Un système gangréné, du pain et des jeux…

Quand les dignitaires romains offraient au peuple les spectacles de l’arène, ils faisaient étalage de leur puissance et de leur richesse. Ils s’assuraient aussi une certaine paix sociale, en maintenant la plèbe hors du jeu politique. Juvénal résuma ce que le peuple de Rome demandait à ses dirigeants en deux mots: Du pain et des jeux (Panem et circensens).

2000 ans plus tard si le sanguinaire a laissé place au spectacle cette volonté de faire passer provisoirement un évènement sportif en premier plan de manière à occulter une certaine réalité reste la même. Les combattants de l’époque, ont laissé la place aux sportifs de haut niveau. Ballons ronds et maintenant ovales remplacent glaives et tridents

Offrir au peuple des divertissements fait toujours parti de la vie publique, la notion de propagande reste la même[…]

Du pain et des jeux

Comme en parlait notre collègue Pierre JC Allard dans son billet «Les hommes de confiance», le monde ordinaire souffre de ne plus faire confiance à personne. Je dirais même plus, le monde ordinaire se sent trahis par tout le système et ses représentants. Il n’y a plus de modèles, seulement des exemples d’échecsToute notre démocratie apparait comme un leurre, une entreprise de manipulation médiatique et de corruption pour garantir, sous couvert de choix vides de sens,  la pérennité de la dictature d’une certaine élite cooptée qui exploite tous ceux qui n’en sont pas.

Nous sommes entrés dans l’ère de l’éthique il y a quelque temps, ayant pour résultat de faire prendre conscience à la masse que la corruption a été érigée en système et que les repères du passé n’existent plus. C’est le moment de vérité. Nous sommes entourés de scandales. Il n’y a qu’à regarder ce qui tient les Québécois occupés de ces temps-ci: l’affaire Bastarache,  les gaz schistes, le refus de John James Charest d’ouvrir des enquêtes indépendantes publiques pour faire la lumière sur les contrats mafieux de la construction et sur les pertes faramineuses de la Caisse de dépôts et de placement.

La grogne et la frustration sont à leur paroxysme dans la population. Pour s’assurer une paix sociale et éviter la révolte générale, la classe dirigeante doit fournir du pain et des jeux, comme à l’époque de Rome. On n’a certainement pas réinventé la roue, ni les principes de la propagande. Le sport professionnel et le divertissement constituent la soupape de sécurité pour éviter que la population explose de rage.

Divertissement: 2. Au fig., littér. Élément qui détourne des choses sérieuses. Synon. mod. diversion. ? Spéc. [P. réf. à la conception pascalienne du divertissement] Occupation, ensemble de données qui détourne l’Homme de l’essentiel et l’éloigne des problèmes propres à sa condition. (Source)

À voir ce dont les médias et les Québécois parlent présentement, il semble qu’une des grandes préoccupations de l’heure ne soit pas la politique et la gangrène qui désagrège rapidement le Système, mais bien le sort des Canadiens de Montréal et de Carey Price! On dirait qu’une bonne frange de la population opère tranquillement un transfert psychologique de leur malaise vers le sport en en faisant une question démesurément importante. Les gens ont besoin de trouver des héros pour combler leur sentiment (injustifié) d’impuissance. Le peuple cherche une soupape pour relâcher un peu de frustration sous pression, mais comble du malheur, ils sont même privés de leur pain et leurs jeux.

Les héros n’existent plus au niveau politique ni judiciaire. Alors on se tourne vers le sport professionnel. Et comme le hockey est la religion du Québec, c’est de là que plusieurs cherchent le sauveur qui incarne ce qui reste des valeurs que le peuple chérit. Jaroslav Halak avait transporté les foules lors de la dernière série de la Coupe Stanley, incarnant le succès face à l’adversité. Le nouveau héros était trouvé. Mais dans la froideur d’un geste incompréhensible de l’organisation des Canadiens qu’on justifie comme étant un choix d’affaire dû au plafond salarial de la LNH, Halak fut échangé, venant ainsi frustrer une grande quantité de fans de hockey. Une grande indélicatesse de la part des dirigeants des Canadiens qui semblent souvent oublier que bien qu’ils sont les propriétaires du club de hockey, c’est les gens qui leur permettent de vivre. Encore une fois, on fait fi de la volonté du peuple. La soupape ne fonctionne plus et on s’en prend à Carey Price, le pauvre! La grande maladresse des Canadiens a été de ne pas reconnaitre qu’on ne peut pas ne pas tenir compte de ce que les gens ont dans le coeur. C’est le même problème avec la classe dirigeante au Québec qui ignore complètement ceux qui détiennent le pouvoir, mais qui l’ont oublié: le Peuple.

