Une agonie interminable et inhumaine !

 

L’interminable et violente crise souveraine européenne s’est calmée ces dernières 48 heures, du moins pour le moment ou pour l’instant. Le drame s’est déplacé vers les Etats-Unis avec le Président Obama qui a quitté – de manière tout aussi spectaculaire que théâtrale – les pourparlers quant au relèvement du plafond de l’endettement du pays et avec les agences de notation qui – de manière prévisible – remettent en cause le AAA américain. Notre Occident fait décidément pitié – voir mon billet précédent… Ne nous réjouissons effectivement pas trop vite de cette apparence d’accalmie de la tempête européenne car la scission européenne n’est qu’une question de temps !

A ce stade et à de tels niveaux, la masse des endettements des nations européennes périphériques importe peu, elles ne pourront en effet pas survivre sans apports frais en liquidités pour régler leurs frais de fonctionnement ou, tout simplement, les intérêts de leurs dettes. En réalité, leur situation est devenu si inextricable qu’elles ont besoin d’argent frais pour payer leurs dettes existantes car elles ne génèrent à l’évidence pas assez de liquidités pour s’acquitter de leur dû… Madoff et d’autres ont été condamnés pour moins car ceci est tout bonnement qualifiable et digne d’un schéma de Ponzi !

La Grèce, qui cherche donc et à qui l’on impose, de s’endetter plus pour payer ses anciennes dettes, sera – à n’en pas douter – secourue par l’alchimie concoctée par le F.M.I., par la BCE et par les instances de l’Union. Car ces illusionnistes feront appel à tous les artifices possibles afin d’éviter la débâcle de cette nation et ce non pas par générosité ou mus par un brusque sentiment de sollicitude envers son peuple mais simplement car la Grèce, qui ne représente certes qu’un infime pourcentage du P.I.B. de l’Union, en est aussi le pare feu.

Si la Grèce a ainsi besoin de 200 milliards d’Euros environ pour péniblement émerger, il est aisé d’imaginer les sommes nécessaires pour secourir l’Italie qui dispose de la troisième dette souveraine la plus importante au monde, après le Japon et les USA ! L’Italie, qui doit lever quelque 1’400 milliards d’Euros ces cinq prochaines années,  sera immédiatement suivie – ou précédée ? – par l’Espagne sachant que ces deux nations, prises ensemble ou même séparément, seront absolument impossibles à renflouer du fait de leur taille mastodontique.

Que pourraient en effet faire ces pauvres responsables européens – qui se noient déjà dans le verre d’eau grec – en cas de sévère tourmente italienne et/ou espagnole… ? En d’autres termes, les autorités de l’Union, trop conscientes de leur impuissance à juguler ces « Too Big To Bail” que seraient des pays autrement plus importants par la taille que la petite Grèce, en sont à maintenir artificiellement en vie cette pauvre nation exsangue au lieu de lui offrir la seule porte de sortie honorable et salvatrice pour sa population meurtrie, à savoir la faillite…

Donc : suite au prochain épisode, dans quelques jours ou tout au mieux le mois prochain.

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