement rien de scientifique et relève de la spéculation la plus pure, une spéculation qui est de l’ordre de la foi – ou plutôt, l’envers de la foi. D’autre part, qu’un quelconque « créationniste » tente de discréditer le discours évolutionniste en affirmant que les formes de la vie n’ont pas évolué, mais ont été créées de toute pièce, alors je lui dis « foutaise ».
    Il y a toutefois un point névralgique où foi et science s’affrontent, et c’est le suivant. Quand les évolutionnistes ne veulent pas laisser la part de mystère – et elle est immense – qui prévaut dans le passage entre les ordres de la création, je leur dis foutaise. Il est évident pour moi (comme je le mets de l’avant dans ma chronique), que le monde végétal introduit une totale originalité par rapport au monde minéral, une originalité que les éléments constitutifs de l’ordre précédent ne suffisent pas à « expliquer ». Cette originalité vaut aussi pour l’ordre animal et l’ordre humain et, notamment pour les organes les plus remarquables comme l’œil, l’oreille, l’oreille interne, et plus encore pour le langage et la conscience.
    Le matérialisme scientifique tente toujours de ramener la fonction supérieure à une accumulation quantitative dans les fonctions inférieures, accumulation qui donnerait jour à un processus d’intégration supérieur. C’est un réductionnisme que je n’accepte pas. Quand le discours méta-scientifique tente de gommer avec une détermination parfois maniaque toute la part de mystère irréductible qui demeure dans le monde, je crie à l’imposture. Pour ma part, je souscris à l’idée que la fonction supérieure obéit à une impulsion qui ne vient pas des ordres inférieurs, mais qui survient d’un plan autre. Appelez ce plan la « 4e dimension », la « Vie », l’« énergie cosmique » ou « Dieu », comme il vous plaira. Pour ma part, je me plais à l’appeler « Dieu », un nom plus porteur qui pointe vers l’Inconnaissable, le Mystère et le Créatif. Est-ce que ce « Dieu » annule la validité du discours scientifique ? Certainement pas. Mais là où la science prétend biffer la part du Mystère au nom de son postulat matérialiste, je dis qu’elle outrepasse ses privilèges.

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    20 juin 2010 à 20 08 05 06056
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    Le dessein intelligent n’est qu’un avatar plus sophistiqué du créationnisme « scientifique », rien d’autre. Devant les progrès de la science, ceux qui essaient de la contredire adoptent des discours plus raffinés, tentant de cacher le message original. Ils essaient même de parler de « scientisme » à son sujet pour stigmatiser ceux qui préfèrent la rationalité à la superstition. Le véritable esprit scientifique est capable de douter et accepte de revérifier ses hypothèses. Pas le croyant.

    De toute façon, ne vous méprenez sur mes intentions. Je suis un incroyant et votre foi ne m’intéresse pas. Le dialogue de sourd qui résulterait d’un « débat » entre nous ne servirait à rien. Je suis intervenu seulement pour que les visiteurs occasionnels sachent que votre conception de l’évolution reflète les croyances de certaines sectes fondamentalistes protestantes, qui luttent contre l’esprit scientifique et ses vertus.

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    20 juin 2010 à 20 08 44 06446
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    hérétik « Le véritable esprit scientifique est capable de douter et accepte de revérifier ses hypothèses. Pas le croyant. « 

    C’est tout à fait juste, le scientifique émet une hypothèse qu’il pourra confirmer de plusieurs façon, mais il s’agira qu’il l’infirme une seule fois pour la faire disparaître et créer un terreau pour d’autres hypothèses. Son travail est celui de la recherche et ses découvertes son infinis. Tandis-que le religieux mets peu d’énergie à mettre en doute ses croyances, il accorde plutôt son temps à tenter de répandre à les répandes par la force des mots ou la force tout court. La religion est le principale responsable de la plupart des crimes que l’humanité aura connu.