Ce n’est pas dans mes habitudes de parler de sport, mais je pense réellement qu’il y a beaucoup plus dans l’air qu’un simple mécontentement des partisans et de la population face à un gardien de but. Il n’est plus possible de se détourner des choses sérieuses et essentielles! Si seulement on pouvait canaliser cette énergie pour effectuer un grand ménage au Québec, mettre au chômage tous les politiciens véreux et corrompus, remettre à leur place le secteur privé et financier qui a opéré un coup d’État silencieux et contrôle la nation québécoise. Au lieu de chercher des héros dans le monde du sport, il serait opportun de remettre nos valeurs en place, de retrouver le sens de la vie et de réaliser que les héros, c’est tous et chacun. Le pouvoir, c’est le Peuple. Si on ne le représente plus, si on le trompe, le trahis, le vole et le ridiculise, et bien que ce peuple se défende. Que notre rage soit dirigée vers l’essentiel, l’important et que le sport redevienne une joie momentanée de se réjouir ensemble lorsque tout ira mieux dans notre nation québécoise.

François Marginean

Image Flickr par Guillaume Boisseau

28 pensées sur “Un système gangréné, du pain et des jeux…

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    28 septembre 2010 à 8 08 45 09459
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    Effectivement, mais vous savez que pour ma part, c’est la révolution qui se verrait le repère d’une telle canalisation.

    Il faut renverser la dictature, celle de la bourgeoisie. Tant que le système sera capitaliste, il concentrera les pouvoirs, relatifs aux capitaux, entre les mains d’une poignée d’affairistes, détenant ces capitaux. Le système capitaliste est ainsi, il concentre la richesse créée par le prolétariat, ans les mains de leurs exploitants, détenant les moyens de production et de s’enrichir.

    On s’étonne ensuite, de découvrir que le pouvoir suit ces possédants, comme les mouches à merde suivent les odeurs nauséabondes.

    Seule solution à nos maux, une révolution, qualitative du système économique. Sans cette révolution, nous nous répéterons dans 20 ou 30 ans. Peut-être même avant.

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    28 septembre 2010 à 8 08 54 09549
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    Une révolution pour vous, c’est quoi? Le bain de sang? La guillotine? Une croisade contre les riches?

    Je ne vois qu’une révolution qui peut tenir et invincible: la révolution intérieure.

    Mais je suis curieux de savoir ce que vous entendez par « révolution ».

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    28 septembre 2010 à 9 09 35 09359
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    « Depuis 2000, le personnel administratif a crû de près de 52% et les cadres de 30% dans le réseau de la santé québécois. Pendant ce temps, le personnel soignant n’a augmenté que de 6%, révèlent des données gouvernementales compilées par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

    Si bien que, actuellement, environ 108 000 employés du réseau de la santé se consacrent aux soins alors que 100 000 occupent des fonctions de gestion ou d’administration. «C’est quasiment un ratio de un pour un! »
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201009/27/01-4327179-le-nombre-de-cadres-explose.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2
    _________
    Pour les « artistes » de l’administration, il y a plus de cadres que de peinture.
    Ça fait un beau tableau…
    On pourrait commencer par changer un peu la rengaine. Comme si plus l’administration est compliquée, plus elle peut régler les problèmes.
    Elle en crée…
    À se demander si ce n’est pas elle le coeur du massacre.

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    28 septembre 2010 à 9 09 40 09409
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    Ces chiffres, Gaëtan, sont ahurissants! Capoté. Après on se demande pourquoi le système de santé ne fonctionne pas!

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      28 septembre 2010 à 11 11 42 09429
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      La grogne de la population, François, est aussi liée à ces machines beaucoup trop grosses.
      Et que faire?
      Les gens ne vont pas voter. Ils savent le peu de pouvoir qu’ils ont.
      En attendant un messie… Les « héros » sont dans le sports et dans le vedettariat.
      En ce sens, le modèle du politicien, et le goût de servir vraiment son pays est…moisi et pue.
      Alors, vive le sport!
      🙂

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    28 septembre 2010 à 12 12 13 09139
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    Il ne semble pas y avoir ici beaucoup d’intervenants qui ne constatent pas que le système soit gangréné.

