Sans transition, la chute !

 

OLIVIER CABANEL :

Ségolène Royal vient de proposer son « fameux » plan de transition énergétique, et pour avoir beaucoup attendu pendant plus de deux ans, nous n’avons pas perdu grand-chose.

Ce plan largement insuffisant manque singulièrement d’ambition et de pertinence.

 

 

La transition veut que l’on passe d’un stade à un autre…ce qui implique de passer des énergies sales et dangereuses aux énergies propres et sans peu de risques.

Or, la France est, on le sait, largement soumise au lobby nucléaire, d’autant que la part du nucléaire dans notre potentiel énergétique est prédominante.

Il fallait donc d’entrée signifier la décision de remplacer progressivement cette énergie mortifère par les énergies non fossiles au fur et à mesure de la mise en place de celles-ci, mais le plan de la ministre est très silencieux sur ce point.

La promesse de campagne de son ex de fermer Fessenheim dès son élection, repoussée à 2017, n’est même plus évoquée…et de toute façon, comme les procédures administratives de fermeture demandent au moins un délai de 3 ans, cette fermeture pour 2017 est aujourd’hui techniquement impossible.

Un plan cohérent de transition énergétique devrait donc choisir la situation inverse de ce qui est envisagé, car c’est d’abord sur l’arrêt du gaspillage énergétique qu’il devrait porter.

On sait que le gigantisme des installations énergétiques sont un facteur important de gaspillage, puisque cette énergie ne pouvant être consommée à proximité, il faut donc la transporter, la perte énergétique étant proportionnelle à la distance parcourue.

Exit donc les immenses champs d’éoliennes, les centrales photovoltaïques géantes, et bien sûr les grosses centrales thermiques, au profit d’installations plus modestes permettant prioritairement la consommation de l’énergie sur place.

A titre d’exemple, en 2012, pour 541 388 millions de kilowatts-heure produits, seulement 455 200 ont été consommés. lien

Ajoutons pour la bonne bouche que la chaleur produite par les centrales thermiques au dessous d’une certaine température, qu’elles tournent au pétrole, au charbon, ou au nucléaire, est perdue, entrainant ainsi un gaspillage énergétique important. lien

Cette production d’énergie décentralisée aurait un autre avantage, celui de réduire drastiquement le nombre des pylônes THT (très haute tension) : il y en a tout de même 200 000 dans notre pays, ce qui serait une bonne nouvelle pour notre santé, ces lignes étant suspectées d’être vectrices de cancer, (lien) et pour les oiseaux dont on sait que 1370 trouvent la mort chaque année à cause de ces lignes THT. lien

Ce serait aussi une bonne nouvelle pour nos paysages, largement handicapés par les 100 000 kilomètres de lignes, d’autant qu’elles pourraient être enterrées. lien

Ce choix de décentraliser l’énergie réduirait le gaspillage et permettrait de fermer 12 réacteurs nucléaires.

Parallèlement à cette option, une meilleure isolation des appartements, et des entreprises, permettrait de diminuer par 2 notre consommation d’énergie.

Une fois ce chantier ambitieux réalisé, outre le fait qu’il sera créateur de centaines de milliers d’emplois, il permettrait d’économiser 19 MTep (millions de tonnes équivalent pétrole), et donc de fermer 10 réacteurs nucléaires. lien

Il y a 9 millions de points lumineux dans notre pays, (lien) qui correspondent à 47% de notre consommation d’électricité.

Il existe des réverbères autonomes en énergie, équipés de panneaux photovoltaïques, (lien) d’autres qui ne se déclenchent que lorsque c’est nécessaire, ce qui permettrait de jolies économies. lien

Ensuite, il faut admettre que le chauffage électrique est une aberration, puisque grâce à la chaleur des centrales thermiques, on fabrique de l’électricité, que l’on retransforme en chaleur.

En choisissant la chaleur directe, par la géothermie de moyenne profondeur, chaque fois que c’est possible, on peut réaliser une importante économie. lien

Des immeubles de bureaux restent sans raison compréhensibles éclairés des nuits entières.

En faisant des économies dans ces 3 domaines, ce seraient 10 réacteurs nucléaires supplémentaires qui pourraient être fermés.

Mais quel est le programme de la nouvelle ministre de l’environnement ?

Des voitures électriques pour tous ?

Une bonne idée pour supprimer la pollution ?

Ça reste à prouver. lien

En effet, ce serait oublier que l’énergie électrique vient en grande partie de nos vieilles centrales nucléaires, et qu’en matière de pollution, il devrait être possible de faire mieux.

En offrant un bonus de 10 000 euros, elle va bien sur faciliter le développement de ce type de véhicule…le cadeau est généreux, mais qui va payer au final ?

L’état, par nos impôts, et en fin de compte, c’est bien au consommateur qu’il reviendra d’assumer l’ardoise.

D’autant que certaines voitures électriques, comme la Renault Zoé (lien) par exemple, coute moins cher qu’une Clio diésel, 13 700 € pour la Zoe contre 18 600 € pour la Clio diésel premier prix. lien

De plus le propriétaire de la voiture électrique sera contraint de payer au moins 948 € par an pour la location de la batterie, ce qui correspond à une capacité d’achat en carburant de 632 litres, soit de faire près de 13 000 km/an.

Par contre, encourager de petites centrales photovoltaïques dont les conducteurs seraient propriétaires permettrait de ne plus dépendre du nucléaire dans ce domaine.

Pourtant il y avait beaucoup mieux à faire en se tournant vers le méthane artificiel, méthane que l’on peut produire en quantité en utilisant les déchets animaux et végétaux, lequel une fois purifié peut tout à fait remplacer le GPL. lien

On sait que le potentiel du méthane productible atteint les 54 MTep, l’équivalent de la production de 28 réacteurs nucléaires (lien) or le poste transport représente moins de 49 millions de tonnes de pétrole par an, prouvant ainsi que nous pourrions remplacer dès demain tout le pétrole consommé, améliorant ainsi considérablement notre balance commerciale, et réduisant drastiquement la pollution. lien

En résumé cette transition permettrait dans un premier temps de fermer 12 réacteurs nucléaires en décentralisant l’énergie, 10 autres réacteurs en isolant mieux habitations, commerces et entreprises, et 10 autres en cessant le gaspillage électrique…si on ajoute à ces 32 réacteurs fermés, les 28 remplacés par la méthanisation produite, on découvre que le parc nucléaire pourrait facilement et rapidement être fermé, sans évoquer les autres sources d’énergie propre : les micro centrales hydrauliques, l’éolien, le photovoltaïque, etc…

Quant à la fameuse écotaxe rebaptisée « péage de transit poids lourds  », sur le fond, même si elle est moins pénalisante, puisqu’elle ne concerne plus que 4000 km du réseau routier national, (au lieu des 15 000 km précédents) et qu’elle ne touchera pas la Bretagne, elle reste le type même de la mauvaise bonne idée. lien

La taxe sera de 13 centimes d’euros par kilomètre, et bien logiquement les transporteurs vont la reporter sur le cout des marchandises transportées, pénalisant au final le consommateur, dont le porte feuille est déjà vidé par les taxes, et les impôts précédents.

Manuel Valls a beau affirmer : « c’est le principe utilisateur-payeur », le payeur sera bel et bien le consommateur. lien

Pas de quoi relancer la croissance voulue par le gouvernement, et au final, provocant la logique augmentation du chômage. lien

Il y avait pourtant beaucoup mieux à faire.

On connait le problème récurant du fret ferroviaire que les professionnels considèrent actuellement à juste titre comme non fiable : trop lent, les convois se trainant en moyenne à 20 km/h, trop cher, pas sur : des wagons se perdent dans la nature… alors comment ne pas comprendre qu’ils préfèrent la route au rail. lien

Il existe pourtant une solution.

Deux ingénieurs isérois ont planché sur la question découvrant que pour rendre le rail compétitif avec la route, voire plus performant, il fallait pouvoir charger et décharger les marchandises en moins de 6 minutes, s’affranchir des pentes, et pouvoir rouler à 120 km/h

Alors ils ont étudié, et inventé « R-shift-R  », concept qui permet de répondre aux critères de réussite. lien

Ils ont obtenu une reconnaissance en matière de projet innovant pour le transport ferroviaire.

Comment ne pas imaginer que lorsque celui-ci sera opérationnel, il prendra des parts de marché à la route, en utilisant les voies existantes, après quelques améliorations ?

C’est ce qu’ont fait les ingénieurs autrichiens dans le secteur du tunnel du Brenner, par des aménagements sophistiqués qui enlèvent la quasi-totalité des nuisances dégagées par la ligne existante. lien

Mais en France, manifestement, les énarques au pouvoir semblent avoir quelques difficultés à comprendre tout ça…

Alors le gouvernement continue dans l’impasse des impôts et des taxes, sachant d’avance que ça ne fera qu’appauvrir un peu plus les français.

Comme dit mon vieil ami africain : « le taux de radiation est autant élevé à pôle emploi qu’à Fukushima ».

L’image illustrant l’article vient de « contrepoints.org »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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Syrie: Victoire de la realpolitik et défaite du mainstream médiatique

ALEXANDRE LATSA

Сe 22 mai 2013, l’armée Syrienne semble en passe de remporter une bataille locale importante, en reprenant le contrôle d’un des principaux bastions de l’opposition, la ville de Qousseir. Cette victoire militaire, qui devrait être confirmée dans les jours qui viennent, arriverait alors que l’Etat Syrien a repris le contrôle de plusieurs dizaines de localités ces dernières semaines.

Cette chute de Qousseir, qui résiste au régime depuis plus d’un an, serait stratégique pour l’Etat Syrien et lui permettrait de couper la principale route d’approvisionnement des rebelles dans le centre de la Syrie. L’armée Syrienne devrait ensuite vraisemblablement concentrer ses forces sur Homs, ville que près de 80.000 chrétiens ont fui depuis le début de la guerre et ainsi plausiblement reprendre le contrôle du centre du pays.

On peut imaginer qu’ensuite, le régime décide d’en finir avec Alep et lance un assaut décisif pour reprendre cette ville partiellement aux mains des rebelles, réduisant ainsi à néant toute possibilité pour ces derniers d’en faire un bastion du nord, pourquoi pas même la pré-capitale d’une région indépendante du nord. Le régime Syrien avait du reste lui-même qualifié la bataille d’Alep, qui a commencé en juillet 2012, de mère des batailles.

Ce faisant, le régime resterait sur la tactique qui est la sienne depuis le début du conflit, c’est à dire garder le contrôle des villes et refouler les rebelles dans les campagnes, les empêchant ainsi d’exercer tout contrôle politique.

Il semble donc bien que le gouvernement syrien reprend lentement l’avantage, une situation que la presse occidentale n’arrive même plus à maquiller, après avoir proclamé et martelé pendant deux ans et demi, depuis le début de la guerre civile, que la défaite d’Assad était évidente, certaine et toujours très proche. Cette situation remet de nouveau sur la table le projet de négociations internationales sur la question Syrienne.

Toutefois, c’est une équation totalement nouvelle qui apparait pour ces éventuelles négociations internationales. L’image médiatique de l’opposition en Syrie s’est beaucoup dégradée, sans doute au grand dam de ses sponsors. On parle moins d’opposition démocratique, on décrit maintenant des groupes Djihadistes sans coordination, et les multiples vidéos de tortures et massacres commis par certains de ces groupes armés ont semble t-il considérablement porté atteinte à la détermination de nombre de pays occidentaux d’armer ces mêmes groupes.

Peu à peu, une scission semble s’être en effet créée au sein des partisans du départ d’Assad, qui forment une étrange coalition entre des états occidentaux (Amérique, Israël et nations européennes) et des pays islamo-sunnites, Qatar en tête. Pour les premiers, l’absence d’une opposition politique modérée (laïque titrait même le New York Times) avec la rébellion qui n’arrive pas à contrôler le terrain, et ce malgré deux ans et demie de guerre, pose un réel problème de tactique diplomatique. Pour les seconds visiblement, la montée en puissance du Front Al-Nosra ne semble pas être un problème et l’organisation, qui a affirmé son rattachement a Al-Qaïda, vient d’ailleurs de faire des émules puisque l’opposition Syrienne comprend désormais également une brigadeOussama-Ben-Laden.

Sur le terrain il est sans doute encore très prématuré de parler d’une potentielle victoire d’Assad, militaire ou politique, ou de dire que la Syrie ne se dirige pas vers une partition de fait. Mais sans intervention militaire étrangère, on imagine mal comment l’armée Syrienne, qui a désormais elle aussi le soutien de milliers de combattants étrangers (notamment du Hezbollah) ainsi que directement de l’Iran pourrait perdre cette guerre.

Il y a même une hypothèse selon laquelle la guerre pourrait continuer, même en cas de départ ou d’élimination physique d’Assad, ce reportage d’un journaliste anglais tente de l’expliquer. Cette situation militaire redonne du poids à la position diplomatique russe qui depuis le début de la crise prône une solution politique. La plupart des états qui travaillent sur le dossier Syrien sont sans doute convaincus qu’une défaire militaire totale d’Assad semble de moins en moins probable, malgré les certitudes récentes du MAE Français Laurent Fabius qui n’en finit plus de ridiculiser la diplomatie française durant ce conflit.

Il reste l’idée d’une intervention militaire sur le scénario Libyen, mais visiblement ce n’est plus a l’ordre du jour  et cette fois la diplomatie Russe ne la laisserait pas se mettre en place. La solution diplomatique et politique semble prendre forme puisque des sources diplomatique affirment que Damas a désigné des représentants chargés de négocier avec l’opposition en vue d’une conférence sous égide Russo-américaine devant faire suite à celle qui s’est tenue le 30 juin 2012 à Genève.

Finalement, le conflit syrien qui était présenté comme une lutte de démocrates contre une dictature a complètement changé de visage. Ce délire absolu du mainstream médiatique français, qui a lui par contre totalement perdu cette guerre, ne tient plus aujourd’hui et on voit désormais bien qu’il s’agit d’une guerre stratégique contre l’Etat Syrien, soutenue de l’extérieur, pour que l’axe Chiite (Liban-Syrie-Iran-Sud de l’Irak) perde son influence régionale.

La guerre en Syrie pourrait donc faire apparaitre des réalités inattendues: Marquer le point d’arrêt définitif du printemps islamiste que la région connaît? Faire échouer la politique anti-chiite développée par les Occidentaux en collaboration avec leurs alliés sunnites? Confirmer le statut de la Russie comme protectrice des chrétiens d’Orient et des minorités en Syrie, en lieu et place de l’Europe?

Alexandre Latsa

Lettre ouverte à François Hollande

 

Mon cher François,

Je me rends parfaitement compte qu’il peut paraître cavalier, voire irrespectueux si l’on se réfère aux traditions protocolaires, de m’adresser ainsi à votre éminente personne. N’y voyez pourtant pas de familiarité excessive, mais l’expression d’un homme normal qui s’adresse à un autre homme normal entré dans son quotidien, fût-il citoyen-président de la République. Qui plus est, j’éprouve à votre égard unesincère sympathie. Comment pourrait-il en aller autrement, eu égard à votre bonhommie naturelle et à votre penchant pour l’humour qui tranchent avec le passé élyséen récent ? Sur le plan du comportement, vous incarnez en effet de manière évidente une rupture avec votre agité prédécesseur, ce président au parler vulgaire et aux allures de chef de clan qu’un ego hypertrophié – à la limite de la pathologie – a conduit à maints excès ayant précipité sa chute.

Le problème est que cette rupture n’a porté, depuis votre élection, que sur les aspects comportementaux. Pour ce qui est de la politique mise en œuvre, force est de reconnaître que notre pays reste sur la même ligne que précédemment, à savoir une ligne libérale et soumise aux diktats d’une Union Européenne mercantile, si largement au service des banquiers et des industriels quand elle l’est si peu au service des peuples. Certes, il existe des différences entre la gouvernance de l’UMP et celle du PS, mais elles ne se manifestent qu’à la marge, ou sur des sujets sociétaux d’un intérêt très secondaire en période de crise économique. Résultat : les classes populaires et moyennes n’entrevoient pas la moindre amélioration de leur condition. Pire : elles se sentent abandonnées par les élites politiques et livrées aux seuls appétits d’une oligarchie vorace et sans scrupule. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner de voir le score du Front National enfler de manière spectaculaire comme cela a été démontré dimanche dans la circonscription de Beauvais.

« La panne de croissance est là, qui nous impose des décisions difficiles en matière budgétaire », me rétorquerez-vous. À ce détail près que, dans le sillage de l’exécutif précédent, vos choix économiques, pour complaire aux marchés et aux agences de notation, vous portent principalement vers la régression sociale pour tenter de trouver les milliards qui font défaut, et cela alors que, année après année, la paupérisation croissante augmente de manière dramatique le nombre de nos compatriotes en situation de pauvreté effective. Dans le même temps, vous continuez de sanctuariser d’énormes gisements d’économies représentés, ici par des dizaines de niches fiscales scandaleuses, là par la pérennité de très nombreux comités Théodule aussi coûteux qu’inutiles et où pantouflent douillettement les bons amis, ailleurs par le maintien d’avantages exorbitants à des pléthores d’élus plus soucieux de leur bien-être personnel que de leur engagement au service de la nation et de leurs compatriotes. Tout cela sans compter les gabegies nées du millefeuille administratif auquel rien ne semble indiquer que vous ayez l’intention de vous attaquer, par peur évidente de la confrontation avec les puissants barons locaux.

Vous aviez annoncé une grande réforme fiscaledestinée à remettre de la justice et de l’équité dans le fonctionnement de notre société. Or, j’ai beau scruter avec le maximum d’acuité, pas plus que les observateurs spécialisés je ne vois rien venir cette grande réforme à laquelle ont pourtant travaillé, en amont de votre campagne, des experts reconnus emmenés par l’économiste Thomas Piketty. Tout au plus aura-t-on droit à des mesures cosmétiques destinées à enfumer les naïfs que nous sommes, nous autres les citoyens lambda dont la voix n’est entendue qu’en période électorale et balayée le reste du temps. Que sont les belles envolées contre la finance devenues ? Les avez-vous oubliées dans une armoire poussiéreuse du Conseil général de Tulle au soir de votre victoire ? Ou, pire encore, les avez-vous laissées partir au fil des eaux de la Corrèze en cette soirée de mai ?

Décevant dans vos choix politiques, vous l’avez également été dans la constitution de votre gouvernement. Quelle mouche vous a piqué, après avoir souligné la nécessité, là aussi, de rompre avec le passé, de mettre sur pied, avec le concours en l’occurrence peu clairvoyant de Jean-Marc Ayrault, une assemblée si pléthorique de ministres, ministres délégués et secrétaires d’État ? 34 membres : deux de plus que le duo Sarkozy-Fillon dont la boulimie en la matière était, à juste titre, vilipendée par l’échiquier politique, les politologues et les éditorialistes. Avec, pour prix à payer de cette ahurissante dilution des responsabilités et d’un évident manque d’expérience des nouveaux titulaires de maroquin, d’une part, des difficultés de répartition des rôles, d’autre part, des déclarations contradictoires de titulaires de portefeuille parfois plus soucieux d’exister dans l’opinion que d’apporter leur pierre à l’édifice dans la plus totale loyauté relativement à leur tutelle. On est là bien loin de la « dream team » de Lionel Jospin qui, rappelons-le en passant, a compté au maximum 28 ministres et secrétaires d’État. Un remaniement significatif du gouvernement doit être envisagé dès que possible, et cela d’autant plus que le traitement de la crise exige une équipe gouvernementale resserrée et solidaire. Il est hélas ! à craindre que, prisonnier des marchandages entre les différents courants du PS et de ses alliés, rien de tel ne se passe. Surprenez-nous, mon Cher François, en tordant le cou à cette pénible prédiction.

À deux jours de votre intervention devant le micro et les caméras de David Pujadas, permettez-moi d’aborder un autre sujet qui me tient à cœur : l’éventuelle réforme constitutionnelle que vous aviez annoncée et qui, semaine après semaine, prend de plus en plus les allures d’un flop monumental. Je vous le dis tout net : envisager de supprimer le cumul des mandats pour les seuls ministres relève d’une trahison d’engagement. Quoi que puissent en dire les François Rebsamen et autres sénateurs attachés à leurs privilèges, une loi sur le non-cumul des mandats appliqué à tous les élus est devenue une urgente nécessité. Non seulement pour aligner notre pays sur ce qui existe de facto chez la plupart de nos voisins, et ainsi faire taire les justifiés sarcasmes dont nous sommes l’objet, mais surtout parce qu’une telle mesure serait perçue dans la population comme la première étape d’une indispensable réforme de nos institutions et de la modernisation de la vie publique. De la même manière, abandonner la réforme du statut pénal du chef de l’État serait une faute d’autant plus grande que l’actualité nous montre à quel point il est devenu nécessaire de clarifier la situation du président en regard d’éventuels soupçons judiciaires.

Ces mesures, de même que le droit de vote des étrangers et l’introduction d’une dose significative de proportionnelle aux législatives, vous avez la possibilité de les faire adopter sans passer par la case du Congrès qui requiert une hypothétique majorité des 3/5e : en recourant à la procédure référendaire comme vous y autorise la Constitution. Réitérant une affirmation que vous avez déjà faite, peut-être objecterez-vous, à l’instar de ces journalistes ignorants ou manipulateurs, que « le peuple répond rarement à la question posé », ce qui est faux. L’étude des 9 référendums organisés sous la Ve république montre en effet que le peuple a, au contraire, toujours répondu à la question posée. Et s’il a voté « non » en 2005 au projet de Traité constitutionnel européen, malgré une hallucinante campagne des élites autoproclamées, c’était bel et bien par défiance vis-à-vis d’une Union européenne par trop libérale. On a d’ailleurs pu, depuis, mesurer les dérives engendrées par ce Traité, imposé dans un deuxième temps par les élus de la nation au peuple français contre sa volonté pourtant réputée souveraine dans la Constitution française.

Vous n’auriez rien à perdre à organiser un tel référendum à plusieurs questions, et cela même si le peuple français rejette telle ou telle question. Au moins les choses seraient claires et les polémiques éteintes. Tout cela va d’ailleurs dans le sens de l’Histoire car le peuple français, comme la plupart de ses homologues européens, n’entend plus se faire confisquer sa souveraineté par une représentation complaisante, au service d’une élite consanguine et avant tout soucieuse de préserver ses intérêts. Là encore, je souhaiterais que vous puissiez nous surprendre en faisant taire vos préventions. Mais là encore, je crains que vous n’écoutiez la voix des membres du Siècle plutôt que celle des millions d’électeurs qui vous ont élu…

Je vous prie d’agréer, mon Cher François, des salutations qui, pour être teintées de colère, n’en sont pas moins sincères car elles portent l’espoir que vous saurez, et le plus tôt sera le mieux, enfin sortir de votre costume étriqué pour entendre la voix du peuple français et entrer dans l’Histoire comme le président qui aura osé tenir tête au dogme libéral.

