Une importante vague de désaffiliations à la FECQ


La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) connaît actuellement une vague de désaffiliations au sein de son organisation. À l’issue de référendums, plusieurs associations étudiantes collégiales choisissent de quitter la fédération étudiante.

Selon des articles parus dans La Presse Canadienne, La Presse et Le Devoir, cette crise de confiance à l’endroit de la FECQ trouve son origine dans l’insatisfaction des associations étudiantes envers la Fédération, notamment à cause de son manque de transparence.

Devant cette baisse des effectifs de leur membres, le discours officiel de la FECQ est celui de la « saine remise en question » qui est tenu par Éliane Laberge, présidente de la Fédération. Toutefois, son discours officieux, tenu par son porte-parole Vincent-Olivier Bastien, jette le blâme sur l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) pour ces désaffiliations

Depuis la fin de la grève étudiante et avec l’élection du Parti québécois le 4 septembre dernier, la période de bonne entente entre les fédérations étudiantes est bel et bien terminée. Prenons le cas de la FECQ et de l’ASSÉ : les accusations de maraudage de la première contre la deuxième étaient balayées sous le tapis pendant la grève étudiante, mais resurgissent de manière plus agressive depuis la fin du conflit. Cette situation montre des divergences profondes entre les regroupements étudiants et font voler en éclats l’image d’unité du mouvement du printemps dernier.

Les accusations de maraudage de la FECQ contre l’ASSÉ reflètent une certaine irresponsabilité. Au lieu de reconnaître ses torts, la Fédération se cherche un bouc émissaire afin d’expliquer la fronde qui sévit contre elle de la part de plusieurs associations étudiantes collégiales. Il y a toutefois une nuance à ajouter : il existe bel et bien une frange d’étudiants au cégep, dont l’association collégiale est affiliée à l’ASSÉ, qui veulent faire disparaître la FECQ sous prétexte qu’elle n’est pas assez démocratique dans son fonctionnement interne et dans ses relations avec ses membres…

Quoi qu’il en soit, la FECQ a un examen de conscience à effectuer. Elle doit se demander pourquoi elle voit tant de membres se désaffilier de la fédération en si peu de temps. Elle a également intérêt à prendre ses responsabilités et à se montrer davantage transparente et démocratique dans ses rapports avec les associations encore membres de la Fédération.

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