Une Réserve ayant épuisé ses réserves !

Les crises et les dépressions se suivent, 1987 aux USA, la décennie perdue au Japon, l’implosion des valeurs technologiques en 2000, la grande liquéfaction des années 2007 à 2010 (ou plus?) … et le story telling de nos autorités ne bouge pas non plus d’un pouce! Immanquablement, celles et ceux à qui nous avons confié la direction de nos destinées nous expliquent la manière dont ils comptent nous sortir du marasme, prétendant en détenir les clés… En fait, ils ne racontent plus aujourd’hui d’histoires qu’à eux-même car nous sommes parvenus au bout du chemin: c’est le cul-de-sac.

Après une première mi-temps initiée en 2008 (qui faisait encore quelque illusion) où la Réserve Fédérale US se lançait à corps perdu dans le « quantitative easing », terme sophistiqué qui revenait tout simplement à racheter du papier valeur émis par des institutions en perdition. Après avoir réduit ses taux directeurs à zéro. La Fed vient de franchir la semaine dernière le Rubicon ultime affichant ainsi son intention d’acquérir du papier valeur émis par la Trésorerie Américaine! Et pour cause car la croissance US espérée à 3% en 2011 a été révisée en baisse par la majorité des observateurs avisés qui la voient à peine dépasser la moitié de ce chiffre l’an prochain. Sachant que le chiffre déterminant n’est pas celui de la croissance US mais bel et bien celui du rapport catastrophique entre l’endettement des Etats-Unis et leur P.I.B.: en effet, le point de non retour est définitivement dépassé puisque le seuil fatidique des 90% a été dépassé!

La Fed a-t-elle seulement compris que cette crise ne pouvait se régler par de simples baisses de taux d’intérêts et autres injections de liquidités? Car cette crise, qui est d’abord financière, ne sera résolue que par une reprise nette de la consommation ou/et par un boom des exportations.

En attendant, la désormais impuissante Réserve Fédérale US, se retrouve aujourd’hui dos au mur pour avoir épuisé l’ensemble de l’attirail à sa disposition: fiasco de sa politique monétaire, fiasco de sa politique fiscale, fiasco des stimuli, liquéfaction de l’immobilier, secteur privé qui se maintient à peine à flots.

Le Roi est nu.

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