    Je prends l’exemple de la commission Bastarache, puisqu’elle est d’actualité:

    Son but premier est de découvrir si le système permet des « influences indues » sur la nomination de juges.

    Aussi surprenant que cela paraisse, nous avons notre réponse depuis le témoignage de Mme Landry hier.( Qui a très bien témoigné et bla bla bla)

    Nous avons découvert qu’il s’est installé une structure, à un momment donné, qui permette de nommer des adhérents du parti au pouvoir, à certains fonctions « bénévoles ». Jusque là, tout va très bien.

    Curieusement, ce même « processus » inclu la nomination à des postes qui ne sont pas « nécessairement » bénévoles. Ici, ça va un peu moins bien; mais comme ce n’est pas le but de la commission Bastarache, on n’en parle pas tellement.

    Par contre, la liste des juges proposés transite à travers CE MÊME PROCESSUS « politique » sous prétexte d’être « vérifiée » par le Premier ministre. Ce qui n’est pas du tout, le cheminement normal DÉCRIT PAR LE DÉCRET OU PAR LA LOI. (Premier accroc).

    Sur cette liste de postulants choisis, le ministre de la justice, désigne le postulant qu’il préfère, pour le soumettre au PM. CE N’EST PAS CE QUE DEMANDE LA LOI!!! Celle-ci dit bien que le choix doit être fait par le ministre de la justice pour être ensuite confirmé par la chambre des ministres.

    Disons tout de suite, que la nomination des juges n’a jamais subit d’influences indues. Car là n’est pas la vraie question importante pour le système. La question devient maintenant: est-ce que ce processus dévié pourrait permettre l’ingérence d’influence aindues?

    Avant le témoignage de Mme Landry, on pouvait répondre: non, à cette question (Comme l’a fait le PM qui a témoigné d’une façon extraord..et bla bla bla). Mais depuis qu’elle a dit qu’elle indiquait, SUR DES « POST-IT » « l’adhérence politique » des postulants de « TOUS LES POSTES », lorsqu’elle connaissait cette adhérence, pour en informer le PM, cela change la donne un peu. Mais on peut encore lui donner le bénifice du doute.

    Surtout qu’elle affirme, et c’est logique, qu’elle n’a rien à voir avec la nomination des juges et qu’elle ne sert que de « courroie de transmissionn ». Elle DIT prendre la chemise contenant la liste et la garder sous clé jusqu’à ce qu’elle puisse la faire « vérifier » par le PM.

    Là où son témoignage ne tient plus, et que toutes cette histoire devient vraiment scabreuse, c’est lorsqu’elle raconte que « PAR DEUX FOIS », elle a prit cette liste de « postulants au poste de juges », et qu’elle est allé la faire lire par l’ancien ministre de la justice, M Dupuis, POUR SAVOIR S’IL CONNAISSAIT CES POSTULANTS. Parce que le ministre de la justice NE POUVAIT PAS SIGNIFIER UN CHOIX sur cette liste.

    C’est donc dire que pour Mme Landry, il était inconvenant de donner une liste de postulants à des poste de juges, sans avoir en main certaines informations; et celles-ci semble bien être: quel postulant EST CONNU PAR UN MEMBRE IMPORTANT DU PARTI. Ce qu’est M. Dupuis tout comme M. Renault et M. Fava.

    Ceci est un contrôle qui existe donc pour tous les postes, à partir des postes de bénévoles jusqu’aux postes de juges.

    Il est bien évident qu’un juge nommé par le parti hérite d’une dette « morale » envers ce parti. Et comme ce juge a accepté comme étant tout à fait naturel et NORMAL de bénéficier du fait de son adhérence politique, on peut soupçonner que ses jugements futurs seront teintés de ce même facteur « tout à fait naturel et NORMAL ». Donc, que celui qui comparaît devant ce juge a tout intérêt à indiquer son adhérence politique.

    Conclusion, le système est plus que gangréné, il est lépreux.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    29 septembre 2010 à 8 08 16 09169
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    Bonjour à tous,

    @ François et Gaetan,

    J’ai lu le même article que vous sur le nombre de gestionnaires et de personnel non médical dans le système de santé du Québec, et je suis aussi pratiquement tombé en bas de ma chaise.

    C’est vraiment débile. Et tous ces administrateurs vont avoir un fonds de pension pendant plusieurs années après la retraite.