Fergus

Lettre ouverte à François Hollande

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Mon cher François,

 

Je me rends parfaitement compte qu’il peut paraître cavalier, voire irrespectueux si l’on se réfère aux traditions protocolaires, de m’adresser ainsi à votre éminente personne. N’y voyez pourtant pas de familiarité excessive, mais l’expression d’un homme normal qui s’adresse à un autre homme normal entré dans son quotidien, fût-il citoyen-président de la République. Qui plus est, j’éprouve à votre égard une sincère sympathie. Comment pourrait-il en aller autrement, eu égard à votre bonhommie naturelle et à votre penchant pour l’humour qui tranchent avec le passé élyséen récent ? Sur le plan du comportement, vous incarnez en effet de manière évidente une rupture avec votre agité prédécesseur, ce président au parler vulgaire et aux allures de chef de clan qu’un ego hypertrophié – à la limite de la pathologie – a conduit à maints excès ayant précipité sa chute.

 

Le problème est que cette rupture n’a porté, depuis votre élection, que sur les aspects comportementaux. Pour ce qui est de la politique mise en œuvre, force est de reconnaître que notre pays reste sur la même ligne que précédemment, à savoir une ligne libérale et soumise aux diktats d’une Union Européenne mercantile, si largement au service des banquiers et des industriels quand elle l’est si peu au service des peuples. Certes, il existe des différences entre la gouvernance de l’UMP et celle du PS, mais elles ne se manifestent qu’à la marge, ou sur des sujets sociétaux d’un intérêt très secondaire en période de crise économique. Résultat : les classes populaires et moyennes n’entrevoient pas la moindre amélioration de leur condition. Pire : elles se sentent abandonnées par les élites politiques et livrées aux seuls appétits d’une oligarchie vorace et sans scrupule. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner de voir le score du Front National enfler de manière spectaculaire comme cela a été démontré dimanche dans la circonscription de Beauvais.

 

« La panne de croissance est là, qui nous impose des décisions difficiles en matière budgétaire », me rétorquerez-vous. À ce détail près que, dans le sillage de l’exécutif précédent, vos choix économiques, pour complaire aux marchés et aux agences de notation, vous portent principalement vers la régression sociale pour tenter de trouver les milliards qui font défaut, et cela alors que, année après année, la paupérisation croissante augmente de manière dramatique le nombre de nos compatriotes en situation de pauvreté effective. Dans le même temps, vous continuez de sanctuariser d’énormes gisements d’économies représentés, ici par des dizaines de niches fiscales scandaleuses, là par la pérennité de très nombreux comités Théodule aussi coûteux qu’inutiles et où pantouflent douillettement les bons amis, ailleurs par le maintien d’avantages exorbitants à des pléthores d’élus plus soucieux de leur bien-être personnel que de leur engagement au service de la nation et de leurs compatriotes. Tout cela sans compter les gabegies nées du millefeuille administratif auquel rien ne semble indiquer que vous ayez l’intention de vous attaquer, par peur évidente de la confrontation avec les puissants barons locaux.

 

Vous aviez annoncé une grande réforme fiscale destinée à remettre de la justice et de l’équité dans le fonctionnement de notre société. Or, j’ai beau scruter avec le maximum d’acuité, pas plus que les observateurs spécialisés je ne vois rien venir cette grande réforme à laquelle ont pourtant travaillé, en amont de votre campagne, des experts reconnus emmenés par l’économisteThomas Piketty. Tout au plus aura-t-on droit à des mesures cosmétiques destinées à enfumer les naïfs que nous sommes, nous autres les citoyens lambda dont la voix n’est entendue qu’en période électorale et balayée le reste du temps. Que sont les belles envolées contre la finance devenues ? Les avez-vous oubliées dans une armoire poussiéreuse du Conseil général de Tulle au soir de votre victoire ? Ou, pire encore, les avez-vous laissées partir au fil des eaux de la Corrèze en cette soirée de mai ?

 

Décevant dans vos choix politiques, vous l’avez également été dans la constitution de votre gouvernement. Quelle mouche vous a piqué, après avoir souligné la nécessité, là aussi, de rompre avec le passé, de mettre sur pied, avec le concours en l’occurrence peu clairvoyant de Jean-Marc Ayrault, une assemblée si pléthorique de ministres, ministres délégués et secrétaires d’État ? 34 membres : deux de plus que le duo Sarkozy-Fillon dont la boulimie en la matière était, à juste titre, vilipendée par l’échiquier politique, les politologues et les éditorialistes. Avec, pour prix à payer de cette ahurissante dilution des responsabilités et d’un évident manque d’expérience des nouveaux titulaires de maroquin, d’une part, des difficultés de répartition des rôles, d’autre part, des déclarations contradictoires de titulaires de portefeuille parfois plus soucieux d’exister dans l’opinion que d’apporter leur pierre à l’édifice dans la plus totale loyauté relativement à leur tutelle. On est là bien loin de la « dream team » de Lionel Jospin qui, rappelons-le en passant, a compté au maximum 28 ministres et secrétaires d’État. Un remaniement significatif du gouvernement doit être envisagé dès que possible, et cela d’autant plus que le traitement de la crise exige une équipe gouvernementale resserrée et solidaire. Il est hélas ! à craindre que, prisonnier des marchandages entre les différents courants du PS et de ses alliés, rien de tel ne se passe. Surprenez-nous, mon Cher François, en tordant le cou à cette pénible prédiction.

 

À deux jours de votre intervention devant le micro et les caméras de David Pujadas, permettez-moi d’aborder un autre sujet qui me tient à cœur : l’éventuelle réforme constitutionnelle que vous aviez annoncée et qui, semaine après semaine, prend de plus en plus les allures d’un flop monumental. Je vous le dis tout net : envisager de supprimer le cumul des mandats pour les seuls ministres relève d’une trahison d’engagement. Quoi que puissent en dire les François Rebsamen et autres sénateurs attachés à leurs privilèges, une loi sur le non-cumul des mandats appliqué à tous les élus est devenue une urgente nécessité. Non seulement pour aligner notre pays sur ce qui existe de facto chez la plupart de nos voisins, et ainsi faire taire les justifiés sarcasmes dont nous sommes l’objet, mais surtout parce qu’une telle mesure serait perçue dans la population comme la première étape d’une indispensable réforme de nos institutions et de la modernisation de la vie publique. De la même manière, abandonner la réforme du statut pénal du chef de l’État serait une faute d’autant plus grande que l’actualité nous montre à quel point il est devenu nécessaire de clarifier la situation du président en regard d’éventuels soupçons judiciaires.

 

Ces mesures, de même que le droit de vote des étrangers et l’introduction d’une dose significative de proportionnelle aux législatives, vous avez la possibilité de les faire adopter sans passer par la case du Congrès qui requiert une hypothétique majorité des 3/5e : en recourant à la procédure référendaire comme vous y autorise la Constitution. Réitérant une affirmation que vous avez déjà faite, peut-être objecterez-vous, à l’instar de ces journalistes ignorants ou manipulateurs, que « le peuple répond rarement à la question posé », ce qui est faux. L’étude des 9 référendums organisés sous la Ve république montre en effet que le peuple a, au contraire, toujours répondu à la question posée. Et s’il a voté « non » en 2005 au projet de Traité constitutionnel européen, malgré une hallucinante campagne des élites autoproclamées, c’était bel et bien par défiance vis-à-vis d’une Union européenne par trop libérale. On a d’ailleurs pu, depuis, mesurer les dérives engendrées par ce Traité, imposé dans un deuxième temps par les élus de la nation au peuple français contre sa volonté pourtant réputée souveraine dans la Constitution française.

 

Vous n’auriez rien à perdre à organiser un tel référendum à plusieurs questions, et cela même si le peuple français rejette telle ou telle question. Au moins les choses seraient claires et les polémiques éteintes. Tout cela va d’ailleurs dans le sens de l’Histoire car le peuple français, comme la plupart de ses homologues européens, n’entend plus se faire confisquer sa souveraineté par une représentation complaisante, au service d’une élite consanguine et avant tout soucieuse de préserver ses intérêts. Là encore, je souhaiterais que vous puissiez nous surprendre en faisant taire vos préventions. Mais là encore, je crains que vous n’écoutiez la voix des membres du Siècle plutôt que celle des millions d’électeurs qui vous ont élu…

 

Je vous prie d’agréer, mon Cher François, des salutations qui, pour être teintées de colère, n’en sont pas moins sincères car elles portent l’espoir que vous saurez, et le plus tôt sera le mieux, enfin sortir de votre costume étriqué pour entendre la voix du peuple français et entrer dans l’Histoire comme le président qui aura osé tenir tête au dogme libéral.

 

Fergus

 

L’huile de l’Arbre

OLIVIER CABANEL

L’olivier, cet arbre millénaire a beaucoup à nous apprendre, et un ancien funambule fildefériste devenu producteur d’olives en Sicile, nous ouvre le chemin de très belles découvertes.

C’est dans l’émission d’Alain Kruger « on ne parle pas la bouche pleine », sur l’antenne de France culture, du 7 avril 2012 qu’on a pu découvrir un homme imaginatif et pointu, Cédric Casanova. lien. Il a un beau jour abandonné le métier de funambule fildefériste qu’il exerçait chez les Fratellini, au Cirque du Soleil…et ailleurs, pour retrouver ses racines, le monde des oliviers, en Sicile, dans la région de Trapani. lien

A la suite d’une mauvaise chute, Cédric Casanova rentre au bercail, en Sicile, histoire de se soigner, de se ressourcer et quelques temps après, il retourne à Paris, avec dans ses bagages 100 litres produite par son ami Marco, huile qu’il va vendre si vite et si facilement qu’il va changer de vie, et devenir le meilleur ambassadeur des huiles haut de gamme de cette région de Sicile. Il sera intarissable sur les huiles de sa région, et parmi les 450 variétés d’olives que l’on trouve en Italie, il évoque la Biancolilla, la Cerasuola, la Nocellara del Belice, la Santa Agatese, …chacune ayant leurs parfums, leur propriétés, leurs goûts. lien

Cet endroit de Sicile, la vallée de Belice, abandonné en partie suite au tremblement de terre, produit en effet une huile de toute première qualité, avec, comme il le dit, un gout de feu, parfois « volcanique », une huile au parfum si violent qu’il peut agir en fond de gorge, jusqu’à provoquer les larmes que peuvent déclencher un piment d’Espelette.

La famille et les amis de Cédric Casanova faisaient leur huile depuis la nuit des temps dans cette partie de la Sicile, et constatant qu’elles avaient chacune leur particularité, il en est venu à imaginer un suprême raffinement : faire l’huile avec les olives d’un seul arbre. Auparavant les huiles produites étaient vendues en vrac, et mélangées à d’autres… Cédric Casanova s’était mis d’abord en tête de déterminer toutes les espèces d’olives qu’il y avait dans cette zone, et bien lui en a pris.

Le propriétaire d’un olivier splendide,  vraisemblablement millénaire, lui a un jour présenté cet arbre et pour Casanova, ça a été la révélation : il s’est décidé à produire l’huile de ce seul arbre, ce qui était possible puisque cette arbre immense produisait chaque année 250 à 350 kilos d’olives permettant la production d’environ 50 litres d’huile.

De fil en aiguille, il s’est décidé à faire de même avec d’autres arbres, et grâce à lui, on peut aujourd’hui déguster « l’huile de l’arbre », c’est-à-dire, l’huile des olives d’un seul arbre. Les huiles qu’il propose sont considérées aujourd’hui comme des grand crus, et de la douce « Katia », à la « Carlo » qui illumine le palais, en passant par la « Domenico », vive et amère, ou la « Carmelo » particulièrement efficace pour magnifier les sucs de viande, elles restent quand même abordables à ~30 euros le litre. lien

Il a aujourd’hui sa boutique, une petite échoppe à Paris, rue Ste Marthe près du canal st Martin, « la tête dans les olives » dans laquelle il vend ses huiles rares, et où il accueille 6 convives au maximum, lesquels doivent amener leur vin, ou se contenter d’eau, afin de déguster les bons produits du terroir de ses amis siciliens. lien

Ce doué pour la communication ne cesse d’innover, puisque les amateurs d’huile d’olive peuvent même acheter un olivier, dont ils seront les seuls bénéficiaires des 30 ou 40 litres produits. lien Cet amoureux des oliviers conseille d’utiliser son huile dès qu’elle est pressée, rappelant l’adage qui dit que « l’huile est bonne jeune, et le vin est bon vieux » et il évoque la tradition de la moufouletta, qui consiste à imbiber une tranche de pain d’huile nouvelle, avec un peu de sel,  d’origan, de la ricotta, voire des anchois.

La légende grecque raconte que l’olivier fut le fruit d’une dispute entre Poséidon et Athéna qui s’affrontaient sur la manière la plus efficace de protéger une ville, Pour les départager, Zeus les avait mis à l’épreuve, Poséidon faisant jaillir, grâce à son trident, en frappant un rocher, un cheval géant pouvant porter toute une armée semblait sur le point de l’emporter mais Athéna, touchant le sol avec sa lance, faisant ainsi sortir un arbre éternel, l’olivier, permettant de nourrir, d’éclairer, et de soigner les blessures, gagna finalement l’épreuve.

Ce symbole de fécondité, de paix et de gloire, fut aussi le signe de la fin du déluge, puisque la légende veut qu’une colombe apportant un rameau d’olivier à Noé, lui donnant ainsi le signe de la baisse des eaux. Cet arbre que les islamistes considèrent être le centre et le pilier du monde n’a pas fini de nous surprendre. lien

Mais c’est peut-être en Crète que l’on trouve le plus grand nombre d’oliviers millénaires, puisqu’il est présent dans cette ile depuis 9000 ans, et qu’aujourd’hui encore, les oliveraies couvrent pratiquement le ¼ de la superficie totale de l’ile. L’un des plus magnifiques de ces arbres, d’un diamètre de 4,90 m pour un périmètre de 14,20m. lien

Le plus vieil olivier du monde serait à Wallajea près de Jérusalem ; les experts estiment son âge entre 5000 et 7000 ans et malgré son grand âge, il donne encore des fruits. lien On compte aussi quelques oliviers millénaires en France, comme celui de Roquebrune-Cap-Martin (photo), ou en Haute Garonne, à L’Union, près de Toulouse (photo) ou encore à Beausoleil, a coté de Monaco. photo L’occasion peut-être de dénoncer la mode actuelle de planter un peu n’importe où de vieux oliviers, déracinés de leur terroir natal, pour des sommes qui peuvent atteindre 15 000 € chacun, et qui ne supportent ni une température trop basse, ni l’humidité. lien

Au-delà de la légende, il faut surtout s’intéresser aux propriétés médicinales permises par l’olivier. L’huile d’olive, riche en vitamines, très nourrissante, digeste, adoucissante, est aussi vermifuge et les chinois vantent depuis longtemps ses propriétés d’antidotes contre certains poisons et venins.

Les anciens de la Grèce antique incorporaient les fleurs, l’écorce, et même les cendres de l’olivier dans de nombreuses préparations médicinales, et des préparations à base de feuilles et d’huile étaient utilisées pour soigner toutes sortes d’inflammation. lien Tout est bon dans l’olivier : le fruit, la feuille, la fleur, l’écorce…ses feuilles ont des propriétés fébrifuges, remplacées aujourd’hui par la quinine : pour faire baisser la fièvre : on met pendant 15 minutes une douzaine de feuilles d’olivier dans 375 ml d’eau bouillante. Une décoction de feuilles d’olivier (18 feuilles pour 800 ml d’eau) est un bon complément pour soigner l’hypertension. lien

De nombreux chercheurs ont aussi établi les propriétés de régulateur remarquable de l’extrait de feuilles d’olivier, lequel est un puissant antioxydant, et Alain Bourgeais, ancien directeur du laboratoire Saint-Benoît, recommande d’utiliser les feuilles des repousses au pied des oliviers, celles-ci étant beaucoup plus actives. lien Et ce n’est pas tout, d’après Michel Bontemps, dans son « encyclopédie de santé familiale » (édition Godefroy 1993), la feuille d’olivier soigne aussi l’artériosclérose en améliorant la circulation artérielle mais aussi le diabète : en améliorant le fonctionnement du pancréas : un phytoconcentrat d’olivier permet d’obtenir une baisse du taux de glucose. lien

L’huile d’olive est aussi utilisée pour prévenir les troubles intellectuels des personnes âgées, les troubles cardio-vasculaires, le cholestérol, certains cancers, la tension artérielle et l’ostéoporose, et on lui prête des vertus aphrodisiaques… Certains prétendent aussi que la prise d’une cuillérée à soupe d’huile d’olive serait un remède idéal contre la gueule de bois, en ralentissant le passage de l’alcool dans le sang… même si ce « remède de grand-mère » demande à être validé scientifiquement. lien Riche en vitamine A, B, K et E, elle recèle aussi de nombreux sels minéraux, des protéines végétales et des acides gras mono insaturés.

Des chercheurs américains ont prouvé que l’huile d’olive aurait aussi des vertus anti-inflammatoires, et sa consommation régulière agirait contre les maux de tête et les douleurs musculaires (lien) et d’après le Dr Marie-Antoinette Séjean, elle serait un stimulant du cerveau. lien Elle peut aussi être utilisée pour éviter d’avoir les ongles cassants, de soigner les cheveux, les dents, la peau, et même se protéger des coups de soleil. lien

Mais cet arbre magique a d’autres qualités, il peut permettre, grâce à son oleuropéine de restaurer nos défenses immunitaires, ce qui est une bonne nouvelle pour ceux qui abusent d’antibiotiques. C’est en effet en 1969 que des chercheurs de la société Upjohn ont isolé un composant actif de la feuille d’olivier, l’élénolate de calcium, capable de détruire les microbes pathogènes et récemment le docteur Roberts Lyons de East Park Research allant encore plus loin découvrit les propriétés de l’olivier dans la restauration des défenses immunitaires. lien Longue vie donc à l’olivier, et comme dit mon vieil ami africain : « la science est comme le tronc d’un baobab qu’une seule personne ne peut embrasser ». L’image illustrant l’article provient de « www.lemazetdelaclamoux.com » Merci aux internautes de leur aide efficace.

Olivier Cabanel

Le crash test économique chinois

Au mois d’octobre 2012, les importations chinoises ont lourdement chuté et sont même descendues sous la moyenne de 2011 (145 milliards de dollars).
Les exportations ont aussi nettement baissé après le boum des commandes de Noël.

Lian Ping, économiste en chef de la Bank of Communications, la plus ancienne des banques chinoises, a ainsi déclaré en  décembre 2012 :
« La baisse des exportations chinoises a non seulement entraîné la tendance à la baisse de l’économie chinoise, mais compromettra d’autres secteurs. Par exemple, sans commande, les entreprises concernées sont obligées de réduire leur production, voire font faillite, créant des problème d’emploi ; d’ailleurs beaucoup de ces entreprises sont à forte densité de main-d’œuvre. D’autre part, les exportations concernent aussi les achats des matières premières et l’énergie, il s’agit d’une longue chaîne de production. Si celle-ci continuait à s’étendre, cela compromettrait la chaîne globale de l’économie du pays. Nous ne devons pas négliger l’impact de la réduction des exportations. »
Que se passe-t-il ? L’ensemble de la presse mondiale met pourtant en avant la hausse des exportations. Il suffit d’ailleurs de faire une recherche sur Google actualité en tapant « hausse des exportations chinoises » pour découvrir le remarquable travail de nos chers journalistes de la presse écrite…
Pour mieux comprendre le problème, rien ne vaut un bon graphique dont les données proviennent du Ministère du Commerce de la République populaire de Chine (lien sous le graphique).
Avec plus de 60 millions de chinois travaillant uniquement pour l’export, on comprend l’inquiétude du gouvernement chinois.
De plus, les importations connaissent une chute sans précédent que certains attribuent au dynamisme du marché intérieur (ma prochaine étude). En fait celui-ci va très mal et, par exemple, le marché automobile chinois est en crise.
Xinhua, la principale agence de presse chinoise, indique que la vente de véhicules avait diminué de 0,73% en octobre en Chine. La production (de véhicules) ayant elle aussi reculé de 4,48% par rapport à septembre.
Source : french.china.org

Pas de doute, la Chine commence à sérieusement ressentir les effets de la crise. La question est désormais de savoir comment elle se sortira de ce véritable crash test économique…

Gilles Bonafi

Quand la Chine tremblera, le dollar s’effondrera

La dette publique des USA atteint aujourd’hui 16 239 milliards de dollars. Source : US Debt Clock

Avec un PIB, que j’évalue à environ 15 663 milliards de dollars (0,8% de progression du PIB par trimestre, voir Blog), les USA ont donc atteint en décembre 2012, 103% de dette par rapport au PIB. 3% de plus en neuf mois ! Or, il faut savoir qu’un peu plus de 33% de la dette US est financée par l’étranger.

Source : St Louis Fed research

Il est intéressant de constater que l’essentiel de cette dette est détenue par 2 pays, la Chine avec 1155 milliards de dollars en septembre 2012, et le Japon avec 1130 milliards de dollars. Pour avoir un ordre de comparaison, la France détenait 48,7 milliards de dollars de la dette US à la même période.

Source : treasury.gov

En novembre 2012, le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda avait « agité le spectre d’une paralysie complète de l’Etat ». Le financement de la dette US par le Japon est donc terminée. Source : leparisien.fr

Plus inquiétant encore, en 2013, lorsque le chômage explosera en Chine entraînant grèves et révoltes (chute du PIB en dessous des 7%), le gouvernement chinois n’aura pas d’autre solution pour survivre que d’injecter des centaines de milliards de yuan dans l’économie. La Chine devrait donc cesser de financer les dettes étrangères en 2013 et surtout celle des USA.

Alain Peyrefitte avait donc tort et raison à la fois, et, aujourd’hui, son analyse doit être inversée.  En effet, quand la Chine tremblera, le dollar s’effondrera...

