Un Moyen-Orient lucide ?

A l’heure où les tensions sont ravivées entre Israël, la Syrie et le Liban, il serait sage pour nos dirigeants – et pour les leurs! – de jauger les conséquences d’une nouvelle guerre aux implications potentiellement dramatiques, au moins sur le plan financier et économique. Hormis les effets majeurs sur le Moyen-Orient qui pourrait bien subir une transformation fondamentale au niveaux de milliers de morts Arabes, Israéliens mais également Américains ou sur l’impact subséquent des relations Israélo-Américaines qui pourraient en prendre un coup sérieux ainsi que sur l’ossification définitive du régime détestable en Iran … les prix du pétrole atteindraient très rapidement des paliers records et induiraient ainsi des turbulences pire encore que lors du choc de 1973!

Les raisons en sont limpides car, contrairement à la conjoncture économique saine de la période ayant précédé la conflagration de 1973, nos conditions actuelles d’hyper fragilisation de nos économies combinées aux déficits nous placent devant une catastrophe annoncée. Quand Roubini estime récemment que « 10% d’augmentation des prix pétroliers réduiraient la croissance du G 7 de l’ordre de 0.4% », rappelons-nous d’une étude datant de 2007 de l’institut Standard & Poor’s qui prévoyait un baril à 250 dollars si l’Iran fermait le détroit d’Ormuz! Partant de là, les calculs sont enfantins…

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