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    20 juin 2010 à 21 09 06 06066
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    2e réplique à Hérétik
    @Hérétik
    Vous avez raison de dire qu’un débat entre nous serait un débat de sourd ; en fait, plutôt un débat entre sourd et entendant, où vous êtes le sourd, et de mauvaise foi en plus. Car laisser entendre que je lutte contre l’esprit scientifique est une grossière accusation. Bien au contraire, je salue très haut et fais l’éloge de la science comme une des plus grandes réalisations de toutes les civilisations.
    Mais que la science se recouvre d’atours a-métaphysiques et nie les immenses pans de mystère et d’insondable dans l’univers en prétendant tout ramener aux mécanismes simples d’un matérialisme réducteur relève de la contrefacon et du mensonge. Si vous considérez les propositions de la foi et de la spiritualité comme de la superstition, alors je vous rends l’accusation: le matérialisme scientifique auquel vous souscrivez n’est pas moins de la superstition. Ce discours relève autant de la foi (plus exactement, il est une non-foi) que le discours religieux, seulement il s’ignore comme tel et prétend à la scientificité. C’est le sens de toute ma pensée sur ce sujet.
    La petite explication commode du matérialisme réducteur est simplement une autre façon de sauter aux conclusions, à l’encontre de toutes les évidences qui témoignent du contraire. La réponse de la foi est aussi une façon de sauter aux conclusions, j’en conviens tout à fait. Mais au moins, je sais que je souscris à une hypothèse invérifiable – fort crédible par ailleurs – sans prétendre la draper du prestige de la science. Votre position relève également d’une hypothèse invérifiable, mais elle a la mauvaise foi de se prétendre « scientifique » et « rationnelle ». Balivernes ! « Matérialiste » et « réductrice », certes, mais guère « rationnelle ». La raison qui sait s’exercer en toute légitimité connaît très bien les limites d’inconnu qui l’encerclent de toutes parts, des siècles de pratique philosophique en témoignent.
    Et si vous croyez que l’esprit religieux est incapable de revérifier ses hypothèses et de douter, alors vous n’avez manifestement jamais saisi le fait religieux authentique (je ne parle pas de l’esprit sectaire et fanatique). Plus encore, vous faites simplement preuve du même esprit sectaire que vous prétendez pourtant dénoncer.

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    20 juin 2010 à 21 09 27 06276
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    M.Barcelo,

    J’aime bien l’intégration des sauts quantiques dans votre billet. Ces mêmes sauts quantiques qui se basent sur les mathématiques probabilistes pour expliquer la position d’une infime particule dans l’espace subatomique et le «temps», même si ces sauts seraient indépendants du temps, selon nos critères d’observation. Tout ça pour en venir au fait que les physiciens tentent difficilement d’établir une relation de continuité avec ces sauts, alors qu’à priori, le phénomène même est quelque chose de discontinu. Pour «patcher» le problème, ils se servent du théorème de la moyenne pour arriver à prévoir le cheminement de la dite particule, avec une plage chaotique de différentes positions ponctuelles de la particule. Mais vous savez comme moi que faire des moyennes avec des marges d’erreur élevées, c’est comme les sondages politiques qui parfois, ne concordent pas avec les choix décisifs des électeurs.

    La théorie de l’évolutionnisme utilise la même «logique» probabiliste et aléatoire que celle de l’explication des sauts quantiques. Puis, si les tenants du matérialisme scientifique n’avaient pas mis l’emphase sur l’évolutionnisme en y ajoutant leurs propres fondements (parti pris), probablement que la simple théorie évolutionniste n’aurait pas passé le test de théorie tout-court (acceptée), à la différence, par exemples, de la loi d’Ohm, de la loi des vitesses et des accélérations, ou bien tout simplement l’arithmétique de base, qui elles, sont des lois continues ne contenant pas de «trous».

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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    20 juin 2010 à 22 10 22 06226
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    @hérétik, iota,
    Ce que vous dites peut sembler être la réalité de certains types de névrosés dont je n’ai pas dans mon entourage.
    Il est important de savoir : où il y a de l’homme , il y a de l’hommerie.
    pour ce qui est de la guerre, je ne crois pas que vous soyez prêt à le comprendre, mais je vais vous laisser ceci comme réference,Ep.6;12
    ça va comme suit,
     »Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations(céleste), contre les autorités(céleste), contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. »
    Le Père du mensonge vous fait croire bien des fantaisies mes amis(es), pendant que les temps sont encore favorable réfléchissez bien au Salut donné gratuitement par la foi en Christ-Jésus;-)

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    21 juin 2010 à 0 12 03 06036
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    Je suis d’accord avec plusieurs de vos points. Mais pas avec la conclusion implicite.

