Un Salon du livre en perte de vitesse; le LIVRE en déclin ?

 

Daniel Lemay, dans La Presse, titre «Baisse d’affluence au Salon du livre». Beaucoup? Non.  Mais c’est de mauvais augure. Francine Bois, la directrice générale du SLM dit qu’elle me peut l’expliquer…

http://www.lapresse.ca/arts/livres/201211/20/01-4595699-baisse-daffluence-au-salon-du-livre.php

Paul Proulx, dans Voir.CA, offre une explication: « C’est l’inacessiible Place Bonaventure… Les gens âgés et les handicapés ne sont pas à l’aise pour accéder au Salon. Les distances à parcourir sont épuisantes et le nombre de marches plus nombreuses qu’à l’Oratoire St-Joseph. C’est un vrai marathon que monter les nombreux escaliers de cet espace à paliers. C’est sans compter les escaliers du métro : 50 marches pour se rendre sur le quai et 50 marches pour en remonter. La majorité des stations sont contruites sur ce modèle. En fauteuil roulant, ce n’est pas évident. La Place Bonaventure est l’édifice le plus mal conçu de Montréal.

http://me.voir.ca/paul-proulx/2012/11/19/le-salon-du-livre/

On dit aussi que la clientele a changé. Plus jeune, plus turbulente…  Bonne nouvelle ? Mais un auteur – que je garderai discret  car on changerait de débat – se plaint qu’on a fait du Salon un coup d’encensoir au Printemps étudiant. Guerre des générations ?

Une hypothèse que vient etayer la sympathique nostalgie de Jacques Lanctôt:   »Chaque année, lorsqu’arrive le Salon du livre de Montréal, à la mi-novembre, je ressens comme un petit pincement au cœur. Pendant 25 ans, j’y ai monté mes «stands» comme si c’était toujours la première fois, pour offrir au public ma production de l’année pendant les 5 jours que dure le salon

http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/jacqueslanctot/archives/2012/11/20121116-095338.html

Est-ce qu’on se pose les bonnes questions ?  Est-ce que ce n’est pas trop cher pour trop peu, un livre, quand on a vecu le plaisir sensuel du papier et de son odeur… et que le contenu en est gratuit, en pratique, sur internet et par les échanges qu’on s’en fait ?

L’argent que le lecteur paye pour un livre est-il distribué comme on voudrait entre ceux qui participent à sa réalisation ? Encourage-t-on vraiment  la diffusion des idées et du simple art d’écrire, quand il faut payer une rançon à ceux qui produisen le livre dans sa matérialité … rémunérant d’autant moins ceux qui y mettent leur âme pour lui donner la sienne ?

Et si cette baisse n’était qu’un signal que désormais on peut et on veut «Lire autrement» ?

http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/05/07/les-geoliers-de-la-culture/

http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/01/10/arriere-les-livres/

Pierre JC Allard

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