Vintimille – L’inévitable clash France-Italie

 

Berlu et Sarko dans dix ans

Mais, que croyait la France en s’engageant aux avant-postes de la guerre contre la Libye de Mouammar Kadhafi ? Le paradis sans doute, avec à la clé, cette perche tendue par Bernard Henri Botul Levy à Nicolas Sarkozy pour sa réélection en 2012 lors de l’élection présidentielle. Comme Bush Jr. et sa réélection aux États-Unis. Alors que sur le terrain, les coalisés s’enlisent, avec un manque désormais de munitions et du mauvais temps (vent de sable), l’armée loyaliste ne se laisse toujours pas faire.

Gérard Longuet le ministre français de la Défense commence à douter, et déclaré hier matin dans Le Parisien, que « la guerre sera très longue ». Que croyaient vraiment BHL et Sarkozy en envoyant la France dans ce futur bourbier ? Ce n’est pas seulement le fait des Américains qui sont les seuls à posséder les bombes à guidage laser pour détruire efficacement l’arsenal du colonel, mais le mauvais temps vient en aide à Kadhafi, avec les tempêtes de vent qui clouent désormais les avions au sol une fois sur deux. Pour le milliardaire américain Donald Trump, candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2012, les États-Unis sont devenus la « risée du monde ». Il  ajoute dans sa diatribe : « Un coup nous y allons, un autre coup nous n’y allons pas et personne en fin de compte ne sait ce que nous allons faire de Kadhafi », puisque l’administration Obama souhaite qu’un pays accueille Kadhafi. Comme si les petits goujats de Benghazi étaient crédibles.

Attaquer Kadhafi, il fallait s’attendre à ce que les frontières libyennes deviennent poreuses. A qui la faute ? Surtout pas à Kadhafi. L’Italie se retrouvant seule, n’ayant aucune aide de l’Europe, a donc octroyé des permis de séjour de six mois aux plus de 20 000 Tunisiens arrivés sur ses côtes depuis janvier, pour qu’ils puissent rejoindre «amis et parents» en France et ailleurs en Europe. Pourquoi refuse-t-on d’accueillir sur le sol français, ces derniers des Mohicans ? Responsable de cette situation en Libye, faudrait que BHL, avec sa fortune hérité de l’exploitation du bois africain, aide quelques immigrants, non ? Ce  drame humain est la conséquence de l’arrogance, de l’amateurisme et de l’impréparation des autorités françaises face au « péril arabe », d’abord, et, ensuite, au conflit libyen…

Surprise, la France se retrouve confrontée à ce qu’elle a provoqué. Toute honte bue, les autorités françaises ont donc bloqué, hier, un train en provenance de Vintimille, en Italie. Dans ce dernier, il y avait de nombreux immigrés Tunisiens. Où le bât blesse, c’est que les journalistes se refusent à incriminer cette politique impérialiste qui cause en ce chaos moment, en Libye. Le bing bang se poursuivra avec de nombreux couacs, ce 26 avril prochain lors du sommet franco-italien qui aura lieu à Rome, en Italie. Nul ne peut vivre dans l’opulence, à côté d’un bidonville. Malgré les barricades qu’on pourra ériger, il y aura toujours quelqu’un qui franchira le mur.

Alors que la Commission européenne valide bien ce permis de séjour, la France demande que ce dernier soit interdit. Tiens, « débrouillez-vous chère Italie, nous, en France, on ordonne les guerres mais, les victimes collatérales, vous vous en occupez. » semble dire les autorités françaises. On est en plein délire. Où est donc la fameuse solidarité européenne ? Or, l’Italie a suivi la France les pieds joints dans ce béllicisme abscons et ridicule contre la Libye. Ah, j’ai envie de dire, aussi, à l’égard de l’Italie: « C’est bien fait! »




Immigration tunisienne : pas de trains dimanche… par euronews-fr

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