    Attendez vous donc à payer longtemps longtemps pour tous ces rigolos.

    @ L’Artiste,

    C’est bien beau de dire le système judiciaire est gangréné ou lépreux, maisi il faudrait savoir pourquoi.

    La Commission Bastarache, dans une certaine mesure, est de la poudre aux yeux.

    En vertu de l’AANB (la Constitution), les juges sont nommés, soit par le fédéral, soit par le provincial.

    La Commission Bastarache porte sur le processus de nomination des juges provinciaux, lesquels siègent sur les tribunaux de juridiction inférieure.

    Les juges qui ont le plus de pouvoirs sont les juges de nomination fédérale (Cour Supérieure, Cour d’Appel et Cour Suprême)qui siègent sur les tribunaux de juridiction supérieure, c.-à-d. pour les affaires plus importantes et en appel des décisions des tribunaux inférieurs de nomination provinciale.

    Donc, tout jugement rendu par un tribunal provincial peut être renversé par un juge de nomination fédérale.

    Bastarache est un ancien juge de la Cour Suprême, donc de nomination fédérale, et a été nommé par Jean Chrétien, si je me souviens bien.

    La véritable ingérence politique, ce n’est pas tant que Charest ait nommé un tel ou un tel parce qu’il est un ami du parti ou que Fava l’a recommandé, mais plutôt que Bastarache et Charest ont chacun des liens (directs ou indirects) avec une certaine entreprise du Québéc qui contrôlent plusieurs politiciens par la porte d’en arrière, si vous comprenez ce que je veux dire.

    En politique, il n’y a pas de coincidence, et ce gros show insignifiant (sans véritable signification) vise plutôt à vous distraire des vrais enjeux et des vrais questions.

    Votre croyance à l’effet que vous pouvez obtenir un jugement plus favorable en indiquant au tribunal votre allégence politique (PQ, PL, PC, ou PLQ) est farfelue.

    Ça ne fonctionne pas comme ça l’Artiste.

    Non! La véritable arnaque, comme dans le domaine de la santé, c’est que sous prétexte de rendre la justice, on accepte sans broncher une multiplication des tribunaux dits ‘administratifs’ ou le justiciable est présumé coupable jusqu’à preuve du contraire et ou tous les acteurs, sauf vous, sont payés par le gouvernement pour vous faire payer des amendes dans diverses situations ou personne n’a subi de dommages ou n’a une réclamation contre vous.

    Un autre aspect du problème est que tous les juges (provinciaux et fédéraux) sont des anciens avocats, donc représentent ultimement les intérêts de ce groupe, ce qui est corroboré par le fait que presque tous les politiciens sont des anciens avocats.

    On a donc affaire à une machine qui favorise nettement les conflits d’intérêts et les relations dites ‘incestueuses’.

    Je ne prétend pas que tous les avocats et juges ont de mauvaises intentions, mais c’est un club fermé, dans une pyramide opaque, si vous voyez ce que je veux dire.

    Prenons Bastarache, avocat-conseil d’un cabinet qui a sans doute reçu quelques millions $ en honoraires d’une société d’état du Québec au cours de la dernière année (dans l’affaire du recours collectif de Loto-Québec).

    Comment penser un seul instant qu’il va aller au fond des choses et exposer les diverses influences occultes qui gravitent autour du Ministère de la Justice. Ce n’est pas réaliste.

    Tout ceci est possible parce que, fondamentalement, les gens :

    1) sont ignorants;

    2) attendent qu’on leur dire quoi faire et quoi penser.

    C’est un cercle vicieux très difficile à briser.

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    29 septembre 2010 à 8 08 37 09379
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    « Votre croyance à l’effet que vous pouvez obtenir un jugement plus favorable en indiquant au tribunal votre allégence politique (PQ, PL, PC, ou PLQ) est farfelue.

    Ça ne fonctionne pas comme ça l’Artiste. »

    😀 😀 C’est bien évident! J’ai indiqué cette « influence » simplement pour souligner la possibilité de la présence de « magouille ».

    L’adhérence politique n’est pas l’influence la plus inquiétante; c’est le manque d’équitabilité et d’honnêteté qui l’est. Si ceci s’installe comme il le semble, rien d’équitable ou d’honnête ne peut découler d’un jugement avec certitude.

