UNE INCONNUE DE LONDRES

CENTPAPIERS EST EN MUE…

Ce journal  a grandi et il lui faut une nouvelle peau. Plus grande, bien sûr, mais aussi plus coriace, pourquoi ?

Parce que le petit lézard qui se voyait grandir bien peinard au soleil, tirant la langue aux insectes, voit que le monde a changé.

Il comprend qu’un journal citoyen, dans une démocratie médiatique, ça doit parfois cracher des flammes.   Il prend donc une nouvelle peau.

Plus rugueuse ! Incorruptible ! Incombustible ! Dans une démocratie médiatique, un journal citoyen doit devenir un peu dragon et un peu salamandre.  C’est son rôle, car le contrôle de l’opinion publique est si complet, l’immense majorité des médias appartenant aux mêmes personnes et obéissant aux mêmes intérêts ; que la manipulation par le pouvoir est presque parfaite.

Le peuple ne peut opiner que sur ce qu’il sait et ne peut donc s’objecter à rien qu’on ne lui dit pas. Or, on ne lui dit que ce qui est utile. Tout ce qui est publié par les médias est prévu, « packagé », conduisant à une seule solution qui est celle que le pouvoir veut.

Parfois tout droit, parfois en réaction prévue à une provocation, parfois en riposte à la réaction à une provocation. Écoutez les nouvelles et voyez vous-même des exemples de ce billard à trois bandes. La trajectoire est parfois subtile, mais conduit toujours à inciter le peuple à faire ce que le pouvoir veut qu’il fasse. L’équation qui détermine cette trajectoire n’a qu’une solution. Vous êtes totalement manipulés. À moins que ne s’y glisse une petite inconnue.

Cette petite variable, qu’on pourrait appeler une «  inconnue de Londres », en hommage à Albert Londres, le journaliste acharné qui, entre autres, fit fermer le bagne de Cayenne en en montrant l’horreur ; c’est la petite parcelle de vérité qu’un empêcheur de danser en rond peut inopinément introduire dans la masse des données falsifiées.

L’ »Inconnue de Londres », c’est aussi une chanson. C’est l’histoire, que chante Léo Ferré, de cette fille qu’on ne peut corrompre, car être pucelle est sa célébrité. Une toute petite vérité, entre les mains de quelqu’un qu’on ne peut corrompre, peut faire écrouler une colossale structure de mensonges. C’est la crédibilité des menteurs qui gît alors sous les décombres, pendant que s’en extirpe une volonté populaire qu’on n’aura pas réussi à enterrer. Les petites vérités arrivent généralement sans papiers, comme les « boat people ». Elles débarquent mêlées à d’autres nouvelles dont la plupart sont banales; bras dessus, bras dessous, parfois, avec d’autres assertions dont certaines sont fausses, choquantes, quelques-unes mensongères, même… car une petite vérité dangereuse peut avoir à ses trousses un agent provocateur, qui la montrera méchante ou ridicule.

Les médias traditionnels trouvent facilement prétexte à mettre en quarantaine toutes les idées qui n’ont pas reçu le sceau de conformité du pouvoir. On dit qu’elles sont « conspirationnistes », que ceux qui les émettent sont des « hurluberlus ».   Hop, en quarantaine ! Puis on les expulse…  ou on les empoisonne. La mission d’un journal citoyen, c’est de protéger les petites vérités. Un journal citoyen existe  pour donner droit de séjour aux faits et aux opinions « sans papiers ».  Laissant au lecteur de séparer le bon grain de l’ivraie. Évidemment, on fera tout pour l’en empêcher ; un journal n’y parviendra que s’il jouit d’un appui populaire qui rendrait plus néfaste pour le pouvoir de le faire taire que de le laisser parler. C’est le cas du Canard Enchaîné.  Nous avons donc besoin de vous, nos lecteurs.

Il faut qu’il y ait un consensus fort, de la Gauche à la Droite libertarienne,  pour dire que si, dans les gestes, la liberté de chacun cesse là ou commence la liberté des autres, la liberté de penser, elle, ne cesse pas : elle doit être immodérée.  Ce consensus se manifestera concrètement dans les articles que Vous ! Nous demanderez de publier. Ce journal ne survivra que si vous êtes nombreux à le faire, car nous n’avons pas les moyens d’un journalisme d’enquête.  Vous êtes nos seuls yeux et nos seules oreilles.

Exprimez-vous. Votre opinion doit-être entendu : ne vous en privez pas. Mettez un courriel, prenez un pseudo à votre choix : Bienvenus au Québec–  et vous sortez de la majorité silencieuse pour vous inscrire à la minorité qui parle.

Le micro est à vous.  Publiez, mais aussi, pour que ce journal soit vraiment utile, il faut que vous vous commentiez les uns les autres, car notre  rôle n’est pas de discuter vos idées, mais de les faire connaître. Impartialement et sans pusillanimité.

Notre engagement à nous, c’est que vous serez publiés.

Nous supprimerons de nos pages tout ce que la loi nous oblige à en supprimer, mais rien d’autre ici ne sera tabou. Nous exilerons seulement  vers une page à part, mais néanmoins bien accessible, les articles et commentaires que le bon goût nous suggérera de garder à l’écart. Notre invitation pressante à « prendre le micro » commence tout de suite.

Au cours des jours et des semaines qui suivront, cependant, ce site se transformera visiblement pour vous permettre de faire connaître vos opinions plus facilement et de plus en plus efficacement.

Ensemble, nous tenterons de faire un bout de chemin vers plus de liberté de penser, de dire et d’écrire.

Pierre J C Allard

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