Vivement, la retraite à 67 ans

La retraite à 67 ans ? Bien sûr, faites donc, ça presse…  Autrement, que ferait-on de toute cette vie de trop… ?   Je charrie un peu, mais il reste que  le prolongement de la vie active est inévitable et on le sait.  En France, en Allemagne… partout.   Sinon, c’est la vie inactive qu’on prolonge… et ce n’est pas très motivant.

Querelle académique, de toute façon. Au Canada, il  y a bien une trentaine d’années que les actuaires nous ont prévenus que ce serait dur, le début de siècle. Ces décennies d’après-guerre où l’on a fait tellement enfants – suivies de celles où l’on en a fait tellement moins – nous ont bâti une drôle de pyramides des âges. Et le  secret de cette grande pyramide… c’est qu’elle n’en a pas !  Car la démographie est une science exacte: les premiers « baby boomers », nés en 1946, auront 65 ans  en 2011… et ils vont se présenter au guichet.

Nous avons aujourd’hui, au Québec, quatre (4) personne au travail pour une personne à la retraite. Nous allons tendre rapidement vers une situation où il n’y en aura plus que deux (2).   Ce sera dur… En France, ce n’est pas aussi grave… mais essentiellement on a le même problème. La solution démographique, c’est d’inviter plus de jeunes immigrants pour remodeler la pyramide. Disons, pudiquement, que les conséquences sociales peuvent être significatives et dérangeantes.

Y a-t-il une alternative ? Oui, refouler les pensionnés vers le marché du travail. Il n’est pas dit dans la Bible ni le Coran que la retraite est à soixante ans (soixante-cinq ans, au Canada) et, s’inspirant de la science qui a déjà prolongé la vie tout court de plus de 5 ans sans que personne ne s’insurge, on peut prolonger la vie active de 60 à 67 ans en France. C’est la bonne chose à faire.

Pourquoi, alors tant de résistance ? Parce que l’âge des retraites n’est qu’un volet d’un problème plus vaste qui est une mauvaise répartition de la richesse et du revenu et que le Capital – en parfaite connivence avec le Pouvoir – s’amuse comme un petit fou à faire déraper le débat vers la question des retraites où il a un bon argumentaire… Il en profite pour escamoter tout le dossier de la répartition de la richesse, où sa turpitude est totale !

Il ne faut pas se battre sur l’age de la retraite, c’est un mauvais combat. Il faut se battre pour l’équité dans la transition…  et en profiter pour remettre les pendules à l’heure. Toutes les forces qui luttent pour la justice sociale devraient lutter POUR la retraite universelle à 67 ans…. Mais  se mobiliser pour imposer quelques précautions.

D’abord, exiger le respect strict des droits acquis. Le temps de cotisation selon les normes en vigueur doit conférer le droit inaliénable de toucher la pension prévue au moment prévu.  On pourra inviter bien poliment les travailleurs qui ont ces droits acquis à rester au travail – ce qui est important pour la structure fiscale –  mais ce doit être sans le leur imposer et donc sans rien leur enlever des sommes qui leur sont dues.  Il faut leur offrir des avantages supplémentaires pour qu’ils acceptent cette proposition.

Ensuite,  pour tous ceux qui sont déjà au travail et et qui cotisent déjà, il faut recalculer les prime sur la base du temps qui leur reste à cotiser avec la nouvelle législation, de sorte que le sacrifice exigé soit équitable pour tous.    Seuls les nouveaux cotisants doivent payer intégralement la prime basée sur un départ en retraite a 67 ans.  Pour les autres, au prorata des temps passés et à venir. Une prime douce, peut-être négative, pour ceux en fin de carrière. Ce calcul actuariel est trivial.

Cette question actuarielle est incontournable, mais, toutefois, elle ne règle pas le débat; elle le lance, car c’est le moment de remettre les pendules à l‘heure, de deux (2) façons.