Gilles BONAFI

L’huile de l’Arbre

L’olivier, cet arbre millénaire a beaucoup à nous apprendre, et un ancien funambule fildefériste devenu producteur d’olives en Sicile, nous ouvre le chemin de très belles découvertes.

C’est dans l’émission d’Alain Kruger « on ne parle pas la bouche pleine », sur l’antenne de France culture, du 7 avril 2012 qu’on a pu découvrir un homme imaginatif et pointu, Cédric Casanova. lien

Il a un beau jour abandonné le métier de funambule fildefériste qu’il exerçait chez les Fratellini, auCirque du Soleil…et ailleurs, pour retrouver ses racines, le monde des oliviers, en Sicile, dans la région de Trapanilien

A la suite d’une mauvaise chute, Cédric Casanovarentre au bercail, en Sicile, histoire de se soigner, de se ressourcer et quelques temps après, il retourne à Paris, avec dans ses bagages 100 litres produite par son ami Marco, huile qu’il va vendre si vite et si facilement qu’il va changer de vie, et devenir le meilleur ambassadeur des huiles haut de gamme de cette région de Sicile.

Il sera intarissable sur les huiles de sa région, et parmi les 450 variétés d’olives que l’on trouve en Italie, il évoque la Biancolilla, la Cerasuola, la Nocellara del Belice, la Santa Agatese, …chacune ayant leurs parfums, leurs propriétés, leurs goûts. lien

Cet endroit de Sicile, la vallée de Belice, abandonné en partie suite au tremblement de terre, produit en effet une huile de toute première qualité, avec, comme il le dit, un gout de feu, parfois « volcanique », une huile au parfum si violent qu’il peut agir en fond de gorge, jusqu’à provoquer les larmes que peuvent déclancher un piment d’Espelette.

La famille et les amis de Cédric Casanova faisaient leur huile depuis la nuit des temps dans cette partie de la Sicile, et constatant qu’elles avaient chacune leur particularité, il en est venu à imaginer un suprême raffinement : faire l’huile avec les olives d’un seul arbre.

Auparavant les huiles produites étaient vendues en vrac, et mélangées à d’autres…

Cédric Casanova s’était mis d’abord en tête de déterminer toutes les espèces d’olives qu’il y avait dans cette zone, et bien lui en a pris.

Le propriétaire d’un olivier splendide, vraisemblablement millénaire, lui a un jour présenté cet arbre et pourCasanova, ça a été la révélation : il s’est décidé à produire l’huile de ce seul arbre, ce qui était possible puisque cette arbre immense produisait chaque année 250 à 350 kilos d’olives permettant la production d’environ 50 litres d’huile.

De fil en aiguille, il s’est décidé à faire de même avec d’autres arbres, et grâce à lui, on peut aujourd’hui déguster « l’huile de l’arbre », c’est-à-dire, l’huile des olives d’un seul arbre.

Les huiles qu’il propose sont considérées aujourd’hui comme des grand crus, et de la douce « Katia  », à la « Carlo » qui illumine le palais, en passant par la « Domenico  », vive et amère, ou la « Carmelo » particulièrement efficace pour magnifier les sucs de viande, elles restent quand même abordables à  30 euros le litre. lien

Il a aujourd’hui sa boutique, une petite échoppe à Paris, rue Ste Marthe près du canal st Martin, « la tête dans les olives » dans laquelle il vend ses huiles rares, et où il accueille 6 convives au maximum, lesquels doivent amener leur vin, ou se contenter d’eau, afin de déguster les bons produits du terroir de ses amis siciliens. lien

Ce doué pour la communication ne cesse d’innover, puisque les amateurs d’huile d’olive peuvent même acheter un olivier, dont ils seront les seuls bénéficiaires des 30 ou 40 litres produits. lien

Cet amoureux des oliviers conseille d’utiliser son huile dès qu’elle est pressée, rappelant l’adage qui dit que « l’huile est bonne jeune, et le vin est bon vieux » et il évoque la tradition de la moufouletta, qui consiste à imbiber une tranche de pain d’huile nouvelle, avec un peu de sel, d’origan, de la ricotta, voire des anchois.

La légende grecque raconte que l’olivier fut le fruit d’une dispute entre Poséidon et Athéna qui s’affrontaient sur la manière la plus efficace de protéger une ville,

Pour les départager, Zeus les avait mis à l’épreuve, Poséidon faisant jaillir, grâce à son trident, en frappant un rocher, un cheval géant pouvant porter toute une armée semblait sur le point de l’emporter mais Athéna, touchant le sol avec sa lance, faisant ainsi sortir un arbre éternel, l’olivier, permettant de nourrir, d’éclairer, et de soigner les blessures, gagna finalement l’épreuve.

Ce symbole de fécondité, de paix et de gloire, fut aussi le signe de la fin du déluge, puisque la légende veut qu’une colombe apportant un rameau d’olivier à Noé, lui donnant ainsi le signe de la baisse des eaux.

Cet arbre que les islamistes considèrent être le centre et le pilier du monde n’a pas fini de nous surprendre.lien

Mais c’est peut-être en Crète que l’on trouve le plus grand nombre d’oliviers millénaires, puisqu’il est présent dans cette ile depuis 9000 ans, et qu’aujourd’hui encore, les oliveraies couvrent pratiquement le ¼de la superficie totale de l’ile.

L’un des plus magnifiques de ces arbres, d’un diamètre de 4,90 m pour un périmètre de 14,20mlien

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Le plus vieil olivier du monde serait à Wallajea près de Jérusalem ; les experts estiment son âge entre5000 et 7000 ans et malgré son grand âge, il donne encore des fruits. lien

On compte aussi quelques oliviers millénaires enFrance, comme celui de Roquebrune-Cap-Martin(photo), ou en Haute Garonne, à L’Union, près deToulouse (photo) ou encore à Beausoleil, a coté deMonacophoto

L’occasion peut-être de dénoncer la mode actuelle de planter un peu n’importe où de vieux oliviers, déracinés de leur terroir natal, pour des sommes qui peuvent atteindre 15 000 € chacun, et qui ne supportent ni une température trop basse, ni l’humidité. lien

Au-delà de la légende, il faut surtout s’intéresser aux propriétés médicinales permises par l’olivier.

L’huile d’olive, riche en vitamines, très nourrissante, digeste, adoucissante, est aussi vermifuge et les chinois vantent depuis longtemps ses propriétés d’antidotes contre certains poisons et venins.

Les anciens de la Grèce antique incorporaient les fleurs, l’écorce, et même les cendres de l’olivier dans de nombreuses préparations médicinales, et des préparations à base de feuilles et d’huile étaient utilisées pour soigner toutes sortes d’inflammation. lien

Tout est bon dans l’olivier : le fruit, la feuille, la fleur, l’écorce…ses feuilles ont des propriétés fébrifuges, remplacées aujourd’hui par la quinine : pour faire baisser la fièvre : on met pendant 15 minutes une douzaine de feuilles d’olivier dans 375 ml d’eau bouillante.

Une décoction de feuilles d’olivier (18 feuilles pour 800 ml d’eau) est un bon complément pour soigner l’hypertension. lien

De nombreux chercheurs ont aussi établi les propriétés de régulateur remarquable de l’extrait de feuilles d’olivier, lequel est un puissant antioxydant, et Alain Bourgeais, ancien directeur du laboratoire Saint-Benoît, recommande d’utiliser les feuilles des repousses au pied des oliviers, celles-ci étant beaucoup plus actives. lien

Et ce n’est pas tout, d’après Michel Bontemps, dans son « encyclopédie de santé familiale » (édition Godefroy 1993), la feuille d’olivier soigne aussi l’artériosclérose en améliorant la circulation artérielle mais aussi le diabète : en améliorant le fonctionnement du pancréas : un phytoconcentrat d’olivier permet d’obtenir une baisse du taux de glucose. lien

L’huile d’olive est aussi utilisée pour prévenir les troubles intellectuels des personnes âgées, les troubles cardio-vasculaires, le cholestérol, certains cancers, la tension artérielle et l’ostéoporose, et on lui prête des vertus aphrodisiaques…

Certains prétendent aussi que la prise d’une cuillérée à soupe d’huile d’olive serait un remède idéal contre la gueule de bois, en ralentissant le passage de l’alcool dans le sang… même si ce « remède de grand-mère » demande à être validé scientifiquement. lien

Riche en vitamine A, B, K et E, elle recèle aussi de nombreux sels minéraux, des protéines végétales et des acides gras mono insaturés.

Des chercheurs américains ont prouvé que l’huile d’olive aurait aussi des vertus anti-inflammatoires, et sa consommation régulière agirait contre les maux de tête et les douleurs musculaires (lien) et d’après le Dr Marie-Antoinette Séjean, elle serait un stimulant du cerveau. lien

Elle peut aussi être utilisée pour éviter d’avoir les ongles cassants, de soigner les cheveux, les dents, la peau, et même se protéger des coups de soleil. lien

Mais cet arbre magique a d’autres qualités, il peut permettre, grâce à son oleuropéine de restaurer nos défenses immunitaires, ce qui est une bonne nouvelle pour ceux qui abusent d’antibiotiques.

C’est en effet en 1969 que des chercheurs de la société Upjohn ont isolé un composant actif de la feuille d’olivier, l’élénolate de calcium, capable de détruire les microbes pathogènes et récemment le docteurRoberts Lyons de East Park Research allant encore plus loin découvrit les propriétés de l’olivier dans la restauration des défenses immunitaires. lien

Longue vie donc à l’olivier, et comme dit mon vieil ami africain : « la science est comme le tronc d’un baobab qu’une seule personne ne peut embrasser  ».

L’image illustrant l’article provient de « www.lemazetdelaclamoux.com&a… ;

Merci aux internautes de leur aide efficace.

Olivier Cabanel

L’huile de l’arbre

OLIVIER CABANEL

L’olivier, cet arbre millénaire a beaucoup à nous apprendre, et un ancien funambule fildefériste devenu producteur d’olives en Sicile, nous ouvre le chemin de très belles découvertes.

C’est dans l’émission d’Alain Kruger « on ne parle pas la bouche pleine », sur l’antenne de France culture, du 7 avril 2012 qu’on a pu découvrir un homme imaginatif et pointu, Cédric Casanova. lien. Il a un beau jour abandonné le métier de funambule fildefériste qu’il exerçait chez les Fratellini, au Cirque du Soleil…et ailleurs, pour retrouver ses racines, le monde des oliviers, en Sicile, dans la région de Trapanilien

A la suite d’une mauvaise chute, Cédric Casanova rentre au bercail, en Sicile, histoire de se soigner, de se ressourcer et quelques temps après, il retourne à Paris, avec dans ses bagages 100 litres produite par son ami Marco, huile qu’il va vendre si vite et si facilement qu’il va changer de vie, et devenir le meilleur ambassadeur des huiles haut de gamme de cette région de Sicile. Il sera intarissable sur les huiles de sa région, et parmi les 450 variétés d’olives que l’on trouve en Italie, il évoque la Biancolilla, la Cerasuola, la Nocellara del Belice, la Santa Agatese, …chacune ayant leurs parfums, leur propriétés, leurs goûts. lien

Cet endroit de Sicile, la vallée de Belice, abandonné en partie suite au tremblement de terre, produit en effet une huile de toute première qualité, avec, comme il le dit, un gout de feu, parfois « volcanique », une huile au parfum si violent qu’il peut agir en fond de gorge, jusqu’à provoquer les larmes que peuvent déclencher un piment d’Espelette.

La famille et les amis de Cédric Casanova faisaient leur huile depuis la nuit des temps dans cette partie de la Sicile, et constatant qu’elles avaient chacune leur particularité, il en est venu à imaginer un suprême raffinement : faire l’huile avec les olives d’un seul arbre. Auparavant les huiles produites étaient vendues en vrac, et mélangées à d’autres… Cédric Casanova s’était mis d’abord en tête de déterminer toutes les espèces d’olives qu’il y avait dans cette zone, et bien lui en a pris.

Le propriétaire d’un olivier splendide,  vraisemblablement millénaire, lui a un jour présenté cet arbre et pour Casanova, ça a été la révélation : il s’est décidé à produire l’huile de ce seul arbre, ce qui était possible puisque cette arbre immense produisait chaque année 250 à 350 kilos d’olives permettant la production d’environ 50 litres d’huile.

De fil en aiguille, il s’est décidé à faire de même avec d’autres arbres, et grâce à lui, on peut aujourd’hui déguster « l’huile de l’arbre », c’est-à-dire, l’huile des olives d’un seul arbre. Les huiles qu’il propose sont considérées aujourd’hui comme des grand crus, et de la douce « Katia », à la « Carlo » qui illumine le palais, en passant par la « Domenico », vive et amère, ou la « Carmelo » particulièrement efficace pour magnifier les sucs de viande, elles restent quand même abordables à ~30 euros le litre. lien

Il a aujourd’hui sa boutique, une petite échoppe à Paris, rue Ste Marthe près du canal st Martin, « la tête dans les olives » dans laquelle il vend ses huiles rares, et où il accueille 6 convives au maximum, lesquels doivent amener leur vin, ou se contenter d’eau, afin de déguster les bons produits du terroir de ses amis siciliens. lien

Ce doué pour la communication ne cesse d’innover, puisque les amateurs d’huile d’olive peuvent même acheter un olivier, dont ils seront les seuls bénéficiaires des 30 ou 40 litres produits. lien Cet amoureux des oliviers conseille d’utiliser son huile dès qu’elle est pressée, rappelant l’adage qui dit que « l’huile est bonne jeune, et le vin est bon vieux » et il évoque la tradition de la moufouletta, qui consiste à imbiber une tranche de pain d’huile nouvelle, avec un peu de sel,  d’origan, de la ricotta, voire des anchois.

La légende grecque raconte que l’olivier fut le fruit d’une dispute entre Poséidon et Athéna qui s’affrontaient sur la manière la plus efficace de protéger une ville, Pour les départager, Zeus les avait mis à l’épreuve, Poséidon faisant jaillir, grâce à son trident, en frappant un rocher, un cheval géant pouvant porter toute une armée semblait sur le point de l’emporter mais Athéna, touchant le sol avec sa lance, faisant ainsi sortir un arbre éternel, l’olivier, permettant de nourrir, d’éclairer, et de soigner les blessures, gagna finalement l’épreuve.

Ce symbole de fécondité, de paix et de gloire, fut aussi le signe de la fin du déluge, puisque la légende veut qu’une colombe apportant un rameau d’olivier à Noé, lui donnant ainsi le signe de la baisse des eaux. Cet arbre que les islamistes considèrent être le centre et le pilier du monde n’a pas fini de nous surprendre. lien

Mais c’est peut-être en Crète que l’on trouve le plus grand nombre d’oliviers millénaires, puisqu’il est présent dans cette ile depuis 9000 ans, et qu’aujourd’hui encore, les oliveraies couvrent pratiquement le ¼ de la superficie totale de l’ile. L’un des plus magnifiques de ces arbres, d’un diamètre de 4,90 m pour un périmètre de 14,20mlien

Le plus vieil olivier du monde serait à Wallajea près de Jérusalem ; les experts estiment son âge entre 5000 et 7000 ans et malgré son grand âge, il donne encore des fruits. lien On compte aussi quelques oliviers millénaires en France, comme celui de Roquebrune-Cap-Martin (photo), ou en Haute Garonne, à L’Union, près de Toulouse (photo) ou encore à Beausoleil, a coté de Monacophoto L’occasion peut-être de dénoncer la mode actuelle de planter un peu n’importe où de vieux oliviers, déracinés de leur terroir natal, pour des sommes qui peuvent atteindre 15 000 € chacun, et qui ne supportent ni une température trop basse, ni l’humidité. lien

Au-delà de la légende, il faut surtout s’intéresser aux propriétés médicinales permises par l’olivier. L’huile d’olive, riche en vitamines, très nourrissante, digeste, adoucissante, est aussi vermifuge et les chinois vantent depuis longtemps ses propriétés d’antidotes contre certains poisons et venins.

Les anciens de la Grèce antique incorporaient les fleurs, l’écorce, et même les cendres de l’olivier dans de nombreuses préparations médicinales, et des préparations à base de feuilles et d’huile étaient utilisées pour soigner toutes sortes d’inflammation. lien Tout est bon dans l’olivier : le fruit, la feuille, la fleur, l’écorce…ses feuilles ont des propriétés fébrifuges, remplacées aujourd’hui par la quinine : pour faire baisser la fièvre : on met pendant 15 minutes une douzaine de feuilles d’olivier dans 375 ml d’eau bouillante. Une décoction de feuilles d’olivier (18 feuilles pour 800 ml d’eau) est un bon complément pour soigner l’hypertension. lien

De nombreux chercheurs ont aussi établi les propriétés de régulateur remarquable de l’extrait de feuilles d’olivier, lequel est un puissant antioxydant, et Alain Bourgeais, ancien directeur du laboratoire Saint-Benoît, recommande d’utiliser les feuilles des repousses au pied des oliviers, celles-ci étant beaucoup plus actives. lien Et ce n’est pas tout, d’après Michel Bontemps, dans son « encyclopédie de santé familiale » (édition Godefroy 1993), la feuille d’olivier soigne aussi l’artériosclérose en améliorant la circulation artérielle mais aussi le diabète : en améliorant le fonctionnement du pancréas : un phytoconcentrat d’olivier permet d’obtenir une baisse du taux de glucose. lien

L’huile d’olive est aussi utilisée pour prévenir les troubles intellectuels des personnes âgées, les troubles cardio-vasculaires, le cholestérol, certains cancers, la tension artérielle et l’ostéoporose, et on lui prête des vertus aphrodisiaques… Certains prétendent aussi que la prise d’une cuillérée à soupe d’huile d’olive serait un remède idéal contre la gueule de bois, en ralentissant le passage de l’alcool dans le sang… même si ce « remède de grand-mère » demande à être validé scientifiquement. lien Riche en vitamine A, B, K et E, elle recèle aussi de nombreux sels minéraux, des protéines végétales et des acides gras mono insaturés.

Des chercheurs américains ont prouvé que l’huile d’olive aurait aussi des vertus anti-inflammatoires, et sa consommation régulière agirait contre les maux de tête et les douleurs musculaires (lien) et d’après le Dr Marie-Antoinette Séjean, elle serait un stimulant du cerveau. lien Elle peut aussi être utilisée pour éviter d’avoir les ongles cassants, de soigner les cheveux, les dents, la peau, et même se protéger des coups de soleil. lien

Mais cet arbre magique a d’autres qualités, il peut permettre, grâce à son oleuropéine de restaurer nos défenses immunitaires, ce qui est une bonne nouvelle pour ceux qui abusent d’antibiotiques. C’est en effet en 1969 que des chercheurs de la société Upjohn ont isolé un composant actif de la feuille d’olivier, l’élénolate de calcium, capable de détruire les microbes pathogènes et récemment le docteur Roberts Lyons de East Park Research allant encore plus loin découvrit les propriétés de l’olivier dans la restauration des défenses immunitaires. lien Longue vie donc à l’olivier, et comme dit mon vieil ami africain : « la science est comme le tronc d’un baobab qu’une seule personne ne peut embrasser ». L’image illustrant l’article provient de « www.lemazetdelaclamoux.com » Merci aux internautes de leur aide efficace.

Olivier Cabanel

Dans chaque riche, il y a un chien qui mord

OLIVIER CABANEL  Il y a loin de la coupe aux lèvres, et notre nouveau président, pour qui certains affirment que « le changement c’est du flan », doit sans cesse rajouter de l’eau dans son vin, provoquant une logique chute de popularité dans les sondages.

La récente affaire des « pigeons », menée par un bataillon médiatique de chefs d’entreprises, provoquant le recul gouvernemental, en est l’une des preuves.

Comme l’écrit jean Christophe Cambadélis, « la grande confrontation sur la taxation du capital à commencé », constatant que la mobilisation sur le net des patrons des start-up avait fait reculer le gouvernement. lien

On avait eu des signes avant-coureurs lorsqu’une partie du gouvernement s’était invitée au Medef, ce qui avait laissé douter les électeurs sur la véritable volonté gouvernementale de taxer les capitaux. lien

Et puis comment ne pas s’interroger sur la volonté présidentielle lorsque, à l’occasion d’une rencontre à huis clos il y a quelques semaines, Hollande avait rencontré plusieurs patrons du CAC 40, lesquels l’avaient chaleureusement applaudi après son intervention. lien

La belle idée présidentielle visant à la taxation des dividendes va-t-elle pour autant voler en éclats ?

Comme l’a déclaré le député Gilles Carrez, « dans chaque niche, il y a un chien qui mord », et si les chiffres concernant les « dépenses fiscales » fluctuent entre 190 et 312 milliards d’euros, par ces temps de crise, François Hollande va-t-il s’attacher à tenir ses promesses ? lien

Personne n’a oublié les 60 engagements du candidat socialiste d’alors, lequel prévoyait l’annulation des niches fiscales qui devaient être équitablement répartis entre les ménages et les entreprises. lien

Elles représenteraient 33 milliards pour 2012, dont 8,9 milliards en crédit d’impôt, et 5,2 milliards en réduction d’impôts.

Mais les décisions présidentielles viennent d’être revues à la baisse puisqu’il vient d’être décidé qu’elles ne concerneraient plus les investissements d’outre-mer, ce qui correspond à  près de 3 milliards d’euros. lien

On est toujours sans nouvelles des remboursements de subventions demandés par le candidat Hollande contre les entreprises qui délocalisaient… pas de nouvelles non plus au sujet des 8000 exilés fiscaux dont le gouvernement détient la liste.

Paul Dubrule, un ex-sénateur UMP était convaincu que « ça ne se fera jamais, il faudrait renégocier les accords internationaux, ce qui s’annonce comme un bazar compliqué ».

Il est probable que ce cofondateur du groupe Accor, parti avec sa fortune à Genève, s’en réjouisse secrètement d’avance. lien

Au lieu de la relance économique, permise par la récupération des milliards planqués à l’étranger, ou aux milliards, sous forme de subventions, versées aux entreprises qui délocalisent, le gouvernement a choisi la pire solution : l’impôt, ou la taxe, grevant un peu plus le budget des familles, et empêchant définitivement la relance.

Le résultat de tout ça risque d’être plutôt improductif, puisqu’en mécontentant une partie de sa majorité, tout en perdant la confiance des patrons des petites et moyennes entreprises, les français ne sont plus que 42% à être satisfaits de l’action gouvernementale. lien

Le 30 septembre 2012, à Paris, des milliers de personnes sont allé manifester contre l’austérité, (lien) et on pourrait aussi se poser la question du silence des médias, qui, s’ils ont vaguement évoqué ce rassemblement citoyens, ont préféré en faire des tonnes sur l’éventuel scandale des paris truqués de l’équipe de Handball de Montpellier.

Laurent Ferlet, un compositeur, avait écrit un hymne peut être prémonitoire sur le thème : « le changement, c’est du flan » que l’on peut découvrir illustré sur ce lien.

Les sujets de mécontentement populaires sont légions : L’impossible cumul des mandats a lui aussi du plomb dans l’aile, et François Rebsamen, sénateur, maire de Dijon, et président du groupe socialiste mène la fronde : « j’ai été élu pour 6 ans. Jusqu’en 2014, je serais sénateur et maire ». lien

La date butoir pour respecter le non cumul des mandats était le 1er octobre 2012.

Depuis cette date, ils sont donc encore  223 députés à avoir traité l’affaire par-dessus la jambe, en continuant d’occuper 2 emplois. lien

On attend avec impatience et curiosité les sanctions que prendra François Hollande, afin de respecter l’une de ses promesses.

Quid de la politique menée par le ministre de l’intérieur qui semble poursuivre, avec son étiquette socialiste, la même voie que son prédécesseur, que ce soit au sujet des Roms, ou sur l’immigration en général ?

Ne parlons pas de la farce du « traité européen qui devait être renégocié » et dont la Parisienne Libérée vient de faire une chanson caustique.

On sait que le ministre du budget à décidé de retoquer les 14 projets d’infrastructures, au motif que ce n’est pas le moment d’aller gaspiller 260 milliards pour des projets dont la rentabilité est loin d’être prouvée, (lien) mais aura-t-il le courage de laisser dans la liste le Lyon Turin, lequel est le plus cher et le moins rentable parmi tous ces projets?

Il pourrait en tout cas s’appuyer sur le probable conflit d’intérêt démasqué il y a peu par Le Canard Enchaîné et Politis. lien

Vu l’intense lobbying mené par le président de la région Rhône Alpes, appuyé par l’ancien ministre des transports sous Mitterrand, Louis Besson, lequel a encore ses entrées à l’Elysée, Jérôme Cahuzac aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout de sa logique.

Décidemment l’état de grâce n’aura pas duré très longtemps et comme dit mon vieil ami africain : « le politicien flatte l’éléphant et méprise la fourmi »

L’image illustrant l’article provient de « faune.unblog.fr »

Merci aux internautes de leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

La bataille de l’euro

 

ROBERT BIBEAU  

La gabegie des profits 

La présente crise de l’Euro et de l’Euroland résulte d’une bataille entre les ploutocrates européens et leurs alliés et concurrents étatsuniens pour le contrôle des marchés internationaux. Quelle sera la devise du commerce international, le dollar ou l’euro ?

Il faut se rappeler que la classe capitaliste monopoliste dirige à la fois l’économie, la politique et qu’elle contrôle aussi l’idéologie, la culture et les mass médias en Europe comme dans tous les pays capitalistes. Le prolétariat n’a pas voix au chapitre dans cette guerre inter-capitaliste, alors de grâce que l’on cesse de blâmer les ouvriers pour cette gabegie de profits en chute libre!

La classe ouvrière, faute de son Parti de classe sûr, expérimenté, reconnu et influent, ne contrôle rien et elle agit en observateur circonspect de ces tribulations politiques et de cette saga économique, réagissant instinctivement au gré des événements.

L’Euro – la monnaie de l’Euroland – est depuis longtemps un projet financier structurant voulu et imposé par un groupe d’oligarques financiers européens afin de doter l’espace de Schengen d’un instrument économique et commercial puissant leur permettant d’affronter leurs alliés et concurrents, d’abord étatsuniens, ensuite asiatiques. Il importe peu qu’au commencement certains dirigeants américains aient hypocritement soutenu la construction de l’Euroland; le parrain n’embrasse-t-il pas le capot avant d’ordonner de l’assassiner ?

Dès l’origine, le plan de la caste des financiers européens était simple : forger l’unité commerciale, industrielle, financière et politique de l’Europe capitaliste en créant un vaste marché unique (500 millions de citoyens-producteurs-consommateurs) et une vaste zone d’expropriation exclusive de la plus-value ouvrière normée, avec répartition différentiée des moyens de production et d’échanges (à l’Allemagne est   réservée les machines-outils et la chimie; à la France l’aéronautique et les produits d’opulence; à la Suède la métallurgie; à la Pologne le « cheap labour », et les plombiers, à la Grèce les grands chantiers, à l’Espagne le tourisme et l’immobilier, etc.) (1).

La crise des « subprimes » et la rasque de la dette souveraine 

La soudaine crise économique et financière de 2008 – qui a fait disparaitre 2000 milliards de dollars de capitaux spéculatifs frauduleux et détruit des millions d’emplois de par le monde – a surpris les mandarins de Bruxelles, les financiers de Paris et les politiciens de Berlin et offert aux américains l’occasion d’attaquer leur allié et concurrent monétaire européen (2).

La surprise fut telle que le dollar – dont la valeur reste inférieure à l’Euro – est encore présenté, par les économistes patentés, comme une valeur refuge. Les chinois eux  ne s’y trompent pas, ils sont en voie de liquider leurs derniers billets verts plombés avant la grande dévaluation de ce numéraire par la FED (3).

Le crash boursier de 2008 a donc surpris les oligarques en plein processus de structuration, d’harmonisation, de réglementation et de gestion de l’Euroland en cours d’édification. L’ensemble des diktats politiques, des contraintes budgétaires, des garde-fous administratifs, des mécanismes de contrôle et de validation n’avaient pas eu le temps d’être consolidés en prévision de ce choc boursier.

Depuis, le système monétaire « Euro-péen » risque d’être emporté par la tempête du surnuméraire (la dette souveraine et l’argent spéculatif fictif). Nonobstant ce danger les politiciens et les mandarins de Bruxelles, au service des grands capitalistes financiers européens, ont d’abord tenté de colmater la brèche athénienne, pompant les crédits par milliards dans les coffres des banques compromises par cette dette souveraine, l’objectif étant de renflouer le rafiot des armateurs et des banquiers helléniques. C’est ce que les économistes bourgeois ont appelé la « mutualisation » de la dette souveraine européenne, avec en tête le projet de créer les « eurobonds », ce qui surviendra le jour où les canards boiteux auront été chassés ou mis en coupe serrés. De ce fait même ils ont aggravé la crise inflationniste du surnuméraire dans ce que Richard McGuire, analyste chez Rabobank, appelle « la spirale de la mort » et que l’économiste américain Joseph Stiglitz caractérise comme « l’économie vaudoue (…) Le système fait que le gouvernement (grec, espagnol, irlandais, italien, NDLR) renfloue les banques et que les banques renflouent le gouvernement. » (4).

Sur ces entrefaites les agences de notation américaines s’invitèrent dans cette galère et envenimèrent la situation en abaissant la cote de tous les pays du vieux continent, jusqu’à et y compris l’Allemagne pourtant en excédent dans sa balance des paiements. Ce faisant, le renard américain sema la panique dans le poulailler européen. Cependant, la classe ouvrière n’a pas à prendre parti pour l’une ou l’autre des deux parties. Elle serait toutefois bien avisée de prendre acte de cette bisbille dans le camp opposé.

Chasser la Grèce de l’Euroland 

La première manche de la guerre de l’Euro se termina par un KO. S’apercevant que d’autres pays faillis hantaient les corridors de la Banque Centrale Européenne – des pays désavantagés par la division internationale du travail au sein de l’Union – les bonzes de Bruxelles, de Paris et de Berlin décidèrent d’abandonner l’épave grecque aux flots de la Mer Égée déchaînée. Ils lui posèrent de telles conditions pour demeurer au sein de l’Union qu’ils espéraient que le peuple grec allait répudier l’entente négociée avec les malandrins athéniens.

Plus malin qu’eux, le 12 juin 2012, le peuple hellénique décida de donner mandat à quelques malfrats de renégocier le contrat d’austérité préalablement signé. Le peuple grec avisé estima qu’il valait mieux mener sa guerre de classe de résistance de l’intérieur de l’Euroland plutôt qu’à l’extérieur (5).

Aujourd’hui, les nababs de Paris, Berlin et Bruxelles attendent patiemment que le gouvernement grec remette le rapport sur ses efforts pour briser la résistance des Partisans du Pirée contre la succession de plans d’austérité, tous rejetés par les ouvriers enragés.  Alors ils expulseront le larron grec sans pardon comme ils le feront pour toutes les nations qui refuseront les politiques d’austérité drastiques des centurions de l’Élisée. Ces manants  espèrent ainsi sauver leur monnaie commune ; ce projet de marché d’expansion impérialiste commun, d’abord sur leur propre glacis de pays conquis – néo-colonies (les ex-pays de l’Est), puis d’appropriation des marchés internationaux face à leurs concurrents  étatsuniens, japonais, chinois et indiens (6).

La Grèce s’enlise dans un long calvaire de cinq années de récession dont une contraction du PIB de 6,8 % en 2011, et de 6,7 % en 2012. C’est 23,1 % de chômage officiel, une dette souveraine correspondant à 165,3 % du PIB national pour laquelle l’exposition des banques françaises est de 66 milliards d’euros. De son côté la dette souveraine de l’Espagne se monte à 68,5 % de son PIB, dette en hausse d’environ 10 % annuellement. Le chômage atteint 25 % et le PIB recule de 1,5 % en glissement annuel, avec un taux d’emprunt obligataire de 7,5 %. Les banques espagnoles sont plombées par 176 milliards d’euros de mauvaises créances spéculatives. Au printemps 2012, la Bankia, 4e banque du pays, a vu sa dette « nationalisé » pour 23,5 milliards d’euros publics, empruntés par le gouvernement espagnol a un taux usuraire de 6,4 %. Ce dernier compte donc effectué 102 milliards d’économies dans les services publics et réduire l’allocation chômage de 60 à 50 % du salaire alors que la TVA sera portée de 18 à 21 %. Et ce n’est pas fini, il reste plusieurs  banquiers espagnols à emmitoufler et des millions d’ouvriers à surtaxer. La situation n’est pas meilleure en Italie (7).

Pourtant, le Président chinois en visite récemment à Bruxelles, loin de calmer le jeu, a confirmé qu’il endossait et soutiendrait de ses crédits ce projet de redressement de l’Euro et de l’Euroland qui contrevient directement à l’hégémonie du dollar américain en déclin (8).

La position politique ouvrière 

Quelle doit être la position des ouvriers au regard de cette guerre de l’Euro qui fait rage dans le camp ennemi ?

Le problème ce n’est pas la quantité, la qualité ou le coût des services publics offerts à la population. Le problème ce n’est pas le niveau d’impôts payés par les ouvriers ou par les privilégiés. Le problème ce ne sont pas les travailleurs immigrés que les capitalistes ont importés des pays affamés pour provoquer  la concurrence sur le « marché» du travail des esclaves salariés. Le problème ce n’est pas la hauteur des barrières douanières et tarifaires visant à protéger les marchés d’exploitation  libéralisés. Le problème ce n’est pas de ployer sous la tyrannie de l’euro, du dollar, du franc ou de la livre sterling. Tout ceci est la conséquence et non pas le motif de la bataille de l’euro. Le problème c’est la politique impérialiste expansionniste européenne et le système capitaliste de reproduction élargie qui ne parvient plus à livrer les fruits promis (9).

Le prolétariat (à travers son parti de classe s’il existe) n’a pas à quémander la tenue d’un référendum «citoyen», ni besoin d’appeler à des consultations populaires à propos des plans d’austérité. En quoi est-il utile que les ouvriers se brouillent et s’embrouillent sur la réponse à servir à ces projets d’austérité que la bourgeoisie présente chaque fois comme inévitables. La « solution finale » aux maux du capitalisme c’est la fin du capitalisme.

Que les capitalistes se débrouillent et se brouillent avec leur guerre monétaire  contre le dollar, contre le yuan et contre le yen et qu’ils sauvent leur peau s’ils y parviennent! Les ouvriers s’objectent à tout programme d’austérité pour faire payer le peuple et les travailleurs pour la crise de surproduction de ce système moribond qui ne parvient plus à assurer sa reproduction, et encore moins son expansion (10). La bourgeoisie ne peut sauver ce système sclérosé, alors qu’ils s’écartent ces ploutocrates, le prolétariat fera mieux que ces scélérats.

Les partisans ne doivent pas berner les ouvriers ni les employés avec cette pseudo  « solution » que présentent le Front National et le Parti Communiste Français qui consiste à prêcher la sortie de l’Union européenne et de l’euro pour favoriser le développement d’un capitalisme vernaculaire français (bleu-blanc-rouge et coq gaulois). Le capitalisme primitif – national et concurrentiel – à évolué naturellement vers le capitalisme monopolistique, puis vers l’impérialisme triomphant, puis vers l’impérialisme décadent. Ce n’est pas la mission de la classe ouvrière de revenir futilement en arrière pour sauver le système capitaliste en perdition. La mission historique des ouvriers est plutôt de mettre fin aux souffrances de la bête en l’éradiquant.

Le dilemme ce n’est pas de choisir le modèle de capitalisme, le dilemme c’est de décider de renverser le capitalisme.

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(1)  http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne

(2)  LEAP/E2020 21.12.2008. Rapport. http://www.europe2020.org/

(3)  http://www.alterinfo.net/La-Chine-envisage-de-sextupler-ses-reserves-en-or_a80043.html 

(4)  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_grecques_de_juin_2012

(5)  Vincent Gouysse.  (2012).  2011-2012 : Reprise de la crise !  http://marxisme.fr/reprise_de_la_crise.html Page 92.

(6)  Vincent Gouysse.  (2012).  2011-2012 : Reprise de la crise !  http://marxisme.fr/reprise_de_la_crise.htm

(7)  Vincent Gouysse.  (2012).  2011-2012 : Reprise de la crise !  http://marxisme.fr/reprise_de_la_crise.html Page 91-95.

(8)  http://www.lematin.ch/monde/La-Chine-accepte-de-reduire-ses-emissions-de-CO2/story/15504789

(9)  http://les7duquebec.org/7-au-front/la-crise-economique-dans-tous-ses-mefaits/

(10)  http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/faisons-payer-les-riches-123656

 

ROBERT BIBEAU

 

 

Dans chaque niche, il y a un chien qui mord !

Il y a loin de la coupe aux lèvres, et notre nouveau président, pour qui certains affirment que « le changement c’est du flan », doit sans cesse rajouter de l’eau dans son vin, provoquant une logique chute de popularité dans les sondages. La récente affaire des « pigeons », menée tambour battant par un bataillon médiatique de chefs d’entreprises, provoquant le recul gouvernemental, en est l’une des démonstrations. Comme l’écrit Jean-Christophe Cambadélis (…)


Economie

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L’empathie et la cruauté, même chez les singes? (6)

Le père de l’économie, Adam Smith, définissait ainsi l’empathie : «La capacité de se mettre en imagination à la place de la victime.»

Les exemples d’empathie et de cruauté chez les singes sont tirés du livre du primatologue Frans de Vaal intitulé «Le singe en nous.»

Ce dernier croit que l’empathie existe même chez les bébés. Il donne l’exemple suivant. Un nouveau-né d’un jour qui se met à pleurer lorsqu’il entend un autre pleurer serait une manifestation – quoique primaire – d’empathie. Ce nouveau-né, c’est certain, ne cherche pas à impressionner qui que ce soit. Nous naissons avec des pulsions qui nous portent vers les autres. Le comportement de nos parents primates atteste l’ancienneté de ces pulsions.

 Les grand singes sont-ils capables d’empathie?

Les bonobos, en tout cas, démontrent parfois des comportements de pure empathie.

Il est arrivé qu’une femelle bonobo s’occupe d’un étourneau qui avait heurté la vitre de son enclos et avait chuté à l’intérieur, et qu’elle le remette sur ses pattes avec douceur, sans que ce comportement ressemble à ce qu’elle aurait fait pour porter secours à un singe. Au lieu de se conformer à quelque schéma de comportement programmé, elle avait adapté son assistance à un animal entièrement différent d’elle.

Chez les gorilles, une femelle âgée de huit ans, Binti Jua, a, il y a quelques décennies, secouru un gamin de trois ans qui avait fait une chute de six mètres dans l’enclos des primates du Brookfield Zoo à Chicago. La femelle, avant de remettre l’enfant au personnel du zoo pétrifié, l’avait niché au creux de ses bras en lui tapotant gentiment le dos, scène saisie par une vidéo et projetée dans le monde entier! Pour la première fois, on s’interrogea véritablement sur la possibilité d’une humanité non humaine.

Autre exemple contemporain, cette histoire d’un gardien de zoo qui avait reçu une blessure à la nuque, infligée par un babouin acrimonieux. Le babouin vivait avec un petit singe d’Amérique du Sud. Terrifié à mort par son compagnon, le singe vouait une solide affection au gardien du zoo. Il lui sauva la vie lors de l’attaque en détournant l’attention du babouin en le mordant et en hurlant à pleins poumons pour alerter les autres gardiens.

 Cette attitude à comprendre les autres sous-entend aussi que nous savons les faire souffrir

Compassion et cruauté dépendent de la faculté qu’a un individu d’imaginer l’effet de son attitude sur autrui. Peu d’exemples du type d’empathie tels que décrits ci-dessus sont connus chez les animaux, car ils reposent sur la capacité d’imaginer la situation d’autrui.

Les animaux dotés d’un petit cerveau, comme les requins, peuvent en faire pâtir d’autres, mais sans avoir la moindre idée de ce que ceux-ci éprouvent. Le cerveau des singes, en revanche, équivaut à un tiers du nôtre, ce qui les rend suffisamment complexes pour être cruels. Parfois, les singes s’amusent à faire du mal tout comme des gamins jettent des pierres à des canards dans une mare. Pour se désennuyer.

 Dans un de leurs jeux, de jeunes chimpanzés de laboratoires attiraient des poules derrière une clôture avec des miettes de pain. Chaque fois que les crédules volatiles s’approchaient, les chimpanzés les frappaient avec un bâton ou les titillaient avec un morceau de fil de fer pointu. Ce jeu de supplice de Tantale, auquel les poules se prêtaient (il n’y avait sûrement rien de drôle pour elles) avait été inventé par les chimpanzés justement pour combattre l’ennui. Ils en affinèrent les règles en distribuant les rôles, un singe se chargeant d’appâter les poules, un autre de les tourmenter.

Nous savons depuis longtemps que la cruauté existe chez l’homme

Il est inutile ici de s’étendre sur les cruautés que l’homme peut commettre. Le sadisme, la perversion, les tortures, la violence gratuite, les guerres, la dictature, les camps de concentration et les génocides ont toujours fait partie de l’existence humaine.

Ce qui étonne, c’est que la cruauté soit encore aussi présente aujourd’hui à une époque où la paix pourrait régner dans un univers apparemment civilisé. Qu’on pense à ce qui se passe un peu partout dans le monde actuellement, et plus particulièrement, aux cent huit personnes massacrées vendredi dernier à Houla dans le centre de la Syrie, dont une cinquantaine d’enfants. Sans compter les centaines de blessés! Cruauté et pouvoir se rejoignent, que ce soit sur un plan individuel ou collectif.

 L’empathie humaine, une éthique à développer

C’est l’empathie qui permet aux bonobos de comprendre leurs besoins et désirs mutuels, et de contribuer à leur satisfaction.

Pour les humains, c’est aussi l’empathie qui permet de comprendre nos semblables et d’aller vers la collaboration, l’entraide et la solidarité.

Les gestes généreux et gratuits existent chez l’être humain ainsi que les intentions de bienveillance. Ils dépendent de la qualité de l’éthique personnelle.

Chaque fois qu’une personne se met à la place d’une autre personne en essayant de comprendre son point de vue plutôt que d’uniquement défendre le sien, elle crée un espace de paix où l’autre et elle-même peuvent s’épanouir et s’exprimer librement. Cet état d’esprit pousse les personnes à se demander : «Que puis-je offrir?», «Comment puis-je être utile?» au lieu d’aspirer à avoir le dernier mot et à obtenir plus que l’autre. Un état d’esprit qui développe également un sentiment de lien avec l’ensemble des êtres vivants, quelle que soit leur culture.

L’empathie développe le sentiment d’être relié à l’humanité plutôt qu’à en être séparé. Quand une personne se met à la place d’une autre, elle ne cherche pas la discorde mais plutôt une solution.

Dans l’empathie, le soi est le véhicule pour la compréhension d’autrui et il ne perd jamais son identité contrairement à la sympathie qui vise à la communion plus qu’à l’exactitude et où la conscience de soi est réduite plutôt qu’augmentée.

L’objet de l’empathie est le bien-être de l’autre, elle est un mode de connaissance. La sympathie de son côté est un mode de rencontre avec autrui.

 La sympathie ou l’antipathie est un comportement réflexe, de type réactif et affectif, une réaction à l’ensemble de ce qu’est l’autre alors que l’empathie est l’accueil total de l’autre, caractérisée par un effort de compréhension de l’autre sans tenir compte de la sympathie ou de l’antipathie naturelle, sans se laisser parasiter par un état affectif ou émotionnel.

 N’est-ce pas que l’humanité aurait avantage à cultiver l’empathie plutôt que l’agressivité et la violence?

J’aime à m’imaginer que les conflits de toutes sortes, personnels, sociaux, politiques, se résoudraient  plus harmonieusement, et diminueraient les voies de la violence.

L’éthique et l’empathie amènent les personnes à élargir leur propre vision. Personnellement, j’apprécie au plus haut point cette qualité quand je la rencontre.

Carolle Anne Dessureault

Qui se cache derrière ce plaster?

Graffiti et street art

Art urbain du graffeur Axe

Ce plaster se retrouve partout et est devenu la marque de commerce urbaine du graffiteur AXE.

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture, GraffitiPorte-folio, Murales, Vidéos

IMG_2388[1]

Axe dessine depuis la tendre enfance. Étudiant à la polyvalente Jeanne-Mance, il est entouré d’artistes en herbe comme lui.

Armé de ses cannettes, il se sent comme un super héro. Ordinaire le jour, extraordinaire la nuit. En peinturant, Axe se défoule et exprime à la fois ses douleurs, ses inquiétudes, ses joies. En signant son nom sur les murs de la ville, il existe.