    Et c’est ce que vous décrivez dans le reste de votre commentaire.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    29 septembre 2010 à 10 10 30 09309
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    Le fait qu’un tel ou un autre soit nommé juge plutôt qu’un autre, parce qu’il est lié au PLQ ou au PQ n’a pratiquement rien à voir avec quoi que ce soit.

    Premièrement, vous partez de la prémisse que le PQ et le PLQ sont deux partis opposés l’un à l’autre, alrs qu’ils sont plutôt deux acteurs dans la même pièce de théatre, conçue pour vous hypnotiser, et vous distraire des vrais questions.

    La Commission Bastarache, c’est du ‘divertissement’, au même titre que le Canadien de MTl.

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    29 septembre 2010 à 10 10 38 09389
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    Les ‘cours’ sont des tribunaux ‘de facto’

    Rechercher la différence entre ‘de facto’ et ‘de jure’. Peu importe qui vous nommez juge, la personne siègera sur un tribunal ‘de facto’ et sera soumis au pouvoir de surveillance des cours supérieures, donc aura les mains liées.

    Chaque fois qu’un individu est employé par le gouvernement, comme un juge, il perd une certaine partie de sa liberté d’agir et de penser, même s’il existe diverses balises pour prévenir exactement cela, comme la séparation des pouvoirs entre l’exécutif,le législatif et le judiciaire et le caractère immuable de la nomination des juges.

    Mais toute règle peut être contournée. Les avocats sont experts là-dedans.

    Ça, c’est la réalité.

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      29 septembre 2010 à 11 11 10 09109
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      Vous terminez en disant:
      « Mais toute règle peut être contournée. Les avocats sont experts là-dedans.

      Ça, c’est la réalité »

      Et j’ajoute que les juges sont aussi avocats. Ce qui élimine de déterminer la différence entre « de facto » et « de jure ».

      Quant à la pièce de théatre, je suis d’accord mais c’est une autre facette du sujet; dans le quel, d’ailleurs, la population participe activement au niveau des « incriminés » et des « jurés ».

      Donc nous sommes donc foncièrement d’accord: « toutes règles peuvent être contournées »; et ce serait surprenant qu’elles ne le soient pas effectivement.

      Ce que j’ai apporté est qu’il semble bien que nous ayons déterminé une façon que celles-ci soient contournées dans le cas de la nomination des juges, par le gouvernement.

      Ce « fait » que vous établissez, à savoir: Toute règle peut être contournée » laisse caduque votre affirmation disant:
      « …et sera soumis au pouvoir de surveillance des cours supérieures, donc aura les mains liées ».

      Je ne dis pas qu’ils ne sont pas surveillés, je dis que cela ne donne pas la « garantie » que cela semble donner.

      Amicalement

      André Lefebvre

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    29 septembre 2010 à 10 10 54 09549
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    Regardez ce vidéo et vous allez voir qu’il n’y a pas uniquement le juge qui joue son ‘rôle’ dans la salle de Cour.

    Le but de tout cela?

    Vous faire payer pour des infractions fictives, sans victime, et sans que quiconque ait une réclamation véritable contre vous, sauf le gouvernement qui prétend que vous avez brisé la ‘loi’ (une régle à laquelle vous consentez).

    C’est ça la véritable arnaque, pas l’allégeance politique du juge sur le banc ou le processus de nomination des juges. C’est un débat accessoire.

    Vous savez ce que signifie ‘banc’ (‘bench’ en anglais). Cela veut dire ‘banque’.

    La cour est une ‘entreprise’ ou on brasse des ‘affaires’, pas une place ou on rend la justice.

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    29 septembre 2010 à 11 11 15 09159
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    L’Artiste et Aimé Laliberté

    Vous avez ici chacun un commentaire qui, avec dix minutes de soins cosmétiques, pourrait devenir un article intéressant. Je vous invite à le faire, si vous avez le temps, car un ciblage plus précis permettra une meilleure diffusion des idées.

    Un bon commentaire – qui sera lu ici par quelques centaines de personnes – est le germe d’un bon article qui sera lu par quelques milliers. C’EST LE BUT ULTIME DU JOURNALISME CITOYEN.

    N’oubliez pas qu’au tréfonds des problèmes d’une société d’information, on a celui du classement/repérage et du choix de la taxinomie sous-jacente.

    Votre editeur

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    29 septembre 2010 à 12 12 18 09189
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    L’artiste,

    Je crois que vous n’avez pas compris le point fondamental que j’essaye d’illustrer.