La première, c’est que oui, la durée de vie active doit augmenter, mais il ne s’agit pas de simplement ajouter des années è la vie active. Il faut structurer celle-ci autrement, pour qu’elle colle à la réalité d’un marché du travail où les travailleurs  sont de moins en moins interchangeables et où des recyclages périodiques seront indispensables.  Veut-on que chaque recyclage signifie chômage et assistanat ?

On ne peut pas espérer que, dans un marché du travail en constante mutation, la « main invisible » des penseurs libéraux interrompra sa délectation morose pour trouver des emplois  a tous et à chacun ; il va falloir que la société s’en occupe. Posons donc l’hypothèse d’un Plan de Carrière de l’individu. Un plan s’étalant sur 50 ans, de 17 ans, quand il termine le Cycle Général d’éducation que tout citoyen devrait compléter, à 67 ans, quand il a droit à la pension des aînés.

Ce « Plan de carrière » n’aura rien de contraignant, on pourra en changer en tout temps. Ce sera plutôt une esquisse, car la réalité y apportera continuellement des changements. Mais, durant ces cinquante ans, l’individu type devrait néanmoins pouvoir imaginer sa vie en y prévoyant des périodes de travail, des périodes de formation et des périodes de loisir. Durant toutes ces périodes, il doit jouir du droit à un revenu garanti.

Un revenu qui lui sera  garanti en fonction de sa « compétence reconnue », mais qui impliquera aussi un travail et une formation continue. Une formation professionnelle initiale, relativement courte, mais ensuite, tout au long de sa vie active, une formation complémentaire qui en marquera les étapes.

Le travailleur recevra d’abord des stages périodiques de mise à jour de ses connaissances qui maintiendront sa qualification de départ. Durant ces stages,  il sera considéré au travail  et sa rémunération demeurera  inchangée.  Ensuite, il aura accès aussi, pratiquement en tout temps, à des formations de perfectionnement à la mesure de son ambition comme de ses aptitudes.

Ce sont ces formations, gratuites, accessibles sur concours, qui lui permettront de poursuivre  son cheminement, en améliorant ses connaissances et en accédant à d’autres paliers professionnels pour lesquels il pourra obtenir une compétence reconnue. Il pourra ainsi, au cours de sa vie, développer tout son potentiel et accéder à des tâches de plus en plus rémunératrices.

Ces périodes de formation, entrecouperont des périodes de travail dans des fonctions en constante redéfinition.  Une carrière de 50 ans, avec retraite à 67 ans, soit… mais avec bien moins d’heures de travail par années et des périodes rémunérées fréquentes de formation et de loisir .  Ce schéma est le seul compatible avec l’évolution technologique annoncée; celui qui, dans ce marché du travail en furieuse activité, voudrait rester immobile et ne pas changer, sentirait vite  lui passer sur le corps le stampede de toute la société en mouvement.

La deuxième remise à l’heure qui doit accompagner  le prolongement de la vie active, c’est le rapport de la valeur du travail à celui du capital.    Il faut que la valeur relative du travail soit largement augmentée. Le défi immédiat n’est pas de produire davantage, mais de rendre la demande effective et mieux adaptée aux besoins, pour que le peuple puisse jouir de tout ce qu’il peut produire.

On discutera de la formule, mais prévoyons que la valeur du travail, en termes réels, devrait rapidement doubler.  C’est ainsi que doit se terminer la crise actuelle.  Cette discussion devrait être sereine, car le capital fixe est déjà sous contrôle des travailleurs et le capital monétaire ne vaut plus que ce que l’État décide qu’il vaut.  Les entêtés risqueraient d’être promptement étêtés…

Pour les détails, on pourra consulter, entre autres, les articles de la section Travail du site Nouvelle Société  http://nouvellesociete.wordpress.com-travail/

Pierre JC Allard

14 pensées sur “Vivement, la retraite à 67 ans

  • avatar
    5 juillet 2010 à 2 02 41 07417
    Permalink

    Je ne saisis pas vraiment la logique de cette solution versus le problème demandant une prolongation de la vie productive.

