Différencier racisme et antisémitisme, c’est du racisme !

 

Par do :

Dis papa, c’est quoi le racisme ?

En France, quand un Arabe se fait casser la gueule, c’est normal, alors on n’en parle même pas. Mais quand c’est un Juif, c’est un scandale national et même le président en parle !

israeli_soldiers_pal_corpseSoldats israéliens prenant la pose pour un beau tableau de chasse
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Source :  http://mai68.org/spip/spip.php?article8271

Le pouvoir, en France, a dit qu’il allait se battre contre le racisme et l’antisémitisme. Mais, différencier ainsi l’antisémitisme du racisme, c’est considérer que l’antisémitisme mérite plus d’attention que les autres racismes. C’est donc en soi du racisme !

Et qu’on n’essaie même pas de me dire que les Juifs ont subi plus de racisme que les autres, car ce serait un gros mensonge :

  • Les cows-boys ont génocidé tous les Indiens pour voler leur territoire.
  • En 1830, la France a génocidé la moitié des Algériens.
  • Quant aux Noirs, et au commerce triangulaire, il suffit de songer que pour en capturer un vivant, il fallait en tuer cinq ! Et que pendant le voyage aux Amériques, il fallait en transporter cinq pour qu’il en arrive un.

Les juifs n’ont pas subit plus de racisme que les autres. Il n’y a donc absolument aucune excuse pour particulariser en soi le racisme antijuif en lui donnant un nom destiné à le distancier des autres formes de racismes. Dire qu’on va se battre « contre le racisme et l’antisémitisme » ne peut signifier qu’une chose : « Ils » vont faire une politique projuive. Normal, il s’agit du « peuple élu » !

En fait, c’est évidemment dans les classes dominantes que cela se joue. Ils ne font donc pas une politique projuive favorable aux juifs pauvres dont ils se foutent tout autant que des sales nègres, des bougnoules, ou des bohémiens ! ils font une politique destinée à favoriser au sein de la classe dominante sa fraction juive, dont l’idéologie est le sionisme. Idéologie qui devient par là-même celle de toute la bourgeoisie française.

L’anticommunisme, profession des sionistes (Livre introuvable d’URSS 1972)

Voici un petit livre, de moins de cent pages en gros caractères, qui nous vient en direct de l’ancienne Union Soviétique. Il a été écrit par N. Bolchakov et publié par Novosti en 1972. Il nous explique en particulier que le sionisme est l’idéologie de la classe dominante juive. Mais aussi, il dénonce les nombreuses compromissions du sionisme avec Hitler et les nazis ; et plein d’autres choses. Ce petit livre est Bourré de références prouvant ce qu’il raconte. Format PDF :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4974

Théorie du concept

« Racisme », « antisémitisme », certains diront que ce ne sont que des mots et que ça n’a aucune importance. Et bien si, c’est important. C’est très important. Voici la démonstration :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1701

Sidi et les femmes

Couple mauritanien mauresque

Couple mauritanien mauresque

UN OEIL SUR L’ISLAMIE
Paul Laurendeau

Bon, on pourrait développer longuement —il y a d’ailleurs pleinement lieu de le faire— sur les difficultés en sexage que sont encore voués à rencontrer nos compatriotes musulmans de sexe masculin. On pourrait spéculer, analyser, subodorer. Je vais me contenter d’exemplifier.

J’ai connu Farouk oulb Sidi Farouk (nom altéré) circa 1983 lors de mes études doctorales à Paris. C’était un hassanyah mauritanien, petit fils de nomade (lui-même de seconde génération sédentarisée). Il faisait sa thèse doctorale sur une ville portuaire de Mauritanie. Géographe de profession, musulman de par son éducation. Il était, sans trop le dire à ses pairs, de fait athée par option, rationaliste et progressiste. C’était aussi une intelligence authentique. Nous étions étudiants, logés dans la même résidence. J’étais donc linguiste québécois. Il était donc géographe mauritanien. Malgré le fait que tout nous séparait, nous avons tout de suite fraternisé. Dans la France mitterrandienne, les effets répercutés de la Révolution Islamique d’Iran se faisaient solidement sentir et la problématique de la révolution post-marxiste était sur toutes les lèvres. Et celui que j’appelais tout simplement Sidi (ce qui l’amusait beaucoup car cela signifie «mon maître») manifestait sa compréhension des crises politiques du temps avec une finesse historique qui le démarquait nettement des autres étudiants musulmans et occidentaux de cette vaste résidence étudiante internationale du sud de Paris. Sa culture vernaculaire, qu’il appelait la culture des nomades, il la valorisait profondément en me disant, d’une air mi-hautain mi-amusé, «Toi, tu es un pur produit de la culture sandwich Coca-cola». Musulman donc, mais surtout, homme musulman, Sidi s’identifiait solidement à ces vieille valeurs de solidarité masculine en acier trempé d’un autre temps. Il les formulait, notamment en ce dit mauritanien qu’il me récita un jour qu’il m’accusait, sans trop se tromper d’autre part, d’être excessivement superficiel en amitié, comme tous les occidentaux foufous et mal embouchés de notre temps.

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UN AMI ET DEMI…

Voici qu’un homme riche avait un fils. Et dans la maison de l’homme riche venaient manger et s’amuser toutes sortes de gens qui se disaient les amis du fils de l’homme riche. Un jour, l’homme riche prend son fils près de lui et dit : «D’après toi, combien as-tu d’amis?». « Mais père, ta maison est toujours pleine de gens qui viennent pour moi. J’ai des vingtaines d’amis.» « Je te dis moi, mon fils ceci: je suis ton aîné en âge, et pourtant je n’ai qu’un ami et la moitié d’un ami.» Le fils ne parla pas. «Maintenant, je t’invite à voir avec moi, mon fils Ibrahim, ce qu’il en est de mes amis.» Voici qu’ils prirent un agneau qu’ils égorgèrent et placèrent sous un drap que son sang poissa. Ils mirent le tout en évidence sur le sol. «Ibrahim, voici tes ci-devant ‘amis’.» Arrivèrent les jeunes hommes que le fils connaissait. Ils venaient festoyer. «Un ennemi a tué Ibrahim…» leur dit le père de ce dernier, en leur montrant la dépouille de l’agneau recouverte du drap sanglant. À ces mots, ils prirent la fuite comme poussière au vent. Arriva un homme mûr. «Ibrahim, voici mon demi-ami.», dit le père d’Ibrahim. L’homme fut surpris et s’enquit des détails de l’affaire. «Un ennemi a tué Ibrahim…» L’homme se déclara disponible pour toute collaboration financière à quelque entreprise visant à régler cette affaire. Mais il n’abordait pas les questions de vie et de mort. Comme il se retirait, arriva un vieil homme. «Ibrahim, vois, celui-ci est mon ami», dit le père d’Ibrahim. Le vieil homme regarde le père qui redit: «Un ennemi a tué Ibrahim…». À ces mots, le vieil homme entre dans une formidable fureur. Il saisit une arme à feu qu’il déchargea sur le drap recouvrant l’agneau et cria : «Voici. C’est moi qui ai tué ton petit, ton Ibrahim. Tu n’as plus comme objet de ta vengeance future que moi, maintenant. Que ma poitrine soit souillée de son sang et qu’entre nous se règle cette affaire.» Puis il partit rechercher l’auteur du crime pour le tuer, libérant de ce fait intégralement le père d’Ibrahim de toute culpabilité dans ce conflit et dans les crises futures qu’il allait fatalement engendrer.

Du pur, du solide, du costaud, du viril sans ambivalence. Cependant, d’autre part, Sidi avait un rapport complexe et difficile à ses compatriotes africains de la modernité. Il me disait une fois: «Si un jour je siège sur un comité international formé de douze personnes, onze africains et un occidental, je confie la trésorerie du comité les yeux fermés à l’occidental car si je la confie à un des africains, ce sera des embrouilles sans fins et la cagnotte va s’amenuiser et s’amenuiser sans qu’on comprenne trop pourquoi.» Cette problématique hautement paradoxale se généralisait aussi aux femmes. Cela donnait alors: «Je suis très réfractaire à l’idée d’épouser une femme mauresque. Parce que quand tu épouses une femme, tu épouses son clan. Si j’occupe des fonctions politiques, je dois rester libre des pressions de tous les groupes formels et informels.» Il fantasmait donc amplement la femme occidentale comme porteuse de liberté individuelle, liberté politique, d’abord, liberté sexuelle ensuite, la préférence envers la seconde restant amplement subordonné, comme on va le voir, aux enjeux et priorités de la première.

Un gros sac de maïs, Sidi, vraiment?

Un gros sac de maïs, Sidi, vraiment?

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Bel homme, élégant, articulé, distingué, svelte, basané, avec je ne sais quoi de sauvage dans le regard, Sidi, qui avait monté des chameaux et des chevaux maures mais n’avait jamais été à bicyclette, faisait tourner bien des têtes de filles aux résidences universitaires. Je crois qu’il aurait effectivement bien aimé se trouver une conjointe occidentale. Mais si les filles étaient attirées au départ, elles se rebutaient vite face à ses propos et ses comportements, involontairement incongrus et décalés. Je découvris éventuellement pourquoi. D’Olga, la solide maritorne russe qui étudiait en médecine, Sidi disait, en souriant férocement «Je te jure que cette Olga m’attire beaucoup. On dirait un gros sac de maïs.» Le sourire de la toute puissante Olga se crispa fortement quand le curieux compliment finit par lui venir aux oreilles. Mais Sidi n’en avait cure. Il était entier et fier. Il avait été coureur pour l’équipe olympique de Mauritanie et il s’occupait de nous coacher un peu, lors de nos joggings matinaux d’étudiants, au Parc de Montsouris. Dans notre bande de joyeux joggeurs, il y avait Bérengère, une bouillante méridionale aux cheveux de blé qui plaisait bien à Sidi. Un jour, dans la cuisine, après le jogging, elle dit, à la cantonade: «C’est très plaisant de faire du jogging avec Farouk. Ses conseils sont lumineux et il est une véritable gazelle.» Et Sidi, souriant radieusement, avait répondu: «Mais je te jure Bérengère, si je suis une gazelle, toi tu es une girafe.» Je revois encore la face de Bérengère crisper subitement. Elle s’attrapa le cou, en souriant gauchement et dit «Girafe. Euh… Long cou.» Un peu plus tard, quand je prenais le délicieux thé maure en compagnie de Sidi dans sa chambre (il préparait le thé lui-même), il me questionna, comme il le faisait souvent au sujet ses couacs interculturels: «Bérengère ne semble pas avoir apprécié mon compliment de tout à l’heure. Tu peux me dire pourquoi?» Je me contentai de répondre: « Commence donc par m’expliquer un petit peu ce que tu croyais accomplir en la qualifiant de girafe…» Sidi se leva, tira un ouvrage de sa bibliothèque, le feuilleta, le tint ouvert et me le tendit. La page s’ouvrait sur un vaste paysage du Sahel. Il s’agissait donc d’une photo de la savane africaine au fond de laquelle quatre girafes de profil couraient à grande vitesse. Sidi dit : «La girafe. L’animal le plus majestueux, le plus fluide et le plus élégant de toute l’Afrique.» Je dus rectifier ce nouveau malentendu interculturel: «L’image visuelle que toi tu as de la girafe est certainement plus juste que celle des occidentaux mais cela ne sauve pas ton compliment à Bérengère. Nous, occidentaux, les girafes, on les voit habituellement immobiles dans un enclos au zoo et qui se penchent gauchement pour capter une merde qu’on leur tend à bouffer. On ne voit que le long cou et les lèvres énormes d’un animal captif et peu mobile.» Sidi exprima avec dépit sa tristesse d’avoir éventuellement raté l’affaire avec Bérengère pour une raison si futile et si malencontreuse. Il le fit en des termes explicites que je ne vais pas reproduire ici mais qui laissaient deviner sans ambivalence que cet homme, pourtant si raffiné et intelligent, avait, disons, une conception finalement fort utilitaire des femmes… Quand le prenait le dépit de voir les femmes occidentales s’éloigner de lui comme ça, pour toutes ces raisons qu’il décodait mal, Sidi se mettait vite à déraper sur la pente misogyne. Il racontait alors que, l’un dans l’autre, les femmes ne sont bonnes que pour se les envoyer et encore, avec la plus grande méfiance, parce qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre.

Alors moi, cette fois là, j’ai quand même voulu qu’il comprenne mieux tout ça. Je suis donc allé chercher la photo de mon amoureuse du temps et quelques lettres. Et, candide, je lui ai raconté que j’étais amoureux, que nous étions séparés mais fidèles, que nous voulions fonder un foyer, tout ça. À un moment, il m’interrompit: «Mais pourquoi tu me racontes tout ça?» Imbu de ma subite mission civilisatrice, je ne me démontai pas: «Mais Sidi, pour que tu comprennes que tes choix radicalement sexistes ont des conséquences inattendues. Que de mépriser les filles comme tu le fais ne donne rien. Un jour, tu trouvera l’amour et…» Sa réplique, lapidaire, sans appel, sonne encore aujourd’hui, trente ans plus tard, comme la voix de tonnerre du fier fleuron d’une époque: «Mais je n’ai pas le temps, moi. Je dois m’occuper de la reconstruction de mon pays, de sa décolonisation, du cheminement du tiers-monde». J’avalais très lentement ma gorgée de thé mauresque. Sans y penser, Sidi m’avait, lui-même, fait comprendre que la vision du monde occidentale, surtout sa portion teinté de tendresse romantique privée et/ou de féminisme, était hautement incompatible avec sa quête à lui et ce, pour des raisons dont il serait hautement ardu de questionner la légitimité d’époque.

La vie sociale de Sidi en France évolua en dents de scie. Il fréquenta éventuellement une étudiante française, fraîchement convertie à l’Islam et fascinée, un peu abstraitement, par les intellectuels africains. L’idylle tint un temps, puis, pour des raisons mal éclaircies, l’ultime occidentale du cercle émotionnel de Sidi rentra hautainement dans ses terres en lui rendant respectueusement son vieux Coran emballé dans de la soie fine (Sidi ne touchait jamais le livre sacré de ses mains nues). Sidi lui-même soutint brillamment sa thèse de doctorat puis il rentra éventuellement en Mauritanie et, aux dernières nouvelles, il a épousé une femme mauresque qui le sert discrètement en portant respectueusement le voile…

Ah, cet infini dialogue des mondes et des âges. Nos compatriotes masculins arabes et africains sont tous, à des degrés divers, des Farouk oulb Sidi Farouk. Il faut les guider, respectueusement mais fermement, sur la voie de l’égalité inconditionnelle (et non négociable) et de la collégialité solidaire entre hommes et femmes (voie sur laquelle nous avons, de fait, nous-même encore bien du chemin à faire). Cette voie, cette route, on peut indubitablement la marcher avec ces hommes issus d’un autre cercle de mentalités et de croyances. Ils sont fins, sensibles, aussi modernes que nous, et ils ont énormément de chaleur humaine et de générosité. Mais il reste qu’elle sera longue, cette route, raboteuse et cernée de taillis ambivalents, paradoxaux, eux-mêmes truffés de tous les étranges petits piquants acerbes de ces mécompréhensions rectifiables dont sont hérissés en permanence tous nos dialogues culturels.

Entretien avec une québécoise d’origine libanaise portant le voile

Qui merite respect

UN ŒIL SUR L’ISLAMIE
Paul Laurendeau

Paul Laurendeau: Fatima Massoud, vous êtes de Laval, je suis des Basses-Laurentides. J’ai eu le plaisir de vous rencontrer, en compagnie de votre mari, quand, en compagnie de mon épouse, nous faisions nos courses au beau petit marché en plein air de Saint Eustache. D’abord, merci d’avoir accepté cet entretien.

Fatima Massoud: Mais de rien. C’est avec plaisir.

P.L.: On peut donc dire de vous que vous êtes une citoyenne ordinaire québécoise, née à Tripoli (Liban) et immigrée au Québec à l’âge de quatre ans avec votre frère, qui en avait six, votre père et votre mère.

F.M.: Une personne tout à fait ordinaire. Pas intellectuelle et pas politique.

P.L.: Vous travaillez dans le secteur hospitalier.

F.M.: Oui, je suis technicienne de laboratoire dans… disons dans un hôpital de la grande région métropolitaine. Je n’ai pas besoin d’en dire plus sur mon employeur?

P.L.: Non, non, c’est amplement suffisant. Secteur hospitalier, dans le parapublic. Vous seriez donc directement affectée par la « charte ».

F.M.: Tout à fait.

P.L.: Vous êtes québécoise pur poudre. Vous avez été scolarisée à l’école publique. Je vous ai entendu parler, vous parlez un français québécois très semblable à celui de mes enfants. Quelle langue parlez-vous à la maison?

F.M.: Avec papa et avec mon frère, c’est en français, coupé de mots arabes. Quand je suis seule avec maman, c’est plutôt en arabe. Maman parle un excellent français, mais elle tient à ce que mon frère et moi gardions notre arabe.

P.L.: Et, du fond du coeur, Fatima, je lui donne raison. C’est une grande langue de culture.

F.M.: Merci.

P.L.: Vos parents conversent entre eux en arabe?

F.M.: Oui, oui, toujours, quand ils sont seuls. Ils passent au français si on a des invités francophones.

P.L.: C’est la diglossie dans les chaumières montréalaises à son meilleur. Et avec votre mari, c’est en arabe aussi, ça, j’ai eu le plaisir de le constater au marché de Saint Eustache. Arabe libanais, dans tous les cas?

F.M.: Oui, oui, arabe dialectal du Liban dans tous les cas. J’ai d’ailleurs beaucoup de difficulté avec l’arabe classique. Je lis le Coran fort difficilement. Je comprends pas tout.

P.L.: Vous le lisez souvent?

F.M.: Rarement, peu et mal. Vous savez, je vais vous avouer un truc que peu d’arabes de la diaspora oseront admettre. Il y a pas beaucoup de musulmans par ici qui lisent vraiment le Coran. La langue du texte est rendue difficile à à peu près tous les arabophones. J’ose même pas imaginer comment s’arrangent avec ça les musulmans qui ne sont pas arabes.

P.L.: Vous êtes musulmane sunnite.

F.M.: Oui.

P.L.: Alors, on voit souvent sur Montréal des libanaises, des algériennes, des marocaines qui se disent ouvertement musulmanes mais ne portent pas le voile. Vous expliquez ça comment?

F.M.: Le port du voile est pas une obligation religieuse. C’est pas un des piliers de l’Islam. On va tendre à le porter si on va à la mosquée mais autrement tu peux ne pas porter le voile et être une pratiquante en bonne et due forme.

P.L.: Alors Fatima, cela nous amène à la question cruciale. Pourquoi portez-vous le voile?

F.M.: C’est un petit peu compliqué à expliquer…

P.L.: Bien sûr que c’est compliqué. C’est justement pour compenser le simplisme ambiant qu’on en parle. Sentez-vous parfaitement à l’aise.

F.M.: Ma famille a quitté le Liban à cause de la guerre. Mes parents, surtout ma mère, ont été très éprouvés. Ma mère a perdu deux frères et un troisième de mes oncles est resté infirme à cause des bombardements. Il y a eu aussi des viols, des atrocités, surtout dans les villages reculés. Je suis née dans la deuxième plus grande ville du pays mais maman vient d’un village de l’ouest du pays. Maman adore son pays et je respecte profondément cet héritage, même si je le connais trop mal.

P.L.: Le Liban est étroitement limitrophe de la Syrie, elle-même, en ce moment, en guerre civile. Cela doit amplifier les inquiétudes.

F.M.: Beaucoup. Vous avez raison de le mentionner. Il est pas possible de parler du Liban sans parler de la Syrie. On va pas entrer la dedans là, c’est trop compliqué, trop douloureux aussi. Ce qui est important c’est que mes parents ont quitté une terre, des amis et des villes et villages qu’ils adoraient à cause de conflits armés dont ils avaient rien à faire. On émigre pas par plaisir, Paul, on émigre, et, donc, immigre, poussés par une nécessité qui nous arrache à notre vie.

P.L.: Je comprends parfaitement. Et je sens aussi le profond respect que vous avez pour vos parents et pour votre héritage.

F.M.: Voilà. Bon… maintenant… Maman considère qu’une femme décente doit couvrir ses cheveux en public. Je ne me présenterais pas, en public ou en privé, en compagnie de maman, tête nue. Ce serait de l’indécence et une agression ouverte envers elle. Maman a cette conception de la pudeur et elle me l’a transmise. Je la respecte. C’est une affaire corporelle et vestimentaire. Une affaire de femmes.

P.L.: Mais le religion?

F.M.: Ne vous faites pas plus nono que vous n’êtes, Paul. J’ai lui votre excellent texte Une fois pour toute: le voile n’est pas un signe religieux et je sais que, contrairement à bien d’autres, vous comprenez parfaitement qu’on porte le voile pour des raisons culturelles. Mais il faut insister —et là votre texte ne le fait pas assez— sur le fait qu’on le porte pour des raisons familiales aussi, par respect pour notre groupe familial, notre communauté rapprochée, qui est une diaspora blessée mais fière, qui tient à son héritage.

P.L.: Cela nous amène à l’autre facette du problème. Certaines femmes —d’aucunes d’origine moyen-orientale— disent que l’obligation du port du voile serait une brimade patriarcale. Vous porteriez le voile par soumission à l’homme.

F.M.: Expliquez aux gens qui disent ça la choses suivante. L’homme auquel je me soumets, c’est mon mari. Lui seul. Allah est grand, et je me donne entièrement à mon mari par amour pour lui et par respect de nos lois. Il est le seul que j’autorise à voir mes cheveux, comme le reste de ma nudité. Je suis sienne. Il est l’homme de ma vie, pour toujours. Ma chair lui fournira ses enfants. Tout ça, c’est là… Mais nous avons nos petits différends.

P.L.: Comme n’importe quel couple moderne…

F.M.: Voilà. Et il y a un de ces différends que je voudrais bien que vous fassiez découvrir à vos lecteurs ET LECTRICES.

P.L.: Je vous écoute et je sens que ça va les passionner.

F.M.: Bien, mon mari me dit: « Tu vas pas aller perdre ta job pour des histoires de voile. T’auras qu’à faire ce qu’ils te disent. Enlever le voile le jour pour aller au travail et tout sera dit. »

P.L.: Et votre père?

F.M.: Mais mon père il est plus dans le calcul, Paul. Je suis la femme de mon mari, vous comprenez. Si mon mari me dit de lâcher mon boulot pour rester à la maison avec nos enfants, je le fais. C’est lui, ici, le fameux homme aux commandes auquel s’en prennent les femmes féministes qui n’admettent pas que le voile est avant tout une affaire de femmes.

P.L.: Je vous suis, je vous suis.

F.M.: Papa, c’est pas compliqué. Papa, c’est pas un homme compliqué. Il s’occupe pas trop de ces choses là. Il m’aime comme je suis. Simplement, quand maman souffre, papa pleure.

P.L.: Je vous suis clairement. Donc votre mari dit: « t’auras qu’à enlever ton voile ». Et vous refusez.

F.M.: Voilà. C’est là notre petit différend matrimonial. Il est pas mal hein?

P.L.: Ah, il est fortiche. On le voit pas souvent dans les médias, celui-là!

F.M.: Oh non! Et pourtant, il le faudrait. Il faudrait le dire plus que c’est pas parce que je suis voilée que je suis soumise. J’ai mon caractère et je bénéficie, moi aussi, de la modernité occidentale, sur ces questions.

P.P.: Mais alors, pourquoi ne pas enlever votre voile, Fatima. Si votre mari approuve?

F.M.: Mais j’irai pas bosser tête nue, comme une fille en cheveux, devant tous ces gens qui sont pas mes intimes. C’est contre tous mes principes de pudeur. Vous iriez au boulot en slip ou en camisole, vous?

P.L.: Non.

F.M.: Regardez. Et comprenez aussi mon mari, ici. Les hommes immigrants, traditionnellement, s’ajustent plus aux sociétés receveuses. Ils composent, ils louvoient. Ils veulent pas faire de trouble. Ils s’ajustent beaucoup plus qu’on vous le fait croire. Les femmes, elles, composent moins. Elles restent à la maison et gardent la langue et les coutumes. Le voile, c’est ma mère, c’est mon passé, c’est mes coutumes familiales, c’est ma décence, c’est mon respect et c’est mon droit.

P.L.: Et ce droit, vous entendez le défendre?

F.M.: Oui. La Charte Canadienne des Droits me protège. Notre communauté est déjà très active pour voir à la faire appliquer. Bon, ça fait un peu fédéraliste, là, je le sais….

P.L.: Oh moi, je suis un internationaliste. J’avoue, de surcroît, que quand la bêtise est provinciaste, je la joue fédéraste et que quand la bêtise est fédéraste, je la joue provinciaste. Pas de quartier. Deux ennemis valent mieux qu’un, disait Mao…

F.M.: Moi je suis profondément québécoise, toutes mes amies sont québécoises et mes amies qui m’aiment vraiment m’aiment avec mon voile et me prennent comme je suis.

P.L.: Et les gens sur la rue?

F.M.: Oh, leur attitude a empiré depuis que ces histoires de « charte » sont entrées dans l’actualité.

P.L.: C’est vrai donc.

F.M.: C’est très vrai. Et, hélas, la plupart du temps ce sont des femmes qui m’agressent. On a même tiré sur mon voile dans le métro. Je n’avais jamais vécu ça avant, et ça fait vingt-cinq ans que je porte le voile ici, à Montréal et à Laval.

P.L.: Un beau gâchis ethnocentriste qu’ils nous ont mis là. Et, pour conclure, que diriez-vous à ces femmes, vos compatriotes?

F.M.: Bien d’abord, je constate avec joie que vous avez mis au début de cet article l’image que je vous avais fait parvenir.

P.L.: Absolument. Très belle image.

F.M.: Je dis respectueusement à mes compatriotes québécois et québécoises: regardez cette image. Elle parle de l’égalité des femmes.

P.L.: Vous êtes pour l’égalité des femmes?

F.M.: Totalement pour. Je suis pour l’égalité de la femme et de l’homme. Mon mari aussi. Mais je suis aussi pour l’égalité des femmes ENTRE ELLES, face à leurs droits. Cette image dit: pas de citoyenne de seconde zone. Toutes les femmes sont souveraines sur leur apparence corporelle et ont LE DROIT de décider elles-mêmes quelle partie de leur corps elles montrent et quelle partie de leur corps elles cachent en public. Et ce droit, c’est un droit individuel, culturel, non religieux et que je vais défendre, simplement mais fermement, pour moi, pour ma mère et pour mes filles.

P.L.: Vous aurez toujours mon entière solidarité là-dessus. Merci de ce passionnant et éclairant échange.

F.M.: Merci à vous et à l’été prochain avec nos conjoints, au marché de Saint- Eustache.

P.L.: C’est un rendez-vous. On dansera sur les lambeaux de la « charte »!

F.M.: Joyeusement. Je serai alors de tout coeur laïque, mais toujours voilée.

P.L.: Pied de nez!

«Haine d’Arabe»

CMJN de base

UN ŒIL SUR L’ISLAMIE
Paul Laurendeau

Une citation d’Objectif Tintin — le site interactif des amis de Tintin

Haine d’Arabe: Titre d’un film, en cours de tournage par la firme « Cosmos Pictures » qui a nécessité la reconstitution, en plein désert, d’une ville entière. Ces moyens, considérables, s’expliquent par le fait que « Cosmos Pictures » est une entreprise de l’empire du célèbre milliardaire Rastapopoulos. Tintin, ignorant qu’il s’agissait d’un film, intervient malencontreusement lors du tournage d’une scène.

(Dans « Les cigares du pharaon »).

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De toniques Arabes de mon voisinage, dans la jeune vingtaine, me posent la question en toute spontanéité: l’image négative des Arabes et des musulmans remonte t’elle aux attentats du 11 septembre 2001? Je réponds sans hésiter que non. Et de détailler la chose, pour mes jeunes compatriotes d’origine arabe. Dans le demi-siècle avant le onze septembre, un des principaux vecteurs récurrents de l’image intoxidentale négative des Arabes fut le conflit palestinien. Éléphantesquement hypertrophié dans les médias, ce lancinant abcès de fixation était toujours analysé et décortiqué dans le même sens. Je ne m’étends pas sur cette question archi-connue dont personnellement, par solidarité pour des causes plus graves et moins médiatisées, je ne parle jamais. Passons, donc. L’avant onze septembre vit aussi les belles années du discrédit de l’Irak. Saddam Hussein (1937-2006) s’étant emparé du Koweït (1991), on le démonise subitement, l’accusant de gazer son peuple et de commander «la troisième armée du monde». La légitimation de sa capture, de sa mascarade de procès et de sa pendaison hâtive fut amplifiée par le onze septembre, certes. Le meurtre antérieur de ses fils (les fameux personnages de cartes à jouer recherchés par les forces d’occupation américaines) aussi, indubitablement. Mais, un bon moment avant le détournement de la crise du ci-devant 9/11 par George Bush Junior vers l’Irak, son père, George Bush Senior, ancien vice-président de Ronald Reagan, oeuvra méthodiquement à détruire l’image antérieurement positive de Saddam Hussein. L’enjeu était d’autant plus sensible que, circa 1991, le syndrome vietnamien jouait encore fortement sur la psychologie de masse américaine. Il s’agissait donc, en faisant d’une pierre deux coups, de montrer que Hussein était un mauvais gars, un voyou passablement costaud MAIS AUSSI que le vaincre était jouable. Il fallait de nouveau vendre crédiblement la notion lancinante et peu populaire de guerre de théâtre. Ce fut la grande réalisation belliciste et militariste de George Bush Senior d’imposer, dans la conscience occidentale, cette idée des guerres sectorielles jouables, en guise de substitut conflictuel de la guerre froide. Pour ce faire, on joua à fond les Arabes contre les Kurdes (d’Irak). Antérieure au cap intox mis sur l’Afghanistan/Pakistan (changement de cap intox justement lancé par le onze septembre), on peut dire que la décennie 1990-2000 fut la grande décennie du salissage médiatique (et de la préparation à la destruction matérielle) de l’Irak. L’incident Jessica Lynch (2003) en marqua une sorte de point d’arrêt ou de hoquet temporaire, sans pour autant que l’image des Arabes ne s’en rehausse vraiment durablement.

Alors, poursuivons ce petit recul dans le temps. 1980-1990 fut, elle, la décennie du salissage de l’Iran, donnée comme l’archétype théocratique. Les Iraniens NE SONT PAS Arabes mais Perses, sauf que le confusionnisme sur leur ethnicité est perpétué en permanence dans le discours d’intox, dont l’ethnocentrisme crasse et primaire dans lequel on maintient les masses nord-américaines reste le vivier les plus purulent. L’Iran des ayatollahs du début de la période deviendra d’ailleurs subrepticement, au cours de la décennie, l’Iran des mollahs, de façon à ce que la rhétorique islamoclaste ratisse plus large, plus ample, plus général. Cette période commence en force et en grandeur: révolution iranienne (1979), crise des otages de l’ambassade américaine de Téhéran (1979-1980), passation de Jimmy Carter à Ronald Reagan, avec cette crise internationale majeure en toile de fond. Il y a bien alors encore des continuateurs de la guerre froide qui présentent les étudiants islamistes preneurs d’otages comme des «agents de Moscou» mais cette doctrine déjà vieillissante se résorbe lors du déclenchement compradore de la très meurtrière guerre Iran-Irak (1980-1988). L’image de Saddam Hussein est alors positive et laudative (c’est dans ce temps là qu’on lui remit les clefs de la ville de Détroit, entre autres) et on nous raconte que les irakiens sont des musulmans sunnites (ce qui est un mensonge d’intox) et que les iraniens sont des musulmans shiites (ce qui est vrai). Il y a donc «encore» des bons musulmans et des mauvais. Les iraniens sont les mauvais. La prise d’otage de 444 jours du début de la période et les éructations grossièrement antisémites du président iranien Ahmadinejad de la fin de la période n’arrangent rien pour l’image de l’Iran. Pour mémoire, c’est aussi l’époque où, subitement, on ne dit plus Golfe Persique mais Golfe Arabo-persique pour faire sentir, si possible, que le hautement pétrolier Détroit d’Ormuz est à tout le monde (pas juste aux Perses). Inutile de dire que le Arabo- a derechef disparu de cette désignation depuis le temps… C’est que, de fait, si ces faux Arabes que sont les Perses en prennent pour leur grade pendant cette décennie, les vrais Arabes ne sont pas, eux non plus, en reste. Notamment en France. C’est que ce sont aussi les années Mitterand/Le Pen. Souvenons-nous bien. Soit par électoralisme myope soit par crypto-pétainisme convaincu, soit les deux, le «socialiste» François Mitterand (1916-1996), potentat fétide s’il en fut, laisse fleurir le Front National de Jean-Marie Le Pen qui, lui, est au zénith de sa xénophobie militante et qui emmerde la droite française, la ratatine et la divise. Ce sont les années de l’évocation en ritournelle de «Charles Martel arrêtant les Arabes à Poitiers». Le mouvement Touche pas à mon pote et des franc tireurs pathétiques et émotifs genre Harlem Désir feront tout pour freiner la surchauffe croissante d’un hystérie ethnocentriste qui, on peut le dire avec le recul, fut française avant que de devenir occidentale.

1970-1980. Cette décennie est dominée par le premier (1973) et le second (1979) chocs pétroliers. En 1973, le pétrole brut se vend 1 (UN) dollar le baril. En peu de mois l’OPEP (un sigle qu’on va vite apprendre à connaître) fait passer ce prix de 1 à 3 (TROIS) dollars le baril, en disant très explicitement que ça va faire, l’abus compradore post-colonial en matières énergétiques. Panique inflationniste en Occident. Tout un mode de vie joyeux et folâtre est ouvertement compromis, menacé, condamné. La faute à qui? La faute aux Arabes. L’Arabe devient alors un personnage durablement caricatural. C’est un scheik en tenue ample, genre Saoudien, milliardaire, arrogant, somptuaire et cassant, viscéralement commerçant, qui dit, en roulant les orbites: «Ti vé ti di pétrole… dé tapis…» Je ne plaisante absolument pas. Revoyez les bandes passantes du temps. On lance aussi, dans le discours d’intox, la notion pseudo-économique de pétro-dollars. Les pétro-dollars, c’est des dollars identiques aux miens et aux vôtres, gagnés en suant sang et eau, comme les miens et les vôtres, mais la propagande du temps donne vraiment l’impression que c’est de l’argent de Monopoly. La notion de pétro-monarchie, beaucoup plus pertinente du strict point de vue socio-historique, ne sera mise en circulation que plus tard. Les Arabes, dans ce temps là, «ne vivent pas» dans des monarchies rétrogrades qui freinent le progrès social et oppriment les femmes. Les Arabes, dans ce temps là, bénéficient de la protection des avions AWACS américains. Et surtout, ils «sont riches». Pendant cette période, les Arabes sont tous arrogants, ricanants, faussement obséquieux et riches. Il n’y a que des Arabes cons et riches. On pourrait leur vendre la tour Eiffel. Ils importent même du sable fin (sic) pour les filtres des piscines de leurs palais somptuaires…

1960-1970. La version guerre froide du conflit palestinien culmine dans les très traumatiques Guerre des Six Jours (1967) et Guerre du Yom Kippur (1973). L’Arabe est alors un inquiétant Fedayin pro-soviétique avec une mitraillette et un keffieh en nappe de maison de campagne rouge et blanche, genre Arafat. Yasser Arafat (1929-2004) lui-même est évidemment, justement, un fort mauvais gars (pas encore Prix Nobel de la paix, il s’en faut de beaucoup). Il est rien de moins que le Fidel Castro du Moyen-Orient. Les seul bons Arabes sont Abdel Nasser (1918-1970) et son (futur) successeur Anouar el-Sadate (1918-1981) parce qu’ils se fringuent en costards et embrassent ouvertement les valeurs occidentales. Plus tard, de vilains pro-iraniens tueront Sadate, mais pour le moment, moi (né en 1958) je lis des Tintin et je prend pensivement connaissance des inoubliables séquences du film de la Cosmo Pictures du méchant et ricanant millionnaire grec Rastapopoulos, dont le titre, syntaxiquement ambivalent, me laissera bien longtemps dubitativement rêveur (notamment sur le thème de grande portée contemporaine du malentendu): Haine d’Arabe.

Alors, pour tout dire, en fait, quand je cherche, dans ma trajectoire personnelle ou dans notre histoire intoxico-médiatisée récente, quelque chose de positif qu’on a pu éventuellement me raconter un jour au sujet des Arabes, je ne trouve que quelques pets de nuées philosophiques. Ils ont inventé les mathématiques et ont permis à la sagesse d’Aristote (si tant est) de passer à travers le Moyen-âge. C’est à la fois beaucoup et peu. Et surtout, notez bien que c’est ancien, que c’est vénérable, qu c’est du passé, que ce n’est pas contemporain. Car justement, il y a cette boutade incroyablement probante (et odieuse) au sujet de Star Trek et des Arabes. Vous la connaissez? Elle va comme suit:

- Sais-tu pourquoi il y a pas d’Arabes dans la série télévisée Star Trek?
– Non…
– Parce que c’est un feuilleton qui se passe dans le futur…

«Hilarant» non? Cela me colle dans le visage le rictus crispé de Rastapopoulos. Et pourtant, c’est tout juste le contraire. Les Arabes et les musulmans, c’est tout ce qu’il leur reste, le futur. Et le futur, eh ben, ça vient vite, de nos jours. Tant et tant qu’à leur sujet, il serait peut-être un peu temps de changer de disque…

VIDÉO. Syrie: Bachar al-Assad écoeure (encore) les salafo-islamo-terroristes

 

Le Patriache al-Yaziji et Bachar al-Assad

Le Patriache al-Yaziji et Bachar al-Assad

Alors que sa sainteté Benoît XVI jetait l’éponge, le président syrien Bachar al-Assad  accueillait, ce jour, en milieu d’après-midi, sa béatitude le Patriarche d’Antioche et du Moyen-Orient orthodoxe, al-Yaziji X. Un pied de nez à ceux qui veulent instaurer un califat en Syrie, vidant ainsi les chrétiens de leurs terres ancestrales. Le président Assad a félicité le Patriarche Yaziji en lui souhaitant bonne chance pour sa mission.  Amour et tolérance dans le monde entier, tout particulièrement en Syrie, ont été au menu de leur entretien..

C’est cet homme de paix, Bachar al-Assad, et dont l’œcuménisme donne des ulcères à ses ennemis, ces mamamouchis de l’extrémisme islamique qu’ils veulent tuer. Et dire que l’Occident…chrétien aussi, veut le détruire. La situation et les explications données pour chercher à détruire la Syrie sont iniques.  On ne le dira jamais assez…


Edlib: Un attentat à la voiture piégée a eu lieu à proximité du passage de Bab al-Hawa, causant la mort d’au moins deux personnes.

 11 février 2013    15:52


Edlib: L’armée arabe syrienne a détruit 4 voitures munies de mitraillettes Douchka et élimine des terroristes qui s’y trouvaient, à Binesh.

 11 février 2013    14:50


Edlib: L’armée arabe syrienne élimine plus de 30 terroristes après la destruction de leur QG à Binesh.

 11 février 2013    14:37


Damas: l’armée syrienne élimine 20 terroristes, dont Ahmed al-Shemaly dans la ferme al-Eb à Douma.

 11 février 2013    13:09


Damas: L’armée arabe syrienne a éliminé à al-Ateba, un dirigeant irakien proche du groupe terroriste front al-Nosra du nom de Abu al-Nar.

 11 février 2013    13:09


Homs: L’armée arabe syrienne a fait face à une attaque armée à Aïn al-Neser. Dans sa riposte, de nombreux terroristes ont été tués, notamment un Soudanais.

 11 février 2013    11:22


Edlib: L’armée arabe syrienne détruit une usine de fabrication d’explosifs et élimine tous les terroristes qui s’y trouvaient, à al-Nerab.

 11 février 2013    11:21


Alep: des hommes armés ont profané une église maronite tout en volant des chefs-d’œuvre religieux et archéologiques.

 11 février 2013    08:53


Damas: Un kamikaze s’est fait exploser à Ruken al-Din, blessant 4 civils.

 10 février 2013    17:17

Journal de Syrie 11-02-2013

VIDÉO. Syrie : Entre terrorisme international et limites de la propagande

 

Syria emblemeIls ont beau inventer des histoires à dormir debout sur la Syrie, rien n’y fait. Ils ont beau nier la mainmise des terroristes d’al-Nusra sur la soi-disant révolution, rien n’y fait. Ils ont beau tenté de minimiser leurs actions qu’ils revendiquent pourtant, rien n’y fait. Alors que les éléments de ces idiots utiles de l’Occident sont les principaux terroristes en Syrie, malgré les armes et l’argent du Qatar, de la France et de l’Arabie saoudite etc,  rien n’y fait.

Inlassablement, l’armée arabe syrienne poursuit son ratissage de la Syrie, jour et nuit, avec la foi, la fougue et la rectitude morale que l’on sait. Entre ce soutien au terrorisme international plus voilé du tout, la propagande qui va avec, le constat est amer. Mais, comme dans les films, les mauvais finissent toujours par perdre. Ces gens perdront la partie. Chiche…

Edlib: Des graves affrontements se sont produits dans la partie ouest de la ville.

20 janvier 2013 17:18

Damas: L’armée arabe syrienne a effectué des opérations de ratissages dans les fermes d’al-Alia , d’al-Sheifounia, de Bastara et de Harasta.
20 janvier 2013 16:52

Damas: Un obus de mortier a été tiré sur le quartier de al-turbé, causant des dommages matériels.

20 janvier 2013 16:50

Damas: Le terroriste irakien Muhsen Abou Ali a été tué dans une opération militaire à al-Ziabia.

20 janvier 2013 16:48

Deraa: Le mouvement salafiste jordanien annonce la mort de Muhammad al-Reba’ia, membre d’al-Nusra en Syrie.

20 janvier 2013 16:45

Damas: Hisham Salameh, un chef d’al-Nusra , a été tué dans une opération de l’armée syrienne à Hijjira.

20 janvier 2013 16:42

Hasaka: Une tentative d’attaque armée sur le champ de pétrolier Kbeiba a été déjoué à al-Shadadi.

20 janvier 2013 15:19

Homs: Des hommes armés dont le chef de file Khalid Mustafa, ont été tués lors d’une opération de l’armée syrienne à Al-Rastan.

20 janvier 2013 14:46

Damas: L’armée syrienne a délogé et pris le contrôle  de la municipalité de et de Daraya.

20 janvier 2013 13:44

Damas: L’armée tue des membres de l’ASL,  dont Shhada Mohammad et Mustafa al-Mustafa à Daraya.

20 janvier 2013 12:52

Damas: Une opération de l’armée syrienne à Douma a causé la mort de 30 terroristes.

20 janvier 2013 11:31

Journal de Syrie du 20.1.2013

Syrie : Al Qaïda et l’Occident, même combat. Voici pourquoi.

 

Syria emblemeLe remplaçant d’Oussama Ben Laden, le nouveau chef d’Al-Qaïda et véritable penseur du mouvement,  l’Égyptien Ayman Mohammed Rabie al-Zawahiri, a officiellement adoubé les groupes wahhabo-salafistes, tous les groupes terroristes en Syrie, tout particulièrement al-Nusra, le plus redouté qui revendique la plupart des attentats. Dans une missive qu’il a envoyé aux djihadistes, il a par ailleurs menacé les chefs de file de plusieurs brigades qui devraient, selon lui, faire allégeance à Al-Nusra. Alors, l’Occident va-t-il (enfin) reconnaître qu’il est l’idiot utile d’Al-Qaïda ? 

Russie: Des navires de guerre russes ont commencé des manœuvres mettant en oeuvre des simulations de grandes batailles en Méditerranée et à la mer Noire.

19 janvier 2013    19:51


Damas: Une violente explosion, causée par une bombe s’est produite près de la station de gaz du quartier d’al-Qusour, causant des blessures à quelques personnes, des civils.

19 janvier 2013    17:25


Damas: 3 obus ont été tirés sur le quartier de Ruken al-Din, causant la mort de 3 femmes et blessant 5 autres.  19 janvier 2013    17:23

Damas: deux obus de mortier ont été tirés sur le quartier al-turbé à Jaramana, provoquant la mort d’une petite fille.

19 janvier 2013    17:22


Damas: Une vaste opération de l’armée syrienne a mis fin au parcours terroriste de Muhammad Matar, Ahmad al-Khatib et d’autres terroristes qui ont été tuées Daria.

19 janvier 2013    17:20


Edlib: L’armée arabe syrienne a détruit une usine de fabrication de bombes et tué des dizaines d’hommes armés à Ma’aret Misreen.

19 janvier 2013    14:38


Daraa: Cheikh Khalid Al-Hilal, membre du comité de réconciliation nationale, a été assassiné par un groupe armé sur la route de al-Sheheib.  19 janvier 2013    13:50

Edlib: Une charge explosive a été entendu à al-Janoudia, provoquant la mort de deux soldats.  19 janvier 2013    11:44

Deir Ezzor: l’armée syrienne fait face à une attaque armée contre Hweijeh passage et tue des militants, y compris Ahmad Sawadi.

19 janvier 2013    10:39

Journal de Syrie du 19 janvier 2013

Syrie : Que va dire Bachar al-Assad aux Syriens, demain ?

 

president-2fQue va dire le lion de Syrie Bachar al-Assad aux Syriens, demain ? Selon des informations non confirmées, le président syrien Bachar al-Assad s’adressera à la nation, demain. Ce qui est sûr, il dira sa fermeté et la poursuite de la traque des terroristes sans toutefois oublier de tendre la main aux terroristes pour une résolution politique de la crise syrienne. Une parole de sagesse comme depuis le début de ce conflit. Pendant ce temps-là, l’Arabie saoudite endosse le groupe terroriste al-Nosra, et demande aux autres qui sont présents en Syrie de se soumettre à ce groupe. Et que disent les Etats-Unis ? Rien. L’argent fait faire de drôles de choses à ces gns qui ferment les yeux sur les exactions de ces érats terroristes

Damas: Fahed Abed al-Malek, le chef de la brigade Shuhadaa, a été tué lors d’une opération militaire à Douma.

5 janvier 2013 5:36 PM

Homs: L’armée arabe syrienne découvre un tunnel dans une boutique en plein centre ville utilisée par des terroristes à Deir Ba’alba.

5 janvier 2013 3:34 pm

SANA (Agence): le ministre de l’Intérieur Mohammed al-Shaar va bien et est en voie de guérison.

5 janvier 2013 11:55

Alep: Encore une rumeur de l’ASL.  La prise de contrôle de l’aéroport militaire de Kweires n’est que virtuelle.

5 janvier 2013 11:23

Journal de Syrie 5.1.2013

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Israël ne sera jamais un état juif : Quel est son pire ennemi ?

 

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C’est un véritable coup de massue que viennent de recevoir les autorités israéliennes, surtout certains racistes qui aiment si bien vanter l’intégration des arabes. Nos amis aiment ainsi mettre en avant la réussite de cet officier supérieur de Tsahal en la personne de Ala Wahib, un musulman, ou encore parler du cas de Salim Joubran, juge, arabe-israélien, qui siège à la Cour suprême ou du richissime Walid Aboulafia… Mais, il y a tant d’exemples que, finalement, en se rendant compte de la densité de la population arabe en Israêl, ce n’est qu’un grain de sel dans la mer…A coup de pub et la « découverte » de tribus perdues à travers le monde, Israël ne pourra jamais lutter contre son pire ennemi, c’est à dire la démographie, même comme il interdit le retour des Palestiniens sur leur terre. Une violation flagrante du droit international acceptée par… tous. Passons.

Le bureau palestinien de la statistique, les Israéliens et plusieurs experts estiment que, les arabes seront largement plus nombreux que les juifs en Terre Sainte à la fin de cette décennie.  Un scénario qui pourrait avoir de graves conséquences pour Israël. Le bureau a publié les résultats d’un recensement qui fait peur à tout le monde. Il y a 5,8 millions d’arabes qui vivent en Israël, en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est. Cela se compare à environ 6 millions de juifs israéliens, selon des données israéliennes.

Où le bât blesse pour les Israéliens, compte tenu du taux de natalité actuel des deux populations, dès 2016 les arabes rattraperont les juifs. Mais, à partir de 2020, les arabes seront majoritaires, avec environ 8 000 000 de personnes. Une perspective inquiétante donc. La question démographique est un argument primordial pour la création d’un Etat palestinien juste, viable et fiable.

Le seul avenir pour Israël réside dans son abandon du contrôle des territoires palestiniens, de ses habitants, afin d’assurer celui des juifs. Sinon, in fine,  Israël sera « mangé » et sa désignation comme démocratie à majorité juive sera caduque. Il est donc de l’intérêt des autorités israéliennes d’éviter de rouler à tombeau ouvert car, ceci risque de se retourner contre eux. 2020 c’est demain…

LE « PRINTEMPS ARABE » BILAN D’UN AVORTEMENT

CHACUN Y VA DE SON COUPLET

 

Peut-on tirer un bilan précis et concis de ce vaste mouvement populaire qui a nom le  « Printemps arabe »  (2011-2012) ?  Oui certainement. Philosophes, journalistes, politiciens de droite comme de gauche, experts de tout poil et analystes arabophiles comme arabophobes tous tentent de  présenter un bilan de ce mouvement diachronique. S’y essaient également les partisans et alliés des peuples arabes résistants et outrageusement dupés, réprimés, assassinés dans une dizaine de pays qui ont connu des soulèvements d’intensité et de durée variables que les médias  mystifient à l’envi (1).

 

Il n’y a pas eu ‘un’ mais plusieurs « Printemps arabe », c’est-à-dire que le « Printemps arabe » s’est déroulé selon quelques scénarios différents, parfois issu de soulèvements spontanés, comme un cri de révolte d’un peuple pressuré, désœuvré, affamé. Parfois, le soulèvement fut téléguidé de l’extérieur par des puissances étrangères qui utilisaient la grogne populaire pour l’endiguer, l’orienter et se servir des révoltés comme chair à canon dans leurs desseins de soumission, de règlement de compte inter-impérialiste visant à changer la garde au pouvoir dans un pays ou dans un autre, les dirigeants en place étant trop discrédités pour donner le change et rassembler la populace autour de leur projet compradore (Ben Ali, Moubarak, Saleh).

 

Dans le cas de la Libye, le soulèvement fomenté et dirigé a servi à arracher un pays des griffes d’une puissance impérialiste pour mieux le placer sous la coupe de ses nouveaux maîtres ; le peuple libyen n’a  nullement bénéficié de ce vent de fronde et cette jacquerie manipulé et aujourd’hui il souffre sous la coupe de chefs de clans, de bandits, de mercenaires et d’affidés réactionnaires placés là par leurs maîtres dont l’un (Sarkozy) vient de recevoir son congé du peuple français déprimé.

 

BILAN PAR CLASSE SOCIALE

 

Chaque classe sociale établit son propre bilan de ce « Printemps arabe » aux multiples visages. La grande bourgeoise compradore à la solde de l’Alliance Atlantique (France, Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis) ou à la solde de l’Alliance de Shanghai (Chine et Russie) s’essuie le front. Les capitalistes nationaux ont eu chaud, ces poltrons ; certains ont été tués, démis, emprisonnés, quelques-uns sont en exil ; d’autres ont dû abandonner les affaires et les derniers ont été forcés de se planquer en attendant une accalmie qui leur permettra de sortir de leur tanière pour rapatrier leurs « affaires » dans leur nouvelle patrie. Dans l’ensemble, la grande bourgeoise arabe compradore a partout conservé le pouvoir et ses avantages mais elle a dû se résigner à  effectuer un changement de la garde ou promettre quelques réformettes avant de revenir aux affaires de leur galère de misère.

 

D’autres ploutocrates, les plus nombreux finalement, sont restés dans les coulisses du pouvoir comptant se remettre en selle sous de nouveaux oripeaux tout neufs. Ce sont ceux-là que les partisans égyptiens dénoncent dans les rues du Caire depuis quelque temps. Ce sont ceux-là que les manifestants tunisiens ont boudés lors des dernières élections dans ce pays. Pareil au Yémen et au Bahreïn où le clan saoudien n’a pas permis à la jacquerie locale de déposer le Roi al-Khalifa (2).

 

Les jeunes étudiants et chômeurs militants, ceux qui ont amorcé le mouvement du « Printemps arabe », ont bien compris que, laissés à eux-mêmes sur les réseaux sociaux, sans orientation idéologique révolutionnaire, assujettis aux manipulations médiatiques de la grande bourgeoise nationale et internationale et de la moyenne bourgeoisie locale ils ne pouvaient aller très loin. Faut-il rappeler que c’est Hillary Clinton, Secrétaire d’État américaine, qui a annoncé au monde incrédule que l’objectif des soulèvements arabes était d’obtenir le privilège d’élections libres permettant à chacun de choisir sa marionnette nationale préférée, discours ensuite colporté par les « twitters » inconscients et tous les médias bourgeois de la Terre parfaitement conscients ceux-là.

 

Assujettis aux manipulations de la petite bourgeoise paupérisée et de la gauche opportuniste, à l’affût et trop heureuse de s’emparer de la direction des mouvements pour les diriger vers le cul-de-sac électoral pseudo démocratique bourgeois, les jeunes et les moins jeunes ont vite perdu le contrôle de leurs soulèvements (3).

 

La grande bourgeoisie arabe a pu sauver sa mise – non sans peine toutefois. Monopolisant le pouvoir politique, judiciaire et militaire (le pouvoir économique demeurant dans les mains des puissances impérialistes  néocoloniales) elle était la seule classe qui pouvait perdre quoique ce soit dans l’échauffourée.

 

La petite bourgeoisie est la classe qui a temporairement amélioré sa condition sociale dans cette agitation nationale. Mais pour un temps seulement.  Attendez que les oligarques reprennent le contrôle de ces parlements et gouvernants à la solde – sachant que par ailleurs ils n’ont jamais perdu le contrôle de leurs armées.

 

La petite bourgeoisie, dont les filles et les fils diplômés sont au chômage, est une classe en cours d’appauvrissement. Frappée par les crises en rafale du système capitaliste mondial, la petite et la moyenne bourgeoise nationale arabe étaient au cœur de ces soulèvements. L’économie nationale des pays arabes étant dominée et spoliée par les pays impérialistes du Nord, cette classe sociale fragile et instable n’a pas accès aux prébendes, aux bakchichs, aux hauts postes gouvernementaux, judiciaires et militaires  lucratifs, ni à la propriété foncière réservées aux compradores. La petite et la moyenne bourgeoise sont donc menacées d’éradication tout comme leurs cousins dans les pays du Nord.  Le « Printemps arabe » lui a permis de multiplier les partis politiques bourgeois et « d’assainir » les mœurs électorales locales, de les rendre presque conformes au modèle occidental.

 

En Égypte, en Tunisie, au Yémen, en Libye, au Maroc, en Jordanie, suite aux réformes électorales promises, les multiples partis politiques de la petite et de la moyenne bourgeoise de droite comme de gauche espèrent avoir désormais accès à l’assiette au beurre, soit par le jeu d’alternance des partis au pouvoir, soit que les nouveaux chefs d’État devront pour gouverner s’appuyer sur des coalitions de partis où ils espèrent que leur poulain trouvera sa niche et ses bakchichs.

 

LE CAS SYRIEN

 

En Syrie, l’insurrection téléguidée depuis Paris, Londres, Berlin, Washington, Ryad et Doha  ayant échoué, la réforme annoncée ne permettra peut-être pas l’alternance tant souhaitée. L’assiette au beurre risque de demeurer entre les mains de la dynastie Assad ;  cela ne concerne que le peuple syrien et pas du tout les mercenaires payés par les royaumes du Qatar et d’Arabie Saoudite infiltrés dans le pays pour y fomenter agitation armée et assassinats, meurtres et crimes de guerre terroristes (4).

 

Ici, il faut comprendre que le « Printemps arabe syrien » marque un événement historique d’importance. C’est la première fois que l’Alliance eurasiatique (Moscou), alliée de l’Alliance de Shanghai (Pékin), a affronté avec succès l’Alliance Atlantique dirigée par les États-Unis et ses alliés de l’Union européenne (Paris-Berlin-Londres). Précédemment, en Irak, en Afghanistan, au Soudan, en Côte d’Ivoire et en Libye, les alliances impérialistes des pays d’Asie avaient cédé et s’étaient laissé dépouiller des richesses des pays qui leur étaient assujettis. En Syrie, pour la première fois, les alliances concurrentes ont tenu tête à l’Alliance Atlantique, ce qui reflète le déplacement déjà amorcé du pouvoir économique en faveur de la Chine, le créancier de l’Occident. Cela indique également que désormais Pékin et Moscou n’entendent plus se laisser dépouiller de leurs zones de domination. Dorénavant, les guerres de rapine inter-impérialistes risquent d’être de plus en plus âpres et meurtrières pour les peuples des pays convoités.

 

Experts et analystes en tout et en rien du tout, retenez cette leçon avant de colporter tous les ragots et agitations émanant de l’État-major israélien et du bouffon Netanyahu – l’excité – à propos de l’Iran que ce misérable nabot menace sans cesse d’attaquer pendant que la caravane iranienne passe son chemin, indifférente. La guerre d’Iran, si elle a lieu finalement, mettra aux prises le géant impérialiste militaire américain sur son déclin contre le géant chinois ascendant et son allié russe nucléarisé et en cours de reconstruction. L’histoire s’écrit devant vos yeux si vous osez regarder – mais il ne faut  pas regarder le sous-fifre à Jérusalem – mais à Washington, Pékin, Moscou et Berlin, les capitales impérialistes mondiales. Le monde change et le « Printemps arabe » s’inscrit dans cette mouvance.

 

LA CLASSE OUVRIÈRE ARABE

 

Pour sa part, le prolétariat arabe ne s’est pas vraiment mis en mouvement pendant ces événements. Ce prolétariat garde fraiche en mémoire la trahison des partis de gauche engagés depuis des décennies dans une course folle pour participer aux mascarades électorales et arracher, espèrent ces partis de la petite bourgeoisie,  quelques sièges bien rémunérés dans les parlements graciés. La classe ouvrière arabe a regardé passer cette esbroufe meurtrière mais sans vraiment y engager le gros de ses « armées » de classe. Voilà pourquoi ce qui aurait pu devenir un Printemps arabe rouge des quartiers ouvriers  est demeuré un Printemps arabes vert tendres des palmeraies ombragées.

 

La classe ouvrière arabe, sans direction révolutionnaire, préférait voir venir et observer la situation. Elle a vite convenu que son heure n’était pas venue. Elle n’aurait finalement rien gagné de toute cette agitation tout comme les pauvres et les malandrins, pas davantage que les femmes arabes qui ont vu leur situation sociale empirer dans certains pays menacés par l’orbe islamiste manipulée par le grand capital impérialiste.

 

La bourgeoisie et la petite bourgeoisie nationaliste arabes qui ont mis leurs œufs dans le panier islamiste se  sont cru obligées de manifester leur intransigeance, leur foi musulmane et leur piété coranique afin d’obtenir le soutien et les crédits des sectes Wahhabites fanatiques d’Arabie Saoudite et du Qatar si bien que les femmes et les jeunes filles se font proposer un retour en arrière – éphémère soyez sans crainte. L’histoire ne retourne jamais sur ses pas, un pays où la femme a connu un début d’émancipation ne reviendra jamais sous la dictature des mollahs et des imams. Mais les femmes arabes ayant subi ces « Printemps arabes verts tendres des palmeraies parfumées » avortés devront se mobiliser pour faire reculer ces va-nu-pieds qui prétendent les enfermer et les voiler. C’est le devoir de la classe ouvrière arabe d’épauler solidement les femmes arabes dans leur résistance. Sinon, la petite et moyenne bourgeoise s’emparera de cette lutte pour l’orienter dans le sens d’un affrontement inter-sexe (hommes contre femmes) alors que c’est une bataille anti-impérialiste qui s’amorce contre des puissances qui souhaitent assujettir les femmes arabes pour mieux les exploiter.

 

Elles sont légion présentement – les féministes petite-bourgeoises – à parcourir l’Occident réduisant cette lutte à l’opposition contre le voile. Elles ne mobiliseront pas les femmes des peuples arabes contre l’exploitation et l’oppression impérialiste par cette revendication d’arrière banc mais qui permet à notre petite-bourgeoisie locale de se donner bonne conscience.

 

Pourquoi l’Algérie n’a-t-elle pas connu de soulèvement conséquent, pas plus que l’Arabie Saoudite, Oman, les Émirats Arabes Unis et le Liban ? Chacun de ces cas est particulier.

 

Il ne faut pas oublier que l’Algérie a connu son printemps arabe bien avant tous les autres, il y a plus d’une dizaine d’années et l’armée, après avoir beaucoup massacré la population algérienne, est finalement intervenue lors d’une élection démocratique que les islamistes s’apprêtaient à gagner démocratiquement, ce qui déclencha une saignée terroriste et militaire terroriste parmi le peuple algérien. Pour les Algériens, le « Printemps arabe » sentait le réchauffé, et ils ne s’y sont pas engagés. En Arabie Saoudite, à Oman, au Koweït et  dans les Émirats Arabes Unis, les dictatures fascistes des tribus au pouvoir et l’immense rente pétrolière ont permis d’écraser toute velléité de soulèvement et les opposants, déjà sous les verrous glacés des Kasbah emmurées, n’ont même pas songé à organiser de tels soulèvements. De plus, les puissances impérialistes des alliances concurrentes ne sont pas encore en mode insurrectionnel téléguidé pour disputer ces pays à la domination de l’Alliance Atlantique, seule souveraine sur les terres saoudiennes.

 

Au Liban, le pays avait lui aussi connu son « Printemps arabe » il y a de nombreuses années, quand le pouvoir avait été contesté par les clans et les factions chrétiennes, chiites, sunnites et druzes si bien que ces soulèvements d’étudiants et de chômeurs désorganisés, désorientés, ou encore  manipulés de l’extérieur n’ont pas trouvé preneur dans ce pays hyper politisé, organisé, militarisé et armé ayant une longue expérience révolutionnaire.

 

Il en fut de même en Palestine occupée, repliée sur elle-même, pansant ses multiples plaies sous le joug meurtrier sioniste-fasciste. Le peuple palestinien refait ses forces présentement. Il accumule de l’énergie révolutionnaire et se prépare à d’autres soulèvements – Intifada – quand le temps sera venu, c’est-à-dire quand la conjoncture mondiale aura grandement affaibli la puissance de tutelle d’Israël – protectorat américain – qui se sentira alors délaissé, abandonné au milieu du désert arabe au fond de la Méditerranée polluée (5).

 

Le « Printemps arabe vert tendre des palmeraies ombragées », version 2011-2012, fut une répétition en prévision de la véritable révolution à venir. Pour l’instant les différentes classes sociales se sont jaugées, appréciées, mesurées et elles tirent présentement le bilan de ces affrontements.  Si le prolétariat arabe peut faire surgir de son sein un leadership révolutionnaire conséquent, bien orienté politiquement pour la prise de pouvoir totale, et vraiment discipliné, la prochaine manche risque de ressembler à toute autre chose que ce qu’on a observé pendant ces deux années d’échauffourées.

 

(1)    http://fr.wikipedia.org/wiki/Printemps_arabe  et  http://www.legrandsoir.info/printemps-arabe-tunisie-l-art-d-avancer-en-arriere.html

(2)    http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27422  et http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5404

(3)    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-ni-ni-en-syrie-c-est-oui-oui-a-113616 et http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28409

(4)    http://libanresistance.blogspot.fr/2012/05/lepeuple-syrien-fait-face-une-guerre.html

(5)    http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=5694 et  http://www.alterinfo.net/LA-DERNIERE-TRAHISON-DE-LA-CAUSE-PALESTINIENNE_a70201.html

Israël vs Egypte : L’énnemi

TRIBUNE LIBRE D’ELIAHOU ABEL Au lendemain de la prise d’assaut de l’ambassade israélienne au Caire par une foule déchaînée, et pour bien saisir les enjeux de ce qui se passe au Moyen-Orient, il importe de ne pas perdre de vue quelques repères. Les révoltes du « printemps arabe » ont été largement suscitées et entretenues par l’Occident, […]

Libye – Aïe, comment faire pour tuer Kadhafi ?

 

C’est la question existentielle des coalisés. Contrairement aux autres pays dit arabe, du Maghreb à l’Afrique du nord (Egypte et Libye), les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Mouammar Kadhafi est un roc, contrairement aux Moubarak et autres Ben Ali et consorts. Voici plus d’un mois que la pseudo insurrection dans l’est pays, ajouté à cela 5 jours intensifs de bombardements par les avions de la coalition, rien n’y fait.

Comment peut-on s’engager sans avoir les moyens de sa politique ? Des fameux insurgés à Nicolas Sarkozy, les deux camps belliqueux n’arrivent pas à prendre le dessus. Les bombardements ont servi à quoi ? Il a fallu les plus grandes grandes armées du monde, pour que les forces kadhafistes soient repoussées de la ville de Benghazi.

Avec la probable fin des bombardements puisque tout l’arsenal, selon le Pentagone, auraient été détruits, les prochains ne seront-ils pas à but de crimes ? Tuer Mouammar Kadhafi, bien sûr, et des civils comme hier. En effet, les raids de la coalition internationale sur la banlieue est de Tripoli mercredi soir ont visé un quartier résidentiel, faisant un nombre important de morts parmi les civils. La résolution de l’ONU est claire et encadrée. Que vont-ils inventer demain ? Rien ou presque mais, je sais.

Dès aujourd’hui donc, vous allez entendre dire que les insurgés ne peuvent pousser leur contre-offensive vers Tripoli. Qu’ils n’ont plus d’armes. Qu’il faut les aider sinon, le « sempiternel carnage » projeté par Mouammar Kadhafi, puisqu’ils, les coalisés, sont entrés dans sa tête par effraction, quel sera donc la direction à suivre ? Ils diront qu’il n’y a pas de calendrier. D’ailleurs, les insurgés implorent les coalisés d’intensifier leurs frappes. Mais où vont-ils encore frapper ? Vous l’avez deviné : continuer à détruire un pays souverain en appuyant des renégats et profiter de tous les contrats de reconstruction. N’est-ce pas Bouygues ?

Mais, la guerre ne s’improvise pas. Entre des amateurs qui n’entendent que la force, ne veulent pas négocier avec Mouammar Kadhafi ou un président adepte de la précipitation, le Général Pinnochio-Sarkozy, sans perspective, ce n’est pas demain la veille. En espérant que les fidèles du leader libyen allaient jouer aux mauviettes comme les soldats de Saddam Hussein, les coalisés ont oublié que Kadhafi n’est pas Saddam. Il y ont cru et, d’entendre la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton tenter de jouer sur le moral des troupes kadhafistes dont le clan négocierait la sortie, le coup est rude. Elle a prêché dans le désert de la désinformation.

Ils disent vouloir installer la démocratie en Libye mais, favorisent une démocratie à l’aide de bombes, à coup de bombardements intensifs qui détruisent un pays, aidant des « démocrates » armés dont ils ne savent même pas qui ils sont. Suivez bien les informations, des civils sont tués mais, les coalisés disent que c’est faux. Peuvent-ils avouer ? Non, l’Occident est entrain de commettre un crime contre l’humanité en Libye et non…Kadhafi.

Libye – La servilité des régimes arabe et africain

 

Oui, je suis en colère. En colère devant cette servilité arabe des dirigeants libanais et qataris. C’est simplement honteux de voir ça. Zone d’exclusion aérienne ? Oui mais, quelle est l’alternative ? Il faut saluer le courage des dirigeants turcs qui s’opposent fermement à cette intervention sans réel objet à défaut de prétextes inavoués. Ah, il faut protéger disent-ils les civils libyens ! Balivernes.

Ces hypocrites veulent créer le chaos pour s’emparer simplement du pétrole libyen. Il n’y a pas, certes, d’hommes indispensables mais, qui pour remplacer Mouammar Kadhafi dont le sort est probablement scellé ? Rien de significatif, rien de probant sur le terrain ne laisse vraiment présager la paix. Rien ni personne ne peut réellement comprendre cette attaque imminente contre un peuple-c’est de celà qu’il s’agit- et ceux qui applaudissent ne sont que des imbéciles, des criminels pires que Kadhafi.

De savoir que la démocratie, pseudo démocratie même, passe par les armes, on ne peut que douter de la sincérité de ces gens. A l’issue de trois jours d’âpres négociations, le Conseil de sécurité de l’ONU a donc voté en faveur d’un recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi. Ceci, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye. Mais, les premières victimes seront les innocents libyens. Pendant ce temps-là, Laurent Gbagbo tue impunément. Hier, pas moins de 25 tués à l’aveuglette à Abobo. Pendant ce temps-là aussi, le roi de Bahrein décrète l’état d’urgence et, la foule qui occupait la place Manama mercredi, a été violemment délogée par les forces de l’ordre qui n’ont pas hésité à tirer sur les contestataires. Là-bas, le peuple n’a, semble-t-il, pas besoin de liberté pour la communauté internationale qui fait preuve d’un étourdissant silence…

Que penser des dirigeants africains, du Nigéria de Jonathan Goodluck en passant par le Gabon d’Ali Ben Bongo et l’Afrique du Sud de Jacob Zuma ? Rien ou presque. Ce qui est sûr, la déstabilisation de la Libye ne se fera pas sans risque pour l’Occident. On ne peut pas impunément mentir, tuer, triturer le trait, voler les richesses des autres sans payer. Bon, calmons-nous et terminons ce petit billet de colère avec la chanson de Patience Dabany, la mère du président gabonais Ali Bongo. Belle chanson où je retiens la phrase dans les choeurs où on dit « c’est pas bon ». Oui, ce que font BHL et Sarkozy c’est pas bon. Sarkozy a réuni ce matin des responsables français et est entrain de passer des coups de fils aux dirigeants africains, de l’Union africaine (UA) et de la Ligue arabe. Il souhaite leur aval. Plus dure sera la chute.


Libye – La servilité des régimes arabe et africain

 

Oui, je suis en colère. En colère devant cette servilité arabe des dirigeants libanais et qataris. C’est simplement honteux de voir ça. Zone d’exclusion aérienne ? Oui mais, quelle est l’alternative ? Il faut saluer le courage des dirigeants turcs qui s’opposent fermement à cette intervention sans réel objet à défaut de prétextes inavoués. Ah, il faut protéger disent-ils les civils libyens ! Balivernes.

Ces hypocrites veulent créer le chaos pour s’emparer simplement du pétrole libyen. Il n’y a pas, certes, d’hommes indispensables mais, qui pour remplacer Mouammar Kadhafi dont le sort est probablement scellé ? Rien de significatif, rien de probant sur le terrain ne laisse vraiment présager la paix. Rien ni personne ne peut réellement comprendre cette attaque imminente contre un peuple-c’est de celà qu’il s’agit- et ceux qui applaudissent ne sont que des imbéciles, des criminels pires que Kadhafi.

De savoir que la démocratie, pseudo démocratie même, passe par les armes, on ne peut que douter de la sincérité de ces gens. A l’issue de trois jours d’âpres négociations, le Conseil de sécurité de l’ONU a donc voté en faveur d’un recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi. Ceci, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye. Mais, les premières victimes seront les innocents libyens. Pendant ce temps-là, Laurent Gbagbo tue impunément. Hier, pas moins de 25 tués à l’aveuglette à Abobo. Pendant ce temps-là aussi, le roi de Bahrein décrète l’état d’urgence et, la foule qui occupait la place Manama mercredi, a été violemment délogée par les forces de l’ordre qui n’ont pas hésité à tirer sur les contestataires. Là-bas, le peuple n’a, semble-t-il, pas besoin de liberté pour la communauté internationale qui fait preuve d’un étourdissant silence…

Que penser des dirigeants africains, du Nigéria de Jonathan Goodluck en passant par le Gabon d’Ali Ben Bongo et l’Afrique du Sud de Jacob Zuma ? Rien ou presque. Ce qui est sûr, la déstabilisation de la Libye ne se fera pas sans risque pour l’Occident. On ne peut pas impunément mentir, tuer, triturer le trait, voler les richesses des autres sans payer. Bon, calmons-nous et terminons ce petit billet de colère avec la chanson de Patience Dabany, la mère du président gabonais Ali Bongo. Belle chanson où je retiens la phrase dans les choeurs où on dit « c’est pas bon ». Oui, ce que font BHL et Sarkozy c’est pas bon. Sarkozy a réuni ce matin des responsables français et est entrain de passer des coups de fils aux dirigeants africains, de l’Union africaine (UA) et de la Ligue arabe. Il souhaite leur aval. Plus dure sera la chute.


France – Josaine Plataret aimait trop les arabes…

…Les homosexuels, les fonctionnaires, les Roms et les sans -papiers.

Le pedigree raciste de l’UMP commence à bien se remplir, entre les tribunaux, Facebook ou des réunions dont des condamnés pour racisme sont invités. Suivez mon regard. C’est ainsi qu’une candidate UMP aux cantonales de Privas dans l’Ardèche, Josaine Plataret, vient de se faire épinglée par SOS racisme, après avoir « racistement et discriminatoirement » sévi sur Facebook en toute décomplexion. Ambiance.

Josaine Plataret

Graveleuses, pathétiques, salaces et décomplexées sont les blagues de Josaine Plataret qui vient d’être suspendue par l’UMP ! Mais enfin, elle a vu passer les meilleurs avant elle. De Brice Hortefeux à Chantal Brunel, en passant par Thierry Mariani qui veut que le prêche musulman soit fait en français en place et lieu de l’arabe, comme s’il oserait demander le même traitement pour le latin dans les Eglises catholiques, le chinois ou le tibétain dans les Temples et les monastères bouddhistes ou encore l’hébreu dans les Synagogues.

« Selon que vous serez blanc ou noir, les jugements de cour vous rendront puissant ou misérable », dit le dicton. Josaine Plataret, petite suppléante, paye-t-elle la proximité des cantonales qui ont lieu ce dimanche ? Toujours est-il que les autres n’ont pas été condamnés pour cause de leur gymnastique raciste. Peur de l’appel demandant aux musulmans de boycotter l’UMP sous l’impulsion d’Abderahmane  Dhamane, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy pour la diversité ? Aujourd’hui, quelle est encore la différence entre le Front national (FN) et la majorité présidentielle de l’UMP dans le discours ? Et certains osent même se plaindre de la montée exponentielle de Marine Le Pen…Bon, je n’y crois pas vraiment.

Ah, les blagues de Josaine ! Un vrai travail d’artiste. Une oeuvre à faire pâlir d’envie les Grosses Têtes de Philippe Bouvard.  Le sens de la formule, le jeu de mots… maux (?) parfait, une tournure linguistique de haute voltige, des lumières. Entre ses slogans « stop au halal! » associé à « tout est bon dans le cochon! », ou « un arabe sur un tapis »; ses sorties sur les « Roms dont personne ne veut, même chez eux », la Josaine se dépense sans compter, sans discontinuer depuis de nombreux mois sur son mur Facebook. Découvrez, en dessous, cette belle histoire de l’arabe qui fait 4 voeux.

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En attendant qu’elle aille présenter son show au Zénith, à l’Olympia et à Bercy avant un tour de France, elle a donc bien rodé son spectacle sur Facebook avec le succès que l’on sait. Hélas, sous la pression de ces méchants censeurs qui brocardent sans cesse la liberté de penser, elle a été contrainte de supprimer sa page. Quel dommage pour cette admiratrice d’Eric Zemmour ou du site pro-FN et raciste de Fdesouche ! Lorsqu’elle n’était pas assez inspirée, elle se contentait de mettre une vidéo du chansonnier Eric Zemmour ou du site fasciste Fdesouche. La xénophobie a bon goût.

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Quel grand coeur cette Josaine Plataret ! Elle ne savait pas ce qu’elle faisait durant des mois. Elle s’est excusée en envoyant ce petit communiqué: « Je tiens à présenter mes plus vifs regrets concernant cet écrit ou blague sur Facebook qui n’avait pas pour objectif de blesser ou stigmatiser une communauté. Moi-même étant d’origine étrangère de ma mère italienne, il serait malvenu de tenir des propos racistes envers telle ou telle nationalité ou Français issu de l’immigration. Je regrette profondément cette maladresse. Je présente mes plus sincères excuses. » Versez une larme ou pleurez à tout rompre, vous avez le droit. Comme c’est émouvant !

Alors mon coco, c’est qui cette candidate FN ? Non, tu as tout faux mon lieutenant, elle est de l’UMP. Fichtre. En attendant la forfaiture du 5 avril prochain et le débat sur l’Islam astucieusement décliné en débat sur la laïcité, continuez d’aimer les beaux mots de Josaine, Marine, Eric, Brice, Thierry, Nicolas et les autres ! Tiens, un dernier verre pour la route, avec un dernier millésime signé Josaine, mâtiné  de « branleurs », « lèche-culs » et encore d’arabe. La grande classe quoi, la Josaine !

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France – Josaine Plataret aimait trop les arabes…

…Les homosexuels, les fonctionnaires, les Roms et les sans -papiers.

Le pedigree raciste de l’UMP commence à bien se remplir, entre les tribunaux, Facebook ou des réunions dont des condamnés pour racisme sont invités. Suivez mon regard. C’est ainsi qu’une candidate UMP aux cantonales de Privas dans l’Ardèche, Josaine Plataret, vient de se faire épinglée par SOS racisme, après avoir « racistement et discriminatoirement » sévi sur Facebook en toute décomplexion. Ambiance.

Josaine Plataret

Graveleuses, pathétiques, salaces et décomplexées sont les blagues de Josaine Plataret qui vient d’être suspendue par l’UMP ! Mais enfin, elle a vu passer les meilleurs avant elle. De Brice Hortefeux à Chantal Brunel, en passant par Thierry Mariani qui veut que le prêche musulman soit fait en français en place et lieu de l’arabe, comme s’il oserait demander le même traitement pour le latin dans les Eglises catholiques, le chinois ou le tibétain dans les Temples et les monastères bouddhistes ou encore l’hébreu dans les Synagogues.

« Selon que vous serez blanc ou noir, les jugements de cour vous rendront puissant ou misérable », dit le dicton. Josaine Plataret, petite suppléante, paye-t-elle la proximité des cantonales qui ont lieu ce dimanche ? Toujours est-il que les autres n’ont pas été condamnés pour cause de leur gymnastique raciste. Peur de l’appel demandant aux musulmans de boycotter l’UMP sous l’impulsion d’Abderahmane  Dhamane, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy pour la diversité ? Aujourd’hui, quelle est encore la différence entre le Front national (FN) et la majorité présidentielle de l’UMP dans le discours ? Et certains osent même se plaindre de la montée exponentielle de Marine Le Pen…Bon, je n’y crois pas vraiment.

Ah, les blagues de Josaine ! Un vrai travail d’artiste. Une oeuvre à faire pâlir d’envie les Grosses Têtes de Philippe Bouvard.  Le sens de la formule, le jeu de mots… maux (?) parfait, une tournure linguistique de haute voltige, des lumières. Entre ses slogans « stop au halal! » associé à « tout est bon dans le cochon! », ou « un arabe sur un tapis »; ses sorties sur les « Roms dont personne ne veut, même chez eux », la Josaine se dépense sans compter, sans discontinuer depuis de nombreux mois sur son mur Facebook. Découvrez, en dessous, cette belle histoire de l’arabe qui fait 4 voeux.

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En attendant qu’elle aille présenter son show au Zénith, à l’Olympia et à Bercy avant un tour de France, elle a donc bien rodé son spectacle sur Facebook avec le succès que l’on sait. Hélas, sous la pression de ces méchants censeurs qui brocardent sans cesse la liberté de penser, elle a été contrainte de supprimer sa page. Quel dommage pour cette admiratrice d’Eric Zemmour ou du site pro-FN et raciste de Fdesouche ! Lorsqu’elle n’était pas assez inspirée, elle se contentait de mettre une vidéo du chansonnier Eric Zemmour ou du site fasciste Fdesouche. La xénophobie a bon goût.

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Quel grand coeur cette Josaine Plataret ! Elle ne savait pas ce qu’elle faisait durant des mois. Elle s’est excusée en envoyant ce petit communiqué: « Je tiens à présenter mes plus vifs regrets concernant cet écrit ou blague sur Facebook qui n’avait pas pour objectif de blesser ou stigmatiser une communauté. Moi-même étant d’origine étrangère de ma mère italienne, il serait malvenu de tenir des propos racistes envers telle ou telle nationalité ou Français issu de l’immigration. Je regrette profondément cette maladresse. Je présente mes plus sincères excuses. » Versez une larme ou pleurez à tout rompre, vous avez le droit. Comme c’est émouvant !

Alors mon coco, c’est qui cette candidate FN ? Non, tu as tout faux mon lieutenant, elle est de l’UMP. Fichtre. En attendant la forfaiture du 5 avril prochain et le débat sur l’Islam astucieusement décliné en débat sur la laïcité, continuez d’aimer les beaux mots de Josaine, Marine, Eric, Brice, Thierry, Nicolas et les autres ! Tiens, un dernier verre pour la route, avec un dernier millésime signé Josaine, mâtiné  de « branleurs », « lèche-culs » et encore d’arabe. La grande classe quoi, la Josaine !

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Le multiculturalisme pour les nuls (et autres considérations)

Par Renart Léveillé

Le multiculturalisme n’est pas synonyme de tolérance. L’anti-multiculturalisme n’est pas synonyme de racisme ni de xénophobie. Et en discuter ne devrait pas être tabou. Le multiculturalisme représente le message étatique de la politique d’immigration. Le message, en amont et en aval. Autant pour ceux qui accueillent que pour ceux qui sont accueillis.

Pour ce qui nous concerne, c’est la position du Canada, celle du Québec se retrouvant sous le vocable « interculturalisme » (et je n’essayerai pas de faire ressortir dans ce billet les différences entre les deux, et s’il y en a). Bien que l’État québécois ait son « mot à dire » sur l’immigration, les immigrants débarquent officiellement au Canada. Alors, le message multiculturaliste a toujours priorité.

Le multiculturalisme, c’est donner le message aux nouveaux arrivants qu’ils peuvent « conserver leur identité », ce qui, dans un contexte d’intégration, n’est pas très loin de l’absurdité (la citation qui précède provient du site « Citoyenneté et Immigration Canada »). Dans l’optique que l’identité d’une personne est en constante évolution, le message du multiculturalisme est donc de ralentir cette évolution, voire de l’empêcher — comme dans le cas des immigrants qui s’enferment dans des ghettos culturels et qui n’ont aucun lien avec la société d’accueil.

Et internationalement, les critiques se font de plus en plus entendre. Après Nicolas Sarkozy et Angela Markel, c’était au tour de David Cameron de fustiger cette politique :

Avec la doctrine du multiculturalisme d’État, nous avons encouragé les différentes cultures à vivre des vies séparées, séparées les unes des autres et coupées de celle de la majorité. Nous avons échoué en ne proposant pas une vision de la société à laquelle ces communautés auraient pu se sentir appartenir. Nous avons toléré des communautés pratiquant la ségrégation et se comportant de manière totalement opposée à nos valeurs.

 

Et il faut ajouter que ce discours se place dans un contexte autrement plus difficile que le nôtre, où, par exemple, les intégristes sont beaucoup plus proactifs qu’ici. Mais ce n’est pas parce que ça va beaucoup mieux ici qu’en Europe qu’il faut pour autant balayer la question sous le tapis.

*******

 

Mais ici, au Québec, le piège du multiculturalisme s’amplifie par la problématique du fait français. Dans ces conditions, il est aisé de faire un lien entre le multiculturalisme et le multilinguisme (synonyme de bilinguisme). On en vient même à se demander si c’est seulement un hasard si l’ancien Premier Ministre du Canada Pierre-Elliot Trudeau, celui qui est derrière la politique du multiculturalisme, a déjà tenu les propos suivants :

Quand tous les Québécois seront bilingues, ils ne verront pas d’objection à passer à l’anglais.

 

Il est clair pour moi que son idée a déjà fait un bon bout de chemin. Les exemples fusent, on ne compte plus les francophones qui préparent le terrain à ce possible changement de paradigme linguistique. Et P.E.T. ne se doutait même pas comment la mondialisation allait l’aider…

Parlant mondialisation et multilinguisme, cet extrait trouvé sur Wikipédia est assez représentatif du contexte actuel :

 

Il existe une politique officielle du multilinguisme dans l’Union Européenne. Cependant, les résultats de cette politique ne sont pas aujourd’hui à la hauteur de l’espérance : livrés à eux-mêmes, les Européens se sont tournés logiquement vers la langue la plus utile, l’anglais […]

Cette attitude, pourtant prévisible, a grandement contribué à faire progresser l’influence de cette langue sur le plan mondial. Ironiquement, le laisser-faire européen a surtout profité aux intérêts commerciaux des États-Unis d’Amérique, en leur permettant d’exporter leurs chansons, leurs films et leurs livres, aux dépens des langues nationales et régionales de l’Europe, mais aussi aux dépens de la richesse du patrimoine culturel européen.

 

Ici, il est bien clair que ce phénomène est beaucoup plus marqué, dans cette américanité du nord hautement anglo-saxonne. Et quand le multiculturalisme se propose « d’aider les immigrants à apprendre une des deux langues officielles », on se retrouve véritablement avec des citoyens qui baragouinent l’anglais lors de leurs rares excursions hors de leurs ghettos. Et bien sûr aussi ceux qui s’intègrent à la minorité anglophone. Une chance que ce n’est pas la totalité, et que ça tend à s’améliorer pour la génération suivante.

*******

Donc, je ne donne pas ici dans le fatalisme. Mais je me dresse contre ceux qui ne voient pas le piège, ceux qui font de l’aveuglement volontaire. Et je n’écris pas non plus en réaction à de mauvaises expériences personnelles avec des immigrants. C’est plutôt le contraire. La garderie de ma fille est tenue par un couple d’Arabes et tout va très bien. (Par contre, alors que nous magasinions les places de garderies, nous avons remarqué que toutes les garderies disponibles étaient tenues par des gens d’origine arabe. Serait-ce le signe d’une certaine peur de beaucoup de parents de notre région? En tout cas, le lien est facile à faire…)

Et, pour terminer ce billet, je vais me permettre de raconter une anecdote. Elle illustre très bien un exemple d’intégration réussie (en tout cas, pas vraiment dans l’optique du multiculturalisme…).

En revenant de la garderie, en sortant de la voiture, ma fille de deux ans pointe le ciel et dit : manjou nouné! (Elle dit « mangou » pour « manger » et « nouné » pour « lune »). J’ai trouvé ça drôle, mais n’ai pas compris le sens sur le coup. Juste avant de me coucher le soir, j’ai fini par comprendre : comme la lune n’était pas pleine, elle pensait que le bout qu’elle ne voyait pas avait été mangé!

Le lendemain soir, quand je suis allé la chercher à la garderie, j’ai raconté l’anecdote à la dame qui s’en occupe. Elle a rétorqué, avec le sourire :

— Non, non, non! Je ne parle pas aux enfants en arabe! Je ne parle même pas arabe avec mes propres filles, elles ne le parlent pas de toute façon!

(Elle vient d’un pays arabe qui a comme deuxième langue le français et son conjoint non, visiblement, avec son fort accent.)

Encore, pour ce qui est de la religion, si elle est croyante rien ne m’indique qu’elle soit pratiquante. Vous pourrez me lancer autant de tomates que vous le voudrez, mais je dois avouer que c’est la situation idéale. Si ma fille a un rendez-vous avec Dieu, j’aimerais qu’elle le rencontre en toute connaissance de cause… Et je ne veux personne pour lui apporter l’existence de Dieu comme une vérité toute faite, ce qui est bien sûr le modus operandi de la perpétuation du religieux.

Et c’est ici que ça se termine, enfin, pour l’instant.

 

(Photo : appoulsen)

Maurad Goual démissionne de son mandat d’élu marseillais : la révolte de l’Arabe de service à l’UMP

Il est sans doute l’adjoint aux Espaces verts et à l’Assainissement le plus célèbre de France ! Elu UMP des 9 et 10e arrondissements de Marseille, Maurad Goual fait buzzer la Toile, comme le montre le nombre d’internautes déboulant sur plumedepresse en tapant son nom sur Google. Il doit son actuelle notoriété à une pièce en trois actes qu’on pourrait titrer La révolte de l’Arabe de service. Acte I : il porte plainte contre le maire, UMP lui aussi, des Saintes-Marie-de-la-mer, ainsi que nous le narrions dans notre billet du 31 août dernier. Ce dernier, Roland Chassain, s’est en effet adonné au sport très en vogue au sein du parti présidentiel depuis le virage à l’extrême droite initié au coeur de l’été par Nicolas Sarkozy : la pratique de l’amalgame entre insécurité et minorités ethniques. Citant des déclarations du président de Paca, le socialiste Michel Vauzelle, Chassain a cru malin – comprenez électoralement payant – de commenter : « Frère des gitans », « président d’une grande région musulmane »… les propos de Michel Vauzelle démontrent au moins une chose : il n’est pas l’ami de la sécurité que l’on doit aux Français, sans distinction aucune. » Ce que Goual traduit avec justesse ainsi : il a « expliqué que les gitans et les musulmans sont responsables de l’insécurité dans la région. »

D’où sa plainte, pour incitation à la haine raciale, non seulement contre Chassain mais aussi contre… son propre parti ! « J’ai saisi la justice pour qu’elle oriente aussi sa plainte vers l’UMP, parce qu’à un moment donné, il faudra que les responsables locaux s’affichent pour ou contre ces propos puisque, jusqu’à présent, on a eu plutôt droit à des silences. Et ces silences ont plutôt l’air complaisants, c’est ce qui est gênant », expliquait-il. Veilleur de jour, le blog d’Eric Azan, complète : « Tous les ténors marseillais du parti m’ont appelé aujourd’hui. (…) Ils  souhaitent que je retire ma plainte, me disent que je suis un fou, un traître,  qu’on ne fait jamais ça à son parti. C’est beaucoup de pressions, beaucoup  d’énervement, mais en tout cas je tiens debout et je ne cèderai pas ». C’est l’Union Majoritairement Pourrie : plutôt que d’exiger de Chassain qu’il présente ses excuses pour sa scandaleuse déclaration, les responsable du parti s’en prennent à celui qui la dénonce.

Mais sans réussir à le faire rentrer dans le rang, comme le précise Eric Azan, annonçant la suite de la pièce : Goual projetait de « se rendre avec 300 à 500 personnes qui se sont  retrouvées dans ma démarche » à la fête départementale de l’UMP, le 11 septembre  à Méjanes (Saintes-Maries-de-la-mer), où François Fillon et  plusieurs ministres, parlementaires et élus locaux sont attendus. » C’est donc là que se joue l’acte II, coup d’éclat résumé par le titre de notre billet de ce même 11 septembre, Des UMPistes musulmans contraignent Fillon à s’échapper d’un meeting par une porte dérobée ! Couard Premier ministre, à l’attitude illustrant la devise « Courage, F(u)illon ». Le troisième et dernier acte nous est narré par Le Point : « Maurad Goual, adjoint UMP de la mairie du 5e secteur de Marseille, a écrit, vendredi, au maire de la ville Jean-Claude Gaudin et à Nicolas Sarkozy pour leur faire part de sa démission de son poste d’adjoint, refusant de servir les idées d’un parti « fascisant », écrit-il. « Je renonce à servir la République d’un despote et les idées d’un parti fascisant », écrit Mourad Goual dans une lettre au président. « Vous avez fait de la France un laboratoire populiste » , écrit-il, ajoutant que « l’islam et les musulmans de France ne sont pas tels que vous les décrivez dans votre course effrénée à l’électorat du Front national. »

La Provence relaie une autre de ses déclarations : « Les motifs qui ont animé ma décision sont liés à la dérive populiste de notre pays et de notre parti, insufflée et orchestrée de main de maître par le président de la République. » Goual annonce qu’il va créer un nouveau parti, malicieusement baptisé UMP, pour Union des Minorités de la Patrie, dont on imagine que le combat sera la lutte contre les discriminations. Et il est clair qu’il y a bien du travail en la matière dans la douce France sarkozyste ! Avec ses amalgames entre immigration et insécurité, le président légitime le discours xénophobe et les racistes par lui enhardis s’en donnent à coeur joie. A titre d’exemple, quelques commentaires sur l’affaire Goual glanés sur le site d’extrême droite F. Desouche : « Mou de la rade ne veut plus servir, il veut se faire servir, comme un pacha de là-bas. Vas-y momo, crée-le ton parti de loosers, on verra comment tu le finances ! L’argent du deal ? Celui des boucheries de moustapha slimani ? celui de la caf de tes soeurs pondeuses ? » ; « Vous avez fait de la France un laboratoire populiste » : Alors qu’il suffit de mettre le nez dehors pour s’apercevoir que la France est avant tout un laboratoire d’involution, expérience de laboratoire démontrant qu’africanisation signifie dégénérecense économique, morale, intellectuelle, culturelle… aucun, absolument AUCUN domaine n’est épargné » ; « l’islam et les musulmans de France ne sont pas tels que vous les décrivez » : Ils sont bien pires, merci de le souligner » ; « Il « renonce à servir la République », mais, en créant un nouveau parti, il ne renonce pas à SE servir dans les poches de cette même République. Quand l’habitude des allocs est prise, c’est dur de s’en passer.

Trop dur… » ; « l’Union des minorités de la patrie ? Ah oui, ceux qui encaissent la majorité des aides sociales ». On a là un joli concentré de clichés anti-Arabes : fainéants, dealers, profitant des allocations… Il n’y a pas de raison de se gêner lorsque la parole xénophobe provient du sommet de l’Etat et que le ministre de l’Intérieur a été condamné par la justice pour injure raciale. A propos de condamnation, justement, sur ce site nauséabond, le fil des commentaires est précédé par cette mention hypocrite autant que mensongère : « ATTENTION. En publiant un commentaire sur fdesouche.com, vous vous engagez à assumer personnellement les éventuelles conséquences légales qu’il pourrait entraîner. Fdesouche.com ne saurait en aucun cas être tenu pour responsable de vos propos. » Il est vrai que l’auteur d’un message contrevenant à la loi peut être à ce titre poursuivi, mais le site est évidemment, quoiqu’il en dise, co-responsable des propos qu’il laisse publier ! Il y a des procès pour incitation à la haine raciale qui se perdent, avis aux associations : pourquoi laisser ces minables haineux déverser leur fiel raciste en toute impunité ?

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Gaza: lorsque la vie et la vérité sont sacrifiées

Les 7 du Québec

Ce texte a été publié sur Les 7 du Québec le 6 janvier 2009

Phosphore blanc - arme chimique utlisé par Israël (Photo AP)

On dit que la première victime de la guerre est la vérité. Comme Sun Tzu le disait: tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie. La devise du Mossad se traduit par à peu près ceci: « Au moyen de la tromperie, tu feras la guerre« .

Le Mossad est né d’une petite organisation clandestine sioniste nommée Mossad Le’aliyah Bet qui avait pour mission d’assurer la sécurité des habitants juifs en terre de Palestine depuis le début du XXe siècle et de faciliter le retour des juifs vers Israël. Cela vient de l’idéologie sioniste qui est l’aspect politique des enseignements judaïques prônant l’existence d’un État juif en Palestine. Sur un plan idéologique et institutionnel, le sionisme entend œuvrer à redonner aux Juifs un statut perdu depuis l’Antiquité, à savoir celui d’un peuple regroupé au sein d’un même État.

Le mouvement sioniste est né à la fin du XIXe siècle, parmi les communautés ashkénazes d’Europe centrale et orientale. Les Ashkenazis n’ont aucun lien génétique avec les Hébreux bibliques. Ils ont été convertis par les juifs en cour de route, mais ne sont pas de descendance sémite, comme le sont les arabes juifs en Palestine. Ils ont eu besoin de créer un mythe justifiant l’existence du peuple Juif d’Israël pour justifier la réalisation de leur rêve biblique désigné sous « le nom d’Eretz Israël (terre d’Israël) la terre promise par Dieu au peuple juif, terre des deux royaumes israélites (voir Royaume d’Israël et Royaume de Juda). »

Au cours du XXe siècle, la question de l’appartenance de la Jordanie (surtout de sa partie occidentale) à Eretz Israël a fait débat au sein du mouvement sioniste (voir le chapitre La scission des sionistes révisionnistes (1925-1935)).

Au début du XXIe siècle, ce terme désigne généralement l’État d’Israël + Les territoires palestiniens occupés durant la guerre des Six Jours en 1967: la Cisjordanie + Jérusalem-Est + la Bande de Gaza.

Par principe, la plupart des tendances politiques du mouvement sioniste considèrent que Eretz Israël appartient de droit au peuple juif (pour des raisons au moins historiques, voire pour des raisons religieuses chez les sionistes religieux).
Mais toutes les tendances du mouvement sioniste ne revendiquent pas un État juif sur la totalité de Eretz Israël : certaines sont favorables à un certain degré de partage avec les Palestiniens, d’autres y sont hostiles. (Source)

Au début du sionisme, le terme prendra une dimension plus politique que religieuse et il vise le territoire revendiqué pour la création d’un État juif.

Alors, pour revenir à notre Mossad, ils étaient là pour faciliter le retour des juifs en Palestine avant la création de l’État d’Israël en 1948. Dès lors, le but des sionistes était de créer le mythe du peuple Juif en tant que nation, alors que les vrais juifs étaient unis par leur religion et non en tant que peuple. Les vrais descendants sémites des Hébreux bibliques vivaient déjà en terre promise. L’idée sioniste va à l’encontre du Judaïsme qui enseigne que cet État sera apporté par Dieu et non par la force et la violence. En attendant, Dieu leur a commandé de vivre amicalement et en paix parmi les autres peuples du monde et de s’y intégrer, ce qu’ils furent en parfaite harmonie pendant des siècles. Pensez seulement qu’en Iran où les juifs vivent très bien avec leur confrères iraniens. Les juifs en général ne voulaient pas nécessairement aller vivre en Palestine puisqu’ils étaient relativement bien en Europe aussi. Donc il fallut les y pousser un peu… et la Shoah est apparue.

Pourquoi est-ce que le seul génocide de l’histoire à propos duquel il est interdit de faire des recherches, de façon légitime et non-partisane par les meilleurs historiens du monde, soit la Shoah? Pourquoi est-ce le plus important, alors que le Congo a vu le sien en plein 21e siècle avec deux millions de morts, côte-à-côte avec celui en Irak et ses trois millions de mort depuis 1991 ou celui des Palestiniens sous occupation militaire depuis 60 ans, ayant perdu plus de 80% de leur territoire dans cette période? Parce que des sionistes, dont l’éminent banquier privé de Londres nommé Rothschild (qui figure sur la monnaie israélienne) et d’autres banquiers de Wall Street comme Prescott Bush, le grand-père de l’autre criminel de guerre qui a reçu des chaussures par la tête par un irakien, ont énormément financé et appuyé le régime nazi de Hitler. Tout comme IBM, Ford, Standard Oil des Rockefeller et les autres. Rappelez-vous de ceci: on ne peut parler de fascisme sans parler de capitalisme.

En s’appuyant sur les ambitions coloniales britanniques au Moyen-Orient, le mouvement sioniste obtient par la déclaration Balfour (1917), la conférence de San Remo (1920) et le mandat de la Société des Nations (1922) un « Foyer national juif » en Palestine, contre l’avis des Arabes palestiniens qui craignent d’être à terme dépossédés. La Palestine est alors placée sous mandat britannique : on parlera pour cette période de « Palestine mandataire ». Voir aussi le chapitre de Histoire du sionisme : le mandat de la SDN.

De 1918 à 1948, au cours de l’Aliyah, la population juive en Palestine passe de 83 000 personnes à 650 000. La croissance est due à une forte natalité, mais surtout à une forte immigration due à l’antisémitisme en Europe, lequel culmine dans la Shoah.

À compter de 1939, la Grande-Bretagne prend une orientation plus pro-arabe, et arrête l’immigration juive. Après un conflit violent entre 1944 et 1947, les britanniques abandonnent la Palestine. (Source)

Ce violent conflit fut généré pour chasser les Britanniques de la Palestine. En 1944, le groupe Stern qui comprenait Itzhak Shamir et Menachem Begin essaya de tuer Lord Moyne. En 1946, la pression juive urgeait d’ouvrir les frontières contrôlées par les Britanniques pour laisser entrer plus de 100,000 immigrants juifs. La même année, le groupe Stern tue 6 hommes du Sixth Airborne britannique. Le tout culmine le 22 juin 1946 à l’ Hotel King David qui fut attaqué à la bombe par des juifs terroristes du groupe Stern et de l’Irgoun, tuant un peu moins d’une centaine de personnes dont plusieurs britanniques et diplomates. Ce massacre prémédité fut piloté par l’Irgoun en accord avec les plus hautes autorités juives en Palestine, l’Agence Juive ayant à sa tête David Ben Gourion.

Le 22 juillet 1946, Menahem Begin coordonne l’attaque de l’hôtel King David à Jérusalem. Des membres de l’Irgoun, déguisés en Arabes, font sauter la partie de l’hôtel abritant le Secrétariat Britannique, le Commandement Militaire et une branche de la Division d’Investigation Criminelle. Malgré le coup de téléphone prévenant de l’attaque les britanniques ne firent pas évacuer le bâtiment. Quatre-vingt-onze personnes sont tuées, la plupart employées du Secrétariat ou de l’hôtel: 28 Britanniques, 41 Arabes, 17 Juifs et 5 non répertoriés. Environ 45 personnes sont plus ou moins grièvement blessées. (Source)

Oui, vous avez bien lu l’Irgoun, ce groupe terroriste dont faisait partie le papa de Rahm Emanuel, que Barack Obama a nommé au poste de chef de cabinet. Si vous vous souvenez de l’article que j’ai publié sur Obama, vous vous rappellerez que ce dernier possède une double nationalité israélienne et américaine et que son père fut impliqué dans le groupe terroriste sioniste Irgoun. J’expliquais que les liens de Rahm Emanuel avec le Mossad, agence des services secrets du renseignement israélien, était tellement évidents que Bill Clinton a dû l’écarter de la Maison Blanche en 1998, après quoi il est retourné en Israël pour servir dans les forces armées en tant qu’espion durant la guerre du Golfe en 1991.

Alors voilà, après avoir subi de lourdes pertes, les Britanniques ont abandonné leur mandat en mai 1948 et retirent leurs troupes. Le chaos s’en suit. Count Bernadotte, un officiel de l’ONU sera assassiné. Le 9 avril 1948, un brutal massacre de Palestiniens, hommes, femmes et enfants se produit aux mains des terroristes du Stern et de l’Irgoun, tuant une centaine de personnes et jetant leur corps dans des puits.

Voici ce qu’on dit du groupe Stern, ou Lehi:

Le Lehi (acronyme hébreu pour Lohamei Herut Israel, « Combattants pour la liberté d’Israël », ?? »? – ????? ????? ?????) fut un groupe armé radical créé en septembre 1940 et n’hésitant pas à se décrire comme terroriste[1], qui se fixait notamment pour but l’éviction par la force du Mandat britannique sur la Palestine afin de permettre une immigration sans restriction des Juifs en Palestine et la formation d’un État juif sur toute la Palestine et l’actuelle Jordanie.

Dans son combat contre les Britanniques, le groupe tentera sans succès des contacts en 1941 avec les Italiens et avec les autorités nazies[2],[3]. À cette date, le groupe se déclarait notamment « étroitement lié aux mouvements totalitaires européens, par sa conception du monde et ses structures »[4].

L’organisation commettra de nombreux attentats contre les Britanniques, de 1941 à 1948, puis contre les Arabes de Palestine, en 1947-1948.

Ce pattern de terrorisme causant d’énormes pertes de vies est une partie normale de l’histoire des sionistes: un acte criminel est commis, apparemment par des groupes isolés, mais ils sont en réalité autorisés par les plus hautes autorités sionistes, que ce soit l’Agence Juive durant la période de Palestine mandataire ou par le gouvernement d’Israël qui la remplacera après 1948.

En novembre 1947, l’ONU propose un plan de partage de la Palestine entre un État juif (sur 55 %) et un État arabe.

Le nouvel État est proclamé le 14 mai 1948 avec à sa tête David Ben Gourion. Le 13 décembre 1949, Ben Gourion autorise l’établissement du Mossad, cet institut de coordination s’occupant du département politique et coordonnant les services de sécurité intérieure de renseignement militaires.

Entre la fin 1947 et le début 1949, l’État d’Israël est en guerre contre cinq États arabes qui contestent son existence et envoient leurs armées dans le territoire attribué par le plan de partage de novembre 1947 : c’est la Guerre israélo-arabe de 1948. (Source)

Le 7 mai 1967, le US Navy Intelligence Ship USS LIBERTY est attaqué par Israël en eaux internationales, tuant 34 Americains. Il y a aussi l’affaire Lavon. Le 7 juin 1989, Israël bombarde le réacteur nucléaire d’Osirak en Irak sous prétexte qu’ils craignent que le pays cherche à se procurer la bombe nucléaire. Sachant cela, il devient moins surprenant d’apprendre que la semaine passée, Israël a attaqué un bateau de secours qui tentait d’apporter des médicaments dans la bande de Gaza, malgré le blocus israélien. Ce bateau qui porte le nom de Dignity fut attaqué par des navires militaires de l’armée israélienne qui l’ont percuté à trois reprises – un accident selon les autorités israéliennes. Sur le Dignity se trouvait une représentante américaine Cynthia McKinney qui elle, n’a pas manqué de faire le parallèle avec le USS Liberty. Ces médicaments auraient été très utiles puisqu’ils sont presque tous épuisés et Israël refuse de laisser entrer des nouveaux dans Gaza; en plus du fait que Israël a détruit le seul entrepôt majeur de médicaments qui restait dans la bande de Gaza. À voir dans le reportage de la CBC. Il n’y a plus de médicaments.

L’histoire des massacres perpétré par Israël ne s’arrête pas là. Vous pouvez voir la longue liste sur ce site.

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Élargir la guerre à l’Iran et le Liban

Aujourd’hui, le cas de l’Iran n’est seulement qu’un remake de l’histoire du réacteur d’Osirak. D’ailleurs, il y a plusieurs indices qui nous permettent de croire que les sionistes d’Israël voudraient bien élargir le conflit présent à Gaza pour inclure l’Iran et le Liban. Est-ce que de violer l’espace aérien libanais avec leurs avions de guerre n’est pas de la provocation en bonne et due forme? Et que dire de ces roquettes qui furent découvertes par les forces libanaises proche de leur frontière, avec des commandes à distance et enlignée sur Israël: un autre fausse attaque blâmée sur le Liban et le Hezbollah pour prendre revanche pour l’humiliante défaite d’aout 2006? Ce ne serait pas la première fois que certains éléments israéliens montent de fausses attaques contre eux-mêmes pour justifier leur agenda militaire.

Israël a besoin d’eau et de combustible. Est-ce un hasard qu’on veut détruire le Hamas qui est le propriétaire de larges réserves de gaz naturel dans les eaux territoriales palestiniennes et qui a signé une entente d’exploitation avec l’Égypte et une compagnie britannique? Surtout que les pays musulmans viennent de proposer de couper le pétrole acheminé vers Israël. On ne voudra certainement pas que l’argent puisse aller dans les coffres des Palestiniens et du Hamas, élu démocratiquement par les Palestiniens qui en avaient marre de la corruption et de la collaboration du Fatah sous Mahmoud Abbas avec Israël. Et après on dira aux États-Unis que le Hamas s’est hissé au pouvoir par un coup d’état!

Malgré la campagne de propagande israélienne pour se justifier, nous avons eu la confirmation, cette fois par CNN, que c’est Israël qui a brisé le cessez-le-feu en premier le 5 novembre dernier en tuant six militants palestiniens.

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Les vrais enjeux et motivations d’Israël

Un article d’analyse de Michel Chossudovsky sur les vrais enjeux et motivations se cachant derrière cette campagne d’extermination montre que cette «Opération plomb durci» meurtrière n’est pas fortuite et en réponse aux roquettes, mais bien le produit d’un agenda militaire israélien de longue date, remontant à 2001 en fait, sous Ariel Sharon. Non seulement Israël a brisé le cessez-le-feu en premier le 5 novembre dernier en tuant des airs six militants du Hamas, provoquant inévitablement une réponse de celui-ci qui justifiera ensuite l’attaque de Gaza, mais pendant ce temps, Israël préparait tranquillement ses plans d’invasion depuis le début même des discutions sur le cessez-le-feu, il y a six mois. Pire, un camps d’entrainement ressemblant à Gaza fut construit et veillait à préparer cette future attaque terrestre depuis plus de 18 mois.

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C’est la mort d’une nation et ce processus se poursuit depuis 60 ans.

Les Palestiniens perdent dans tous les cas: s’ils acceptent un cessez-le-feu, ils sont victimes d’un état de siège où l’électricité, le carburant, les vivres et les médicaments sont restreints; et lorsqu’ils sont en conflit armé complètement asymétrique avec Israël, ils se font dévaster. Ensuite, nous lisons des articles à tendance raciste publiés dans différents journaux, tel que le Yedioth Ahronoth, le journal numéro un d’Israël, qui raconte qu’on ne devrait pas prendre en pitié la population vivant à Gaza. La pitié est une émotion naturelle, nous dit-on candidement, mais elle n’est pas éthique ni morale. Israël refuse un cessez-le-feu et déclare vouloir continuer la guerre sous prétexte que cela donnerait de la légitimité au Hamas. La stratégie qu’on voit à l’oeuvre est de faire le maximum de dégâts à l’infrastructure palestinienne et au potentiel opérationnel du Hamas pour ensuite accepter destructionun cessez-le-feu plus tard. Durant la prochaine trêve, Israël continuera la préparation de ses troupes pour l’attaque suivante tout en prenant soin d’étouffer la bande de Gaza sous le même siège médiéval, question d’affaiblir et ramollir leur cible davantage. Prenez le dernier cessez-le-feu : l’état de siège a été tellement dévastateur que des patients dans les hôpitaux mourraient par manque de médicaments et d’électricité pendant qu’Israël se préparait à attaquer depuis six mois.

Oui, la vérité est la première victime d’une guerre et la propagande effrontée se montre le nez partout.

Le contrôle de l’information

Le contrôle de l’information par Israël est crucial pour gagner la bataille de l’opinion publique et pour imposer l’image du pays qui se défend. C’est kid-en-sang4pourquoi ils mènent la guerre de l’information sur Internet, dans les médias tout en empêchant les journalistes avec leur caméra ainsi que la Croix-Rouge d’entrer dans la prison à ciel ouvert qu’est Gaza. Les infrastructures de communication sont détruites. C’est que comme le chef de l’Assemblée générale de l’ONU le décrivait, il s’y passe des « monstruosités« . La situation à Gaza est effectivement à deux doigts de devenir une catastrophe humanitaire.

Ce n’est pas que des civils tels que femmes, hommes et enfants qui meurent par centaines ou obligés de fuir: les infirmiers et ambulanciers sont aussi la cible ainsi que des mosquées, des journalistes en passant par des installations de médias gérées par le Hamas.

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Armes de destruction massive et crimes de guerre

Mais voilà la pièce de résistance résistance que Israël voulait donner aux Palestiniens sans que la population mondiale soit mise au parfum, expliquant ainsi la suppression des médias à Gaza: une bonne dose d’arme de destruction massive dans le nez.

20090104elpepuint_13En effet, nous avons appris cette semaine par différents médias comme le journal conservateur du Times of London que l’armée israélienne fait usage de phosphore blanc et certains niveaux de contamination à l’uranium ont été détectés chez les victimes palestiniennes par des médecins norvégiens . Pour ce qui est de l’uranium appauvri radioactif, pas besoin d’en reparler ici puisque je l’ai fait de façon détaillée dans cet article.

Pour ce qui est du phosphore blanc, il agit comme une bombe incendiaire phosphore-2du même type que le Napalm et est considéré illégal par la majorité de la communauté internationale. Lancé du haut des airs, il tombe comme une pluie de feu et d’épaisse fumée. Lorsque utilisé sur des quartiers où la population se trouve, il constitue un crime de guerre car il blesse et tue de façon aléatoire en brulant la peau des victimes gaza_new_weapon_molten_headjusqu’aux os comme l’ont découvert aussi les libanais (dont des enfants encore) en 2006. C’est une arme chimique qui est illégale selon le Traité de Genève de 1980. Ceci vient détruire complètement les dires des politiciens et généraux d’Israël qui nous assuraient vouloir cibler que les militants du Hamas et non la population. Israël se défend en déclarant que cette arme chimique est utilisée pour créer un écran de fumée. Observez bien les photos et vous vous rendrez compte qu’il est impossible d’être précis (même avec les bombes et missiles) avec le phosphore blanc dans ces quartiers très denses. La population est simplement visée par les attaques. Israël a une longue histoire de possession et d’utilisation d’armes de destruction massive.

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Qu’à cela ne tienne, les autorités américaines condamnent le Hamas et appose leur véto contre une résolution de l’ONU, comme ils le font toujours parce qu’ils « jugent » que le Hamas ne la respectera pas de toute façon, ignorant complètement le fait que c’est Israël qui a un lourd passé d’ignorer des dizaines et des dizaines de résolutions de l’ONU. C’est avec un grand sourire que le pays de l’oncle Sam et ses fabriquants d’armements continuent de vendre des armes à Israël avec une aide financière de plus trois milliards de dollars par année. Le groupe d’influence israélien/lobby JINSA a des influences partout dans ce gouvernement américain et à travers tout le complexe militaro-industriel et c’est une des raisons probables pourquoi Obama et le reste des leaders ne peuvent pas trop critiquer Israël. JINSA cherche aussi à étendre ce conflit à l’Iran. Le nombre de représentants dans le gouvernement américain qui possèdent une double nationalité israélienne et américaine est plutôt déconcertant et soulève la question de la partialité du gouvernement dans ses positions et politiques étrangères, surtout en ce qui concerne la Palestine et Israël. Pas d’argent pour les vétérans américains qui reviennent d’Irak et d’Afghanistan qui finissent en grands nombres comme dans les rues de l’Amérique en tant que sans-abris, mais des milliards pour la machine de guerre israélienne. Même le Soudan a donné plus d’argent en aide aux Palestiniens avec 123$ millions que les États-Unis avec leur maigre 85$ millions.

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Juifs en colère contre Israël

Plusieurs compagnies, pays et célébrités commencent à boycotter Israël et les compagnies israéliennes qui aident et finance l’entité sioniste. Si cela a pu fonctionner avec l’apartheid en Afrique du Sud, pourquoi par pour l’apartheid israélien? Mais ce qui frappe le plus, c’est le silence des médias à propos des nombreux Israéliens et rabbins juifs qui ne sont pas d’accord avec les agissements des sionistes aux commandes d’Israël et qui questionnent l’existence même d’Israël.

Il est absolument crucial de voir ces deux vidéo: UN et DEUX. Les juifs comprennent que ce qu’Israël, entre les mains des sionistes, fait aux Palestiniens ne peut que créer plus de haine et d’antisémitisme dans le monde contre eux, alors qu’ils sont tout aussi scandalisés et totalement contre ce massacre. Ils expliquent aussi que leur religion les interdisent d’avoir un pays et que donc Israël est un pays illégitime à leurs yeux.

Des objecteurs de conscience, dont le neveu de Benjamin Netanyahu, 3159766726_b4760d6958refusent de servir dans l’armée IDF et d’aller se battre en Palestine. L’aspect des nombreux juifs et Israéliens qui s’opposent aux agissements illégitimes et immoraux de l’État d’Israël est très occulté dans nos médias. Pourtant, plusieurs vont devoir faire de la prison en Israël parce qu’ils sont des objecteurs de conscience qui refusent de participer au génocide à petit feu des Palestiniens. Ils sont très courageux et courageuses.

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Au moins 6000 personnes ont manifesté à Montréal pour appuyer la résistance palestinienne ainsi que pour dénoncer le régime Moubarak, israélien et américain. La semaine dernière, chacun des principaux partis politiques nationaux du Canada a rendu publique sa position sur la violence israélienne à Gaza. Nos partis politiques sont tous aussi pourris les uns que les autres: aucun d’eux n’approchent la question de l’occupation militaire et oppressive de la Palestine depuis 60 ans, alors qu’ils soutiennent le droit de légitime défense d’Israël qui se trouve à être le réel agresseur et criminel de guerre. Les Canadiens pour la Justice et le Paix au Moyen-Orient vous invitent à cliquer ici pour exprimer votre frustration à l’égard de la prise de position du Parti conservateur, là pour le Parti libéral, le Bloc Québécois et là pour le NPD pour demander d’aller plus loin dans leur condamnation et insister pour un cessez-le-feu immédiat des deux côtés et la levée immédiate du siège psychopathe de la bande de Gaza, destruction sans délais du mur de la honte et la restitution du territoire palestiniens volé et le retour des réfugiés selon la Ligne verte de 1967.

Le seul parti politique, en fait, qui s’est positionné de façon intègre est le trop peu connu Parti Action Canadienne, maintenant sous la gouverne de Andrew Moulden MD, PhD.

Voici une partie de leur déclaration:

Le Parti d’Action Canadienne condamne fortement l’agression des Israélites contre les Palestiniens et urge Israël de retenir leur force militaire vers une invasion des territoires Palestiniens qui menace la vie de plusieurs citoyens sans défense.

Même si nous condamnons aussi le lancement des missiles par le Hamas contre les citoyens d’Israël, nous comprenons que les Palestiniens sont essentiellement impuissants contre la machine de guerre des Israélites et sont au bord de la famine et de l’extermination.

Nous ne considérons pas que les actions du gouvernement d’Israël servent les citoyens d’Israël, et ne représentent non-plus le point de vue des communautés Juives autour du monde.

Ces assauts sont en dehors de toute proportion considérant les menaces du Hamas envers Israël, la Palestine étant un peuple souverain mais emprisonné. Une opération militaire d’information dans Gaza ne changera en rien l’habileté du Hamas de lancer des missiles.

Nous condamnons aussi les partis et leaders politiques du Canada et des États-Unis qui expriment leur loyauté sans frontière pour Israël, peu importe les atrocités qu’ils commettent tout en déguisant ces agressions comme nécessaires pour la sécurité d’Israël.

En conclusion, la question centrale qui est évitée comme la peste autant des politiciens que les médias traditionnels est la suivante:

QUAND EST-CE QUE L’ÉTAT D’ISRAËL VA METTRE FIN À SON OCCUPATION DE LA PALESTINE ET RETOURNERA AUX PALESTINIENS LEUR TERRITOIRE ET LEUR LIBERTÉ?


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Prostitution de luxe : les hauts et les bas d’une escorte

Escorte de luxe

prostitution escorte bordel prostituée luxe

Après avoir entendu l’histoire de Sonia (nom fictif), j’ai hésité entre écrire ce témoignage ou écrire un livre complet. Adoption, inceste, prostitution, consommation… Sonia a finalement quitté ce tourbillon pour reprendre une nouvelle vie. Ses études universitaire sera cependant un rêve qui ne se réalisera pas.

Je suis une enfant de la guerre. Née en pays arabe, je suis abandonnée vers l’âge d’un an. Je n’ai jamais su ni mon âge exact, ni ma date de naissance. Mise en adoption internationale, une famille du Québec m’adopte. Cette journée deviendra ma journée de fête.

Dans cette famille, se retrouve un père qui travaille toujours, deux frères qui sont les seigneurs de la famille et une mère qui s’occupe de tout ce monde. Devenant une femme, j’ai aidé ma mère à prendre soin de la famille. Mais à la fin, étais-je devenue la servante de mes frères ? Bonne question. Est-ce que je faisais vraiment partie de la famille ou n’étais-je que cette petite fille adoptée d’un pays lointain ?

Sous l’aile de mon frère

Au début de l’adolescence, mon frère Michael, de 8 ans mon aîné, me porte une attention toute particulière. Il me protège, me fait sentir importante, me complimente. Je n’étais pas habituée à cela. J’étais ravie d’avoir enfin quelqu’un qui veillait sur moi.

Le soir, il venait m’aider à faire mes devoirs dans ma chambre. Il passait sa main dans mes cheveux et ne cessait de me complimenter sur la femme que je devenais. D’un soir à l’autre, ses caresses passaient des cheveux pour doucement devenir des massages. Je me sentais bien et épanouie sous le charme de sa présence.

Il a pris le temps de m’apprivoiser et de me faire sentir femme. Il m’a fait découvrir ma sexualité sous tous ses angles. Avec douceur et tendresse, je lui appartenais. Il pouvait me demander tout ce qu’il voulait. Il était mon prince charmant.

Une princesse abandonnée

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Pendant un souper, juste avant mes 18 ans, j’apprends que Michael va se marier à l’été et qu’il va quitter la maison. Comment un homme qui disait m’aimer pouvait me quitter pour une autre femme ? Pourquoi ce n’était pas avec moi qu’il se mariait ? Je n’étais plus sa princesse ? Il ne me soufflerait plus cette douce parole à l’oreille ? J’ai fait une série de crises sans fin. J’étais dans tous mes états, incapable de comprendre ce qui se passait. Incapable d’accepter de perdre l’homme de ma vie, ce frère qui m’avait tant aimée.

Je ne pouvais plus demeurer dans cette famille. Personne ne me comprenait. Personne ne voulait entendre ou croire ce que j’essayais de dire, d’expliquer. J’ai quitté la maison pour me débrouiller seule.

Faire face à la réalité

Impossible cependant d’en arriver à payer un appartement, de vivre ma vie et, surtout, de ne pas quitter l’école. J’étais déterminée à terminer mes études, c’était le rêve de ma vie. Une amie, Claudia, voyant mes difficultés, me propose de m’héberger quelques temps.

Elle aussi étudiante à l’université, Claudia avait un train de vie que je ne réussissais pas à m’expliquer. De belles robes, un bel appartement. Toujours sortie pour faire la fête. Elle n’avait pas d’emploi. Mais comment faisait-elle pour payer tout cela ?

Claudia, m’explique qu’elle est escorte. Surprise, choquée, dérangée, je me suis exclamée : « Tu es une pute ! ». Elle me répond que non. « Je suis une escorte. Une escorte de luxe. J’accompagne des gens biens et qui payent cher pour le service. On fait la fête, toutes dépenses payées, de belles grandes sorties. Et surtout, c’est payant. Très payant. Je suis payée pour m’amuser. »

Avec un boulot au salaire minimum et les études qui prennent beaucoup de place, je n’ai ni l’argent, ni le temps pour m’amuser. La vie commence à être lourde. L’objectif de réussir mon cours m’apparaît de plus en plus lointain.

On s’éclate

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Claudia m’invite à une fête. Elle m’explique qu’un de ses bons clients veut avoir plusieurs filles autour de lui. Pas de sexe. Juste ma présence. Être belle et m’amuser, un point c’est tout. L’offre est tentante. J’ai le goût de sortir, de faire la fête, mais je n’ai pas l’argent nécessaire. La présence de Claudia me rassure, alors j’accepte.

Pour l’occasion, elle me prête quelques vêtements de sa garde-robe. Les plus beaux, les plus sexy. Je me pomponne, je me fais belle. Je suis tout excitée et anxieuse. Je me sens femme. Je me sens revivre.

La soirée se déroule tel que promis par Claudia. J’ai fait la fête, mangé et bu. Rien de vraiment déplacé. J’ai cependant senti quelques regards pénétrants. Claudia avait choisi des vêtements qui attiraient l’œil. Les gens m’approchaient, avaient tendance à se coller très près de moi. Je sentais leurs corps qui trouvaient toutes les occasions pour m’effleurer. À quelques reprises, des mains se sont un peu trop aventurées.

Le lendemain, je remercie Claudia. J’ai eu du plaisir et cela m’a fait du bien. Elle me sourit et me tend 1 000$. Je suis toute surprise. Elle me félicite d’avoir eu mon premier contrat comme escorte de luxe.

Je vais demeurer en état de choc pendant plusieurs jours. D’un côté, j’ai fait la fête et je me suis amusée. De l’autre, j’ai fait de l’argent facile et vite gagné pour m’aider à payer mes études. Un déchirement m’agace à l’intérieur de moi : je ne cesse de me répéter que je ne suis pas une prostituée. Je suis une escorte. Une escorte de luxe.

Finalement, je demande à Claudia d’avoir d’autres contrats. Des contrats où le client ne veut pas de sexe, mais juste la présence de belles filles. Claudia m’explique que les contrats comme la dernière fois sont tout de même rares. Il faut accepter d’en donner un peu plus pour avoir des contrats plus réguliers.

Études de luxe

Petit à petit, je vais participer et devenir officiellement une escorte. Je bois comme une défoncée. La cocaïne fait partie de la fête et des habitudes de vie. Nous sommes 5 étudiantes québécoises. Pour étudier et nous reposer, nous avons acheté un condo dans un pays chaud. Nos études de luxe se font sans casse-tête financier. Entre deux examens, nos soirées nous permettent de rencontrer des hommes d’affaires, certains connus dans différents milieux.

Claudia m’offre un contrat pour tout un week-end : 4 000$ pour faire la fête. J’accepte sans hésiter. C’est pour un homme bien en vue. La consommation roule à son maximum toute la fin de semaine. Je ne me sens pas à l’aise. Il loue mes services, mais j’ai l’impression qu’il veut me posséder, se venger, se défouler. Un manque de respect total. J’ai tenté de mettre des limites, de me faire respecter, mais il avait loué mes services et considérait que j’étais son esclave, qu’il pouvait faire ce qu’il voulait de moi. Je suis sortie de ce week-end, détruite. Autant physiquement que psychologiquement.

Au retour, au volant de ma voiture, je pleurais. J’avais l’impression que toute ma vie sortait par mes tripes. J’ai arrêté l’auto sur l’accotement. Mon maquillage coulait de partout. Je me sentais affreuse. Dégueulasse. Je suis sortie de la voiture en direction du champ. J’ai enlevé la bague que je m’étais achetée pour me gâter et je l’ai tirée au bout de mes bras. Toute ce luxe ne valait pas les souffrances que je subissais. Je suis retournée chez moi. J’ai pris des douches pendant des heures et des heures. Mon corps avait besoin de se purifier de tout ce qu’il avait subi. J’avais beau me laver, rien ne semblait partir. J’ai soigné ce corps que je ne reconnaissais plus et qui était abîmé.

J’avais abandonné mon cours. Les fêtes et la consommation avait pris toute la place dans ma vie. J’ai fait beaucoup d’argent. J’étais devenue une acheteuse compulsive. Je manquais de garde-robes pour y entasser tous les souliers et les vêtements que j’avais achetés. La majorité de ces habits, je ne les avais même pas portés.

Une vie de luxe mal acquise. Une cage dorée où j’étais prisonnière.

Une nouvelle garde-robe

J’ai tout arrêté. Fini la fête. Fini la consommation vide de sens. J’ai repris contact avec de bonnes personnes qui m’ont aidée à reprendre une vie normale. Une vie dans laquelle je me sens moi-même. J’ai dû réapprendre à faire du ménage, à faire la cuisine, à laver la vaisselle. Je remercie toutes ces personnes qui m’ont soutenue. Je n’aurais jamais réussi à faire tout cela seule.

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet en anglais ou par Internet en français.
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