Vade Retro Keynes !

Avez-vous remarqué comment Keynes et sa philosophie nous encerclent au risque d’étouffer nos économies et d’assécher nos portes monnaie? Ajouter de la dette à la dette, s’endetter pour payer les intérêts de ses dettes, contracter de nouvelles dettes pour pérenniser notre sacro saint sentiment de (fausse) richesse… A la faveur du TARP Américain ou du plan de sauvetage de la Grèce, individus, Banques, institutions financières et Etats sont priés de prendre cet argent et – surtout – de le dépenser afin que nos économies puissent continuer à croître. 

Cette stimulation d’une croissance (via la vente de papiers valeurs) qui permettra un remboursement graduel ultérieur de tout ou partie de cette dette peut certes être assez aisément mise en pratique par un pays, voire un groupe limité de nations. Appliquée à l’échelle planétaire, la théorie Keynésienne est cependant génératrice de distorsions considérables car tout le monde ne saurait s’endetter en même temps! 

Ainsi, la Turquie dont l’endettement total se montait à 80% de son P.I.B. vers la fin des années 90 parvint-elle en une dizaine d’années à ramener ce ratio à 40% par la grâce d’une mise en oeuvre intensive des théories Keynésiennes combinées à la dépréciation massive de sa devise … mesures que la Grèce ne pourra appliquer que si elle sort de l’Euro.

3 pensées sur “Vade Retro Keynes !

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    4 juillet 2010 à 9 09 20 07207
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    Vade retro Friedman, oui !!

    Quand on sait que la situation de crise actuelle est ENTIEREMENT dûe à l’application, depuis 1950, (et plus particulièrement depuis les accords scélérats de 1973), de la théorie friedmaanienne, et de la réforme monétaire ayant retiré la création d’argent aux états, pour la confier aux organismes privés (banques, organismes financiers), on est sidéré de lire encore sous la plume des libéraux forcenés, les cris d’orfraie à l’idée d’un retour aux pratiques keynesiennes….
    Hallucinant !
    On rappellera simplement à l’auteur, que les « trente glorieuses » ont été possibles, parce que les banques ne tenaient pas encore le pouvoir de création de l’argent, et que les dettes des états remontent, justement à 1974 ; juste quelques mois après cette scandaleuse décision de confier le sort du monde aux rapaces et aux mafias de la finance.

    Il serait temps de faire cesser l’honteuse propagande des libéraux comme Monsieur Santi, qui, en dépit de toute réalité, continuent de précher pour la mise en coupe réglée des pays et citoyens du monde par les prédateurs auxquels il appartient.

    Vite, l’urgente réforme monétaire (http://www.societal.org/docs/bunzl-robertson.pdf)) qui est la seule capable de sortir le monde de l’impasse tragique dans laquelle le libéralisme globalisant l’a plongé.

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    5 juillet 2010 à 10 10 39 07397
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    Merci, Pierre JC de cet ajout,pertinent, mais qui ne prend pas en compte le critère majeur de la création monétaire.

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