Ça prend au minimum 5 ans à peindre avec intensité pour faire ta place, te faire une renommée. Tu deviens un intouchable. Moi, ça m’a pris 10 ans. Quand je fais un piece, personne n’ose peinturer par-dessus.

racoon[1]Axe a profité de l’engouement des publicités pour l’art de la rue. Dès 1995, des grands magasins font appel à lui pour leurs vitrines.

Il continue de rêver et pour réaliser ses rêves, il n’hésite pas à franchir les frontières du Québec. Il voit d’autres horizons et laisse derrière lui de magnifiques murals, souvenirs de son passage. Son but ultime est de changer l’image négative et vulgaire du graffiti vers une acceptation de sa beauté et de son art.

À la suite d’une chute de 80 pieds et trois ans de réhabilitation, Axe choisit le plaster comme signature. Avec ses plasters, Il ne prétend pas sauver la planète, ni avec ses murals. Mais, par son action, ses gestes, il montre qu’il existe et qu’il défend une cause:

Celle de l’art de rue qui consiste à faire de l’art public, à donner une plus grande richesse visuelle à un monde en béton. C’est rendre intéressant l’inintéressant. C’est faire vivre la ville.

Pour voir la galerie du graffiteur Axe. Visitez régulièrement la galerie virtuelle du graffiteur AXE. Nous y rajouterons régulièrement de nouvelles toiles et ses dernières murales. De plus, dans la galerie de Axe, vous pouvez non seulement acheter ses toiles, mais aussi des t-shirts et des cartes de voeux à l’effigie des oeuvres de Axe. http://cafegraffiti.net/axe-graffiteur.

axe_mural_graffiti-graffiteur-art-urbain-muraliste

Autres textes sur le Graffiti, Hip-hop

Pour rejoindre un artiste du Café-Graffiti: (514) 259-6900 cafegraffiti@cafegraffiti.net

Le « 11 » : un doute persistant

Le « 11 » : un doute persistant

A l’approche de la commémoration de l’attentat du 11 septembre, les articles se multiplient, confirmant le scepticisme ambiant concernant le détournement des 4 avions.

Personne n’a oublié cette journée terrible qui a vu l’effondrement des 2 tours jumelles géantes, dressées comme une double sucrerie chocolatée, (lien) symboles d’une Amérique triomphante, provoquant dans leur chute la disparition de 2750 personnes, ni l’attentat contre le Pentagone faisant 125 morts, et la mort des 37 passagers du vol UA 93, qui visait la Maison Blanche, d’après les affirmations de Khalid Cheikh Mohammed, responsable opérationnel du 11 septembre, qui ajoutait, peut être en bluffant « si Ben Laden meurt, une bombe nucléaire explosera en Europe  ». lien

Sur ce lien, la totalité des liaisons radios (avec retranscription) concernant les échanges entre les 4 avions et la tour de contrôle.

Il est vrai que les incohérences sont nombreuses et qu’aucun des 4 vols détournés n’est totalement transparent, certains dénonçant une mise en scène : lors de la chute des deux tours, de nombreux témoignages font état d’une explosion qui semble n’avoir aucun lien avec la percussion des deux premiers avions. Vidéo.

L’avion qui aurait percuté le Pentagone soulève aussi des questions, car comment ne pas s’interroger sur la pelouse intacte et sur la dimension de l’impact incompatible avec l’écartement des ailes du Boeing. Lien

Le meilleur est à venir, car sur ce film de 82’, il y a les preuves implacables prouvant que l’avion n’a fait que survoler le Pentagone, ce qui donne une autre portée au témoignage, de Norman Mineta, présent au Pentagone  : Il affirme que lorsque l’avion n’était qu’à 15 km de sa cible, à la question : « les ordres tiennent-ils toujours ? », le vice-président répondait « bien sur qu’ils tiennent toujours ! Avez-vous entendu le contraire ? ».

Ce même vice président qui affirmait n’être arrivé au Pentagone que 10’ après le crash. lien

Quand au dernier avion, difficile de comprendre ce qui s’est réellement passé : Le contenu de l’une des 2 boites noires n’a pas été révélé, et il est légitime de s’interroger sur cette volonté de dissimulation. lien

Et quid du taux de remplissage des 4 avions, habituellement pleins, et qui n’étaient qu’à 30% de leur capacité ? lien

Laurent Bourrelly, agitateur d’actualité, fait un très bon résumé entre les différentes thèses, proposant la lecture du « rapport officiel » et décryptant page après page, ses nombreuses incohérences. lien

Dans un autre domaine, les accros de la numérologie s’interrogent sur la répétition du chiffre « 11  » lors de différents événements positifs ou négatifs.

Personne n’a oublié la chute du mur de Berlin, un certain 11 septembre 1989, ni le début des révoltes tunisiennes le 11 janvier 2011, l’arrestation de Laurent Gbagbo, un 11 avril 2011, ou la catastrophe de Fukushima le 11 mars dernier.

La liste des attentats qui se sont produit un 11 est, elle aussi, longue, très longue :

Le 11 avril 2002, sur l’ile de Djerba, (lien), le 11 mars 2004 en Espagne, provoquant la mort de 191 personnes, en en blessant 1755 (lien), le 11 février 2004, attentat contre un centre de l’armée irakienne, provoquant la mort de 47 personnes (lien), le 11 novembre 2004, attentat à Bagdad, le 11 février 2005, assassinat du premier ministre Rafic Hariri, le 11 octobre 2005, attentat à la voiture piégée à Talafar, le 11 avril 2006, attentat suicide à Karachi, le 11 juillet 2006, 7 attentats simultanés étaient commis aux Indes dans des gares de Bombay, faisant 200 morts et 714 blessés, attentats supposés islamistes, (lien) ce que conteste un ex inspecteur de police (lien), certains voulant plutôt y voir la main de la Syrie, d’autres penchants pour Israël et les USA. lien

Le 11 juillet 2007 un attentat faisait 10 morts et 34 blessés à Lakhdaria (lien), le 11 avril, en 2007, à Alger, attentat suicide (lien), le 11 décembre 2007, 67 personnes perdent la vie dans un attentat en Algérie, le 11 février 2008 c’est au Pakistan que 35 personnes périssent dans un attentat à la voiture piégée et récemment le 11 avril 2011, un attentat avait lieu à Minsk. (lien) Etc.

Alors bien sur, tout cela pourrait n’être que coïncidences, et en cherchant bien, on pourrait surement trouver d’autres dates d’attentats qui se répètent au fil des ans…

Il y a de nombreuses théories sur le chiffre 11 : le 11 des tarots, représentant la force, (lien) la 11ème lettre (le K) c’est l’accomplissement, la force stabilisée, il serait aussi pour les passionnés de la transmutation, le chiffre de la révélation, Pythagore affirmait qu’il était le symbole de l’harmonie, ce qui semble assez éloigné de la situation crée par ces attentats. lien

Le docteur René Allendy, dans son livre « le symbolisme des nombres » semble plus près de la réalité lorsqu’il donne la symbolique du chiffre « onze  ». « Ce nombre est celui de l’initiative individuelle (…) d’un caractère plutôt défavorable, (…) symbole de la lutte intérieure, de la dissonance, de la rébellion, de l’égarement, de la transgression de la loi ». lien

Les superstitieux n’auront pas manqué de remarquer que « New York City » est composé de 11 lettres, tout comme « Afghanistan », ou « Ramzy Yousef » (qui, en 1993, avait menacé de détruire les twin towers), (lien) ou même « Georges W Bush », et que pour appeler les urgences aux USA, il faut faire le 911, mais plus sérieusement, il faut constater qu’il est dit dans le Coran, Sourate 9-109 : « lequel est le plus méritant, celui qui fondé son édifice sur la piété et l’agrément de Dieu, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d’une falaise croulante et qui croula avec lui dans le feu de l’Enfer… ». lien

Pour Bruce Hoffmann, auteur d’un livre sur la question du terrorisme, (lien) affilié à la CIA, et directeur d’un « Centre pour la paix et la sécurité  », les actions terroristes se multiplient et 80% des attentats commis depuis 1968, ont eu lieu depuis celui du 11 septembre, et de 2000 à 2004, il y a eu 472 attentats suicides dans 22 pays, provoquant la mort de plus de 7000 personnes. lien

10 ans se sont écoulés et nous avons le recul nécessaire pour nous pencher sur la disproportion de la réplique américaine à l’attentat du 11 septembre avec ses  3000 morts, car, autant traumatisant soit-il, les 300 000 morts que cela a provoqué en Irak et Afghanistan sont-ils une réponse acceptable ? lien

Un autre « anniversaire », autant préoccupant, est largement oublié par les médias traditionnels puisque cela fait tout juste 6 mois que la catastrophe de Fukushima a eu lieu, et que les mensonges s’accumulent, Tepco répétant continuellement sans preuves, que la situation se « normalise » alors qu’on sait aujourd’hui que la quasi-totalité des enfants qui vivaient dans la zone irradiée sont aujourd’hui touchés dans leur corps.

Sur ce blog, on peut constater la réalité de la pollution radioactive, bien au delà de la zone évacuée.

Sur cette vidéo, on peut observer l’étendue de la censure, lors de la présentation de documents totalement noircis pour en empêcher la lecture.

Le 7 septembre 2011, ACRO a publié un communiqué de presse au sujet des analyses d’urine d’enfants japonais vivant dans un rayon de 60 km autour du site, et les résultats sont sans ambigüité : tous les enfants ont été, ou sont contaminés par les rejets de la centrale. lien

Pourtant, les tests effectués par les autorités japonaises affirmaient que seul un enfant sur deux était contaminé. lien

Tous les échantillons de terre prélevés dans les environs de Tokyo sont contaminés à des niveaux significatifs. lien

Quant aux niveaux de rejets radioactifs en mer, on vient d’apprendre qu’ils sont 3 fois plus importants qu’estimé. (15 000 terabecquerels). lien

Aujourd’hui, ce sont 350 000 personnes qui ont été déplacées, et devant la dégradation de la situation, (lien) de nombreuses voix se font entendre pour réclamer l’évacuation d’un nombre de japonais beaucoup plus important. lien

D’ailleurs, l’ex-ministre Naoto Kan révélait le 6 septembre que Tepco avait envisagé d’abandonner le site et de laisser les populations livrées à elles-mêmes. lien

Alors que le professeur Pellerin vient d’échapper à une condamnation suite à la désinformation qu’il a pratiqué lors de la catastrophe de Tchernobyl (lien), les lobbies pro-nucléaires, champions en la matière, pourraient développer une théorie prouvant que la France à échappé à la pollution de Fukushima en proposant cette vidéo.

Mais revenons à nos attentats.

Au moment où notre autocrate présidentiel menace les installations nucléaires iraniennes, prenant le risque de déclencher une nouvelle guerre, il est intéressant de se pencher sur la fragilité de nos centrales. lien

En effet, au sujet des « stress-tests », voulus par l’Europe, à la suite de la catastrophe de Fukushima, outre le fait que le gouvernement français et Areva (lien) refusent que des observateurs indépendants puissent y participer, on découvre à la lumière d’un rapport officiel, qu’il est impossible de protéger la moindre installation nucléaire contre un attentat terroriste. lien

Alors, comme dit mon vieil ami africain :

« Si un jour, tu dois prendre l’avion, monte dans la boite noire ».

Sur ce lien, on peut signer une nouvelle pétition.

L’image illustrant l’article provient de « bible et nombre .online »

Auto design A720 (et 720 raisons d’avoir peur)

Par Renart Léveillé

Voici ma caricature du jour :

Et le billet que j’ai pondu lundi passé à ce même sujet :

Je ne sais pas pour vous, mais je commence à en avoir ras le bol du discours rassurant des politiciens au lendemain de l’effondrement d’une structure en béton sur l’autoroute Ville-Marie :

Toutes les routes qui sont ouvertes sont sécuritaires [selon les critères du] ministère des Transports. Il n’y a aucun compromis avec la sécurité au Québec. […] On fait des inspections régulières de toutes les infrastructures et ces inspections nous permettent d’effectuer des travaux rapidement.

Gracieuseté de la cassette de Sam Hamad. Et en bonus, ce qui suit :

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s’est fait pour sa part rassurant. «On est en mode solution», a indiqué le maire, à proximité des lieux de l’effondrement. Selon lui, la Ville fait déjà tout ce qui est en son pouvoir pour la sécurité des automobilistes et continuera à le faire. «Ça fait depuis 10 ans qu’on investit des sommes dans nos infrastructures. Je sais que les incidents s’additionnent de plus en plus. On va continuer à faire les représentations nécessaires» auprès de Québec et d’Ottawa. Il n’y a pas lieu de «paniquer».

C’est bien beau faire des déclarations après-coup, mais la population n’est pas stupide, elle a en tête le scénario de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.

C’est surtout la déclaration de Sam Hamad qui me donne de l’urticaire, étant donné que c’est le gouvernement du Québec qui tient principalement les rênes dans le dossier du transport. Parce que le ministre des Transports ose carrément nous mentir. Toutes les routes ne sont pas sécuritaires (à moins que la dernière route non sécuritaire soit la 720, ce dont je doute très fortement). S’il n’y avait « aucun compromis avec la sécurité au Québec », il n’y aurait pas de catastrophes, donc pas de raisons de faire des discours rassurants. Pour ce qui est « des inspections régulières » et « d’effectuer des travaux rapidement », je veux bien croire, mais ça ne semble pas suffisamment régulier, ni assez rapide.

Aussi, c’est encore un discours qui nourrit le cynisme ambiant. Et nul doute que Sam Hamad protège le bilan Charest ici. Ce que j’aurais au moins aimé entendre c’est : il y a un gros problème avec les infrastructures et nous allons tout faire en notre possible pour le régler!

Ajout :

Ah! j’allais oublier! J’ai pondu hier un statut sur Twitter en lien avec ce sujet :

Offre d’emploi : inspecteur d’infrastructures, envoyer CV au gouvernement du Québec. Cousins, beau-frères ou amis d’élu s’abstenir.

*******

Encore aujourd’hui, notre bon Sam Hamad s’en lave les mains et tente par tous les moyens de renvoyer la balle. Alors, je suis d’accord avec le blogueur Patate quand il écrit :


mettez vos énergies à sécuriser nos vies […], au lieu de jouer au ballon chasseur.

Auto design A720 (et 720 raisons d’avoir peur)

Par Renart Léveillé

Voici ma caricature du jour :

Et le billet que j’ai pondu lundi passé à ce même sujet :

Je ne sais pas pour vous, mais je commence à en avoir ras le bol du discours rassurant des politiciens au lendemain de l’effondrement d’une structure en béton sur l’autoroute Ville-Marie :

Toutes les routes qui sont ouvertes sont sécuritaires [selon les critères du] ministère des Transports. Il n’y a aucun compromis avec la sécurité au Québec. […] On fait des inspections régulières de toutes les infrastructures et ces inspections nous permettent d’effectuer des travaux rapidement.

Gracieuseté de la cassette de Sam Hamad. Et en bonus, ce qui suit :

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s’est fait pour sa part rassurant. «On est en mode solution», a indiqué le maire, à proximité des lieux de l’effondrement. Selon lui, la Ville fait déjà tout ce qui est en son pouvoir pour la sécurité des automobilistes et continuera à le faire. «Ça fait depuis 10 ans qu’on investit des sommes dans nos infrastructures. Je sais que les incidents s’additionnent de plus en plus. On va continuer à faire les représentations nécessaires» auprès de Québec et d’Ottawa. Il n’y a pas lieu de «paniquer».

C’est bien beau faire des déclarations après-coup, mais la population n’est pas stupide, elle a en tête le scénario de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment.

C’est surtout la déclaration de Sam Hamad qui me donne de l’urticaire, étant donné que c’est le gouvernement du Québec qui tient principalement les rênes dans le dossier du transport. Parce que le ministre des Transports ose carrément nous mentir. Toutes les routes ne sont pas sécuritaires (à moins que la dernière route non sécuritaire soit la 720, ce dont je doute très fortement). S’il n’y avait « aucun compromis avec la sécurité au Québec », il n’y aurait pas de catastrophes, donc pas de raisons de faire des discours rassurants. Pour ce qui est « des inspections régulières » et « d’effectuer des travaux rapidement », je veux bien croire, mais ça ne semble pas suffisamment régulier, ni assez rapide.

Aussi, c’est encore un discours qui nourrit le cynisme ambiant. Et nul doute que Sam Hamad protège le bilan Charest ici. Ce que j’aurais au moins aimé entendre c’est : il y a un gros problème avec les infrastructures et nous allons tout faire en notre possible pour le régler!

Ajout :

Ah! j’allais oublier! J’ai pondu hier un statut sur Twitter en lien avec ce sujet :

Offre d’emploi : inspecteur d’infrastructures, envoyer CV au gouvernement du Québec. Cousins, beau-frères ou amis d’élu s’abstenir.

*******

Encore aujourd’hui, notre bon Sam Hamad s’en lave les mains et tente par tous les moyens de renvoyer la balle. Alors, je suis d’accord avec le blogueur Patate quand il écrit :


mettez vos énergies à sécuriser nos vies […], au lieu de jouer au ballon chasseur.

Auto design A720


 


 

Le F.M.I. et les relents de la puissance Occidentale

Christine Lagarde est donc sur le point d’être intronisée en tant que Directrice du F.M.I., avant la fin de cette semaine, et ce en dépit des frustrations et des protestations des nations émergentes qui ne comprennent vraiment pas en vertu de quelle loi divine ce poste reviendrait éternellement à un européen… Ils n’ont pourtant pas encore bu le calice jusqu’à la lie car il y a de très fortes chances que le successeur de Robert Zoellick à la Banque Mondiale  – qui quitte son poste l’an prochain- soit … Hillary Clinton! Les américains ont beau plaider, comme ils le font aujourd’hui, en faveur d’une compétition plus ouverte pour la Direction Générale du F.M.I., il n’en demeure pas moins que c’est une américaine qui remplacera un autre citoyen de ce même pays à la tête de la Banque Mondiale. En gardant le contrôle sur ces deux institutions, les Etats-Unis et l’Europe tentent ainsi tant bien que mal de protéger ce qui reste de leur puissance passée, vestige du monde bel et bien perdu de l’époque de Bretton Woods, au moment même où de nouvelles et toutes fraîches nations émergent comme moteurs de la croissance mondiale… Un lot de consolation pourrait certes leur être offert lorsque le strapontin de l’OMC se libèrera à l’occasion du départ de Pascal Lamy et ce alors que les négociations du « Doha round » s’enlisent dangereusement. Pour autant, ces pays « neufs » ont intelligemment appris à contourner – voire à court circuiter – toutes ces institutions poussiéreuses et traditionnalistes en contractant des accords régionaux, à savoir intra Asiatiques et intra Amérique Latine. La prochaine étape consistant à tout naturellement réunir leurs forces pour éjecter des postes clés les représentants d’un Occident ayant provoqué lui-même sa chute tout en enterrant au passage et une fois pour toutes Bretton Woods.

Canada : Parti Conservateur – Québec : Nouveau Parti Démocratique

Par Renart Léveillé

(Ce billet a été publié originalement sur mon blogue vers la fin de la soirée électorale. Une mise à jour suivra.)

Je suis évidemment très déçu des résultats de cette dernière élection fédérale avec cette majorité conservatrice. Et le scénario de la chute du Bloc, que je craignais depuis la précédente élection, est avéré.

Par contre, pour un souverainiste comme moi, cela ressemble à quelque chose comme des conditions gagnantes. Le Québec est balayé par la victoire du NPD, qui est sans conteste un parti de gauche, contrairement au Bloc, qui, parce qu’il était centré sur la souveraineté, pouvait quand même accueillir le vote de droite. Et le Canada, plutôt le ROC, a donné majoritairement sa confiance à un parti manifestement à droite.

Dans le fond, nous étions mieux servis avec le Bloc (peut-être trop d’ailleurs…) que nous le serons avec le NPD centralisateur, bien que de gauche. Cela nous donnera plus de raisons de remettre en question ce grand pays qui semblera de moins en moins fait pour nous.

Non, malgré ce que pensent certains fédéralistes québécois, cette élection n’est pas un référendum contre la souveraineté…

(Mise à jour)

L’histoire de Ruth Ellen Brosseau, candidate-poteau pour le NPD, donne à penser que l’exercice démocratique peut vraiment surprendre et surtout, démontre les ratés de notre système.

Pour ce qui est du parlementarisme, ce n’est pas bien difficile à voir, juste quand on compare les résultats de cette élection avec ce à quoi ils ressembleraient avec un système de style proportionnel (pour aller au plus simple, les Conservateurs ne seraient pas majoritaires). Aussi, il est bien évident qu’on a ici le pire cas de montée d’un parti en raison du culte du chef, où le lien candidat-comté est des plus absurdes (du genre de téléreporter une candidate unilingue anglophone dans un comté très francophone et de la voir se faire élire…).

Et c’est notre bon fédéralisme qui permet tout ça…

Canada : Parti Conservateur – Québec : Nouveau Parti Démocratique

Par Renart Léveillé

(Ce billet a été publié originalement sur mon blogue vers la fin de la soirée électorale. Une mise à jour suivra.)

Je suis évidemment très déçu des résultats de cette dernière élection fédérale avec cette majorité conservatrice. Et le scénario de la chute du Bloc, que je craignais depuis la précédente élection, est avéré.

Par contre, pour un souverainiste comme moi, cela ressemble à quelque chose comme des conditions gagnantes. Le Québec est balayé par la victoire du NPD, qui est sans conteste un parti de gauche, contrairement au Bloc, qui, parce qu’il était centré sur la souveraineté, pouvait quand même accueillir le vote de droite. Et le Canada, plutôt le ROC, a donné majoritairement sa confiance à un parti manifestement à droite.

Dans le fond, nous étions mieux servis avec le Bloc (peut-être trop d’ailleurs…) que nous le serons avec le NPD centralisateur, bien que de gauche. Cela nous donnera plus de raisons de remettre en question ce grand pays qui semblera de moins en moins fait pour nous.

Non, malgré ce que pensent certains fédéralistes québécois, cette élection n’est pas un référendum contre la souveraineté…

(Mise à jour)

L’histoire de Ruth Ellen Brosseau, candidate-poteau pour le NPD, donne à penser que l’exercice démocratique peut vraiment surprendre et surtout, démontre les ratés de notre système.

Pour ce qui est du parlementarisme, ce n’est pas bien difficile à voir, juste quand on compare les résultats de cette élection avec ce à quoi ils ressembleraient avec un système de style proportionnel (pour aller au plus simple, les Conservateurs ne seraient pas majoritaires). Aussi, il est bien évident qu’on a ici le pire cas de montée d’un parti en raison du culte du chef, où le lien candidat-comté est des plus absurdes (du genre de téléreporter une candidate unilingue anglophone dans un comté très francophone et de la voir se faire élire…).