    Vous ne pouvez pas écarter la distinction entre ‘de facto’ et ‘de jure’. Tout est là.

    Savez-vous ce que signifie ces deux expressions?

    ‘De facto’ ne signifie ‘de fait’, par oposition à ‘de droit’. C’est la différence entre ce qui est ‘légal’ (legal) et ‘légitime’ (lawful).

    Au Canada ou au Québec, le gouvernement est ‘légal’ et non ‘légitime.

    Les tribunaux sont ‘légaux’ mais non ‘légitimes’.

    Les tribunaux sont des Ccours d’amirauté, qui applique des règles de droit maritime. Un tribunal est un navire, dont le juge et le capitaine. Le capitaine peut faire n’importe quoi sur son navire. Le droit de la mer est ainsi fait.

    Je vous suggère de faire quelques recherches et de suivre les liens que je vous ai fournis.

    Sauf indication contraire, les termes et expressions auxquels je réfère dans toute analyse du système juridique sont tels que définis dans Black’s Law Dictionary (1st or 2nd Edition).

    Pour comprendre le système, consultez ou achetez un dictionnare Blacks Law en ligne, et lisez-le.

    @M. L’éditeur,

    Il me semble que vous avez pris du poids, et que vous avez la barbe longue.

    Je vous remercie pour l’invitation. Un jour, si j’ai le temps, je ferai un article sur le sujet. En attendant, j’essaye d’ouvrir quelques esprits ici et là, en espérant que ceux-ci feront leurs propres recherches. Je donne presque toujours des références pertinentes. On ne peut pas toujours avoir tout cuit dans le bec.

    Aides-toi est le ciel t’aidera!

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      29 septembre 2010 à 15 03 00 09009
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      J’y vais de ce pas. Merci.

      Mais encore une fois, cela ne change rien à la possibilité d’une « magouille » pour nommer le capitaine du bateau.
      Ce qui se passe après n’a pas d’importance sauf si le capitaine trouve normal de favoriser un marin plus qu’un autre pour quelque raison « de facto » ou de jure » que ce soit.

      Amicalement

      André Lefebvre

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        29 septembre 2010 à 21 09 14 09149
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        Cher André,

        Laissez-moi vous dire, au départ, que j’apprécie l’ouverture d’esprit dont vous faites preuve dans cette discussion.

        Je sais que je vous transmet beaucoup de nouvelles informations dans ces commentaires, et que celles-ci me sont pas faciles à comprendre, car elles contredisent tout ce qu’on vous a enseigné à propos des lois.

        Il faut en lire un peu aujourd’hui, un peu demain et ainsi de suite, et graduellement on comprend l’illusion de la législation.

        Avant d’aller plus loin, je vous citerai une citation attribuée à Benjamin Franklin :

        ‘La démocratie n’est pas la liberté. La démocratie est deux loups et un mouton qui votent sur ce qu’ils vont manger pour souper.’

        Donc, pour répondre à votre question, je vous poserai également une question.

        Est-ce que le fait qu’un des loups ait voté pour le PLQ et que l’autre ait voté pour le PQ va changer ce qui va être au menu pour le souper?

        POur revenir à votre commentaire, vous assimilez votre position à celle d’un marin sur un navire dirigé par un capitaine. C’est exactement le contraire de ce qu’enseignent les divers liens que je vous ai fournis.

        Vous n’êtes pas un marin sur un navire.

        Vous êtes un homme, en chair et en os, et vous avez les deux pieds sur Terre.

        Alors, pourquoi pensez-vous que vous êtes un marin sur un navire dirigé par un capitaine?

        Quand vous êtes sur un navire, le capitaine est maître à bord. Ainsi est fait le droit maritime. La conséquence étant que vous n’avez aucun droit, uniquement des privilèges qui peuvent vous être retirés en tout temps, à la discrétion du capitaine.

        Ne trouvez-vous pas cette position particulièrement désagréable?

        Je ne sais pas si vous avez pris le temps de regarder les vidéos précités. Une des vidéos se déroule dans une cour du Québec.

        L’homme (free man) se fait dire par le juge de se lever, mais il refuse, parce qu’en obéissant au juge, il reconnaîtrait l’autorité du juge de lui dire quoi faire (autrement dit que le juge est maître sur un navire) et il deviendrait lié (mains et poings liés) et soumis (comme un esclave) à la compétence du juge et aux règles énoncées dans les statuts qu’il applique.

        Avex-vous remarqué la réaction de l’avocate qui représente la municipalité ou le ministère public?