    Ces scientisme utilise la science pour essayer de prouver que Dieu n’existe pas. Et je suis d’accord avec vous qu’ils ont tort.
    Mais cela ne vous permet pas d’utiliser l’argumentation contraire et nous dire de facon implicite que Dieu existe.

    Même s’il y avait preuve d’une intervention dans l’évolution, ceci ne serait pas la preuve d’un Dieu pour les humains.

    «Malgré toutes ses prétentions à se présenter comme un nouvel humanisme athée, le darwinisme n’est qu’une autre idéologie de la force et de la domination du plus fort, un monde où l’existence humaine, son originalité et sa spécificité sans égales, sont niées et rendues absurdes.»
    Je ne peux adhérer à ceci.
    Vous utilisez cette argumentation pour nous dire que l’humain est une fin en soi. Qu’il est le produit d’une quelconque «évolution intelligente».
    Mais rien ne laisse croire cela…

    Et je suis d’accord avec vous sur l’originalité de l’humain, sa force, etc. En passant, elle porte un seul et unique nom: la conscience.
    Mais est-ce que l’explication de l’origine de la conscience (évolution ou «design» ) est importante pour que l’humain ait une estime de soi ?

    Certaines gens qui haissent l’humanité trouvent pratique de pouvoir dire: tu n’es qu’un singe et la conscience est un artifice.
    D’autre, qui trouvent pratique de s’en remettre à une entité plus haute pour donner un sens à leur vie, disent que l’évolution est la preuve de cette entité.

    Mais l’humain doit se donner un sens propre à sa vie. Ni l’évolution aléatoire, ni l’évolution intelligente ne sont capable de donner un sens à l’humain….
    Ce qu’il lui faut est une philosophie de vie.

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    21 juin 2010 à 8 08 48 06486
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    @ Alain

    Je rejoins iota sur un point, la religion est responsable de tant de guerres qu’il est difficile de garder le compte. La Bible, que vous aimez citer, a aussi servi à justifier de nombreux massacres, perpétrés par des gens qui se définissaient comme d’authentiques Chrétiens.

    La science, par contre, si elle a souvent été instrumentalisée pour mener des conflits, n’a jamais servi de prétexte au déclenchement d’une guerre.

    La religion est un absolu. Elle prétend détenir la Vérité, s’appuyant une croyance infaillible. Donc, tout ceux qui la remette en question sont des ennemis potentiels, puisqu’ils sont jugés être dans l’erreur. Aux yeux du croyant, il ne peut y avoir plusieurs Vérités. Ce serait un contresens.

    Cette notion d’absolu est absente de l’esprit scientifique, pour qui le doute rationnel est une condition obligatoire du progrès.

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    21 juin 2010 à 10 10 01 06016
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    @Hérétik
    « Je rejoins iota sur un point, la religion est responsable de tant de guerres qu’il est difficile de garder le compte. La Bible, que vous aimez citer, a aussi servi à justifier de nombreux massacres, perpétrés par des gens qui se définissaient comme d’authentiques Chrétiens. »
    Parfaitement d’accord avec vous, mais cela est de l’hommerie, rien a voir avec L’Esprit de D_EU.
    L’histoire de l’église catholique romaine nous en donne les indices,(Constantin, etc…),à vrai dire, les chrétiens authentiques ont été persécuté depuis le début de l’Église de Jésus-Christ, il y aurais beaucoup a dire sur ce sujet mais..
    « La religion est un absolu. Elle prétend détenir la Vérité, s’appuyant une croyance infaillible »
    Je crois que tout le monde qui crois en un dieu quelqu’onque pense comme ça lorsqu’il est convaincu de quelque chose.
    « Donc, tout ceux qui la remette en question sont des ennemis potentiels, puisqu’ils sont jugés être dans l’erreur »
    Je peux te rassurer que je n’ai aucun ennemi et que je respecte l’opinion de tous et chacun, car qui suis-je pour juger qui que ce soit.
    « Aux yeux du croyant, il ne peut y avoir plusieurs Vérités. »
    Il est vrai pour moi aujourd’hui qu’il ne peut y avoir plusieurs vérités, parcontre j’ai des doutes parfois, je me questionne aussi, c’est tout à fait normal, je suis un homme malgré tout, heureusement que le Père des esprits est vivant, car ça ferait fort longtemps que je serais retourné à mes vielles habitudes.
    À vrai dire, le Chrétien authentique, est rempli d’amour pour son prochain, et la foi n’as rien à voir avec la croyance, c’est un don que D_EU dispense à qui il veux, pour des raisons qui lui appartienne.
    J’aurais put mettre en évidence les Saintes Écritures pour appuyer mes dires, mais j’ai usé assez de votre patience a cette effet, je sais pertinement que ce site est dévoué à la politique et non à Jésus.