Et c’est notre bon fédéralisme qui permet tout ça…

Des trains sans entrain

L’enfer est pavé de bonnes intentions, et s’il semble tout naturel pour un écologiste de promouvoir le rail aux dépens de la route, n’importe quel projet n’est pas défendable.

Le constat est cruel et pourtant indéniable : certains, en défendant n’importe quel projet  ferroviaire contre la route, se trompent parfois de combat en faisant la promotion de l’inacceptable.

Le fret ferroviaire est en panne pour des raisons connues : il est trop lent, trop cher, et pour tout dire peu fiable.

Les convois se trainent en moyenne à 15km/h, (lien) les marchandises s’égarent sur des voies de garage.

Depuis le 28 février, Sernam (ex filiale SNCF) a décidé de ne plus utiliser le train pour le transport du courrier, et va le remplacer par 25 poids lourds chaque nuit, en se plaignant des tarifs élevés, d’un manque de régularité et de flexibilité. lien

Aujourd’hui, plus de 300 locomotives stagnent à la gare de Sotteville-Lès-Rouen,

2 millions d’euros la machine, ce sont près de 600 millions d’euros qui rouillent tristement faute d’emploi.

Au niveau européen, nous sommes une fois de plus la lanterne rouge : en France, seulement 15% des marchandises sont transportées par le train, en Allemagne ce chiffre est de 33%, en Autriche 37% et en Suisse, 40%.

Entre 2000 et 2009 la chute du fret ferroviaire à diminué de plus de la moitié, passant de 55,4 milliards de tonnes-kilomètre à 26,5. lien

Pourtant la CGT cheminots de la région de Lyon veut y croire encore, et organise un débat sur le sujet le 10 mars à la bourse du travail de Lyon.

Question voyageurs, les accords des « grenelle de l’environnement » montrent aujourd’hui les limites de la cohérence de ses acteurs.

Ils ont prévu la création de 2000 km de nouvelles voies à grande vitesse, au moment ou certaines lignes TVG coutent beaucoup d’argent à la SNCF, pour cause de non rentabilité.

Il s’agit tout de même d’un investissement de 100 milliards d’euros, alors que nous avons franchi depuis peu la barre des 1700 milliards de dette dans notre pays. lien

Le plus paradoxal, c’est que l’initiateur du grenelle de l’environnement, Jean Louis Borloo a déclaré lui-même « la politique du tout TGV s’est faite au détriment du niveau de maintenance et d’investissement sur le réseau ferroviaire classique ».

Les citoyens, même s’ils ont envie de privilégier le rail, aux dépens de la route, sont unanimes, ou presque, pour préférer le trafic régional aux lignes LGV qui ne font que traverser des territoires.

Guillaume Pepy, le nouveau patron de la SNCF, est-il sincère lorsqu’il affirme : «  je milite pour que le développement des lignes à grande vitesse ne se fasse pas au détriment des lignes existantes ». lien

Question finances, ça va mal.

La dette ferroviaire atteint des sommets : elle dépasse 40 milliards d’euros. lien

L’infrastructure ferroviaire est saturée et, bien plus grave, sinistrée.

612 gares ont été fermées en 10 ans.

Depuis 2002, ce sont 22 000 emplois qui ont été supprimés, et 3700 supplémentaires s’y sont ajoutés en 2010.

Un quart des lignes LGV n’est pas rentable au point que la SNCF prévoit de supprimer ou de réduire le trafic sur certaines lignes. lien

La rentabilité des lignes est passée de 20,1% en 2007 à 10,2% en 2009, et selon un expert 30% des TGV ne sont plus rentables. lien

Comme le dit l’économiste Nicolas Baverez dans un article du Point : « La moitié des aiguillages ont 60 ans, et les dépenses d’entretien ont baissé de 20% en 20 ans, provoquant une augmentation inquiétante des accidents : 0,33 par « millions de train/kilomètre » en 2009, contre 0,24 en 2006 (…) Nous sommes dans la situation du Royaume Uni, qui en privatisant le réseau, l’a poussé à prendre des risques, amenant des accidents à répétition, comme celui de Hatfield ». lien

Le 17 octobre 2000, un train à grande vitesse a déraillé provoquant la mort de 6 personnes, et en en blessant une trentaine. lien

Si l’on veut que le rail l’emporte sur la route, il faut lui donner de la cohérence.

Aujourd’hui, les voyageurs potentiels sont surtout demandeurs de liaisons régionales simples, rapides, et économiquement intéressantes.

Les transporteurs aussi.

Les concepteurs du procédé r-shift-r (R-SHIFT-R rapport final vf) sont porteurs d’un projet efficace et innovant, car en permettant le chargement des marchandises, sous n’importe quelle forme (camions complets, remorques, ou simple containers) en moins de 6 minutes, en permettant d’utiliser une voie historique transformée, en pouvant franchir des pentes au-delà des 1% habituels, ils permettent de proposer un service efficace et rentable, capable de prendre des parts de marché à la route, et donc de débarrasser celle-ci des poids lourds qui l’encombrent.

Cette technologie a été expertisée par Patrice Salini Consultant, le  LET (laboratoire d’économie des transports), l’INSA de Lyon, l’IPFL (institut polytechnique fédéral de Lausanne), T&L associés consulting, et elle est soutenu par l’ADEME, le PREDIT,

En sécurisant, et modernisant le réseau voyageur, en y faisant passer des TER, la SNCF, au lieu de perdre des fortunes sur des lignes LGV, répondrait aux besoins légitimes des voyageurs, et résoudrait petit à petit ses problèmes financiers.

Il serait temps que ce gouvernement, si souvent autiste, se résolve à décider un moratoire sur toutes les lignes nouvelles programmées par le « grenelle de l’environnement » afin de permettre une modernisation du rail.

Aujourd’hui, moins de la moitié des voies TGV ne voient passer que 20 trains par jour, alors que les voyageurs préfèrent abandonner leurs voitures pour des trajets courts, de ville à ville, leur permettant de s’arrêter où ils veulent.

La SNCF transporte chaque jour 6 millions de voyageurs, dont seulement 350 000 sur le réseau TGV. lien

Quel a été l’intérêt de la ligne Paris Strasbourg qui a couté 3,5 milliards d’euros pour faire gagner 15 petites minutes, lesquelles seront perdues à l’arrivée, le temps de trouver un taxi, ou une correspondance ?

Quel est aussi l’intérêt du projet Paris-Rennes, estimé à 3,4 milliards d’euros, dont la minute gagnée (37 minutes par rapport à la desserte actuelle) coute plus de 90 millions d’euros. lien

Le projet obsolète Lyon Turin, imaginé il y a plus de 20 ans, vient heureusement de perdre la confiance européenne, (lien) mais malgré tout quelques élus savoyards s’y accrochent, soutenus par des syndicats de cheminots aveuglés par la défense de l’outil de travail, et des écolos de façade, incapable de réalisme, obnubilés qu’ils sont de vouloir à tout prix favoriser un projet « rail » même s’il est mauvais. lien

Ne faut-il pas aujourd’hui faire preuve de bon sens en modernisant le réseau régional afin d’améliorer la sécurité du transport ferroviaire au lieu de gaspiller des sommes folles pour gagner quelques minutes.

Car comme dit souvent mon vieil ami africain : « plus tu vas vite, moins tu vas loin ».

L’image illustrant l’article provient de « fen.com »

Articles précédents :

Un débat qui déraille

Des trains pas comme les autres

Le malheur est dans les prés

Un train peut en cacher un autre

Le fret ferroviaire sur une voie de garage

Une autoroute sans camions

des trains sans entrain

L’enfer est pavé de bonnes intentions, et s’il semble tout naturel pour un écologiste de promouvoir le rail au dépens de la route, n’importe quel projet n’est pas défendable.

Le constat est cruel et pourtant indéniable : certains, en défendant n’importe quel projet  ferroviaire contre la route, se trompent parfois de combat en faisant la promotion de l’inacceptable.

Le fret ferroviaire est en panne pour des raisons connues : il est trop lent, trop cher, et pour tout dire peu fiable.

Les convois se trainent en moyenne à 15km/h, (lien) les marchandises s’égarent sur des voies de garage.

Depuis le 28 février, Sernam (ex filiale SNCF) a décidé de ne plus utiliser le train pour le transport du courrier, et va le remplacer par 25 poids lourds chaque nuit, en se plaignant des tarifs élevés, d’un manque de régularité et de flexibilité. lien

Aujourd’hui, plus de 300 locomotives stagnent à la gare de Sotteville-Lès-Rouen,

A ~2 millions d’euros la machine, ce sont près de 600 millions d’euros qui rouillent tristement faute d’emploi.

Au niveau européen, nous sommes une fois de plus la lanterne rouge : en France, seulement 15% des marchandises sont transportées par le train, en Allemagne ce chiffre est de 33%, en Autriche 37% et en Suisse, 40%.

Entre 2000 et 2009 la chute du fret ferroviaire à diminué de plus de la moitié, passant de 55,4 milliards de tonnes-kilomètre à 26,5. lien

Pourtant la CGT cheminots de la région de Lyon veut y croire encore, et organise un débat sur le sujet le 10 mars à la bourse du travail de Lyon.

Les concepteurs du procédé r-shift-r (R-SHIFT-R rapport final vf) sont porteurs d’un projet efficace et innovant, car en permettant le chargement des marchandises, sous n’importe quelle forme (camions complets, remorques, ou simple containers) en moins de 6 minutes, en permettant d’utiliser une voie historique transformée, en pouvant franchir des pentes au-delà des 1% habituels, ils permettent de proposer un service efficace et rentable, capable de prendre des parts de marché à la route, et donc de débarrasser celle-ci des poids lourds qui l’encombrent.

Cette technologie a été expertisée par Patrice Salini Consultant, le  LET (laboratoire d’économie des transports), l’INSA de Lyon, l’IPFL (institut polytechnique fédéral de Lausanne), T&L associés consulting, et elle est soutenu par l’ADEME, le PREDIT.

Question voyageurs, les accords des « grenelle de l’environnement » montrent aujourd’hui les limites de la cohérence de ses acteurs.

Ils ont prévu la création de 2000 km de nouvelles voies à grande vitesse, au moment ou certaines lignes TVG coutent beaucoup d’argent à la SNCF, pour cause de non rentabilité.

Il s’agit tout de même d’un investissement de 100 milliards d’euros, alors que nous avons franchi depuis peu la barre des 1700 milliards de dette dans notre pays. lien

Le plus paradoxal, c’est que l’initiateur du grenelle de l’environnement, Jean Louis Borloo a déclaré lui-même « la politique du tout TGV s’est faite au détriment du niveau de maintenance et d’investissement sur le réseau ferroviaire classique ».

Les citoyens, même s’ils ont envie de privilégier le rail, au dépens de la route, sont unanimes, ou presque, pour préférer le trafic régional aux lignes LGV qui ne font que traverser des territoires.

Guillaume Pepy, le nouveau patron de la SNCF, est-il sincère lorsqu’il affirme : « je milite pour que le développement des lignes à grande vitesse ne se fasse pas au détriment des lignes existantes ». lien

Question finances, çà va mal.

La dette ferroviaire atteint des sommets : elle dépasse 40 milliards d’euros. lien

L’infrastructure ferroviaire est saturée et, bien plus grave, sinistrée.

612 gares ont été fermées en 10 ans.

Depuis 2002, ce sont 22 000 emplois qui ont été supprimés, et 3700 supplémentaires s’y sont ajoutés en 2010.

Un quart des lignes LGV n’est pas rentable au point que la SNCF prévoit de supprimer ou de réduire le trafic sur certaines lignes. lien

La rentabilité des lignes est passée de 20,1% en 2007 à 10,2% en 2009, et selon un expert 30% des TGV ne sont plus rentables. lien

Comme le dit l’économiste Nicolas Baverez dans un article du Point : « La moitié des aiguillages ont 60 ans, et les dépenses d’entretien ont baissé de 20% en 20 ans, provoquant une augmentation inquiétante des accidents : 0,33 par « millions de train/kilomètre » en 2009, contre 0,24 en 2006 (…) Nous sommes dans la situation du Royaume Uni, qui en privatisant le réseau, l’a poussé à prendre des risques, amenant des accidents à répétition, comme celui de Hatfield ». lien

Le 17 octobre 2000, un train à grande vitesse à déraillé provoquant la mort de 6 personnes, et en en blessant une trentaine. lien

Si l’on veut que le rail l’emporte sur la route, il faut lui donner de la cohérence.

Aujourd’hui, les voyageurs potentiels sont surtout demandeurs de liaisons régionales simples, rapides, et économiquement intéressantes.

En sécurisant, et modernisant le réseau voyageur, en y faisant passer des TER, la SNCF, au lieu de perdre des fortunes sur des lignes LGV, répondrait aux besoins légitimes des voyageurs, et résoudrait petit à petit ses problèmes financiers.

Il serait temps que ce gouvernement, si souvent autiste, se résolve à décider un moratoire sur toutes les lignes nouvelles programmées par le « grenelle de l’environnement » afin de permettre une modernisation du rail.

Aujourd’hui, moins de la moitié des voies TGV ne voient passer que 20 trains par jour, alors que les voyageurs préfèrent abandonner leurs voitures pour des trajets courts, de ville à ville, leur permettant de s’arrêter où ils veulent.

La SNCF transporte chaque jour 6 millions de voyageurs, dont seulement 350 000 sur le réseau TGV. lien

Quel a été l’intérêt de la ligne Paris Strasbourg qui a couté 3,5 milliards d’euros pour faire gagner 15 petites minutes, lesquelles seront perdues à l’arrivée, le temps de trouver un taxi, ou une correspondance ?

Quel est aussi l’intérêt du projet Paris-Rennes, estimé à 3,4 milliards d’euros, dont la minute gagnée (37 minutes par rapport à la desserte actuelle) coute plus de 90 millions d’euros. lien

Le projet obsolète Lyon Turin, imaginé il y a plus de 20 ans, vient heureusement de perdre la confiance européenne, (lien) mais malgré tout quelques élus savoyards s’y accrochent, soutenus par des syndicats de cheminots aveuglés par la défense de l’outil de travail, et des écolos de façade, incapable de réalisme, obnubilés qu’ils sont de vouloir à tout prix favoriser un projet « rail » même s’il est mauvais. lien

Ne faut-il pas aujourd’hui faire preuve de bon sens en modernisant le réseau régional afin d’améliorer la sécurité du transport ferroviaire au lieu de gaspiller des sommes folles pour gagner quelques minutes.

Car comme dit souvent mon vieil ami africain : « plus tu vas vite, moins tu vas loin».

L’image illustrant l’article provient de « fen.com »

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Un débat qui déraille

Des trains pas comme les autres

Le malheur est dans les prés

Un train peut en cacher un autre

Le fret ferroviaire sur une voie de garage

Une autoroute sans camions

La France des rails

Pratique de l’Islam en France : la loi de 1905 est-elle menacée ?

Benoist Apparu, le Secrétaire d’État au Logement connu pour ses numéros de prestidigitateur dans le maniement des chiffres du parc social, a lancé la semaine dernière – sans aucun doute avec la bénédiction de l’Élysée – un ballon d’essai visant à tester l’opinion sur la pertinence d’un financement public de la construction des mosquées en France. Actuellement interdite par la loi de Séparation des Églises et de l’État, une telle pratique nécessiterait, quoi qu’en dise M. Apparu dans un discours pour le moins ambigu,  une modification de la loi de 1905…

Vivement balloté par les critiques, en chute dans les sondages de popularité, en grande difficulté dans l’optique de la présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy veut relancer le débat sur la place des religions dans la société française. But non avoué : recréer artificiellement de nouveaux clivages dans l’électorat et refaire le terrain perdu. Au risque de donner de nouvelles armes au Front National comme il a réussi à le faire – au prix d’échecs cuisants – avec le calamiteux débat sur l’Identité nationale en 2009 puis avec la scandaleuse désignation de boucs émissaires roms en 2010 au lendemain du désastreux discours de Grenoble.

Nicolas Sarkozy entend donc relancer le débat sur la question religieuse. Officiellement, car cette initiative, bien loin d’être innocente, vise moins à débattre de la place des religions qu’à relancer, de la manière la plus hypocrite qui soit, les polémiques autour d’une seule confession, l’Islam, et de la place qu’il convient d’accorder aux musulmans sur le territoire national.

Arlette Grosskost, députée apparentée UMP du Haut-Rhin, et François Grosdidier, député UMP de la Moselle, ont d’ores et déjà pris leur part du débat* en demandant que soit expérimenté dans les trois départements concernés par le Concordat d’Alsace et Moselle une extension à la religion musulmane des droits accordés aux religions bénéficiaires de ce concordat : catholicisme, protestantisme et judaïsme. Rappelons pour mémoire que ce texte légal est directement issu du Concordat napoléonien de 1801. Non abrogé par l’annexion de l’Alsace et de la Moselle à l’Allemagne en 1870 puis par le retour de ces départements dans le giron français en 1919, ce Concordat prévoit que les prêtres, les pasteurs et les rabbins deviennent de facto des fonctionnaires de l’État (cadres de catégorie A) dès lors qu’ils sont nommés à un poste après avoir décroché – les Universités de Strasbourg et de Metz y préparent – une maîtrise de théologie.

Au motif que le nombre des musulmans a considérablement augmenté dans les départements concordataires – ils seraient aujourd’hui près de 115 000 –, Mme Grosskost et M. Grosdidier souhaitent l’intégration de l’Islam dans le Concordat d’Alsace et Moselle, ce qui aurait notamment pour conséquences : 1° de former les imams et d’en faire des cadres de la fonction publique, par conséquent à la charge des contribuables, au même titre que les prêtres, les pasteurs et les rabbins ; 2° de permettre officiellement le financement public de mosquées. « Officiellement » car cela se pratique en réalité déjà. C’est ainsi que la mosquée strasbourgeoise Eyüp Sultan** (quartier de La Meinau) a été partiellement financée par des fonds publics. Et il en va de même pour deux autres mosquées, actuellement en construction à Mulhouse et Strasbourg, qui bénéficient de subventions des collectivités à hauteur de 16 % (moitié par le Conseil régional, moitié par le Conseil général). Á noter, non sans un sourire en coin, que les religions concordataires se disent toutes favorables sans réserve à cette extension à l’Islam du texte dérogatoire à la loi de 1905. Et pour cause : une opposition de leur part pourrait donner des armes à tous les laïcs qui, tant dans les départements concordataires que dans le reste du territoire national, remettent régulièrement en cause les avantages exorbitants du Concordat dans une nation de tradition laïque.

Boutin prête à partir en croisade

Si, tradition oblige, le financement des mosquées ne pose pas de problème majeur dans les départements concordataires, son extension au reste du territoire national risquerait en revanche de se heurter à de très vives oppositions, quand bien même cette possibilité inclurait-elle de facto le financement – théorique, eu égard à la perte de foi des fidèles – de lieux de culte catholiques, protestants et judaïques. Et sans doute le mot opposition est-il faible. Car l’attachement à la laïcité n’est pas un vain mot en France, et le texte de la loi de 1905, voté après tant de déchirements, de diatribes haineuses et même d’agressions, n’a pas sérieusement vocation à être remis en cause, sauf à rouvrir la guerre entre calotins et anticléricaux.

Benoist Apparu a d’ailleurs refusé d’admettre qu’il y aurait lieu de modifier cette loi pour financer, fût-ce de manière très partielle, des constructions de lieux de culte. C’est bien évidemment faux et il le sait très bien. Comme il sait très bien que réformer sur le fond la loi de Séparation des Églises et de l’État, surtout à 14 mois d’une élection présidentielle, reviendrait à ouvrir la boîte de pandore des emmerdements.

La mission de Benoist Apparu, dans le rôle du provocateur, n’était manifestement pas là, mais visait bel et bien à lancer un ballon d’essai sur la présence des musulmans en prière dans la rue, phénomène dénoncé il y a quelques semaines avec succès par Marine Le Pen. Un ballon d’essai presqu’immédiatement contrebalancé par François Baroin, dans le rôle du sage, le premier martelant en substance : « il faut financer les mosquées », le second affirmant quant à lui : « il est hors de question de financer les mosquées ». Beau numéro de duettistes, mais un numéro aux ficelles éculées qui ne trompe plus personne. En conséquence de quoi la mayonnaise n’a pas pris dans l’opinion et la provocation a fait un flop.

Dans le silence assourdissant qui s’en est suivi, il y a pourtant eu une réaction : celle de l’inénarrable Christine Boutin, toujours prompte à brandir le crucifix et le missel pour conjurer les œuvres du Malin. Pas folle pour autant, notre grenouille de bénitier, amie des « petits gris » et accessoirement patronne du microscopique Parti chrétien-démocrate, sait que le financement de la construction des mosquées pourrait s’accompagner d’une interdiction de la pratique religieuse dans l’espace public, cette mesure étant censée brosser dans le sens du poil une opinion remontée contre « l’envahisseur musulman » et des pratiques cultuelles souvent jugées ostentatoires. Problème : interdire les prières dans la rue aux enfants d’Allah pourrait conduire à interdire également les messes, processions, pardons et autres grands happenings chrétiens sur l’espace public. Cela dit, que les catholiques se rassurent : Christine Boutin, comme Jeanne d’Arc, tient son armure prête et n’hésitera pas à en découdre pour défendre les patenôtres publiques…

Un engrenage dangereux

On peut d’ailleurs compter sur une certaine hypocrisie des élus, fussent-ils socialistes, pour donner raison à Benoist Apparu dans la recherche de solutions pour contourner la loi de 1905. C’est très exactement ce qui est en train de se passer à Paris où le maire, Bertrand Delanoë, et le député-maire du 18e arrondissement, Daniel Vaillant, sont à l’origine d’un projet de… mosquée. Officiellement, l’Institut des Cultures de l’Islam (ICI) en voie de construction dans le quartier de la Goutte d’Or (18e arrondissement) et financé par les contribuables parisiens à hauteur de… 20 millions d’euros, sera avant tout un espace culturel, seule une partie des locaux (700 m² sur 4000) étant dédiée à la prière et cédée à des associations sous la forme de VEFA (vente en l’état futur d’achèvement). Officiellement, là aussi, car il se murmure ici et là que l’ICI serait largement constitué d’espaces modulables où pourraient être accueillis les fidèles pour les prières rituelles. Info ? Intox ? Réponse en 2013…

Il est vrai que les élus parisiens sont en charge d’un dossier sensible. La fermeture, il y a quelques années, de la grande mosquée Adda’wa située rue de Tanger (19e arrondissement) a en effet privé les musulmans d’un lieu de culte pouvant accueillir jusqu’à 3000 personnes et contribué à jeter chaque vendredi sur la voie publique – notamment dans les rues Myrrha et Polonceau – des milliers de musulmans à l’appel des imams. En l’occurrence des fidèles à l’Islam totalement oublieux du fait que le Coran, faute de mosquée, ne leur interdit en aucune manière de déplier leur tapis de prière chez eux pour pratiquer leur culte. Une obligation à laquelle sont d’ailleurs contraints des millions de catholiques de France privés d’espace religieux, pour cause de fermeture des églises par manque de curés, voire de destruction des monuments pour cause de péril***, et qui ne sortent pas pour autant dans les rues pour s’adonner à leurs prières.

