Tunisie: Ben Ali en sursis.

Alors qu’il multiplie les promesses, le président Ben Ali est plus qu’en sursis. Il a pourtant promis de ne plus se représenter à l’élection présidentielle de 2014. Il a promis la baisse des denrées de première nécessité. Il a promis la liberté d’expression. Il a promis la liberté d’information. Il a promis la libéralisation de cette dernière, notamment via Internet.  Mais…

…Des internautes et des étudiants, malgré les manifestations de joies hier soir après son discours à la Nation,  se sont mobilisés dans la nuit et ce vendredi matin, des rassemblements ont eu lieu dans la capitale Tunis. Une grève de deux heures, réclamée par le syndicat unique UGTT, a été respectée. Il faut noter que cette révolte générale a vu l’entrée de jeunes filles (photo) dans la danse…

Est-ce le fait qu’il a demandé à la police de ne plus tirer sur la population qui encourage cette pression que le peuple tunisien exerce sur le pouvoir ? Sans doute. Il semble qu’en Tunisie, la belle-famille (Trabelski) du roi déchu accapare tout. Les Trabelski sont honnis par les Tunisiens. Il faut passer par elle pour bénéficier d’un marché quelconque, en laissant bien sûr un petit billet. Le graissage de patte est la règle.

L’opposition tunisienne quant à elle, victime d’un muselage sans faille par le régime dictatorial tunisien, semble se satisfaire, pour l’instant, du discours du président Ben Ali. Ce qui se passe en Tunisie est intéressant dans la mesure où, ce ne sont pas les islamistes qui sont le fer de lance de cette révolte. C’est un bon point et, il faut reconnaître que Ben Ali combat à juste titre cette mouvance qui veut mettre au coeur de la cité, la loi du Coran au détriment de la liberté politique.

Attendons la suite des évènements.

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