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    21 juin 2010 à 11 11 40 06406
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    @Alain B..

    Tes propos sont remplis de sagesse. Un Chrétien, est un homme de paix, même s’il est faillible comme n’importe quel homme.

    Je suis toujours étonné de l’équation que les gens font entre Dieu et l’église romaine catholique.

    Ce n’est pas la même chose les petits amis.

    Toutes les bibles ne disent pas la même choses. La bible version King James est la première bible imprimée afin de permettre aux gens ordinaires de connaître les scriptures. Jusque-là les messes étaient souvent célébrées en latin et seule l’église connaissait les scriptures. Le roi James a corrigé cette situation en demandant à des membres de diverses ordres religieux de rédiger une bible, afin que les gens ordinaires puissent connaître la parole de Dieu et la signification réelle des scriptures.

    La Bible VKJ est la seule qui n’est pas protégée par des droits d’auteur. La bible VKJ est celle que la reine du Commonwealth et du Canada a juré d’appliquer. La bible VKJ est la parole de Dieu et nul n’est censé la modifier ou y ajouter quoi que ce soit.

    L’église catholique a sa propre version de la bible.

    Pour ceux qui disent que Dieu est une théorie qui ne peut être prouvée et qui mène à des excès, je vous dirais que la science est dans une large mesure remplies de théories qui ne peuvent être prouvées, et que la confiance aveugle dans la science a mené aux pires abus.

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    21 juin 2010 à 11 11 47 06476
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    Je vous dirais également que la plupart sinon tous les principes de justice, de liberté d’honnêteté, de fraternité, de charité etc. qui assurent une vie harmonieuse entre les hommes sont discutés dans la bible VKJ et que d’autres aspects importants de ce livre concerne le pouvoir, les lois, les juges, l’agriculture, l’économie, la psychologie, les sentiments, la manipulation, le rôle de l’homme dans la société et, évidemment la souveraineté individuelle.

    La bible VKJ est le livre qui possède le plus grand tirage dans toute l’histoire de l’humanité.

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    21 juin 2010 à 14 02 40 06406
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    « Mais cela ne vous permet pas d’utiliser l’argumentation contraire et nous dire de facon implicite que Dieu existe.  »

    Woops! J’ai manqué cette pratie de l’article. Je vais retourner le lire pour y trouver l’existence de Dieu….. ….. Pas trouvé. 🙁

    J’espère que toute l’argumentation qui suivra n’est pas basée sur cette affirmation.

    « Vous utilisez cette argumentation pour nous dire que l’humain est une fin en soi. Qu’il est le produit d’une quelconque «évolution intelligente».
    Mais rien ne laisse croire cela… »

    Pas selon son comportement actuel je vous le concède; mais cerains savants et non des moindres ont déjà dit, il n’y a pas très longtemps:

    « L’univers emble le produit d’une pensée qui agit par le simple fait d’être ». Belle constatation de la part de savants objectifs. En fait, je l’ai déjà expliqé ailleurs, la conscience initiale était d’un imbécilité crasse. Elle a évolué avec les expériences vécues des « particules » qui doivent constamment faire l’équilibre avec leur environnement selon la loi de « viabilité/recyclage » (« Rien ne se perd, rien ne se crée, tous se transforme » si vous préférez cet optique).

    Elle est donc une conscience moins « imbécile crasse » qu’elle ne l’était auparavant. Mais Dieu qu’il lui reste du chemin à faire!!! Heureusement que l’expansion s’accélère!

    « Et je suis d’accord avec vous sur l’originalité de l’humain, sa force, etc. En passant, elle porte un seul et unique nom: la conscience. »

    Woops! Petit dérapage: Le neutron prend 15 minutes à « prendre conscience » qu’il se doit de s’équiulibrer avec son environnement pour devenir un proton dont la durée de vie est plus longue que celle de l’univers à partir de son début jusqu’à aujourd’hui. N’est-ce pas merveilleux de la part de la conscience d’un simple neutron?

    En tous les cas c’est plus performant que la conscience humaine qui ne sait pas tellement où elle se dirige même au bout de 15 Minutes de réflexion.

    « Mais est-ce que l’explication de l’origine de la conscience (évolution ou «design» ) est importante pour que l’humain ait une estime de soi ? »

    Non, je l’avoue. En fait qu’il pense ce qu’il veut n’y change absolument rien. Malgré que je m’aime bien, je m’accepte tel que je suis et que je suis satisfait de QUI je suis. Peut-être est-ce pour cela que j’aime les autres et que je les acceptes tel qu’ils sont? Je me le demande.

    « Certaines gens qui haissent l’humanité trouvent pratique de pouvoir dire: tu n’es qu’un singe et la conscience est un artifice. »

    Cela touche un sujet dont je n,ai pas encore parlé qui s’appelle: la Projection.

    « D’autre, qui trouvent pratique de s’en remettre à une entité plus haute pour donner un sens à leur vie, disent que l’évolution est la preuve de cette entité. »

    Ces toujours une erreur. En fait la conscience est une conséquence de l’évolution. La différence est que cette conscience est présente à une intensité « non nulle » au départ de l’univers. C’est d’ailleurs elle qui est l’énergie du départ. L’énergie d’une prise de conscience d’une potentialité d’être au lieu de celle du « néant » qui, en réalité, ne peut pas exister de par sa définition même.

    « Mais l’humain doit se donner un sens propre à sa vie. »

    Et chacun le fait à sa façon, conditionné par ses peurs, ses espoirs et s’il est sans peur et sans espoir, par son raisonnement objectif qui est totalement contraire à l’objectivité raisonnable.

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    21 juin 2010 à 23 11 38 06386
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    Je te remercie Aimé, j’ai lue ton commentaire ce matin et cela ma grandement encouragé.
    QDTB

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    22 juin 2010 à 8 08 28 06286
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    Merci Alain B.

    J’ai écrit ‘scriptures’ trois fois dans mon commentaire, alors qu’Écritures Saintes’ est le terme approprié.

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    22 juin 2010 à 14 02 56 06566
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    Article qui porte à réflexions. Merci.

    Enfant, c’était si simple de croire que la Vie humaine a prit naissance avec Adam et Ève au Paradis Terrestre. Hélas ou fort heureusement, y faut bien quitter ces ignorances, un jour ou l’autre, même si chaque être humain a accès à ses propres vérités « pour aujourd’hui seulement ».

    Au revoir de,

    Patricia Turcotte

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    24 juin 2010 à 19 07 01 06016
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    Yan Barcelo, tel un CD bloqué à la position «play», se répète sans variation et nous lasse.

    Je soupçonne qu’il réfère à des théories éculées (comme le darwinisme social et la sociobiologie) parce qu’elles lui servent de faire-valoir pour rabâcher son discours fétiche sur la spiritualité. À cet égard, Barcelo apparaît bien davantage comme un petit idéologue qui défend d’abord et avant tout une thèse, en ne retenant du réel que les éléments qui la confortent.

    Toutefois, son propos sur l’évolution du vivant sent l’ignorance à plein nez. S’il possédait quelques connaissances modernes sur le concept de l’évolution, il saurait qu’il n’est point besoin d’invoquer une intervention «divine» pour expliquer l’apparition du vivant. Il nous parle encore de la vie issue du hasard alors que tout le monde sait aujourd’hui que dès l’origine de l’univers, la matière était porteuse des organismes vivants. En somme, c’est une propriété inhérente de la matière de s’organiser en formes toujours plus complexes, jusqu’à aboutir aux organismes vivants. Par exemple, les astronomes détectent aujourd’hui une variété d’acides aminés presque partout dans l’univers, y compris hors de notre système solaire. Hubert Reeves écrit: « Mais, au regard des conditions extrêmes de ces lieux [l’univers], personne n’avait prévu la présence généralisée d’une flore aussi complexe. On reste pantois devant la frénésie d’organisation de la matière».