    Il me semble que cette demande de prolongation est pour
    1) contrer la dépense des pensions et
    2) augmenter les revenus des caisses déboursant ces pensions.

    Si le problème est une prévision de trop grande dépense constituée par les pensions à 65 ans, comment pourrait-on le solutionner en diminuant le temps de production de l’ensemble (…mais avec bien moins d’heures de travail par années et des périodes rémunérées fréquentes de formation et de loisir)?

    Si l’argument justifié est « …l’évolution technologique annoncée », cette évolution parviendra plus facilement à rencontrer la dépense prévue actuellement, qu’une dépense plus grande encore, causée par les modifications dont vous parlez. Du moins, c’est ce qui me semble.

    Je ne comprend pas vraiment l’avantage de votre solution.

    André Lefebvre

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 7 07 25 07257
    Permalink

    @ lartiste.

    Vous ne pouvez pas voir, parce que vous cherchez vraiment un élément de solution, alors que le message que je passe est qu’il faudrait prendre prétexte de cette tentative des Puissants qui veulent prendre un peu plus des miettes de Lazare sous la table pour rebâtir correctement la distribution des revenus… comme l’explique la section ‘Travail » du site Nouvelle Société.

    La phrase-clef, ici, c’est : « Il faut que la valeur relative du travail soit largement augmentée. Le défi immédiat n’est pas de produire davantage, mais de rendre la demande effective et mieux adaptée aux besoins, pour que le peuple puisse jouir de tout ce qu’il peut produire.  »

    Une application pratique, pour ceux qui veulent réagir à cette nouvelle arnaque du Pouvoir, du conseil plus clairement sarcastique de l’Évangile néo-libéral selon Barabbas :

     » Si quelqu’un veut prendre ta tunique, vois si, ce faisant, il ne s’est pas mis en position de faiblesse et si tu ne peux pas lui arracher sa tunique et aussi son manteau…  »

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2010/04/19/levangile-apres-michel/

    Pierre JC Allard

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 7 07 57 07577
    Permalink

    Merci pour l’explication.

    J’essayais effectivement d’y voir une solution; mais vous avez raison, il n’y en a pas d’évidente, même lorsqu’on considère le problème lui-même.

    André Lefebvre

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 10 10 30 07307
    Permalink

    Mais je me pose la question comme ça Pierre J.C Allard, pourquoi continuer de répondre aux dogmes de la création sans cesse de richesses, alors que parmi cette richesse, se trouvent entre autres, bien des biens de luxure, qui ne sont pas indispensables? Ce que je veux dire, c’est que le système auquel on s’adonne, voulant y respecter ses dogmes, n’est pas viable en tant que tel. Alors je ne vois pas vraiment l’intérêt de palier aux ratées d’un système raté en soi.

    Si nous globalisons ce modèle de consommation –tel que le nôtre au Québec-, nous courrons vers un mur, idéologique surtout, mais bien réel dans les faits concrets. Le système de consommation actuel en est un qu’on pourrait aisément dire de «suicide collectif» -puisque nous y sommes consentants-, parce qu’il n’est pas viable si globalisé à toutes les nations.

    Bref, doit-on continuer de produire des inutilités? Et je parle là, de la demande extravagante de certains… Est-ce si important de produire tant de babioles? Mais est-ce réaliste, surtout? Parce que certes qu’on peut s’entendre pour dire que les humains, dès demain, ne seront pas prêts à se passer de toutes ces babioles, mais moi, je vous le demande quand même. Quand on dit que la globalisation de notre modèle nord-américain coûterait près de 5 planètes Terre, ça ne gêne personne?

    Bref, la vie active –si l’on parle de créer la richesse-, ne doit pas dépasser les besoins de la collectivité. Et encore! Dans un modèle socialiste, on pourrait aisément penser réduire le nombre d’heure et à les partager entre plus de travailleurs, dont certains n’ont pas d’emploi actuellement. La productivité est une clé comme une autre.

