Une histoire de deux théories de l’exploitation (1ere partie)

 

Dans un article précédent, j’ai déjà effleuré la théorie marxiste de l’exploitation. Aujourd’hui j’aimerais l’opposer à une théorie alternative, celle de l’école autrichienne d’économie. Comme vous verrez, et vous en serez peut-être étonnés, les deux théories ont un tronc commun. Là où elles divergent est sur la nature des exploitants et des exploités. J’entends vous exposer la théorie marxiste et ses failles dans la première partie et la théorie autrichienne dans la seconde.

Commençons donc par le noyau de la croyance marxiste:

  • « L’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte des classes ». Selon Marx, C’est l’histoire de la lutte entre une classe dirigeante relativement restreinte et une classe d’exploités plus large. L’exploitation est économique. La classe dirigeante exproprie une partie de la production des exploités, une « plus-value ».
  • La classe dirigeant est unie par son intérêt commun de poursuivre sa domination. Elle n’abandonne jamais délibérément son pouvoir et ne peut être délogée que par la lutte qui dépend de la conscience de classe des exploités. C’est-à-dire à quel point les exploités son conscient de leur sort et sont unis avec les autres membres de leur classe en opposition à leur exploitation
  • La domination de classe se manifeste, dans les termes marxistes par des « relations de productions » particulières. Pour protéger ces relations, la classe dirigeante forme et dirige l’État comme appareil de coercition. L’État impose une structure de classe et favorise la création et l’entretien d’une superstructure idéologique destinée à fournir une légitimité à cette structure de domination de classe.
  • A l’intérieur, le processus de concurrence au sein de la classe dirigeante engendre la tendance à une concentration et à une centralisation croissantes. Un système polycentrique d’exploitation est progressivement remplacé par un système oligarchique ou monopolistique. De moins en moins de centres d’exploitation demeurent en fonction, et ceux qui restent sont de plus en plus intégrés dans un ordre hiérarchique. A l’extérieur, c’est-à-dire vis-à-vis du système international, ce processus interne de centralisation conduira (avec d’autant plus d’intensité qu’il sera plus avancé) à desguerres impérialistes entre États et à l’expansion territoriale de la domination exploiteuse.
  • Finalement, la centralisation et l’expansion de la domination exploiteuse se rapprochant progressivement de sa limite ultime de domination mondiale, la domination de classe sera de moins en moins compatible avec le développement et l’amélioration ultérieures des « forces productives ». La stagnation économique et les crises deviennent de plus en plus caractéristiques et créent les « conditions objectives » pour l’émergence d’une conscience de classe révolutionnaire chez les exploités. La situation devient mûre pour l’établissement d’une société sans classes, le « dépérissement de l’Etat », le remplacement du « gouvernement des hommes par l’administration des choses », et ilen résulte une incroyable prospérité.

Ces thèses sont parfaitement justifiables, mais malheureusement, elles sont déduite d’une théorie de l’exploitation qui est absurde. Pour Marx, des systèmes pré-capitalistes tels que l’esclavagisme et la féodalité sont caractérisés par l’exploitation. Ça va de soit. Évidemment, l’esclave n’est pas le propriétaire de son propre corps es se voit exproprié de tous les fruits de son labeur au profit de son maitre qui le lui fournit que sa subsistance et le seigneur féodal, en s’appropriant de terres qui ont été défrichées par les serfs par simple attribution royale, profite sur le dos des paysans. Il n’y a aucun doute qu’il s’agit d’exploitation et que l’esclavage et la féodalité entravent le développement des forces productives. Ni l’esclave, ni le serf ne produiraient autant qu’ils ne le feraient en l’absence d’esclavage ou de servage.

Par ailleurs, Marx maintient que rien n’est changé dans un système capitaliste. C’est à dire, si l’esclave devient un travailleur libre ou que le paysan décide de cultiver une terre qu’un autre a été le premier à développer et paie un loyer en échange du droit de le faire. C’est vrai que dans le chapitre 24 de Das Kapital, Marx démontre que la plus grande part de la propriété capitaliste initiale provient du pillage, de l’accaparement des terres et de la conquête; et dans le chapitre 25 il décrit le rôle de la force et de la violence dans l’exportation du capitalisme au Tiers-monde. C’est essentiellement correct, et dans la mesure où ça l’est, je ne nierai pas le caractère exploiteur de ce capitalisme là.

