ta ga da…ta ga da…

Cette célèbre onomatopée annonçait dans la chanson d’un certain play-boy chanteur yéyé, l’arrivée de 4 repris de justice, habillés comme Maya l’abeille, rayés jaune et noir.

Récemment, je publiais un article « les trois frères » décrivant dans le détail les implications des frères du président, Guillaume et François dans les affaires de l’état.

Aujourd’hui, les trois frères trouvent un quatrième comparse, Pierre-Olivier Sarkozy dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il supporte la comparaison, et n’a pas à rougir de ses performances.

Ce Pierre-Olivier n’est qu’un demi-frère, mais il en abat pour deux.

Il co-dirige depuis avril 2008, moins d’un an après l’élection présidentielle de son demi-frère, les activités mondiales des services financiers du groupe Carlyle. lien

Encore plus original, la section que dirige Pierre Olivier Sarközy a été fondée en juin 2007…un mois après l’élection du demi-frère Nicolas.

Ce groupe pèse 16 milliards de dollars, ce qui range ses petits frères, pourtant assez inventifs,  assez loin derrière lui.

Le groupe possède 89,3 milliards de dollars en capitaux propres, et emploie ~1100  professionnels dans tous les domaines de  l’investissement, répartis dans 31 pays, ce qui concerne le travail de 286 000 personnes dans le monde.

Parmi ses membres, on trouve du « beau monde » : l’ancien premier ministre britannique John Major, James Baker, ex-secrétaire d’état américain, et quelques autres comme nous le verront plus loin.

Pierre-Olivier Sarközi est aussi membre du conseil d’administration de « Bankunited »

Auparavant, il était co-dirigeant de la branche institutions financières dans l’une des plus célèbre banque Suisse : UBS.

A l’époque il était classé n°5, d’après le magazine « Forbes », de l’institution helvétique, et avait conseillé des opérations pour un montant de 514 milliards de dollars. lien

Tout comme Guillaume et François, il était l’invité au Fouquet’s du président fraichement nommé, son demi-frère Nicolas.

Il a accroché à son tableau de chasse quelques jolis morceaux financiers : la vente de MBNA et celle de US Trust à Bank America, ou encore la fusion de Mellon avec Bank of New York.

Mais revenons au groupe Carlyle.

Ce groupe crée en 1987 avec 5 millions de dollars s’est donné l’ambition de profiter d’une faille de la législation fiscale.

Celle-ci autorise les sociétés détenues en Alaska par les Eskimos à céder leur pertes à des entreprises rentables qui payent ainsi moins d’impôts.

Le groupe progresse doucettement, jusqu’à l’arrivée d’un certain Franck Carlucci, qui vient de quitter la C.I.A, et qui était secrétaire d’état à la défense de Reagan.

6 jours après avoir quitté son poste à la C.I.A. il devient directeur général de Carlyle. Il emmène dans ses bagages des hommes de confiance qui travaillaient avec lui. lien

En quelques années le groupe va acquérir une puissance mondiale, jusqu’au jour ou Carlucci passe la main à Louis Gerstner, ancien patron d’IBM afin de redonner un peu de « respectabilité » au groupe. lien

Dans un article du « Monde » du 30 avril 2004, un large tour d’horizon est fait des activités de ce groupe.

Il a des ramifications dans tous les domaines, mais surtout dans celui des armes.

En septembre 2000, il prend le contrôle du groupe suédois d’armement « Bofors ».

En Italie, il fait une percée en reprenant la filiale aéronautique de Fiat (Fiat Avio).

Comme cette société fournit Arianespace, cette reprise permet à Carlyle d’entrer au conseil de la fusée européenne.

Comme Carlyle utilise plus qu’à son tour les avantages que permettent les paradis fiscaux, ceux la même que Nicolas prétend démanteler…un jour prochain, il est difficile de connaitre l’étendue de ses activités, et le nom de toutes les sociétés qu’il contrôle.

De plus, n’étant pas coté en bourse, Carlyle n’est pas tenu de communiquer à la « Sécurities and Exchange Commission » le nom des associés, celui des actionnaires, et le nombre des parts qu’ils détiennent dans l’entreprise.

En septembre 2002, Carlyle achète le tiers de Qinetic, filiale privée du centre de recherche et développement militaire britannique.

Carlyle a commencé à faire parler de lui le fameux 11 septembre 2001, qui a vu les Twin-Towers de New York s’effondrer comme un château de cartes.

Ce jour là, le groupe organise au Ritz Carlton de Washington une réunion avec cinq cents de ses plus importants investisseurs. Ainsi Georges Bush Père y fait un passage éclair, et le plus beau télescopage du genre va se produire.

En Effet, un des invités n’est autre que le frère d’Oussama Ben Laden, Shafiq Ben Laden. lien

Mais revenons au demi-frère, président de la république française depuis bientôt 42 mois.

On cherche avec curiosité pourquoi il a décoré de la grand croix de la légion d’honneur une certain Albert Frère et un certain Paul Demarais associé du précédent, et tous deux membres de Carlyle. lien

La « grand-croix de légion d’honneur », contrairement à la légion d’honneur traditionnelle, et très rarement attribuée. Lien

Se retrouver sur le même rang que l’Abbé Pierre, Paul Claudel, Fouché, Louis Pasteur, Charles de Gaulle, il faut au moins avoir sauvé la France, ou découvert le vaccin contre la rage.

D’autant que la procédure prévoie des délais de promotion : il faut avoir d’abord obtenu la légion d’honneur, puis mériter de l’avancement pour des mérites nouveau au bout de 8 ans, ensuite attendre encore 5 ans puis grâce à d’autres actions, obtenir le grade de commandeur, et encore attendre 3 ans pour accéder enfin au titre de « grand-croix de la légion d’honneur ». lien

Par quel miracle, et pour quel fait glorieux ces deux hommes ont-ils pu sauter toutes les étapes ?

Cela aurait-il un, rapport avec le fait que ces deux hommes ont facilité la nomination de Pierre Olivier Sarközy au poste qu’il occupe chez Carlyle ?

Décidément on va de surprise en surprises avec la famille Sarközi.

On a découvert le père, un peintre, Pal Sarközi dont le talent discutable n’a pas empêché une exposition de ses œuvres à l’espace Cardin, lien

On a découvert l’un des fils, Pierre qui pour obtenir une subvention de la SACEM d’un montant de 80 000 euros a demandé l’intervention de l’Elysée. lien

On a découvert l’autre fils, Jean, qui, même s’il n’a pas eu le poste de la présidence, est quand même membre du conseil d’administration de l’EPAD, et qui ne désespère pas d’obtenir le poste ultime. lien

On a découvert les positions stratégiques et juteuses des deux frères Guillaume et François.

Maintenant avec le demi frère Pierre-Olivier, la famille est donc au complet. lien

Car comme disait mon vieil ami africain :

« L’héritier du léopard hérite aussi de ses taches »

L’image illustrant l’article provient de « bagnoletenvert »

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