    Le problème camarade, c’est que tout ce qu’on produit –même si c’est si peu par rapport aux dogmes des capitalistes-, n’est pas nécessaire. Alors, avant de débattre de l’âge de retraite, on pourrait réduire notre fardeau en labeur, et se concentrer sur nos réels besoins. Une chose est certaine! Il est bien plus urgent de faire des maisons pour tout le monde, que des voitures de luxe ou des diamants montés sur un anneau de métal brillant, ou des bateaux privés et des avions privés!

    Les nécessités de la majorité, avant les dogmes des minoritaires et parasitaires bourgeois.

    Mais en fait, cela résume assez bien ce que je viens de dire :
    «La phrase-clef, ici, c’est : « Il faut que la valeur relative du travail soit largement augmentée. Le défi immédiat n’est pas de produire davantage, mais de rendre la demande effective et mieux adaptée aux besoins, pour que le peuple puisse jouir de tout ce qu’il peut produire. »

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 13 01 21 07217
    Permalink

    @ SG:

    Vous pensez que, si un système est meilleur, il s’appliquera. Grave erreur. Vous négligez toujours l’ÉGOISME et la FORCE

    Le système qui s’appliquera sera celui que jugera le meilleur une « majorité effective » des citoyens, c’est a dire le plus petit groupe de ceux qui, ensemble, possèdent la force d’imposer leur volonté à l’ensemble de la société.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/04-le-pouvoir/

    Vous vous épargnerez bien des sueurs et des larmes, si vous lisez au moins les premiers articles du site Nouvelle Société. ( Vos petits-enfants l’auront sans doute en lecture obligatoire à l’école :-))

    PJCA

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 14 02 17 07177
    Permalink

    Est-ce une menace de la part des oligarques mondiaux ? Une blague?

    « Les entêtés risqueraient d’être promptement étêtés…»

    Je ne comprends pas le sens de cette phrase…

    ***

    Et opour le reste, tant que l’argent sera basé sur de l’air (à cause d’une loi…. étatique)… presque toutes vos belles idées ne pourront pas être appliquées sans que l’état vienne encore une fois envahir le peu d’espace de liberté qu’il nous reste.

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 14 02 38 07387
    Permalink

    « Alors je ne vois pas vraiment l’intérêt de palier aux ratées d’un système raté en soi.  »

    Bof! C’est comme une voiture qui a des ratés; on peut essayer de l’ajuster.

    « …parce qu’il n’est pas viable si globalisé à toutes les nations. »

    Cette façon de penser m’inquiète un peu. J’en ai un peu marre des disparités sociales; et pas seulement dans mon quartier.

    « Parce que certes qu’on peut s’entendre pour dire que les humains, dès demain, ne seront pas prêts à se passer de toutes ces babioles,… »

    Si chaque individu décide de ce qui est une « babiole » et qu’on se débarrasse du reste qu’aucun individu n’aura voulu garder, je n’ai pas d’objection à éliminer ce qui sera alors qualifié de « babioles ».

    « Bref, la vie active –si l’on parle de créer la richesse-, ne doit pas dépasser les besoins de la collectivité. Et encore! Dans un modèle socialiste,… »

    Pas besoin d’un système socialiste ou autre. Nous n’avons qu’à décider d’adopter le mode de vie des Mohawks d’il y a 300 ans. Ils répondaient à tout leur besoins et ne travaillaient même pas. De plus, ils étaient libre de toute autorité et reconnaissaient les aptitudes de chacun, sans porter de jugement. Je vais y réfléchir sérieusement.

    « Le système qui s’appliquera sera celui que jugera le meilleur une « majorité ………. » des citoyens,… »

    C’est ce qui m’inquiète beaucoup. Car il est évident qu’il y a beaucoup plus d’imbéciles que de génies dans l’ensemble de la société. C’est un peu comme la distribution des richesses; le salaire moyen dans notre société n’est pas le salaire de la majorité.