Ce que Marx omet de mentionner, à travers son récit propre à inciter l’indignation du lecteur, est que même un capitalisme où l’appropriation originelle du capital serait la résultante de la première mise en valeur (ou homesteading, en anglais), du travail et de l’épargne; serait tout autant exploiteur. Comment est-ce exploiteur? Selon Marx, le capitaliste paie un certain montant d’argent en matières premières et en salaires pour produire un bien qu’il revend pour un montant supérieur, dégageant un profit, ou une « plus-value » qui est prélevée des salaires des prolétaires. En d’autre termes, le capitaliste paie l’équivalent de trois jours de travail au salarié alors qu’il en a travaillé cinq et s’approprie le reste. Donc, selon Marx, il y a exploitation.

Où est la faille dans cette analyse? Elle réside dans la raison pourquoi une travailleur libre accepterait ce genre d’arrangement. C’est parce que le salaire qui lui est payé représente une valeur actuelle, alors que les biens produits représentent une valeur future et que le salarié considère qu’un montant d’argent maintenant a plus de valeur que le même montant plus tard. Après tout, un salarié pourrait décider d’être travailleur autonome et ainsi récupérer la valeur totale de son produit, mais ça impliquerait bien entendu qu’il devra attendre que ce produit soit fabriqué et vendu avant de le récolter. Ça implique également qu’il devra aussi, avant de récolter les fruits de son labeur, payer pour les différents outils et matériaux nécessaires à la production. Accepter un salaire lui permet de vendre son travail, sans avoir à investir dans les autres facteurs de productions et sans avoir à attendre que le produit soit fini et vendu. Il préfère donc recevoir ce montant plus petit, en échange de ces avantages.

À l’opposé, pourquoi un capitaliste investirait-il dans une ligne de production, s’il ne retirait pas une valeur supérieure au montant investit? Pourquoi se priverait-il de ce montant pendant toute la période de production, alors qu’il pourrait tout aussi bien l’utiliser pour sa propre consommation? S’il doit payer les salaires des travailleurs maintenant, il faut que ça lui rapporte quelque part dans le futur, sinon pourquoi le ferait-il? Ceci fait aussi abstraction du fait que le capitaliste doit aussi fournir les autres facteurs nécessaires à la production, et que par conséquent, le travail du salarié ne pourrait compter que pour une fraction du produit final, puisque s’il travaillait à son propre compte, il devrait également assumer ces coûts.

Ce qui ne fonctionne pas dans la théorie marxiste de l’exploitation est qu’elle ne reconnait pas le phénomène de la préférence temporelle dans l’action humaine. Le fait que le travailleur ne reçoive pas la « pleine valeur » de son travaille n’a rien à voir avec l’exploitation, mais découle du fait qu’on ne peut pas échanger des biens futurs contre des biens présents sans payer une escompte. La relation entre le salarié et le capitaliste, contrairement à celle de l’esclave et de son maitre, n’est pas antagoniste, elle est plutôt symbiotique dans la mesure où chacun y tire un avantage. Le travailleur préférant recevoir un certain montant maintenant, alors que le capitaliste préfère la promesse d’un plus gros montant dans le futur.

Il va sans dire que si la théorie de l’exploitation marxiste est fausse dans son identification des exploiteurs et de la nature même de la méthode d’exploitation, toute les idées qui en découlent pour mettre fin à cette exploitation sont essentiellement incorrectes également. La semaine prochaine, je vous présenterai ce que les économistes autrichiens considèrent comme l’interprétation correcte de l’exploitation qui prévaut dans la société.

32 pensées sur “Une histoire de deux théories de l’exploitation (1ere partie)

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    22 avril 2011 à 4 04 00 04004
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    les balises html sont apparentes. les liens http ne sont pas balisés. je vous suggère de modifier. et de supprimer mon message.
    ou bien, c’est mon google chrome qui aurait des problèmes de lecture.