        Elle bondit de son siège et demande au juge de déclarer l’homme coupable d’outrage au tribunal (pour ne pas s’être levé) et réclame son incarcération.

        Elle demande au juge de le jeter en prison parce qu’il ne s’est pas levé lorsque le juge lui a demandé.

        Dites moi, cher André, si vous croyez qu’il est juste d’emprisonner un homme pour ce motif?

        Pensez-vous que l’avocate qui réclame un outrage au tribunal et une incarcération est animée par un sentiment de justice?

        Quel(le) homme (ou femme) est assez bon(ne) pour juger un autre homme(ou femme)SANS SON CONSENTEMENT et le (la) priver ainsi de sa liberté?

        Mais il ne font qu’appliquer la loi, me direz vous.

        Mais justement, qu’est-ce que la loi exactement?

        Disont simplement, qu’il y a plusieurs types de loi, et qu’elles n’ont pas tous la même valeur.

        La loi maritime (le droit de la mer) n’est pas la la Common Law (la loi de la Terre).

        La loi suprême au Canada est la Bible King James, version autorisée.

        Vous ne me croyez pas?

        Lisez le texte du couronnement de la reine (Coronation Oath) et vous verrez qu’elle a juré d’appliquer les lois de Dieu (ainsi que les lois et coutumes des pays du Commonwealth).

        http://www.parliament.uk/documents/commons/lib/research/briefings/snpc-00435.pdf

        Ces lois et coutumes, c’est la Common Law, laquelle est fondée dans une large mesure sur les principes de la Bible version King James.

        Essentiellement, toutes les lois de la Bible peuvent être résumées en 2 règles très simples :

        1) Aime Dieu avec tout ton coeur, toute ton âme et tout ton esprit

        2) Aime ton prochain comme tu voudrais qu’il t’aime.

        De cette 2e règle est née la règle d’or, qui est un des pilers de notre civilisation :

        ‘Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ».

        Pour résumer rapidement les principes de Common Law, disons simplement qu’un crime ne peut exister sans qu’il y ait une victime, et que pour avoir un droit d’action contre quiconque, il faut avoir une réclamation, et pour avoir une r.clamation il faut soit avoir subi un pr.judice ou avoir un droit résultant d’un contrat.

        Ce qui passe aujourd’hui pour des lois, Le Code la route par exemple, et toutes les autres ‘lois’ qui dictent un certain comportement, n’a rien à voir avec la Common Law.

        Pourtant tous les juges, offciers de cour et agents de la paix ont prêté serment d’allégeance à la Reine.

        C’est pourquoi celui qui veut se prévaloir de la Common Law lorsqu’il se présente en Cour se déclare un homme libre régi par la Common Law et demande au juge s’il a prêté serment pour sièger, et de produire la preuve de son serment.

        Son serment l’oblige à respecter la Common Law.

        Comme il n’existe aucune victime ni aucun droit contractuel justifiant l’institution de procédures contre une homme qui ne brise pas la paix, le juge viole les principes de Common Law, et partant, son serment en tentant de juger un homme qui n’a pas violé la Common Law.

        La façon de contourner tout ceci est d’obtenir le consentement de l’homme à être jugé par cette autorité fictive.

        Si vous consentez, vous êtes lié par le contrat que vous avez conclu.

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          29 septembre 2010 à 21 09 54 09549
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          Merci de ce bon mot. C’est très gentil.

          Vous dites ensuite:
          « Est-ce que le fait qu’un des loups ait voté pour le PLQ et que l’autre ait voté pour le PQ va changer ce qui va être au menu pour le souper? »

          Effectivement, on va manger du mouton. La politique est un univers de loups, nous sommes d’accord.

          « Vous n’êtes pas un marin sur un navire. »

          Vous me tendez« donc des piège mon snoro! C’est vous qui avez parlé de navire et de capitaine en premier. Vilain garçon!

          « Quel(le) homme (ou femme) est assez bon(ne) pour juger un autre homme(ou femme)SANS SON CONSENTEMENT et le (la) priver ainsi de sa liberté? (B)  »

          Un groupe d’homme qui ont décidé de suivre des règles établies par l’ensemble. (enfin , normalement, c’est comme ça).

          « 2) Aime ton prochain comme tu voudrais qu’il t’aime.

          De cette 2e règle est née la règle d’or, qui est un des pilers de notre civilisation :

          ‘Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ».  »

          Petite nuance:
          La règle chrétienne est « aime ton prochain comme toi-même ».

