Wikileaks: Julian Assange, l’empêcheur de tourner en rond.

On a vu hier, à Londres, en Grande Bretagne, des militants décidés à défendre les droits de Julian Assange, 39 ans, le co-fondateur de  Wikileaks, arrêté en Angleterre sur les allégations de crimes sexuels suédois. Il devait être libéré sous caution mais reste en prison pour 48h encore.  D’un côté, la Suède a fait appel de la décision et l’empêcheur de tourner en rond, lui, n’a pas encore réuni les 240 000 £ sterling soit environ 238.000 euros. Ambiance.
La décision du juge Howard Riddle de la Cour de Westminster était entendue avec anxiété, par de nombreux Gouvernements pseudo défenseurs des droits de l’homme et de la liberté d’expression. C’est ainsi que certains manifestants brandissaient des pancartes où on pouvait lire: « Dénoncer des crimes de guerre n’est pas un crime !« . Pour eux, ce procès cache plutôt la peur des autorités. L’accusation en elle-même est tarabiscotée. En effet, Julian Assange est victime d’une nouvelle définition de crime sexuel suédo-suédoise tirée par les cheveux. S’il avait été un chien, parce que ces derniers lors de leurs ébats restent collés, il n’allait jamais être poursuivi. En revanche, homme bien constitué, il lui est reproché de n’avoir pas pratiqué le coït interrompu lors de son acte sexuel après que son préservatif ait éclaté…
En ce qui concerne cette caution de 238.000 euros, Julian Assange voit désormais le soutien de nombreuses personnalités. Entre autres, il y a le cinéaste Américain engagé Michaël Moore qui offre 20 000$ (17 000 €), ainsi que le Britannique Ken Loach ou encore l’Australien John Pilger. Mais, puisqu’il faut réunir la somme sous 48h, avant qu’un prochain procès n’ait lieu le 11 janvier prochain,  ses avocats ont parlé de la difficulté à réunir ce montant en faveur du nouveau Robin des bois, véritable cheval blanc de la vérité, opposé aux gouvernants hypocrites. C’est réellement un combat entre le tiers état mondial et les privilégiés.

Christine Assange, la mère de Julian, avait fait le déplacement depuis l’Australie. En quittant le tribunal  hier, elle a dit qu’elle était «très heureuse» de la tournure des évènements relatifs à la procédure, et remercié ceux qui aident son fils, interné dans des conditions moyenâgeuses.  En isolement complet, il n’a droit qu’à une visite hebdomadaire et ne peut communiquer véritablement puisque tout lui est interdit. Mais, du fond de sa cellule, il a indiqué qu’il se battra pour la vérité jusqu’à sa dernière goutte de sang.

Rien qu’à voir la panique qui s’est manifestée par les méthodes cavalières du Gouvernement américain après que le site Wikileaks et non -Wikipedia selon Sarkozy-, a commencé à publier sa collection d’environ 250.000 câbles diplomatiques secrets américains, on peut dire que ces derniers ont trop de choses à cacher. C’est ainsi qu’on a vu tour à tour les sociétés financières comme Visa, MasterCard, PayPal ou Amazon, arrêter le flux des dons adressés à Wikileaks. Un vrai tournant dans cette lutte. Même une banque suisse a suspendu le compte de Julian Assange, sous prétexte que son adresse prêtait à confusion. Dans la foulée par ailleurs, l’avocat britannique de Julian Assange, Mark Stephens a dit qu’il croit qu’un jury américain est déjà mis en place pour développer des charges contre Julian Assange. On peut remercier à cet effet, le journal Libération, qui abrite Wikileaks.

Dans ce dossier ridicule, on a envie, presque, de soutenir les hackers qui viennent au secours de Wikileaks.

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