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    22 avril 2011 à 4 04 30 04304
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    Marx omet effectivement la temporalité dans le rapport à l’utilisation de la richesse mais vous omettez la situation de dépendance. la mise en place d’un système d’exploitation les uns par les autres se fait en amont de son fonctionnement.
    Le « jeu » de la population «exploitante» va être de positionner la population «exploitée» dans le système social ou l’exploitée est en permanence dépendante des flux de richesses maîtrisées par l’exploitant. La mise en place avec succès d’un tel système repose sur deux pré-requis :
    la captation des richesses par l’exploitant. initialement elle s’est faite par la coercition puis par la mise en place de systèmes sociaux régis par des lois; ces lois sont intégrées au travers d’un système socio-éducatif toujours soutenu en arrière-plan par le système coercitif discret mais actif.
    Le deuxième pré-requis au « bon » fonctionnement d’un système d’exploitation et l’impossibilité pour l’exploité de capter suffisamment de richesses pour s’affranchir des flux détenus par l’exploitant.
    Les évolutions sociétales remettant en cause les statuts exploitants et exploités peut venir de la disparition de la source de richesse (catastrophe écologique…) et une évolution interne de la catégorie exploitants qui perd de vue le fondement de sa capacité à conserver la richesse à l’instar de l’aristocratie française à la veille de la révolution.
    Marx s’est trompé quand il a considéré que les rapports exploitants, exploités découlent de l’activité économique. L’activité économique résulte, en fait, de l’action sociale des uns sur les autres pour se positionner dans une relation de dépendance.

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      22 avril 2011 à 8 08 15 04154
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      @ Erwan

      Mont point ici est largement que Marx se trompait dans l’identification des exploitants et des exploités et que par conséquent, les solutions qu’il présente sont erronées. Mais à la base, sa lecture du fait qu’il y a de l’exploitation est correcte. La seconde partie de mon article jettera ce que j’appellerais une nouvelle lumière sur les vrais pillards et la nature de leur pillage.

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    22 avril 2011 à 4 04 32 04324
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    Karl Marx est un mauvais philosophe. Les définitions des concepts qu’il utilise sont confuses. Ainsi, parfois, le capitalisme est défini comme étant un système de production qui respecte le droit de propriété et le contrat. Parfois, le capitalisme est défini comme la violence et la violation de ce même droit de propriété. La coexistence simultanée de ces deux définitions contradictoires suffirait à disqualifier le discours de Marx.

    Mais, en aucun lieu, Marx ne définit ce qu’il appelle une « classe sociale ». Or ce concept non définit, est le fondement de sa théorie. Cette deuxième erreur de méthode philosophique suffit, elle aussi, à disqualifier son raisonnement philosophique. Un sociologue tente de définir une catégorie socio-professionnelle dans le but de faire une enquête sur la consommation de yaourts. Mais cette définition de catégorie socio-professionnelle est susceptible de varier selon le contexte de l’étude sociale.

    Marx aurait du rester dans les oubliettes de l’histoire de la philosophie et des sciences économiques. Ce sont des politiciens qui ont utilisé ces théories incohérentes pour tenter de justifier leur despotisme violet sur un peuple.

    Vous posez la question de la faille dans le raisonnement de Marx que vous rappelez. L’erreur de Marx est d’omettre qu’il existe un consentement dans un échange volontaire. Vous rappelez qu’il existe un « arrangement ». Le mot « consentement » me parait plus exact. Mélanger dans un même vocable une spoliation et un échange volontaire manifeste l’incohérence de la pensée de Marx.

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      22 avril 2011 à 8 08 26 04264
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      @ gdm

      Vous posez la question de la faille dans le raisonnement de Marx que vous rappelez. L’erreur de Marx est d’omettre qu’il existe un consentement dans un échange volontaire. Vous rappelez qu’il existe un « arrangement ». Le mot « consentement » me parait plus exact. Mélanger dans un même vocable une spoliation et un échange volontaire manifeste l’incohérence de la pensée de Marx.

      Les marxistes vous répliqueraient sans doute que les rapports de forces sont inégaux entre employeurs et employés, du fait que les travailleurs n’ont pas le « luxe » de refuser un emploi de par leur situation économique relativement faible. La réalité par contre, est que même si un travailleur peut être forcé d’accepter un emploi moins qu’idéal, rien ne l’empêche, pendant qu’il est déjà employé par une firme, de négocier avec d’autres employeurs pour améliorer sa situation. Ceux qui ont des tendances marxistes s’imaginent toujours que le seul temps qu’on doit se chercher un emploi est pendant qu’on est au chômage. Au contraire, c’est quand on a déjà un emploi qu’on peut négocier un salaire en position de force et donc, c’est à ce moment qu’il est le plus avantageux de chercher un emploi. C’est souvent de cette manière que ceux qui réussissent le mieux dans la vie obtiennent de l’avancement.