    André Lefebvre

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 14 02 42 07427
    Permalink

    Très bon article M. Allard.

    Personnellement, je serais d’accord avec ce report de la retraite à 67 ans, si celui-ci est accompagné comme vous le suggérez d’une diminution des heures annuelles de travail.

    J’ajouterais cependant que, en ce qui concerne la production, je crois qu’elle devrait cesser de croître et respecter la capacité de regénération de notre magnifique planète. Je peux très bien me priver de quelques gadgets sans que ma qualité de vie ne s’en ressente, alors que si on continue de polluer l’air et l’eau que nous partageons en commun, d’épuiser nos sols et nos ressources rares, là on malmène notre futur à tous.

    Donc, une vie active plus longue pour soutenir la production de marchandises moins nombreuses et mieux adaptées aux besoins réels des gens (et non à ceux du capital) avec un rythme de travail conséquent. Je vote immédiatement pour votre programme. Je suis certaine que notre santé s’en trouverait rapidement améliorée.

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 15 03 10 07107
    Permalink

    Si seulement tous comprennaient que le systême économique n’est pas libre, est basé sur de la monnaie -étatique- qui CAUSE l’inflation et la surproduction, etc, nous pourrions enfin proposer des solutions non-liberticides pour enfin avoir le monde que TOUS rêvent d’avoir.

    Continuez de proposer des solutions liberticides et étatiques (alors qu’à la base, LA cause de toutes ces folies, ce sont des interventions étatiques), et vous allez l’avoir votre dictature totale…

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 18 06 14 07147
    Permalink

    @ Sebas:

    Je dis que si ceux qui nous gouvernent et nous exploitent s’entêtent à ne pas comprendre qu’il va leur falloir jeter du lest et augmenter le niveau de vie des travailleurs, ils seront sans doute éliminés dans l’équivalent moderne du rôle qu’a joué la guillotine qui « étêtait » les tyrans de jadis.

    PJCA

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 18 06 19 07197
    Permalink

    @ Terez L:

    Au Québec, la retraite a 67 ans ne changera pas tant les choses, nous l’avons a 65. Mais en France, où depuis longtemps elle est a 60 ans, c’est un changement majeur. Je dis que ce changement doit aller de paire avec une réforme complète du rôle du travail et de l’assistanat dans la société. Vous pouvez voir les réactions a cet article sur Agoravox aujourd’hui http://agoravox.fr

    PJCA

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2010 à 21 09 14 07147
    Permalink

    Je suis pour la pension a 67 a condition que…ON ABOLIT TOUT LES PARADIS FISCAUX..et tout les autres loopholes que nos dirigeants (elu par le peuple pour le peuple) auront oublie de boucler

    Tu veut que le peuple se serre la ceinture….que les riches crachent un peu de cash aussi au lieu de cacher des fortunes aux Bermudes

    Répondre
  • avatar
    6 juillet 2010 à 0 12 13 07137
    Permalink

    Merci M. Allard pour le lien vers Agoravox.

    Débat intéressant et liens vers vos textes « Les deux richesses » et « L’insatisfaction permanente » bien apprécié.
    Une grande partie de l’insatisfaction au travail vient aussi de l’absence de contrôle sur les conditions de travail et des abus de pouvoir de certains supérieurs hiérarchiques qui n’ont de supérieur que leur titre. Alors, l’abandon de l’emploi et du salariat pour une forme d’entreprenariat soutenu par un revenu garanti devrait nous délivrer de ces calamiteux personnages.

    Dans ces conditions, je me sens prête à demeurer active jusqu’à 100 ans. Je compte me donner une vingtaine d’années d’oisiveté complète avant la venue de la Camarde. MDR

    Merci pour tout ce beau travail de réflexion.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *