Vous avez aimé le film « Le Parrain »? Mais y’a rien là!!!

 

 

        Dans le film « Le Parrain », Michael Corleone, succédant à son père, décide de « légitimiser » le « business » de la famille.

       Il y parvient très bien et la série de films s’arrête sur l’assassinat de sa fille, sans développer plus avant l’insertion de la criminalité dans l’univers des décideurs de notre société.

        Le « Parrain » décide de monter dans l’échelle sociale pour assurer sa main mise sur la finance internationale. On retrouve des scandales qui ont vraiment eu lieu en politique internationale ce qui étoffe énormément la valeur du scénario.

        Il n’y a pas eu de suite au troisième film; mais il aurait pu très bien en avoir un très bon.

       Le scénario du quatrième film, s’il était apparu, aurait pu être que le successeur de Michael Corléone, décide de faire occuper ces postes d’autorité, par des hommes à lui. On n’a peut-être pas « osé » produire ce dernier film.

        Le premier film est sorti en 1972 et le dernier en 1990. Parfois, certains films d’Hollywood laissent entendre que la réalité n’est pas très loin de la fiction.

       En fait les scénarios de ces films sont tirés d’œuvres écrites par des auteurs ayant fait énormément de recherches pour bâtir leur roman.

       De plus, la plupart de ces romans servent à émettre un message au public, lancé par l’auteur.

        Peut-on défendre cette position, que l’auteur, Mario Puzo, voulait lancer un message au public, dénonçant l’insertion de criminels dans les hautes sphères de la société? Cela semble assez difficile à défendre à première vue, sans que la position soit qualifiée de paranoïaque.

       La seule défense, quelque peu intelligente et acceptable, serait : « Peut-il y avoir de la fumée sans feu? ».

       1990 devient donc l’année, selon le film, où la « criminalité » s’est définitivement installée dans le monde du « pouvoir »; et le livre lui-même désigne des années qui précèdent le dernier film, évidemment.

      C’est donc autours des années précédentes à 1990 que nous devrions percevoir cette intrusion criminelle, à la tête de notre système social.

      Et les années subséquentes devraient détenir des « tendances vers la hausse » de la criminalité par la sphère « dirigeante » de notre société.

        Évidemment les crimes à ce niveau social sont des crimes d’influences et des crimes de détournements de fonds. Nous ne pouvons pas nous attendre à des attentats, style « agressions armées », « meurtres crapuleux » et autre genre de bêtises sans résultats financiers réels.  

       Il ne faut pas oublier que pour les organisations criminelles, tout est régulé par la notion de « business »  Les crimes « émotifs » sont très rares dans ce circuit.

       Voyons si la tendance de la criminalité apparaît dans les hautes sphères sociales.

 Selon statistique Canada :

Le Quotidien. Le mardi 18 décembre 2001

Pendant les 20 dernières années (donc de 1980 à 2000), le Canada a affiché des taux de crimes avec violence beaucoup plus faibles que les États-Unis, alors que les taux de crimes contre les biens ont généralement été plus élevés au Canada selon une comparaison entre les deux pays des crimes déclarés par la police.

Les taux de criminalité dans les deux pays ont suivi des tendances semblables au cours des deux dernières décennies.

        Nous sommes évidemment devant un rapport concernant la criminalité de bas étage : effraction, voie de faits, vols de voiture, homicide  etc.

        À noter cependant :

Le taux de crimes d’incendie du Canada, soit 45 pour 100 000 habitants, était supérieur de 41 % au taux américain en 2000.

       Et là nous entrons, discrètement, dans la sphère des crimes à plus grande rétribution financière qui devrait se rattacher au crime organisé plus sophistiqué.

       Il y a un secteur de la criminalité qui est connu de tous et qui touche la drogue. Ce secteur de la criminalité n’est pas nécessairement nouveau; mais l’augmentation de son ampleur correspond assez bien avec les années 60-70. Mario Puzo a raison sur ce point.

       Voyons ce qu’est le crime organisé :

QU’EST-CE QUE LE CRIME ORGANISÉ?

 Le SCRC et ses organismes membres s’appuient sur la définition du Code criminel pour établir ce qu’est le crime organisé au Canada et pour l’évaluer.

 Cette définition est :

« organisation criminelle » comme un groupe, quel qu’en soit le mode d’organisation :

A)     composé d’au moins trois personnes se trouvant au Canada ou à l’étranger

B)      dont un des objets principaux ou une des activités principales est de commettre ou de faciliter une ou plusieurs infractions graves qui, si elles étaient commises, pourraient lui procurer – ou procurer à une personne qui en fait partie – directement ou indirectement, un avantage matériel, notamment financier.

         Voici quelques faits et tendances relatifs à l’évolution du crime organisé au Canada.

« Le crime organisé est plus que la somme de ses parties. Il s’agit d’un phénomène économique, politique et social très complexe et il est essentiel, en tant que nation, que nous trouvions des façons innovatrices de le réprimer.

         Au niveau très élevé de la politique :

Interpol nous prévient que le programme onusien pour la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation (REDD) présentera de nouvelles opportunités de fraude pour les groupes criminels. Grâce à ce programme, les pays en développement auront accès à des milliards de dollars pour préserver et rétablir leurs forêts en leur permettant d’amasser des crédits de carbone et de les vendre à des pays développés pour qu’ils puissent respecter leurs cibles de réduction de gaz à effet de serre.

     Autrement dit, selon Interpol, : la criminalité est présente dans les gouvernements.

Législation

 La législation a également évolué pour contrer le crime organisé. Au cours des années 1980 et 1990, le gouvernement du Canada a adopté de nouveaux règlements sur le blanchiment d’argent et formé des équipes d’enquêtes spécialisées dans ce domaine. En 2000, une nouvelle loi a renforcé les mesures anti-blanchiment et a introduit la déclaration obligatoire par les organismes financiers. En 1997, le gouvernement a adopté une loi antigang pour combattre les organisations criminelles.

Aucun organisme impliqué dans la répression du crime organisé ne peut mener seul la lutte contre les activités des groupes du crime organisé. Les unités mixtes de renseignement, d’enquête, et d’intervention continuent de jouer un rôle essentiel aux niveaux local, régional, provincial / territorial, national et international.

       Il est donc clair que depuis les années 1980-90, les organisations criminelles sont devenues internationales, en plus d’être impliquée sur toute l’échelle sociale.

Les drogues illicites, la contrebande et la contrefaçon de marchandises, les fraudes en valeurs mobilières et la manipulation du marché boursier ne sont que quelques exemples de la vaste gamme d’activités du crime organisé qui ont des répercussions sur les collectivités au Canada et ailleurs dans le monde. Pour mener leurs activités et atteindre leurs objectifs, les groupes du crime organisé ont recours à différentes méthodes et techniques dont les suivantes.

 Crime organisé et entreprises légitimes

 Certains groupes criminels exploitent des entreprises qui ont pour but principal de faciliter leurs activités criminelles. D’autres mènent des affaires légitimes, mais profitent de celles-ci pour faciliter leurs activités criminelles dont le trafic de stupéfiants, la contrebande et le blanchiment d’argent. Des criminels peuvent être ouvertement les propriétaires ou les exploitants de ces entreprises. Ils peuvent dissimuler leur participation par l’intermédiaire de prête-noms ou encore s’associer aux propriétaires ou aux employés, les contraindre à collaborer ou les duper. Ils peuvent recourir à la corruption ou à la coercition pour introduire des membres de leur organisation dans des entreprises légitimes et manipuler celles-ci à des fins illicites. Les entreprises légitimes permettent également aux groupes de criminels de se distancer des activités illicites et de se donner une apparence légitime.

         C’est là, exactement, la notion derrière le film Le Parrain sorti en 1972 et écrit encore plus tôt. Mario Puzo est-il le Nostradamus de la criminalité ???

         Existe-t-il des secteurs à l’épreuve de la criminalité ?

« La Police militaire des Forces canadiennes

….est consciente de la menace que présentent les groupes du crime organisé et de ses conséquences possibles sur les opérations des Forces canadiennes et les familles de militaires. Le Programme du renseignement criminel de la Police militaire, en partenariat avec d’autres organismes d’application de la loi, analyse constamment le milieu et en évalue l’incidence sur les Forces canadiennes. » Colonel T.D. Grubb, Grand prévôt des Forces canadiennes

Les groupes criminels qui génèrent des profits limités utilisent leurs gains pour maintenir le style de vie de leurs membres, tandis que les criminels plus prospères ont recours à diverses techniques pour blanchir leurs fonds d’origine illicite. Les méthodes traditionnelles impliquent l’usage de prête-noms, de sociétés de façade, de maisons de change de devises, de casinos et de commerces où circulent d’importantes quantités d’argent en espèces (dont les bars et les restaurants). Les nouvelles techniques incluent les cartes prépayées.

         Voici un aspect du crime organisé qui semble ressurgir depuis une dizaine d’années.

La fraude en valeurs mobilières (rapport de 2010)

 À l’heure actuelle, les fraudes en valeurs mobilières préoccupent considérablement le public. Cette inquiétude est soulevée par les importantes fraudes commises au Canada et aux États-Unis touchant de nombreux investisseurs et les craintes des investisseurs concernant l’amenuisement des régimes de pension. Plusieurs combines sont de portée régionale ou internationale et ciblent des centaines, voire des milliers d’investisseurs dans plusieurs pays. Elles représentent une menace financière importante, compte tenu de la sophistication et des connaissances d’initiés souvent requises pour mener ces fraudes.

       A-t-on le droit de remarquer tout de suite que « l’amenuisement des régimes de pensions » sont mentionnées dans un paragraphe sur « La fraude des valeurs immobilières »? Ça me fait penser à un certain 40 milliards sur lequel on refuse d’enquêter.

 En règle générale, les fraudes organisées commises dans le monde des affaires sont généralement définies comme de la criminalité en col blanc et non de la criminalité organisée. Cependant, la ligne de démarcation entre ces deux types de criminalité est floue.

 Au Canada, les groupes du crime organisé impliqués dans les fraudes en valeurs mobilières possèdent généralement des capacités criminelles élevées et sont basés dans les centres financiers urbains en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.

       Ce qui élimine pas mal le « floue » dont on parlait; vous ne croyez pas???.

 La manipulation du marché,

qui consiste à influencer le cours des actions à des fins frauduleuses, est l’une des fraudes en valeurs mobilières les plus courantes. Les fraudeurs possèdent des titres de faible valeur et, au moyen de renseignements falsifiés, ils en font la promotion auprès d’investisseurs sans méfiance afin qu’ils les achètent et en gonflent ainsi artificiellement la valeur. Lorsque les actions atteignent leur valeur maximale, elles sont vendues, ce qui fait chuter le cours laissant les victimes avec des titres sans valeur.

       On a amélioré le processus en demandant ensuite au tribunal d’annuler le reste des actions sans valeurs pour permettre un réinvestissement. Ce qui est accordé par le tribunal. Autrement dit, on élimine les actionnaires pour garder à l’investisseur la totalité de la valeur à venir des actions. Si ce n’est pas une fraude, c’en est extrêmement près; et appuyée par le système, en plus.

 Les combines en matière d’investissement à rendement élevé

promettent frauduleusement des occasions d’affaires à rendements élevés et à faible risque. Ces stratagèmes nécessitent moins d’expertise que les autres fraudes en valeurs mobilières et impliquent habituellement une fraude par affinité.

 Les combines d’investissement pour évitement fiscal

proposent des investissements dans les marchés intérieurs ou étrangers qui seraient à rendements élevés et exonérés d’impôt. Les personnes arnaquées perdent leurs investissements en plus de devoir payer des impôts rétroactifs, ainsi que les intérêts et des pénalités.

 Le détournement de comptes de courtage

survient lorsque des comptes de courtages en ligne sont piratés et soldés pour acheter des titres pour des combines de manipulation du marché. Les identités légitimes sont volées au moyen d’hameçonnages (courriels frauduleux déguisés en courriels d’entreprises légitimes), de réseaux de zombies (réseaux piratés) ou des programmes enregistreurs de frappe qui envoient les frappes au pirate qui extrait l’information sur les comptes bancaires ou les sites de commerce. L’information volée est ensuite vendue sur des forums criminels en ligne.

 La fraude en valeurs mobilières nécessite des compétences spécialisées et le crime organisé corrompt ou contraint des professionnels du monde financier qui échafaudent des stratagèmes, notamment des avocats, des courtiers, des agents de transfert, des gestionnaires de fonds, des comptables et des promoteurs.

 Les organismes d’application de la loi ont parfois de la difficulté à distinguer la fraude, en tant qu’infraction matérielle, et le blanchiment d’argent, car les deux crimes sont souvent commis simultanément. Les groupes du crime organisé peuvent utiliser des fonds obtenus d’activités illicites, dont le trafic de stupéfiants et la fraude, pour acheter des valeurs licites cotées en bourse. Le recours aux prête-noms, aux professionnels corrompus du monde financier et la multiplication des transactions dissimule la piste financière. Les titres « blanchis » peuvent ensuite être vendus et les fonds sont réinvestis ou conservés.

 Les fraudes en valeurs mobilières deviennent de plus en plus sophistiquées. Au cours des dernières années, les organismes d’application de la loi ont observé des « manipulations hybrides du marché ». Ces fraudes réunissent les éléments de plusieurs combines et impliquent plusieurs prête-noms, de multiples fiducies et de nombreux complices au Canada et à l’étranger. L’étendue et la complexité de ces combines occultent les activités criminelles, génèrent d’énormes profits et facilitent l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent. Ces combines exigent un certain niveau d’organisation et ne sont pas généralement menées par des opportunistes agissant seuls.

         Un certain niveau d’organisation laisse entendre : un certain niveau de « protection » de la part des autorités, il va sans dire ;… mais il fallait que je le dise.

 COMBINES DE TYPE PONZI

Les combines de type Ponzi sont des opérations pyramidales qui promettent des rendements élevés afin d’obtenir les fonds générés par les nouveaux investisseurs pour payer les investisseurs précédents. La combine s’effondre lorsque le nombre de nouveaux investisseurs diminue et les investisseurs précédents ne peuvent être payés.

Au cours des dernières années, plusieurs combines de premier plan entraînant des pertes d’environ 320 millions de dollars ont été décelées au Canada. Ces fraudes touchent des milliers d’investisseurs qui récupéreront peu ou rien de leur épargne-retraite.

        Évidemment « décelées » ne signifie pas « arrêtées et poursuivies ».

Combine de type Ponzi en Alberta – 100 millions de dollars (peut-être même 400 millions de $ sept 2009)

Combine de type Ponzi en Alberta – 60 millions de dollars (mars 2010)

Combine de type Ponzi en Colombie-Britannique – 10 millions de dollars (août 2009)

Combine de type Ponzi en Ontario – 60 millions de dollars (juin 2009)

Combine de type Ponzi en Ontario – 40 millions de dollars (mars 2010)

Combine de type Ponzi au Québec – 50 millions de dollars (Février 2010)

 Les fraudes à la UNE :

 Cinar :

 Pas encore jugée et date de plus de 10 ans.

Fraude de 122 millions de dollars impliquant outre les deux créateur de Cinar : Ronald Weinberg et Micheline Charest (décédée lors d’une chirurgie esthétique) Le fisc canadien réclamait 7,8 millions de $ en impôts sur le revenu, régime de retraite et d’assurance emploi non payés. Des sources ont laissé entendre que l’opération esthétique aurait eu lieu dans une clinique privée montréalaise. Quelques heures plus tard, les médias rapportaient que Mme Charest s’était éteinte à l’hôpital Notre-Dame.

        Excellent début de scénario pour un bon film d’action!!!

 122 millions ont été détournés au Bahamas et une série de prête-noms avait servi à obtenir des crédits d’impôts.

 Norbourg :

L’AMF allègue qu’il s’agit d’un présumé détournement de fonds de 70 millions de dollars.

Or, un mois plus tard, la firme d’experts comptables Ernst & Young dépose son rapport provisoire: Ce ne sont pas 70 millions, mais bien 130 millions qui ont disparu! Sur les 29 fonds regroupés au sein des Fonds Norbourg et des Fonds Évolution, 11 d’entre eux, comme le Fonds Norbourg Actions canadiennes-valeur ne contiennent presque plus rien, soit moins de 3 % des actifs. 17 fonds contiennent moins de 300 000 $

Vincent Lacroix passe aux aveux

Dans son témoignage, il incrimine un fonctionnaire du ministère des Finances, à qui il dit avoir versé un pot-de-vin ainsi qu’Éric Asselin, un ancien enquêteur Commission des valeurs mobilières du Québec qui avait dénoncé la fraude dont il est accusé.

Les 9200 victimes de Vincent Lacroix récupéreront la totalité des fonds qui leur ont été volés.

Les parties ont convenu, sans aucune admission de responsabilité, de régler le recours pour une somme totale de 55 millions de dollars ».

Cette somme, ajoutée aux indemnités déjà versées par le Fonds d’indemnisation des services financiers et de l’autorité des marchés financiers de même qu’aux sommes retournées par Revenu Québec, (devinez pour qui ces gens-là vont voter???) « assurera la récupération et la distribution, pratiquement, de la totalité des fonds qui ont été volés aux victimes de l’affaire Norbourg ».

Le représentant des investisseurs floués par Vincent Lacroix, Wilhelm Pellemans, se dit extrêmement satisfait et très heureux du dénouement du recours collectif.