Delanoë et Vaillant ont peut-être raison d’agir comme ils le font, dès lors que leurs électeurs ne leur en tiennent pas rigueur. Mais ils doivent avoir conscience qu’ils mettent le doigt dans un engrenage dangereux et risquent, si leur exemple est suivi en d’autres lieux moins tolérants ou plus fermement accrochés aux fondements laïcs de notre société, de relancer des querelles, voire des conflits, aux conséquences difficilement mesurables. Ils contribuent de plus à donner des armes à Nicolas Sarkozy et à ses provocateurs patentés. 

La loi de 1905 est l’un des piliers les plus essentiels de la société française, elle ne doit en aucune manière être remise en question dans son esprit. Des millions de nos concitoyens sont d’ailleurs prêts à se battre pour la défendre…

* François Grosdidier avait déposé une proposition de loi dans ce sens en 2006. Il n’a pas été donné suite à ce texte.

** Homonyme d’une célèbre (et superbe) mosquée d’Istanbul, celle de Strasbourg a été construite à l’initiative des Turcs du mouvement Millî Görüç, officiellement modéré mais que l’on dit pourtant proche des Frères Musulmans.

*** La loi de 1905 contraint les communes à prendre en charge l’entretien et la réparation des lieux de culte, mais l’ampleur des coûts oblige un nombre croissant de communes rurales à renoncer à cette obligation par manque de moyens.

Michèle Alliot-Marie quittera le Gouvernement

Selon certaines indiscrétions, Nicolas Sarkozy aurait signifié à Michèle Alliot-Marie qu’il ne comptait plus sur elle. Ceci, à la demande de plusieurs députés UMP qui craignent le contrecoup des révolutions arabes et la faiblesse constatée de la diplomatie française. Avec la probable chute du Colonel Kadhafi qui ne contrôlerait plus que Tripoli, la question est de savoir si son zélateur français et compagnon de la minsitre, Patrick Ollier, sera aussi débarqué.

Devenue un boulet, Michèle Alliot-Marie n’est lus en odeur de sainteté auprès des siens de la majorité. l’inéluctable chute semble se préciser. Chant du cygne. L’Elysée qui croit beaucoup plus aux sondages qu’à autre chose, et ne souhaite pas partir en 2012 avec un handicap aussi précis. Un handicap de taille.

Toujours selon ces sources, c’est lors de son compte rendu après son retour du Brésil que Michèle Alliot-Marie a été mise sur le fait accompli. La ministre aurait mal pris les déclarations du président Nicolas Sarkozy. Le divorce est donc net, clair et précis.

Maintenant, place aux supputations. Certains indiquent qu’il y aura un petit remaniement qui interviendra dès ce week-end. D’autres en revanche parlent de la semaine prochaine, probablement après le Conseil des ministres de mercredi prochain. Mais, qui croire ?

L’autre question qui se pose est de savoir qui va remplacer Michèle Alliot-Marie. Il y a en embuscade, dit-on, le natif de Neuilly Bruno le Maire, ministre de l’Agriculture et ancien chef de Cabinet de l’ancien premier ministre Dominique de Villepin dont certains voient au Quai d’Orsay. Il a démenti cette information.

Les pronostics sont donc ouverts mais, le favori semble être Alain Juppé, de plus en plus proche de Nicolas Sarkozy, son ancien rival au RPR (UMP actuel) et à la Magistrature suprême. Ce dernier, actuel ministre d’état de la Défense, a surpris son monde ces derniers temps, en axant essentiellement son discours sur les affaires étrangères, laissant le secteur de la Défense vacant, alors qu’un soldat français vient de disparaître en Afghanistan.

Bye bye Michèle !




Michele Alliot Marie25022011
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Sarko « la poisse »

Pas besoin d’être superstitieux pour se poser la question : Notre autocrate présidentiel porterait-il la poisse à ceux qu’il soutient ou qu’il a soutenus?

Serait-il un chat noir ?

En effet, si l’on regarde l’actualité de plus près, on constate que nombreux sont ceux que le chef de l’état a  soutenus dont le destin a basculé.

En septembre 2007, l’équipe de France de basket pourtant généralement brillante  est soutenue par Sarközy en personne.

Résultat, ils sont battus à plate couture. lien

Lors des jeux olympiques d’été, à Pékin 2008, malgré les pressions citoyennes qui souhaitaient que la France ne soit pas représentée par le chef de l’état, celui-ci s’y est rendu malgré tout.

Résultat la France obtient la 8ème place.

Lors de la coupe du monde de rugby, l’équipe de France généralement performante, est défendue par Sarközy : résultat, nos rugbymen obtiennent la pire des places, la 4ème.

En 2007, un petit français fait des merveilles sur le tour de France, il s’appelle Christophe Moreau.

Il occupait alors la 3ème place.

Un journaliste demande alors au président le nom de son champion ?

Sans hésitation, le supporter présidentiel déclare : « c’est Christophe Moreau ». lien

A peine a-t-il fait cette courageuse déclaration que le champion fait une chute lui faisant perdre tout espoir de gagner le tour, il et se retrouve empêtré dans une affaire de dopage. lien

Question foot, ce n’est pas mieux.

Depuis qu’il déclare à qui veut l’entendre que son club préféré est le « Paris st Germain » allant même jusqu’à donner des directives au président du club (lien) réultat : le club accumule les contre performances. lien

Pour le mondial de foot, il soutient la candidature des bleus…on connait la suite. lien

Mais quittons le domaine des sports, pour celui des « artistes ».

Dans ce domaine, c’est assez  contreproductif pour un artiste de s’afficher avec le chef de l’état.

Regardez Johnny par exemple: Il a soutenu Sarkozy lors de la campagne de 2007. lien

Depuis, tous les malheurs du monde se sont abattus sur lui. lien

Enrico Macias a vu sa popularité s’effondrer, et  Faudel regrette amèrement de s’être impliqué : après avoir perdu une partie de son public, il a déclaré : « j’ai cru au père Noël ». lien

Gilbert Montagné ne manque pas de clairvoyance, puisqu’il vient de démissionner de son poste à l’UMP. lien

Doc Gynéco, depuis qu’il s’est dit l’ami du petit prez, accumule les mauvaises surprises, et n’a plus vraiment la cote : il s’est fait huer et caillasser alors qu’il donnait un concert à Genève, et a été condamné pour ne pas avoir payé ses impôts lien

Du monde du spectacle à celui de la politique, il n’y a qu’un pas.

A peine le chef de l’état français s’est-il rangé aux cotés de Bush qu’Obama se fait élire. lien

En Afrique du Nord, tous les tyrans dont Sarközy est allé serrer la main connaissent des jours difficiles.

Lors de son voyage présidentiel en Tunisie en 2008, Nicolas Sarközy a déclaré : « certains observateurs sont bien sévères avec la Tunisie, qui développe sur tant de points l’ouverture et la tolérance ». vidéo

Le chef de l’état s’affiche avec Ben Ali, dont il dit être l’ami, et le félicite lors de sa réélection en 2009 « lui souhaitant succès et réussite pour son nouveau mandat». lien

Résultat, 15 mois après, le dictateur a perdu son trône, et on peut lire sur ce lien le récit de ses derniers jours de pouvoir.

Allons en Egypte.

En 2008, lors du diner autour de l’union méditerranéenne, qui, rappelons le, à couté aux contribuables français une note salée : plus de 5000 euros par invité, notre président visionnaire a affirmé :

«  Nous connaissons tous le poids de l’Egypte, son rôle éminent de sage de la région qu’est celui de Mr Moubarak ». lien

Aujourd’hui Moubarak a été chassé par son peuple. lien

De l’Egypte, passons en Lybie.

Tout le monde se souvient de l’accueil triomphal qu’a proposé notre autocrate présidentiel au dictateur Libyen lors d’un voyage récent, se faisant à l’occasion humilier par celui-ci.

Il avait assuré avoir évoqué avec le despote syrien la question des « droits de l’homme », ce que Kadhafi à démenti publiquement, devant l’intéressé et devant toute la presse. lien

Depuis le dictateur libyen, contesté par son peuple, est devenu fou et n’hésites pas à faire tirer sur celui-ci à l’arme lourde. lien

Avec Bouteflika, le despote algérien, le soutien présidentiel français ne s’est pas démenti, jusqu’à présent.

Lors qu’il était ministre de l’intérieur, il n’a cessé de tarir d’éloges pour le président algérien, qui, dit-il, a été « la part déterminante qu’il a prise dans son succès »

C’était à l’occasion de sa gaffe du « nettoyage au karcher », et Sarkozy avait peur de perdre les voix des immigrés qui, à quelques mois de la présidentielle, pouvait peser lourd dans la balance. lien

Bouteflika est aujourd’hui dans la tourmente que l’on sait, et ne réussit à garder provisoirement le pouvoir que grâce à ses forces spéciales, armées d’ailleurs par la France. lien

On se souvient qu’en décembre dernier notre couple présidentiel était allé passer leur Noël au Maroc.

Il s’est entretenu avec le roi Mohammed VI, mais rien n’a filtré du contenu. lien

Toujours est-il que le peuple marocain est aujourd’hui dans la rue. lien

Pour la Côte d’Ivoire ce n’est pas mieux.

Après avoir soutenu mordicus Laurent Gbagbo, (lien) Sarkozy se trouve obligé de changer de position à 180° et de soutenir l’élu Ivoirien Ouatara (lien) ce qui n’est peut-être pas une bonne nouvelle pour Alassane.

On a beau ne pas être superstitieux, çà commence à faire beaucoup.

En 2007 Nicolas Sarkozy est élu : quelques semaines après, c’est la crise mondiale, la croissance s’écroule, le chômage augmente, les ministres accumulent les casseroles, les conflits d’intérêt pleuvent, les gaffes s’ajoutent aux gaffes, et les décisions contre-productives font sortir les français dans la rue.

On se souvient du salon de l’agriculture de 2007, lors duquel un français avait refusé de serrer la main du chef de l’état, et qui lui avait valu le maintenant célèbre « casse toi pov’con ».

Ce français était-il superstitieux ?

En tout cas la phrase sarkozyste a fait flores puisque tous les peuples outre-méditerranée l’utilisent pour chasser leurs dictateurs.

Car comme dit mon vieil ami africain :

« Si tu ne connais pas le village, tu y épouses la sorcière ».

L’image illustrant l’article provient de « caneton.fr »

Sarko « la poisse »

Pas besoin d’être superstitieux pour se poser la question : Notre autocrate présidentiel porterait-il la poisse à ceux qu’il soutient ou qu’il a soutenus ?

Serait-il un chat noir ?

En effet, si l’on regarde l’actualité de plus près, on constate que nombreux sont ceux que le chef de l’état a soutenus dont le destin a basculé.

En septembre 2007, l’équipe de France de basket pourtant généralement brillante est soutenue par Sarközy en personne.

Résultat, ils sont battus à plate couture. lien

Lors des jeux olympiques d’été, à Pékin 2008, malgré les pressions citoyennes qui souhaitaient que la France ne soit pas représentée par le chef de l’état, celui-ci s’y est rendu malgré tout.

Résultat la France obtient la 8ème place.

Lors de la coupe du monde de rugby, l’équipe de France généralement performante, est défendue par Sarközy : résultat, nos rugbymen obtiennent la pire des places, la 4ème.

En 2007, un petit français fait des merveilles sur le tour de France, il s’appelle Christophe Moreau.

Il occupait alors la 3ème place.

Un journaliste demande alors au président le nom de son champion ?

Sans hésitation, le supporter présidentiel déclare : « c’est Christophe Moreau ». lien

A peine a-t-il fait cette courageuse déclaration que le champion fait une chute lui faisant perdre tout espoir de gagner le tour, il et se retrouve empêtré dans une affaire de dopage. lien

Question foot, ce n’est pas mieux.

Depuis qu’il déclare à qui veut l’entendre que son club préféré est le « Paris st Germain » allant même jusqu’à donner des directives au président du club (lien) résultat : le club accumule les contre performances. lien

Pour le mondial de foot, il soutient la candidature des bleus…on connait la suite. lien

Mais quittons le domaine des sports, pour celui des « artistes ».

Dans ce domaine, c’est assez contreproductif pour un artiste de s’afficher avec le chef de l’état.

Regardez Johnny par exemple : Il a soutenu Sarkozy lors de la campagne de 2007. lien

Depuis, tous les malheurs du monde se sont abattus sur lui. lien

Enrico Macias a vu sa popularité s’effondrer, et Faudel regrette amèrement de s’être impliqué : après avoir perdu une partie de son public, il a déclaré : «  j’ai cru au père Noël ». lien

Gilbert Montagné ne manque pas de clairvoyance, puisqu’il vient de démissionner de son poste à l’UMP. lien

Renaud, qui avait soutenu lui aussi Sarközi en 2007, connait des moments difficiles, et ne tient pas la grande forme. lien

Doc Gynéco, depuis qu’il s’est dit l’ami du petit prez, accumule les mauvaises surprises, et n’a plus vraiment la cote : il s’est fait huer et caillasser alors qu’il donnait un concert à Genève, et a été condamné pour ne pas avoir payé ses impôts lien

Du monde du spectacle à celui de la politique, il n’y a qu’un pas.

A peine le chef de l’état français s’est-il rangé aux cotés de Bush qu’Obama se fait élire. lien

En Afrique du Nord, tous les tyrans dont Sarközy est allé serrer la main connaissent des jours difficiles.

Lors de son voyage présidentiel en Tunisie en 2008, Nicolas Sarközy a déclaré : « certains observateurs sont bien sévères avec la Tunisie, qui développe sur tant de points l’ouverture et la tolérance ». vidéo

Le chef de l’état s’affiche avec Ben Ali, dont il dit être l’ami, et le félicite lors de sa réélection en 2009 « lui souhaitant succès et réussite pour son nouveau mandat ». lien

Résultat, 15 mois après, le dictateur a perdu son trône, et on peut lire sur ce lien le récit de ses derniers jours de pouvoir.

Allons en Egypte.

En 2008, lors du diner autour de l’union méditerranéenne, qui, rappelons le, a couté aux contribuables français une note salée : plus de 5000 euros par invité, notre président visionnaire a affirmé :

« Nous connaissons tous le poids de l’Egypte, son rôle éminent de sage de la région qu’est celui de Mr Moubarak ». lien

Aujourd’hui Moubarak a été chassé par son peuple. lien

De l’Egypte, passons en Lybie.

Tout le monde se souvient de l’accueil triomphal qu’a proposé notre autocrate présidentiel au dictateur Libyen lors d’un voyage récent, se faisant à l’occasion humilier par celui-ci.

Il avait assuré avoir évoqué avec le despote syrien la question des « droits de l’homme », ce que Kadhafi à démenti publiquement, devant l’intéressé et devant toute la presse. lien

Depuis le dictateur libyen, contesté par son peuple, est devenu fou et n’hésite pas à faire tirer sur celui-ci à l’arme lourde. lien

Avec Bouteflika, le despote algérien, le soutien présidentiel français ne s’est pas démenti, jusqu’à présent.

Lors qu’il était ministre de l’intérieur, il n’a cessé de tarir d’éloges pour le président algérien, qui, dit-il, a été « la part déterminante qu’il a prise dans son succès »

C’était à l’occasion de sa gaffe du « nettoyage au karcher », et Sarkozy avait peur de perdre les voix des immigrés qui, à quelques mois de la présidentielle, pouvait peser lourd dans la balance. lien

Bouteflika est aujourd’hui dans la tourmente que l’on sait, et ne réussit à garder provisoirement le pouvoir que grâce à ses forces spéciales, armées d’ailleurs par la France. lien

On se souvient qu’en décembre dernier notre couple présidentiel était allé passer leur Noël au Maroc.

Il s’est entretenu avec le roi Mohammed VI, mais rien n’a filtré du contenu. lien

Toujours est-il que le peuple marocain est aujourd’hui dans la rue. lien

Pour la Côte d’Ivoire ce n’est pas mieux.

Après avoir soutenu mordicus Laurent Gbagbo, (lien) Sarkozy se trouve obligé de changer de position à 180° et de soutenir l’élu Ivoirien Ouatara (lien) ce qui n’est peut-être pas une bonne nouvelle pour Alassane.

On a beau ne pas être superstitieux, ça commence à faire beaucoup.

En 2007 Nicolas Sarkozy est élu : quelques semaines après, c’est la crise mondiale, la croissance s’écroule, le chômage augmente, les ministres accumulent les casseroles, les conflits d’intérêt pleuvent, les gaffes s’ajoutent aux gaffes, et les décisions contre-productives font sortir les français dans la rue.

On se souvient du salon de l’agriculture de 2007, lors duquel un français avait refusé de serrer la main du chef de l’état, et qui lui avait valu le maintenant célèbre « casse toi pov’con ».

Ce français était-il superstitieux ?

En tout cas la phrase sarkozyste a fait flores puisque tous les peuples outre-méditerranée l’utilisent pour chasser leurs dictateurs.

Car comme dit mon vieil ami africain :

« Si tu ne connais pas le village, tu y épouses la sorcière ».

L’image illustrant l’article provient de « caneton.fr »

Ben Ali serait mort et Moubarak mal en point !

Selon nos informations, l’ancien président Ben Ali serait mort et les autorités saoudiennes sont en négociation avec les tunisiennes pour qu’il soit enterré en Tunisie. Dans le même ordre d’idées, de nouvelles informations semblent confirmer les rumeurs circulant il y a quelques jours sur l’état de santé du président Hosni Moubarak. Ce dernier n’a pas quitté l’Egypte et refuse d’être transféré dans un hôpital en Allemagne et veut donc mourir à Sharm el-Sheikh, dans sa villa.

Hosni Moubarak mourant, Ben Ali « mort » ou dans le coma de suite d’une attaque cérébrale, il faut avouer que le pouvoir maintien en vie, ou du moins le travail fait vivre. Dans les cercles proches de Ben Ali, il est annoncé que l’ancien président vit un véritable calvaire à Djeddah, en Arabie Saoudite. Certains ont laissé entendre que c’est Leila, son épouse qui n’a cessé de le martyriser depuis leur arrivée en Arabie Saoudite, qui a finalement quitté le palais pour se rendre en Libye….définitivement en le quittant. Il n’aurait pas supporté ce lâchage.

Triste fin donc pour les présidents déchus Moubarak et Ben Ali.  Pour le premier qui veut mourir dignement, considéré jusque là en Egypte comme un héros de la guerre et qui avait consacré une grande partie de sa vie à la défense de son pays, et le second qui a donné une place de marque à la femme arabe en combattant l’islamisme, le destin a frappé très fort. Leur gouvernance a été émaillé de trop d’abus: gabegie, népotisme, torture, enrichissement illicite, police de la pensée etc. On ne peut se plaindre de leur chute.

Affaire à suivre !

Ben Ali serait mort et Moubarak mal en point !

Selon nos informations, l’ancien président Ben Ali serait mort et les autorités saoudiennes sont en négociation avec les tunisiennes pour qu’il soit enterré en Tunisie. Dans le même ordre d’idées, de nouvelles informations semblent confirmer les rumeurs circulant il y a quelques jours sur l’état de santé du président Hosni Moubarak. Ce dernier n’a pas quitté l’Egypte et refuse d’être transféré dans un hôpital en Allemagne et veut donc mourir à Sharm el-Sheikh, dans sa villa.

Hosni Moubarak mourant, Ben Ali « mort » ou dans le coma de suite d’une attaque cérébrale, il faut avouer que le pouvoir maintien en vie, ou du moins le travail fait vivre. Dans les cercles proches de Ben Ali, il est annoncé que l’ancien président vit un véritable calvaire à Djeddah, en Arabie Saoudite. Certains ont laissé entendre que c’est Leila, son épouse qui n’a cessé de le martyriser depuis leur arrivée en Arabie Saoudite, qui a finalement quitté le palais pour se rendre en Libye….définitivement en le quittant. Il n’aurait pas supporté ce lâchage.

Triste fin donc pour les présidents déchus Moubarak et Ben Ali.  Pour le premier qui veut mourir dignement, considéré jusque là en Egypte comme un héros de la guerre et qui avait consacré une grande partie de sa vie à la défense de son pays, et le second qui a donné une place de marque à la femme arabe en combattant l’islamisme, le destin a frappé très fort. Leur gouvernance a été émaillé de trop d’abus: gabegie, népotisme, torture, enrichissement illicite, police de la pensée etc. On ne peut se plaindre de leur chute.

Affaire à suivre !

Diagana sérieusement blessé dans un accident

 

Stéphane Diagana a été victime d’un accident de la route (Panoramic)

L’ancien champion du monde du 400m haies, Stéphane Diagana, a été gravement blessé dans un accident à vélo. Le pronostic vital n’est pas engagé. 

L’ancien champion du monde d’athlétisme, Stéphane Diagana, a été grièvement blessé ce vendredi dans les Alpes-Maritimes à Vence. Alors qu’il circulait à vélo, Diagana a effectué une lourde chute sur les routes du col de Vence en fin d’après-midi. L’ancien athlète, premier champion du monde de l’athlétisme français (en 1997 sur 400m haies), a d’abord été évacué par hélicoptère.

Pronostic vital pas engagé

Âgé de 41 ans, Stéphane Diagana a été hospitalisé à Nice dès vendredi soir et pris en charge par le service médical de l’hôpital Saint-Roch. Placé en réanimation, il souffre de traumatismes crânien et facial graves, mais n’a pas perdu connaissance. «Stéphane est en observation à Nice, a déclaré le président de la Fédération d’athlétisme, Bernard Amsalem à nos confrères d‘Infosport. Il est conscient et doit subir des examens et un scanner pour en savoir plus sur ses lésions». «Son état est sérieux mais stabilisé», a précisé le CHU de Nice en soirée, alors qu’il entrait au bloc opératoire. Le pronostic vital du natif de Sainte-Affrique n’est ainsi pas engagé.

