Un rapport (controversé) de la BRI…

Le monde de la finance agite régulièrement l’épouvantail consistant à assurer que l’intensification de la régulation aurait un impact négatif sur l’activité économique et donc sur la croissance. Pourtant, une toute récente étude de la Banque des Règlements Internationaux parvient aux conclusions selon lesquelles la croissance globale gagnerait au contraire 1.9 point suite à des améliorations quantitatives et qualitatives de la surveillance financière. L’augmentation des ratios capitalistiques des Banques, constituant une assurance en bonne et due forme contre les tourmentes financières et un antidote efficace contre la panique, aurait des effets positifs à moyen et long terme via une diminution sensible des crises financières.

En fait, la B.R.I. plaide pour des ratios en capitaux nettement plus substantiels (13%) que ceux en vigueur aujourd’hui (7%) et ce envers et contre un monde la Banque farouchement opposé à ce que ces sacro-saints ratio ne soient touchés. Et pour cause puisque l’optimisation (à la hausse selon la BRI) de ces ratios entraverait la latitude des Banques à pouvoir investir – et donc à gagner de l’argent – avec les deniers de leurs déposants. Etablissements qui, afin de préserver leurs marges, n’auraient alors d’autre solution que de taxer plus cher les crédits accordés, ce qui limiterait la croissance il est vrai…

Poursuivant le raisonnement encore plus loin, la BRI estime que – les salaires de la finance étant en moyenne 72% plus élevés que dans d’autres secteurs d’activité du tertiaire-, un réajustement de ces revenus (en défaveur des Banquiers) permettrait de réduire de 19% les frais de fonctionnement des établissements financiers. Ce qui autoriserait ainsi ces Banques à adopter les nouveaux ratios recommandés sans avoir à augmenter les charges et autres coûts vis-à-vis de leurs clients!

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