M. Pellemans croit que des fraudes similaires demeurent possibles. « Je pense que c’est un peu inévitable, malheureusement. Actuellement, ça semble relativement facile parce qu’on a vu la multiplication des affaires [similaires à Norbourg]. »

        Multitude? On n’a donc parlé que de la pointe de l’iceberg???

        On attend le verdict du jury sur plus de 630 chefs d’accusations « jugés en bloc » depuis maintenant 12 jours.

       Lors du premier procès, le jury s’était désisté disant qu’il était impossible de parvenir à un verdict. Ce qui est très concevable vu la quantité de chefs d’accusation.

       Malgré tout on recommence le même processus. Est-ce là une démarche pour « noyer le poisson » et éviter une enquête plus pointue dans le dossier. Personnellement, il me semble que…oui.

 Conrad Black

 Membre des Bilderberg

Un ami du cardinal Emmett Carter de Toronto

Membre de l’Ordre du Canada.

 Depuis 2004, il est au centre d’un scandale financier impliquant diverses transactions financières concernant les entreprises de sa holding,

En novembre 2005, il est sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé par la cour fédérale de Chicago aux États-Unis. Lui ainsi que deux autres responsables, Jack Boultbee et Peter Atkinson, sont accusés de fraudes pour un montant de plus de 80 millions de dollars US

Le 10 décembre 2007, il a été condamné à 78 mois de prison et une amende de 125 000 $ pour abus de biens sociaux et entraves à la justice.[

Le 3 mars 2008 débute sa peine de prison dans un pénitencier de l’État de la Floride.

Le 19 juillet 2010 il est libéré sous caution lundi par une cour d’appel américaine en attendant le résultat de son appel pour sa condamnation en 2007 à six ans et demi de prison pour fraude financière

Conrad Black pourrait devoir se défendre sur deux autres fronts :

  • La Securities and Exchange Commission, le gendarme boursier américain, a intenté une poursuite au civil contre lui et son ancien associé, David Radler, pour avoir détourné des dizaines de millions de dollars d’Hollinger International. Cette poursuite est suspendue en attendant les conclusions du procès au pénal;
  • Le fisc américain lui réclame 70 millions de dollars en impôts impayés et en intérêts de retard.

D’autres poursuites planent sur Conrad Black, notamment celle d’anciens investisseurs qui l’accusent d’avoir fait perdre de la valeur à Hollinger.

JUIN 2009
L’Américain Bernard Madoff, ancien président de la Bourse NASDAQ, est reconnu coupable d’une fraude de 65 milliards de dollars US. Il est condamné à 150 ans de prison.

JUILLET 2009
Le «
?conseiller administratif?» Earl Jones se livre à la police. Il est soupçonné d’avoir détourné 75 millions de dollars CAN, de l’argent que lui avaient confié environ 150 personnes, souvent dans le cadre de successions. Il est formellement accusé de vol et de fraude. Au moment d’écrire ces lignes, la Sûreté du Québec continuait d’étoffer son enquête.

 OCTOBRE 2009
Surprise : à son procès criminel, Vincent Lacroix plaide coupable. Il admet avoir fraudé 9200 investisseurs pour un montant de 100 millions de dollars CAN. Il écope de 13 ans de prison et pourra être libéré au plus tôt en janvier 2011. (Soit deux ans de pénitencier)?

Dans son jugement rendu le 9 octobre, l’honorable Richard Wagner affirme qu’une peine de centaines d’années, comme on en voit aux États-Unis, ne serait pas souhaitable : «Elle peut bien réjouir la galerie, mais elle risque de porter atteinte à l’intégrité d’un système de justice fondé sur des valeurs morales et sociales qu’il est essentiel de préserver.»

         Si vous comprenez ce que le magistrat a voulu dire, vous me le ferez savoir et me l’expliquerez. Il a sûrement suivit des cours de « communication avec le public » du même professeur que celui de Jean Charest.

       Évidemment j’évite de me pencher sur les possibilités d’insertion criminelle au gouvernement; ce ne serait vraiment pas « politically correct ».

       Un dernier mot qui est très personnel : j’ai énormément de difficultés avec les « milliards non comptabilisés » dont parlait le vérificateur général Denis Lessard.

        Il est bien entendu que cette dernière remarque n’est certainement pas du même domaine visé par Mario Puzo, dans son oeuvre.

        Vous avez surement remarqué que je n’ai pas pu faire de « blagues » dans cet article. C’est simplement parce que:

                                         « CE N’EST PAS DRÔLE DU TOUT!!! »       

 Amicalement

                                                                                                         Elie l’Artiste

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