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    22 avril 2011 à 9 09 23 04234
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    Il y a plusieurs failles dans le raisonnement de Karl Marx, qui était sans aucun doute un agent à la solde des puissances qui dominent le monde par la porte d’en arrière. Les gens intellignents détestent le communisme, le socialisme, le collectivisme et tous ces autres systèmes qui réduisent l’individu et la volonté individuelle à zéro. Personne ne veut être un esclave, que ce soit aux mains d’un propriétaire de plantation ou d’un état tout-puissant derrière lequel se cache un propriétaire de plantation.

    http://thepopulist.net/?p=2860

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    22 avril 2011 à 9 09 41 04414
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    Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. Voilà le principe que tous les collectivistes semblent ignorer, ce qui n’est pas surprenant car il y longtemps qu’ils ont arrêté de penser pour eux-mêmes et s’en sont remis à l’état tout-puissant pour leur dire quoi faire et quoi penser.

    Pendant ce temps, le petit groupe qui contrôle la gauche, la droite, le milieu, et tous les partis politiques majeurs se bidonne en regardant les cerfs se battre entre eux pour les miettes qu’ils vous lancent à l’occasion.

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    22 avril 2011 à 10 10 56 04564
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    Le problème fondamental avec le communisme, c’est qu’il préconise une mise en commun de tous les actifs et une redistribution ‘équitable’ ou ‘égale’ entre tous les individus. On sait que ce n’est pas ça qui arrive, mais c’est ce que les communistes prétendent.

    Donc, on nous propose une équation entrée de fonds/sortie de fonds.

    Donc, on voit tout de suite que tous les gens productifs, qui ont la possibilité d’accumuler des biens, les plus instruits, les plus dynamiques, les plus travaillants vont être perdants dans cette équation.

    Donc, un système collectiviste a un effet de démotivation sur les gens les plus talentueux et travaillants de la société, parce qu’il n’y a plus d’incitatif à la réussite, autrement que dans le modèle proposé par l’état.

    Autre constat, les éléments les moins productifs, les plus dépendants, les moins travaillants sont les plus susceptibles d’être séduits par l’idéologie collectiviste.

    Quand tu ajoutes un processus dit ‘démocratique’ (ou tous les candidats sont contrôlés par le même groupe) à un système dit ‘collectiviste, tu créé l’illusion que les actes du gouvernement sont autorisés par le peuple et sont par conséquent légitime.

    Mais comme on disait, vu que ce système plaît d’abord aux éléments les plus médiocres de la société, un fort pourcentage de gens plus éveillés devient désabusé et refuse de participer aux élections essentiellement truquées, de sorte que tu te ramasses avec la situation que nous connaissons ici au Canada, alors qu’à peine 50 % des électeurs potentiels votent, et que le gouvernement est ‘élu’ avec 35 % des suffrages, c’est-à-dire 17.5 % des électeurs. Si on inclut tous les mineurs qui n,ont pas le droit de vote, le gouvernement reçoit son mandat d’au plus 15 % de toute la population, et pas les plus intelligents dans bien des cas.

    Si on excluait la pratique des partis politiques qui consiste à aller chercher les aînés dans les résidences pour personnes âgées le jour du vote , le taux de participation serait propbablement inférieur à 15 %.

    Pis là, on ne parle même pas du fait que 90 % des gens qui votent ne connaissent même pas les dossiers importants dans lesquels le gouvernement est impliqué.

    C’est ça la démocratie et le collectivisme.

    Un piège à cons!

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    22 avril 2011 à 13 01 02 04024
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    L’histoire du monde nous apprend que la cupidité, la recherche de pouvoir et la bêtise sont infinies. Heureusement il y a parfois la résilience de certains peuples. En ce qui nous concerne plus particulièrement, il est clair pour moi que notre sois-disant démocratie se transforme de plus en plus en ploutocratie. Quand la présidente d’une coopérative d’épargne reçoit 2 millions de $ en salaire, c’est que nous y sommes probablement déjà.

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    22 avril 2011 à 13 01 02 04024
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    Je ‘ai pas la même interprétation que Marx non plus et, surtout, je crois que la notion de classe perd son sens dès qu’on passe a une économie tertiaire. Mais pour ça, j’invite tout le monde a lire mon site au complet… sans trop avoir d’attentes qu’on le fera de mon vivant :-).

    Sur le point précis discuté ici, toutefois, je pense que la « préférence temporelle » prend un tout autre sens, quand on comprend que, dans une société d’abondance, le capital investi a besoin de produire encore plus que le consommateur n’a besoin de consommer le produit !

    Voyez comment fonctionne maintenant la distribution et les ventes en bas du prix de revient ! La « préférence temporelle » peut prendre une valeur négative. Il faut en tenir compte en analysant l’exploitation.

    L’exploitation, a mon avis, va bientot disparaitre. On revient aux valeurs sures: l’extorsion ( au palier des matieres premieres) et la fraude (par le systeme monétaire).

    Pierre JC Allard

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    22 avril 2011 à 13 01 20 04204
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    Une partie de l’erreur réside dans le fait que l’on ACCEPTE le résultat de ce processus qui, en somme, est une vaste supercherie.

    Je n’accepte pas d’être lié par le résultat d’un vote auquel je n’ai pas participé.

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    22 avril 2011 à 16 04 02 04024
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    Monsieur Aimé Laliberté , le 22 avril 2011 à 09.41 vous avez dit presque  »TOUT ». === >Pendant ce temps , le petit groupe qui contrôle , la gauche , la droite , le milieu, et tous les partis politique majeurs se bidonne en regardant les cerfs se battre entre eux pour les miettes qu’ils lancent à l’occasion.

    (J.M.)On ne règlera rien tant qu’on ne parlera pas de ceux qui dirigent les Politiciens. === Il ne me reste plus que Gilles Duceppe à savoir , mais ça sent la France au boutte et comme elle contrôle les autres ……..

    Monsieur Laliberté , parlez-moi d’Élisabeth May = Anglicane.
    , JACK lAYTON = Église Unie Canada => protesstant ou B.B. ?
    Parlez-moi de Michael Ignaceff et de ses Orthodoxe ….
    Parlez-moi de Harper et surtout de Laureen Taskey => parti réformiste du Canada. === En 1990 , il était appuyé par des groupes comme le Héritage Front , etc, etc,etc,

    Parlez-nous aussi Monsieur Laliberté , de Zsuzsanna Zsohar. === Les élections , c’est demain et on ne sait toujours pas…….
    Jean-Marie De Serre.

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    22 avril 2011 à 16 04 36 04364
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    @Aimé Laliberté
    le bulletin de vote est un sondage pour élire le moins pire. Un bulletin de vote n’est pas un mandat. Le bulletin de vote n’est pas un mandat de représentation, ni un mandat pour agir en votre nom. Une votation désigne un fonctionnaire de l’Etat par un processus électif.

    Donc, même si vous votez, vous n’êtes pas lié par le résultat du vote.

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    22 avril 2011 à 16 04 40 04404
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    Jean-Marie,

    Je ne connais pas la plupart de ces noms. Je vais vérifer cela quand j’aurai une minute, mais si vous savez quelque chose, ne nous faites pas languir.

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    22 avril 2011 à 16 04 45 04454
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    @pierrejcallard
    L e concept de « classe » n’a jamais été défini par Marx. Et Marx n’aurait pas pu le définir, car son concept de classe était philosophiquement incohérent.

    Mais le concept de classe exploiteuse est pertinent lors que la « classe » désigne ceux qui vivent de l’argent volé au contribuable. La classe esclave, ou semi-esclave, ou classe victime, est ceux qui sont spoliés par l’impôt.

    L’Etat brouille les cartes en faisant en sorte que chacun reçoit un peu d’argent des impôts. Chacun devient alors un receleur d’impôt. Les concepts des classe exploiteuse et classe victime deviennent ainsi inopérants.

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    22 avril 2011 à 17 05 02 04024
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    Jean-Marie,

    Je vous ai aussi montré ces entrevues de Shelley Ann Clark qui était l’adjointe d’un des 3 négociateurs pour le Canada lors du traté de libre-échange avec les É-U.

    Elle raconte comment l’entente qui a été signée n’a jamais été montrée au public, parce que le Canada a été ‘vendu’ aux É-U.

    Elle raconte aussi comment elle trafiquait les documents de travail qui étaient montrés aux premiers ministres provinces durant les négociations, pour pas qu’ils voient comment leur économie allait être détruite.

    Elle raconte aussi comment une compagnie américaine avait accès aux ordinateurs de tous les employés dans le bureau de l’équipe de négociation pour le Canada.

    Mme Clark raconte la même histoire depuis 1994.

    http://nesara.insights2.org/NAFTA2.html

    Entrevue à partie de 29 minutes 50 secondes :

    http://www.blip.tv/file/4685833

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    22 avril 2011 à 17 05 35 04354
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    Écoutez cette vidéo, à 4 min. 30 sec, l’analyse explique que l’eau est un ‘bien’ qui peut être acheté et vendu en vertu du traité, et le Canada n’a pas le droit d’imposer de limites sur le volume d’eau qui pourrait être exporté.

    En plus, le Canada se serait engagé à founir une part ‘proportionnelle’ de son eau et de ses ressouces aux USA, donc on peut garder 10 % de nos ressouces pour nous, pcque la population des USA est 10 fois plus grosse que le Canada.

    C’est pour ça que les élections ne veulent absolument rien dire!

    Les jeux sont déjà faits, si on ne consteste pas la légitimité de tout ce processus de A à Z, à commencer avec le fait que le Canada ne peut être autre chose qu’une colonie, vu que sa constitution énonce expressément que le chef d’état et le souverain du Royaume-Uni.

    Tu ne peux pas avoir un pays indépendant si le chef d’état est le souverain d’un autre territoire.

    Donc, je pense que c’est le début de la solution. Le Canada est une corporation inscrite en bourse, et le parlement le conseil d’administration de cette xorporation, dont la Reine est le principal actionnaire.

    C’est comme ça que je comprends ça!

    http://www.youtube.com/watch?v=UdejOcCnmgo&feature=related

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    22 avril 2011 à 18 06 54 04544
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    Aimé,

    À vous lire, il faudrait que le NPD prenne absolument le pouvoir, le 3 mai prochain, pour briser à tout prix notre Accord de Libre-échange (ce qu’ils désirent vraiment), et que nous retournions aux vieilles années Trudeau, où la richesse économique stagnait, en termes de croissance, où il existait un immense mur virtuel entre nos deux nations.

    Ce n’est pas parce que certains groupes de corporatistes (privés, unions, politiques) veulent aspirer nos ressources (à bon prix?), qu’il faille jeter le traité à la poubelle, et les récoltes qui viennent avec. Toute chose implémentée est matière à amélioration, ne l’oubliez jamais. Je préfère de loin travailler dans le sens du libre-marché entre les nations qui y adhèrent, que de prôner des théories qui sont juste bonnes pour une poignée de gens qui vivent isolés dans une grande forêt, sans aucun contact avec l’extérieur.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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    22 avril 2011 à 18 06 55 04554
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    Karl Marx était un sataniste notoire, toutes ses idées sont donc à prendre avec la plus grande circonspection.
    Le Marxisme réduit l’être humain à une unité économique, ces motivations sont strictement de cet ordre, même choses en ce qui concerne les nations voire l’histoire humaine, selon les théses marxistes c’est l’économie qui est le moteur du monde.

    Le marxisme est théorie bien pratique pour éliminer tout ce qui releve de la morale ou de la spiritualité, il constitue peut être le premier prét à penser de l’ére moderne.

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    22 avril 2011 à 22 10 31 04314
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    J’ai vu la caricature de Ygreck du 19 Avril dernier.
    On voit les portraits de Marx, Engels, Lénine, Staline, et Pauline…
    http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef014e610d636f970c-popup
    Le lien du site:
    http://ygreck.typepad.com/

    Quelqu’un connait Engels ? Moi pas connaitre…
    Ce qui est drôle aussi, c’est que sur cette image, Marx ressemble à s’y méprendre à un membre des 7 dont on voit la petite photo en haut de la page d’accueil, c’est frappant !

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    22 avril 2011 à 22 10 48 04484
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    Fraddé,

    De quoi tu parles au juste. Avant qu’on s’attache les mains avec le traité de libre-change, on pouvait adopter des mesures dites ‘protectionnistes’ pour protéger nos divers secteurs de production.

    Personnellement, je crois que ce n’est jamais bon quand tu limite ton champ d’action des années à l’avance, ou que tu attaches les mains de tous les gouvernements subséquents, même quand t’as juste été élu pour 4 ans.

    En plus, Fraddé, je ne suis pas du tout d’accord avec votre raisonnement. Brian Mulroney, probablement l’ex premier ministre le plus détesté de l’histoire du Canada, a menti honteusement à la population canadienne pour justifier le traité au début des années ’90.

    On sait en plus, grâce au témoignange de Shelley Ann Clark, que l’entente qui a été signée n’a jamais été dévoilée.

    Je vous réfère à mes autres commentaires concernant son témoignange qui démontre toute la magouille entourant ce traité.

    Tout ça pour dire que je ne comprends pas ce que vous voyez de bon dans ce traité.

    Vous pensez que les 20 dernières années ont été un boom économique. Bien oui, la dette nationale a aussi triplé et vos impôts ont presque doublé.

    Une maison qui coûtait 100 000 2n 1991 en coute maintenant 250 000 $ et les taxes qui était 2 000 $ sont maintenant 5 000 $. La TPS sur les services n’existait pas, c’est maintenant 7 %, La TVQ n’existait tout simplement pas, c’est maintenant 8 %.

