Syrie-France – Clash, hypocrisie, arrogance et ingérence française.

 

Sarkozy et Assad 

C’est beau de dénoncer la violation, par la Syrie, de la convention de Vienne après l’assaut de l’ambassade français à Damas et le consulat de France à Alep par des manifestants pro-Assad. En revanche, lorsqu’un ambassadeur qui doit faire preuve de retenu et surtout de réserve se rend dans la ville d’un pays souverain pour apporter son soutien aux opposants, c’est une violation flagrante du droit international, une ingérence manifeste dans les affaires intérieures d’un pays…

Ne pas entendre ou voir la presse le mentionner, c’est de la désinformation. Si la Syrie a violé quelque chose, la France n’est pas exempte elle aussi. Il faut raison garder, et faire de l’information, rien que de l’information, sans parti pris. Éric Chevallier, l’ambassadeur français en Syrie, n’a pas raison de se rendre à Hama, quelque soit ce qui s’y passe sans en référer au ministère des Affaires étrangères syrien. C’est une règle d’or et la réciprocité s’applique donc mais, sur un autre terrain.

Le ministère syrien des Affaires étrangères, a donc qualifié la visite du Français Éric Chevallier de l’Américain Robert Ford de « preuve évidente de l’ingérence américaine et française dans les affaires intérieures de la Syrie« . Il n’y a pas de doute possible sur la véracité de ce propos. Ne pas le dire est ridicule. On ne peut apporter ainsi son soutien à des opposants et ceci prouve bien que cette révolte est pilotée de l’extérieur. Il ne s’agit non plus d’apporter un quelconque soutien au régime de Bachar al-Assad mais de dire le droit international.

« La Convention de Vienne sur les relations diplomatiques stipule la totale liberté de déplacement des chefs de mission diplomatique dans leur pays d’accréditation » argue la France. Mais, elle n’autorise pas d’apporter un quelconque soutien à une faction dans un pays. Elle recommande la neutralité effective donc, la France est dans le faux et c’est elle qui est dans la provocation. Le droit ne doit pas s’écrire avec d’un côté, le mépris des lois internationales, et de l’autre, l’hypocrisie quand il y a riposte.

La Syrie est même calme dans ce dossier. Elle pouvait simplement expulser ces diplomates. Et, avec raison. La théâtralisation de la réaction française est donc ridicule. A son tour, après avoir provoqué le régime syrien, elle joue les vierges effarouchées en convoquant dimanche l’ambassadrice de Syrie à Paris pour protester notamment contre de violentes manifestations ayant donné lieu à des « outrages » devant ses représentations diplomatiques à Damas et Alep. Ça aussi est condamnable dans le cadre de l’extraterritorialité d’une représentation diplomatique. A cet effet, l’arrogance et les mensonges de Bernard Valero dans la vidéo en dessous sont insupportables.

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