    Les organismes vivants sont constitués des mêmes matériaux forgés au coeur des étoiles, présents dans le sol de toutes les planètes, et constituant la masse du caillou ou de la motte de terre. Ce qui reste du domaine de l’inconnu (et non du hasard), ce sont les formes qu’ils prendront lorsque les conditions favorisent leur apparition. Pour faire partie du vivant, toute structure organisée doit posséder les quatre propriétés suivantes:

    1- l’auto-conservation (l’organisme se maintient structuré sur une période de temps, variable selon l’organisme)
    2- l’auto-organisation (quand l’organisme subit une mutilation, il est capable de regénérer ses tissus)
    3- l’auto-régulation (qu’il fasse chaud ou froid, l’organisme répond aux variations de température par une série de processus visant à maintenir sa température interne constante)
    4- l’auto-reproduction (l’organisme se multiplie)

    Devant cette réalité, certains auteurs avancent même que la vie n’existe pas, il n’y a que des organismes vivants, signifiant par là que le concept de la vie ne réfère à rien de tangible au sein des organismes vivants, puisque la matière organique (vivante) ne diffère pas de la matière minérale (inanimée) par sa nature, mais par sa seule complexité.

    En ce qui concerne le scénario de l’apparition des organismes vivants sur terre, si Barcelo avait une culture scientifique un peu plus vaste que celle du darwinisme social, il nous aurait, entre autres, parlé du rôle fondamental des roches aux fond des océans pour la synthèse des molécules plus complexes, car bien des indices pointent en effet aujourd’hui vers les minéraux comme support catalytique favorisant l’apparition des molécules complexes. Ils auraient fourni protection et assistance aux molécules carbonées en jouant au moins cinq fonctions fondamentales: ils ont procuré de minuscules havres où des molécules simples se sont accumulées; ces compartiments ont servi de support pour que les molécules s’assemblent et croissent; les surfaces cristallines de certains minéraux ont sélectionné des molécules qui allaient revêtir une importance biologique particulière; les ions métalliques d’autres minéraux ont permis des réactions essentielles, notamment la transformation de molécules banales en entités capables d’auto-réplication; enfin, on a récemment découvert que les minéraux dissous ont sans doute été incorporés aux molécules biologiques. Ainsi, les minéraux n’auraient pas simplement été des figurants dans la naissance des organismes vivants, mais des acteurs à part entière.

    Ce qui nous amène à son exemple bidon de la complexité de l’oeil, souvent repris par les partisans de la «spiritualité» pour justifier une intervention divine derrière le phénomène du vivant, car clament-ils, une structure aussi complexe que l’oeil ne pourrait logiquement émerger du hasard et appelle conséquemment une intervention divine.

    Raisonner ainsi va pourtant exactement dans le sens de nier le processus évolutif, car l’oeil humain n’est pas apparu du jour au lendemain avec sa complexité actuelle, il est justement le fait d’une évolution au cours de laquelle des systèmes de vision primitifs et moins évolués donnent naissance à des formes nouvelles et plus complexes, puis disparaissent lorsque les nouvelles prennent le relais.

    Dans sa logique toute à lui, Barcelo se dit ardent évolutionniste en écrivant « Jusqu’à nouvel ordre, la théorie scientifique de l’évolution demeure pour moi indéniable », pour quelques lignes plus loin, écrire pourtant ceci: « Le matérialisme scientifique tente toujours de ramener la fonction supérieure à une accumulation quantitative dans les fonctions inférieures, accumulation qui donnerait jour à un processus d’intégration supérieur. C’est un réductionnisme que je n’accepte pas ». C’est pourtant là la définition même du processus évolutif, qui se constate même dans l’évolution des objets créés par l’Homme.

    Comprenne qui peut!!

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    25 juin 2010 à 16 04 22 06226
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    Je voulais écrire sensiblement la même chose qu’Éric Coulombe, mais il m’a devancé.
    Je vais donc en rajouté sur l’exemple de l’oeil.

    Je trouve assez drôle que vous prenez exemple sur l’oeil et
    Si l’oeil est le produit d’une intelligence supérieur plutôt que par des processus aléatoires tels que la sélection naturelle alors comment expliquer vous le chiasme optique ainsi que le point aveugle sur la rétine ?

    Répondre

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