Vive la France, vive Wikileaks !

Après son débat sordide sur l’identité nationale, Eric Besson est entrain, encore une fois, de perdre face à Wikileaks. Le P-DG de l’hébergeur de sites Web OVH,  vendredi 3 décembre, avait saisi la justice pour savoir s’il peut héberger, oui ou non, le site qui fait trembler tous les gouvernements hypocrites et mythomanes du monde entier. Il estime « avoir fait le maximum pour clarifier la situation juridique du site et […] essayé d’être le plus transparent possible ».

L’entreprise avait affirmé auparavant,  n’être « ni pour ni contre » WikiLeaks, et était prête à exécuter et exécutera toute décision de justice mais ne coupera pas l’accès à ses serveurs sans une décision du tribunal. Mais qui a donc si peur de Wikileaks ? Les malfrats, les menteurs et les hypocrites. Le site WikiLeaks.ch, une copie du site WikiLeaks.org aujourd’hui inaccessible sera donc hébergé en France, le pays des libertés. Là, ça fait plaisir…

A partir du moment où OVH n’est qu’un « prestataire technique » au sens de la loi, que peut-on lui reprocher ? Ce ne sont pas ses salariés qui mettent en ligne les documents.

Les recours, déposés lundi à Lille et à Paris, rejetés par le tribunal de Paris estimant que l’affaire demande un débat au fond, et non une procédure d’urgence en référé, montre bien que OVH est victime d’intimidation. Allez, on espère qu’il résistera.  Ce qui est sûr, comme le dit le dicton, il est interdit d’interdire. C’est ainsi que le succès de Wikileaks va crescendo. En droit français, c’est la loi sur la confiance dans l’économie numérique de 2006 qui définit la procédure à suivre pour l’éventuelle interdiction d’un site Internet. In fine, il faut donc qu’il y ait plainte contre WIKILEAKS. La justice n’interdit donc pas l’hébergement de ce site. Bonne nouvelle !

La chasse à l’homme est désormais lancée contre son fondateur, Julian Assange.

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