          Acceptons cette règle d’or, pilier de notre civilisation qui est: « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » et servons-nous du même genre de raisonnement objectif dont vous vous servez:

          La signification identique à cette règle d’or, en prenant les contraires serait: « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse ». Et nous pouvons en déduire OBJECTIVEMENT, que si quelqu’un me coupe un bras, c’est qu’il veut que je lui coupe le sien. Ce qui est appelé la loi du talion.

          « La façon de contourner tout ceci est d’obtenir le consentement de l’homme à être jugé par cette autorité fictive.  »

          Le simple fait d’accepter de vivre dans une société, indique que l’individu accepte ses normes; et l’une des normes est d’accepter d’être jugé par un juge dûment nommé par les autorités gouvernementales, quelle que soit la couleur du juge, ses opinions sur la « common law » ou sur Céline Dion. Vous acceptez d’amblée ou vous déménagez ailleurs.

          Une société ne peut exister si chacun remet en cause constamment chacun des paliers structurels de cette société. Donc chacun des individus accepte la structure sociale où il vit ou alors, il déménage pour trouver une structure à son goût.

          J’ai « passé en cour » dans un pays d’Afrique pour un accident de voiture. Il y avait trois juges. Trois têtes valent mieux qu’une, me direz-vous? Cela dépend et c’est totalement relatif. Je ne suis pas prêt à acepter les normes qui existent dans ce pays au niveau de la législature. Et je suis très heureux d’être ici, au Québec.

          Amicalement

          André Lefebvre

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    29 septembre 2010 à 13 01 39 09399
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    Voici un des sites canadiens les plus étoffés sur le sujet, comprenant plusieurs articles indispensables pour ceux qui veulent comprendre comment fonctionne vraiment le système.

    http://www.freedomfiles.org/law/law.html

    Dans le même sens, voici un site américain également très utile:

    http://freedom-school.com/

    Pour une vue d’ensemble du système, voici un livre qui m’a fait comprendre bien des choses :

    http://www.freedomfiles.org/extortion.pdf

    Voici un vidéo qui illustre ce que j’expliquais plus tôt concernant le droit maritime et le fait que le juge est un capitaine sur un navire.

    Si vous savez qui vous êtes, et ce que vous n’êtes pas, vous pouvez prendre le contrôle de la situation et règler vous-mêmes le problème.

    http://www.youtube.com/watch?v=8EzJsUExEDE

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    29 septembre 2010 à 14 02 10 09109
    Permalink

    Voici quelques autres vidéos qui montrent comment se comporter dans une cour d’amirauté.

    1)

    http://www.youtube.com/watch?v=uU7G6XIMt2Q

    2)

    http://www.youtube.com/watch?v=SWb_89i6vmk

    3)

    http://www.youtube.com/watch?v=PGK_Lb84WhA

    Veuillez noter que je ne fournit aucun avis juridique de quelque nature que ce soit. Je vous encourage à faire des recherches et à consulter les divers liens, en espérant que ces informations vous aideront à comprendre la réalité, telle qu’elle est.

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      29 septembre 2010 à 15 03 48 09489
      Permalink

      Une seule petite question:

      Croyez-vous que des influences indues se manifestent au niveau de la nomination des juges?

      Et en parallèle: lequel; sera Héros de ces jeux de la commission: Bellemare ou Charest?

      André Lefebvre

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    30 septembre 2010 à 11 11 32 09329
    Permalink

    Je viens d’entendre les résultats d’une firme qui calcule la couverture médiatisée de tout ce qui se passe et il se trouve que le hockey et le club des Canadiens sont DEUX FOIS plus médiatisé que la politique au Québec! Les Canadiens sont deux fois plus populaire que la politique et tout ce que ça comprend avec les scandales, la commission Bastarache, etc.

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      1 octobre 2010 à 20 08 45 104510
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      Lors de la décadence de Rome, c’était la même chose. Les jeux étaient plus populaires que la politique.

      Amicalement

      André Lefebvre

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    2 octobre 2010 à 11 11 46 104610
    Permalink

    Instructif:

    Les dix stratégies de manipulation de masses

    Noam Chomsky

    Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

    1/ La stratégie de la distraction

    Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

    Voir le reste de l’article: http://www.pressenza.com/npermalink/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses

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    16 mai 2013 à 8 08 47 05475
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