Zambito II. La suite…

Lino –  on utilise les prénoms dans le monde du spectacle – a donné hier a « Tout le mond en parle » un performance époustouflante.  Dans notre dernier article sur lui  nous étions déjà élogieux, mais cette fois le maître s’est surpassé.  D’ailleurs, son arrivée triomphale sur le plateau  indiquait que la foule était déjà conquise avant même qu’il ne la travaille au corps, comme disent les boxeurs.

Que s’est-il passé ? Ce que je prévois depuis longtemsp et que je n’arrête pas de dire :  le peuple est tellement dégouté de la bêtise et de la médiocrité, de l’insignifiance et des plaititudes, des pseudo-solutions et de  l’immonde bavassage ignoble de nos hommes politiques, qu’il se jetterait avec enthousiasme dans les bras de n’IMPORTE QUI qui semble avoir des méninges et des couilles.

Demain matin, je suis persuadé que la foule choisirait un Zambito repentant comme maire de Montréal de préférence au Gerald Tremblay  qu’elle connaît.   Triste ? Grave ? Je ne sais pas, je ne lis pas dans l’âme de Monsieur Zambito pour savoir si Saul est devenu Paul. Je me contente, comme tout le monde, de lire dans le visage de Tremblay.

La population est désespérée. Et la politique qu’annoncent les premières reculades et bévues de Dame Marois et de son mime Marceau en ubuesque Ministre des phynances, n’a rien pour remonter le moral du peuple.  Que ceux qui gouvernent tout en sous-main et croient qu’ils pourront encore le faire en toute quiétude prennent garde.   Les dieux ont TRÈS soif.

La popularité de Zambito aujourd’hui est en fait un remake de celle de Duchesneau, qui  a finalement été LE facteur qui a fait battre le PLQ de Charest qui avait pourtant presque tout prévu.  La similitude est évidente :  nous voulons que quelqu’un AGISSE.   Si un homme apparaît qui offre un idéal et une sortie de la morosité actuelle, on ne lui demandera ni son carnet de santé, ni ses antécédents… ni la couleur de sa chemise qui pourrait être rouge, noire ou brune.

Le population, rougissante, semble prête à une histoire d’amour avec  un mauvais garçon.   C’est le temps de voir ce que vaut sa vertu démocratique et de revoir ce que vaut l’autorité des tuteurs impuissants que nous lui avons donnés.

Pierre JC Allard

4 pensées sur “Zambito II. La suite…

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    22 octobre 2012 à 19 07 23 102310
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    Il n’y a décidément que cette résistance étudiante, de 22 en 22 qui agit en sentinelle, scandant l’appel silencieux à l’unité, au discernement et à la prise de conscience collective. Le reste semble courir comme une poule sans tête.

    Notre Claude Poirier national a failli péter un plomb après que monsieur Zambito, qui avait pourtant accepté de venir s’entretenir avec lui à son émission, a préféré se désister et se rendre à Tout le monde en parle, où apparemment il fut applaudi telle une vedette par l’auditoire présent. M. Poirier dénonce avec justesse le peu de cohérence dont les gens font preuve en traitant M. Zambito en vedette, puisque chaque jour il entend les jérémiades des citoyens qui dès qu’ils sont rasés de près, vêtus de leurs beaux atours et en présence de la richesse faite homme tiennent un discours aux antipodes.

    Ceci rappelle les nombreux commentaires nostalgiques à l’égard de Jean Charest lorsqu’il a annoncé son départ du parti libéral et le fait que malgré tout ce qui lui était reproché avec motifs sérieux, il s’en est fallu de peu qu’il soit réélu entre deux scandales. Le Québécois a vraiment mal à ses valeurs.

    Je serai plus sévère que vous, ce n’est plus simplement une question de dégoût qu’éprouve le citoyen, c’est d’un pathétique peu commun, d’une lâcheté incroyable. Nous n’en sommes pas aux chaussures qu’on balance à la tête des gens, mais un minimum de décence et surtout de cohérence serait le bienvenu.

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    23 octobre 2012 à 1 01 10 101010
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    @ Elyan

    Le citoyen remet en question la démocratie: il veut un chef, un homme fort. Ce faisant, il dit qu’il ne fait pas confiance à ses dirigeants élus, mais surtout, qu’il ne se fait pas confiance à lui-meme pour tenir en rênes ceux qu’il a choisis ou s’en choisir de meilleurs. Lacheté, dégoût, autopunition… Pathétique, en effet, et « pathetic » aussi, dans le sens anglais tu terme.

    PJCA

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    23 octobre 2012 à 9 09 16 101610
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    Bonjour Pierre,

    Je pense qu’il ne faut pas ignorer aussi que la majorité des citoyens lambda sont tellement désintéressé de la politique en général, qu’ils ont à peine conscience ce qu’une constitution bien écrite avec des directives pour le politique et les économistes dans le sens d’une société humaniste pourrait avoirs comme influence sur leur vie de tous les jours.

    L’oligarchie utilise très bien cette arme qu’est la peur de l’inconnue, nous avons perdus à peu près tous nos repères et somme incapable de nous unifier car comme vous dites « ils n’ont même plus confiance en eux ». L’Islande votait pour leur nouvelle constitution ce Dimanche dernier, les 25 membres de l’assembler constitutionnelle sont issus de la classe des professionnel aucun pêcheur, menuisier, journalier ne se sont présenter et choisis afin d’y participer, de plus le dernier référendum à peine 30% des électeurs se sont déplacer aux urnes afin de ce prononcer sur les propositions et pour celui de Dimanche ont s’attendaient à encore moins de participation.

    La loi du moindre effort étant de mise dans notre société dites « moderne », ou l’ont désirent tout avoir sans faire le moindre effort pour l’obtenir, belle mentalité. Malheureusement pour eux, notre cerveau collectif n’a pas encore trouvé le moyen de faire une omelette sans casser d’œufs, lâcheté, dégout, … je trouve que vous faite encore preuve d’un grand humanisme qui vous caractérise tant en utilisant ces termes, bon ça y est me voilà partis. Pour ce commentaire je m’arrêterai ici. Sur ce passé une belle journée !

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