    Le gaz était 0.70/litre, c’est maintenant 1,40 $, Le téléphone était 15 $/mois, c’est mainteant 60 $. le cable était 15 $/mois, c’est maintenant 60 $. Un billet au Forum dans les rouges coûtait 60 $, c’est maintenant 250 $.

    Voulez-vous que je continue?

    Et surtout, maintenant qu’on a détruit diverses industries et qu’on voudrait réparer les pots cassés, on ne peut pas, parce qu’on a renoncé aux divers pouvoirs qui pourraient nous permettre de eéfendre NOS intérêts.

    Non, je ne suis vraiment pas d’accord avec vous Fraddé. Je crois que vous régurgitez la propagande de la pute de la rue St-Jacques sans vous en rendre compte.

    Si je vous comprend bien, on peut vous piquer votre pays sous le nez, le vendre à des étrangers et, en autant que des ‘jobs’ soient créées, vous ne voyez pas de problème.

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    22 avril 2011 à 23 11 02 04024
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    Fraddé,

    Le traité du libre-échange est un problème parmi tant d’autres. Mais de façon générale, on voit que le Canada abandonne graduellement sa souveraineté à diverses institutions, corporations, groupes d’intérêt privés etc..

    Je ne sais pas quelle est la position du NPD par rapport à l’ALÉNA, et je ne sais pas si je crois le NPD plus que les autres partis, Je suis très très très sceptique. C’est facile de dire des choses qu’on n’aura jamais l’occasion de faire quand on est dans l’opposition comme le NPD. Ce serait peut-être une autre histoire si le NPD était au pouvoir. Je n’aime définitivement pas le penchant syndicaliste et état-providence qui se traduit inévitablement par des mesures socialistes et qui dit socialisme dit bureaucratie et taxes et impôts plus élevés. Rien de positif là-dedans.

    Ils sont tous dans la même équipe à mon avis, sinon Jack Layton se pêterait la tête sur les murs à cotoyer cette gang là pendant 4 ou 10 ans.

    Ma position est la suivante : Prouvez-moi que le Canada est un pays souverain qui possède une constitution légitime, et je prendrai les élections plus au sérieux.

    En attendant, tout ce que je vois, c’est une corporation privée, inscrite à la U.S. Exchange Commission, qui essaye de se faire passer pour un pays, lequel était une colonie jusqu’à la mort de la Reine Victoria et qui, depuis, est un territoire libre, dont personne n’a réclamé la possession légitime, et qui subit les assauts des pirates étrangers venus le dépouiller de ses ressources et de ses richesses.

    Pendant que le peuple regarde passivement la scène et se demande pour quel candidat aller voter…

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    23 avril 2011 à 0 12 31 04314
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    Aimé,

    Je vais y aller par étapes. Pour la dette publique, vous devez vous rappeler l’ère Chrétien-Martin : la dette, on commençait à bien la payer (même à Québec, sous M. Bouchard), des gestes efficaces ont été faits, alors que parallèlement à cela, nous avions triplé le commerce et les occasions d’affaires avec les États-Unis (grâce à l’ALÉNA). C’est lors de la crise de 2008-2009 que nos élus ont pris de mauvaises décisions (comme le fameux Plan d’action économique du Canada), et les déficits sont réapparus.

    Pour les impôts aux entreprises : ils sont passés de 42% (à l’an 2000 -> fédéral + provincial) à 25% aujourd’hui. Notre PIB continue de croître, les occasions d’affaires ne cessent de se présenter à nous. La TPS est passée de 7% à 5%. Les crédits d’impôt sur les rénovations et pour les PME sont toujours à notre portée. Si le coût des maisons montent et les prix, en général, suivent l’inflation, c’est parce que nos élus et la Banque du Canada doivent avoir assez de leadership pour imposer des politiques inflationnistes annuelles de 0%. Ce temps viendra …

    Je suis dans le domaine de l’industriel, et ce que j’ai vu dans la dernière décennie, ce sont beaucoup de belles et dynamiques entreprises d’ici qui ont vu le jour, c’est une diversité économique comme on n’en a jamais eu, ce sont des liens tissés plus serrés avec nos voisins du sud, ce sont des entrées de nouveaux capitaux qui se comptent en milliards, et j’en passe. Le Canada a tout avantage à vendre beaucoup aux Américains. C’est une valeur sûre, la demande est évolutive (310M de population), le transport est modeste, ça tisse davantage nos liens internationaux…

    Si je vous comprend bien, on peut vous piquer votre pays sous le nez, le vendre à des étrangers et, en autant que des ‘jobs’ soient créées

    Hey ! On fait du business ! Vous voulez maintenir votre niveau de vie ? Vous croyez que seule l’économie de type «capitaliste» puisse créer une véritable richesse et de la croissance ? Que les valeurs de liberté sont inhérentes à ce type de société ? Bien, il faut se brancher, mon cher ami ! Il faut travailler dans ce même sens et régler une par une les imperfections de ce qui a été implémenté antérieurement. Mais ce n’est certainement pas en jetant tout à la poubelle, en faisant des Néo-Démocrates de nous-mêmes …

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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    23 avril 2011 à 1 01 05 04054
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    Fraddé,

    Le NDP ce n’est pas mon bag non plus. Je suis pour les échanges consentis librement, mais si on a un pays et qu’on est une nation souveraine, canadienne ou québécoise, on ne peut abandonner nos pouvoirs ainsi sans consulter la population, ou vendre nos ressources 20 ans d’avance, comme pour l’électricité d’Hydro-Québec, parce qu’au bout du compte, on se fait rouler, d’un point de vue strictement financier.

    L’impôt des entreprises a peut-être baissé, mais le fardeau fiscal des particuliers augmente constamment, et c’est vraiment ça qui compte, les individus.

    Également, nous avons laisser des monopoles et oligopoles se crééer dans plusieurs secteurs importants, ce qui nous rend très vulnérables, collectivement.

    Les É-U, c’est un gros marché et c’est normal de vouloir faire de la ‘business’ avec les Américains, mais les USA sont en déclin, au bord du gouffre on pourrait dire.

    Il y a des gros problèmes, à plusieurs niveaux.

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    23 avril 2011 à 10 10 35 04354
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    Aimé,

    L’impôt des entreprises a peut-être baissé, mais le fardeau fiscal des particuliers augmente constamment, et c’est vraiment ça qui compte, les individus.

    Je suis étonné que ce passage vienne de vous. Habituellement, les gens de votre école sont les premiers à dire (avec raison) que l’impôt sur les entreprises est avant tout un impôt supplémentaire pour les individus. Parce que d’une façon ou d’une autre, la facture nous sera refilée.

    Pour ce qui est de l’impôt prélevé à même nos revenus, il faut être logiques et consistants, ici. Présentement, une majorité absolue de Canadiens désire préserver le système public universel de santé. Idem (à un taux moins grand) pour l’éducation publique. Les deux ministères combinés, et vous arrivez, peut-être, à 75% de l’assiette fiscale totale. Alors, comment on paie ces lourds régimes ??

    Il est clair qu’à la longue, ces régimes devront perdre leur caractère «universel». Mais il y a du travail à faire pour se rendre jusque-là. Un jour, le politicien devant nous valorisera les écoles et les hôpitaux privés (parce qu’il n’aura plus le choix, anyways). J’ai bien hâte à ce moment.

    Les É-U, c’est un gros marché et c’est normal de vouloir faire de la ‘business’ avec les Américains, mais les USA sont en déclin, au bord du gouffre on pourrait dire.

    Écoutez, j’ai été un des premiers, sur la francosphère, a prédire la dernière crise économique et à suggérer aux lecteurs d’ôter leurs billes du marché américain avant qu’il soit trop tard. D’ailleurs, certaines de mes interventions doivent être encore archivées sur le site officiel de M. David.

    Si les États-Unis ont à crasher, pas de troubles ! De leur côté, ça leur permettra de réparer les pots cassés et de repartir sur de vraies bonnes bases, puis, de notre côté, ce sera une chance en or pour s’implanter davantage dans leur marché (qui ne peut que reprendre, suite à une chute et dû à leur bassin démographique), et récolter la manne qui en sortira. Aimé, un bon homme d’affaires, c’est quelqu’un qui vend juste avant le crash, et qui achète juste après le crash.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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    23 avril 2011 à 15 03 13 04134
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    Monsieur Aimé Laliberté , je ne sais qu’à partir de ce que je vois sur  »WIKIPÉDIA » et que je peux confirmer à partir du petit LAROUSSE illustré 1991.

    Par contre , à partir du moment où Stéphane Dion et Janine Krieber grande amie d’Aline Chrétien sont déménagé en France pour étudier à l’Institut Politique de Paris , dites-moi pourquoi elle(JANINE) est devenu spécialiste du TERRORISME au Canada ?…..
    J.M.D.S.

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