«Sa vie n’est pas en danger. Les médecins m’ont dit qu’il avait pas mal de fractures et que le visage était touché. L’hôpital n’a pas voulu m’en dire plus. Il a eu une collision avec une voiture dans la descente du col de Vence. Il était conscient car il a demandé aux pompiers d’appeler la jeune fille au pair afin qu’elle récupère nos enfants à l’école», a confié sa femme Odile Lesage auprès de RMC. Consultant pour France Télévisions, Diagana avait pris sa retraite sportive en 2004 avant d’être élu à la présidence de la Ligue Nationale d’Athletisme (LNA).

Source: Sport24.com

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Diagana sérieusement blessé dans un accident

 

Stéphane Diagana a été victime d’un accident de la route (Panoramic)

L’ancien champion du monde du 400m haies, Stéphane Diagana, a été gravement blessé dans un accident à vélo. Le pronostic vital n’est pas engagé. 

L’ancien champion du monde d’athlétisme, Stéphane Diagana, a été grièvement blessé ce vendredi dans les Alpes-Maritimes à Vence. Alors qu’il circulait à vélo, Diagana a effectué une lourde chute sur les routes du col de Vence en fin d’après-midi. L’ancien athlète, premier champion du monde de l’athlétisme français (en 1997 sur 400m haies), a d’abord été évacué par hélicoptère.

Pronostic vital pas engagé

Âgé de 41 ans, Stéphane Diagana a été hospitalisé à Nice dès vendredi soir et pris en charge par le service médical de l’hôpital Saint-Roch. Placé en réanimation, il souffre de traumatismes crânien et facial graves, mais n’a pas perdu connaissance. «Stéphane est en observation à Nice, a déclaré le président de la Fédération d’athlétisme, Bernard Amsalem à nos confrères d‘Infosport. Il est conscient et doit subir des examens et un scanner pour en savoir plus sur ses lésions». «Son état est sérieux mais stabilisé», a précisé le CHU de Nice en soirée, alors qu’il entrait au bloc opératoire. Le pronostic vital du natif de Sainte-Affrique n’est ainsi pas engagé.

«Sa vie n’est pas en danger. Les médecins m’ont dit qu’il avait pas mal de fractures et que le visage était touché. L’hôpital n’a pas voulu m’en dire plus. Il a eu une collision avec une voiture dans la descente du col de Vence. Il était conscient car il a demandé aux pompiers d’appeler la jeune fille au pair afin qu’elle récupère nos enfants à l’école», a confié sa femme Odile Lesage auprès de RMC. Consultant pour France Télévisions, Diagana avait pris sa retraite sportive en 2004 avant d’être élu à la présidence de la Ligue Nationale d’Athletisme (LNA).

Source: Sport24.com

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Oiseaux et poissons morts, un début d’explication

N’en jetez plus, la cour est pleine !

Depuis quelques temps, des chutes inexpliquées d’oiseaux se produisent aux quatre coins du monde.

Des poissons meurent par milliers

Les explications hasardeuses proposées ici ou là ne sont pas réellement convaincantes.

En Arkansas, à Beebe, environ 5000 oiseaux, des carouges à épaulette, tombent du ciel un peu avant minuit le soir du 31 décembre. vidéo et vidéo

A 160 km de là, près de la ville d’Ozark, entre 80 000 et 100 000 poissons sont morts (des poissons tambour ocellé) en même temps.

Le 26 décembre, des dizaines de poissons sont morts dans un lac, à Port au Prince. lien

Le 31 décembre 2010, des centaines de poissons ont été trouvés morts, (des brèmes, des carpes, des gardons) dans une marina, à Goytre Wharf, en Angleterre (Galles du Sud). lien

Le même jour, 150 tonnes de poissons d’élevage, ont été trouvés morts dans le district de Cao Lanh au Vietnam : d’après Vu Thi Nhung, de la division de protection de l’environnement, leur mort serait due aux marées…  lien

Le 2 janvier, au Chili, 1500 puffins fuligineux tombent du ciel sur une zone de 10 km, entre les comtés de Mema et de Colmo Yao. vidéo

Le 4 janvier, 500 étourneaux et carouges à épaulette sont retrouvés morts sur le sol dans la commune de Pointe Coupée, à 300 km à l’est de Beebe en Louisiane. lien

Le 4 janvier 2011, 100 tonnes de poissons ont été trouvés morts sur les cotes de Paraná, au Brésil. lien

A Falköping, près de Göteborg, en Suède, entre 50 et 100 choucas des tours sont trouvés morts sur une route, à l’entrée de la ville. lien

Sur les rives du lac de Maine, à Angers, des centaines de poissons morts ont été découverts le 3 janvier 2011.

D’après des « experts » de « l’ablette angevine », cela serait du à une brusque chute de température, et cela serait arrivé l’été précédent. lien

Paul Slota, porte-parole de l’USGS (United states géological survey) se veut rassurant, en rappelant que ce n’est pas si inhabituel, puisque d’après lui, 16 événements similaires se sont produits au cours de ces 30 dernières années, provoquant la mort simultanée d’au moins 1000 oiseaux. lien

Une expertise réalisée le 3 janvier dernier sur 17 des milliers d’oiseaux morts à Beebe serait du à une hémorragie interne, ce qui n’explique pas grand-chose, car l’intérêt serait de savoir ce qui a provoqué cette hémorragie.

Le docteur Georges Badley affirme qu’ils sont morts en l’air, et non pas de l’impact au sol.

Il pense que les oiseaux seraient morts peut-être de peur.

« J’ai entendu les carouges voltiger dans tous les sens, entendu leur battements d’aile et heurter des obstacles » lien

Mais l’ornithologue, Karen Rowe, n’exclut pas que ce traumatisme ait été provoqué par la chute de l’oiseau. lien

Pour les poissons, l’hypothèse d’une maladie a été retenue, mais elle ne fait pas l’unanimité.

Contre toute attente, loin des explications évasives suggérant l’implication improbable de « feux d’artifices », un autre scénario vient de voir le jour.

En Arkansas, un assistant spécial du secrétariat de l’armée de l’air, un certain John P. Wheeler a produit un rapport expliquant qu’à la suite d’expérimentation de gaz toxique, des milliers de poissons et d’oiseaux étaient morts.vidéo

Il s’était fait engager comme consultant à la Mitre Corporation, entreprise qui gère entre autre la sécurité dans l’espace aérien. lien

Ce sont des avions de « Little rock air force  base » qui ont, d’après lui, procédé à une pulvérisation aérienne, en utilisant des armes chimiques provenant de l’arsenal de Pine Bluff, en Arkansas. lien

Reste à savoir si cette pulvérisation était accidentelle, ou volontaire ?

Le gaz utilisé serait du phosgène, gaz que les militaires américains auraient utilisé en Irak. lien

Wheeler a été retrouvé assassiné, son corps gisait dans une décharge. lien

Cela résoudrait donc l’énigme concernant les milliers de carouges à épaulette de l’Arkansas, ainsi que ceux de Pointe Coupée, ainsi que celle concernant les 100 000 poissons morts à Ozark.

Mais pour les autres cas, les 100 tonnes de poissons morts au Brésil, les choucas des tours de Göteborg, les poissons morts d’Angers, les 1500 Puffins fuligineux du Chili, et les poissons d’élevages vietnamiens, ceux de Port au Prince, ou de Goytre Wharf, il n’y a pour l’instant aucune explication.

Une autre question peut être posée :

Pourquoi une seule espèce d’oiseau, (caroube à épaulette) et une seule espèce de poisson (poisson tambour ocellé) a-t-elle été concernée ?

Décidemment cette année 2011 commence de bien curieuse façon, car comme dit mon vieil ami africain :

« le meilleur ennemi de l’homme, c’est l’homme ».

L’image illustrant l’article provient de « habboretroweb.net »

Oiseaux et poissons morts, un début d’explication ?

N’en jetez plus, la cour est pleine !

Depuis quelques temps, des chutes inexpliquées d’oiseaux se produisent aux quatre coins du monde.

Des poissons meurent par milliers

Les explications hasardeuses proposées ici ou là ne sont pas réellement convaincantes.

En Arkansas, à Beebe, environ 5000 oiseaux, des carouges à épaulette, tombent du ciel un peu avant minuit le soir du 31 décembre. vidéo et vidéo

A 160 km de là, près de la ville d’Ozark, entre 80 000 et 100 000 poissons sont morts (des poissons tambour ocellé) en même temps.

Le 26 décembre, des dizaines de poissons sont morts dans un lac, à Port au Prince. lien

Le 31 décembre 2010, des centaines de poissons ont été trouvés morts, (des brèmes, des carpes, des gardons) dans une marina, à Goytre Wharf, en Angleterre (Galles du Sud). lien

Le même jour, 150 tonnes de poissons d’élevage, ont été trouvés morts dans le district de Cao Lanh au Vietnam : d’après Vu Thi Nhung, de la division de protection de l’environnement, leur mort serait due aux marées… lien

Le 2 janvier, au Chili, 1500 puffins fuligineux tombent du ciel sur une zone de 10 km, entre les comtés de Mema et de Colmo Yao. vidéo

Le 4 janvier, 500 étourneaux et carouges à épaulette sont retrouvés morts sur le sol dans la commune de Pointe Coupée, à 300 km à l’est de Beebe en Louisiane. lien

Le 4 janvier 2011, 100 tonnes de poissons ont été trouvés morts sur les cotes de Paraná, au Brésil. lien

A Falköping, près de Göteborg, en Suède, entre 50 et 100 choucas des tours sont trouvés morts sur une route, à l’entrée de la ville. lien

Sur les rives du lac de Maine, à Angers, des centaines de poissons morts ont été découverts le 3 janvier 2011.

D’après des « experts » de « l’ablette angevine », cela serait du à une brusque chute de température, et cela serait arrivé l’été précédent. lien

Paul Slota, porte-parole de l’USGS (United states géological survey) se veut rassurant, en rappelant que ce n’est pas si inhabituel, puisque d’après lui, 16 événements similaires se sont produits au cours de ces 30 dernières années, provoquant la mort simultanée d’au moins 1000 oiseaux. lien

Une expertise réalisée le 3 janvier dernier sur 17 des milliers d’oiseaux morts à Beebe serait du à une hémorragie interne, ce qui n’explique pas grand-chose, car l’intérêt serait de savoir ce qui a provoqué cette hémorragie.

Le docteur Georges Badley affirme qu’ils sont morts en l’air, et non pas de l’impact au sol.

Il pense que les oiseaux seraient morts peut-être de peur.

« J’ai entendu les carouges voltiger dans tous les sens, entendu leur battements d’aile et heurter des obstacles » lien

Mais l’ornithologue, Karen Rowe, n’exclut pas que ce traumatisme ait été provoqué par la chute de l’oiseau. lien

Pour les poissons, l’hypothèse d’une maladie a été retenue, mais elle ne fait pas l’unanimité.

Contre toute attente, loin des explications évasives suggérant l’implication improbable de « feux d’artifices », un autre scénario vient de voir le jour.

En Arkansas, un assistant spécial du secrétariat de l’armée de l’air, un certain John P. Wheeler a produit un rapport expliquant qu’à la suite d’expérimentation de gaz toxique, des milliers de poissons et d’oiseaux étaient morts.vidéo

Il s’était fait engager comme consultant à la Mitre Corporation, entreprise qui gère entre autre la sécurité dans l’espace aérien. lien

Ce sont des avions de « Little rock air force base » qui ont, d’après lui, procédé à une pulvérisation aérienne, en utilisant des armes chimiques provenant de l’arsenal de Pine Bluff, en Arkansas. lien

Reste à savoir si cette pulvérisation était accidentelle, ou volontaire ?

Le gaz utilisé serait du phosgène, gaz que les militaires américains auraient utilisé en Irak. lien

Wheeler a été retrouvé assassiné, son corps gisait dans une décharge. lien

Cela résoudrait donc l’énigme concernant les milliers de carouges à épaulette de l’Arkansas, ainsi que ceux de Pointe Coupée, ainsi que celle concernant les 100 000 poissons morts à Ozark.

Mais pour les autres cas, les 100 tonnes de poissons morts au Brésil, les choucas des tours de Göteborg, les poissons morts d’Angers, les 1500 Puffins fuligineux du Chili, et les poissons d’élevages vietnamiens, ceux de Port au Prince, ou de Goytre Wharf, il n’y a pour l’instant aucune explication.

Une autre question peut être posée :

Pourquoi une seule espèce d’oiseau, (caroube à épaulette) et une seule espèce de poisson (poisson tambour ocellé) a-t-elle été concernée ?

Décidemment cette année 2011 commence de bien curieuse façon, car comme dit mon vieil ami africain :

« le meilleur ennemi de l’homme, c’est l’homme ».

L’image illustrant l’article provient de « habboretroweb.net »

Les souliers d’beu(12) En route pour la Baie des Puants!

  En route pour la baie des puants.

         Un changement drastique du climat se produit le surlendemain de l’arrivée des groupes Lefebvre à Makinac.  La température chute d’un seul coup, autour de 15 degré sous zéro.  La nature se fige soudainement.  Il est maintenant impossible de voyager en canot.  La glace encore mince déchirerait leur écorce.  Au fort de Michilimakinac, le drapeau français est porté en berne, Langlade ne veut pas qu’on l’enlève.  Il flottera sur ce fort jusqu’à sa remise aux Anglais, vraisemblablement au printemps.  Une semaine et demie suivant l’arrivée de nos voyageurs, les glaces épaississent et deviennent suffisamment solides pour pouvoir traverser les rivières à pieds sans risque qu’elle défonce sous la charge. 

        Quelques couvertures de laine sont converties en manteaux d’hiver, mais la plupart des coureurs de bois préfèrent des capots de poils; soit d’orignal ou d’ours.  Ils se sont fabriqué des grands mocassins qui montent aux genoux et plusieurs chaussent en plus des « bas de lièvres » gardant ainsi leurs pieds bien au chaud.

        Le tressage de raquettes occupe les chasseurs pendant quelques jours, et chacun fabrique la paire du modèle qu’il préfère.  Voici les modèles qui sont confectionnés habituellement :

Tiré du livre de Paul Provencher, le dernier des coureurs de bois.

         Les raquettes préférées des voyageurs de la région sont les « pattes d’ours » à cause de leur maniabilité sur terrains plats.  Ils fabriquent également quelques « traînes sauvages » en écorce de bouleau, qui serviront au transport de bagages.

 

              Langlade, la veille du départ, envoya un groupe d’indien, pour « battre la piste » dans près de deux pieds de neige tombé quelques jours auparavant.  Déjà nos trappeurs avaient capturé plusieurs castors.  Les peaux sont grattées et tendues sur des cerceaux pour le séchage.

 

                Ensuite, elles sont réunies en « ballots » et se retrouvent maintenant bien ficelées sur les traînes sauvages.  La récolte est assez bonne durant les premières semaines.  Ils démolissent plusieurs « cabanes de castors » en prenant soin de toujours en laisser au moins une ou deux intactes sur chaque site, pour assurer la reproduction.  Une fois une cabane démolie, il devient facile aux chasseurs d’occire les castors et de récupérer la fourrure.  On ne manquait pas de prélever également les « tondreux » et les « huileux ».  Deux glandes du castor qui servent à appâter les pièges.  On rafle aussi les queues de castor, un met apprécié chez les hommes des bois.

            L’équipement du coureur de bois est assez rudimentaire.  Les mieux pourvus portent un attirail un peu semblable à ce qu’on voit sur la photo ci-contre.  Les « chefs de groupes » tiennent, en plus, un livre de compte, quand ils savent lire et écrire. 

             Le voyage vers le poste de la Baie des Puants s’effectue en deux jours.  Langlade, qui les accompagne pour revenir chez lui, invite Michel et Nicolas à y résider.  Ces derniers rencontrent Charlotte Bourassa, son épouse depuis le 12 août 1754.  Il est notoire dans la région que, durant plusieurs années, Charlotte avait une peur bleue des sauvages.  Un jour que Langlade recevait des indiens dans sa résidence; Charlotte, sortant de sa chambre, prend panique en les apercevant.  Tous les sauvages se retrouvaient assis autour de la table, sauf un, debout, près de la porte de la chambre.  Saisissant un couteau, elle agrippe l’indien à la gorge et s’écrie : - Toé, t’es mort !  Et elle tente de le poignarder.  Les autres indiens éclatent de rire et Langlade dit calmement: « -Qu’est-ce que tu fais-là, ma femme ?  Retourne un peu dans ta chambre pendant que je reçois ces messieurs. »

            Ça lui prit plusieurs années pour s’habituer à la présence des sauvages.  À l’époque dont nous parlons, ses peurs sont maîtrisées et elle vit heureuse avec son mari, parmi les indiens qu’il côtoie constamment.

           Fin février, les groupes de Michel et de Nicolas ont accumulé soixante ballots de fourrures.  Michel prévoit descendre à New York, au printemps, pour vendre sa marchandise et rapporter le nécessaire au troc avec les indiens.  Il est évidemment plus facile de faire du troc que de trapper les fourrures soi-même.

          En face de chez Langlade, l’autre bord de la rivière, les gars ont terminé la construction d’une grande bicoque en bois rond sur l’ancien site du fort abandonné qui leur sert maintenant de logis.  Ils ont emprunté du matériel sur les vestiges de l’ancien poste de traite pour la construire.  Ils ont maçonné un âtre assez imposant pour en assurer le confort à l’intérieur de l’habitation.  Les deux Lefebvre logent maintenant avec leurs hommes.

        Le jeune Simon Frenet devient un coureur de bois accompli, en se faisant ami avec quelques indiens. Ils lui enseignent toutes leurs astuces de survie en forêt.  La plupart du temps, LaMouette trappe avec Simon et ses indiens.  Lapointe, Morissette et LaPlume travaillent avec Michel, tandis que Nicolas chasse avec ses hommes à lui. 

       Tout ce beau monde mette le cœur à l’ouvrage et la réserve de peaux s’accroît constamment.  C’est grâce à Langlade si nos trappeurs se font concéder un territoire de trappe par les indiens.  Il leur aurait été dangereux de trapper n’importe où, car chacun des sauvages avait sa « ligne de trappe » et son territoire propre. Ce qui est plus sécuritaire de respecter, on le comprend facilement.

        Durant l’hiver, ils entreprennent aussi la fabrication de deux nouveaux canots pour faire le voyage vers New York. À la fin mars, tout est paré pour le départ.  Ils ont 130 ballots de fourrures à transporter.  Ils font leurs adieux à Langlade et aux autres trappeurs de la région, leur promettant de revenir l’année prochaine… ou la suivante.

        La troupe de onze voyageurs se lancent sur la Baie des Puants le 4 avril 1761 au lever du jour.  Ils parviennent à la rivière Oswego, à l’autre bout du lac Ontario, sans problèmes.  Les soldats anglais laissent voyager les trappeurs sans les embêter.  Nos compères remontent, alors, la rivière Oswego jusqu’au lac Oneida.  Ensuite ils marchent plusieurs portages qui les conduisent à la rivière Mohawk. Celle-ci les mène jusqu’au fleuve Hudson où sont installés les comptoirs d’Albany.  Michel vend la moitié des ballots de fourrures sur place.  Il distribue ensuite les parts dues à ceux qui veulent retourner tout de suite aux Grands Lacs.  Les autres, incluant Michel et Nicolas, descendent jusqu’à New York où ils marchandent le reste de la cargaison.

       Chacun des coureurs de bois est réjoui par l’argent qu’il a en poche.  Simon Frenet se fait reconnaître comme un homme prudent et économe (on ne répètera pas pourquoi, ici, encore une fois), car après avoir acheté le nécessaire pour la trappe de l’année suivante, on ne parvint pas à lui faire dépenser un écu de plus.  Michel se procure plusieurs pièges en métal et quelques outils qui lui semblent indispensables. Il économise l’excédent, suivant l’exemple de FrenetNicolas, lui, ne parvient à conserver que deux écus à la fin de son périple à New York.  On doit avouer qu’il y mène grande vie pendant quelque temps.  Il parade en habits neufs, et se procure, entre autre, deux pistolets à crosse de nacre, encore plus beaux que ceux de Langlade, à crosse d’argent.  Il comptait bien éveiller des jalousies chez les trappeurs avec ses deux pistolets.

        Michel visite également, le Capitaine Dubois où il rencontre Marie Louise, la sœur du militaire, portant le même nom qu’une première fille de la famille, morte en bas âge.  Honoré Dubois de la Miltière avait été fait prisonnier en 1759 par des indiens Agniers, amené à New York où, par la suite, il choisit de demeurer.  Michel et Nicolas furent très bien reçus.  Marie Louise se montra très intéressée par le jeune Lefebvre.

       Au mois de juin, tout le groupe suit Michel qui veut visiter les territoires du fleuve Susquehanna.

 La Susquehanna

        Les premiers colons de la région étaient des Suédois arrivés en 1627.  Ils achetèrent du territoire aux indiens Delawares pour s’implanter.   Les Hollandais veulent ensuite s’en approprier en y faisant des massacres. Les Anglais prennent finalement possession du territoire vers 1681. Ce qui, par la suite, fait développer le commerce rapidement.

       Michel est charmé par la région très accueillante, mais son groupe insiste pour retourner aux grands lacs, le plus vite possible.  Nicolas lui-même, commence à en avoir raz le bol des voyages « touristiques » de son frère.  Michel parvient, après d’intenses débats, à les convaincre de repasser par New York; pour ensuite revenir à la Susquehanna et remonter son cour jusqu’à la région des Grands Lacs.  À la fin, on lui concéda ce  caprice.  Car on savait très bien pourquoi Michel voulait repasser par New York avant de  monter à la Baie verte.  Michel ne manqua donc pas d’aller saluer le Capitaine Dubois; et surtout Marie Louise, à qui il promit de revenir à la première occasion, l’année suivante.

      Le grand départ s’amorce en début juillet.  On revient sur la Susquehanna, pour repartir à la découverte de nouveaux territoires.  La rivière n’est pas profonde et plutôt boueuse.  Par contre, il y a heureusement moins de portages que sur l’itinéraire qu’on avait parcouru pour descendre à New York.  La troupe rencontre plusieurs tribus sauvages, en majorité des Lenapes, qui se désignent eux-mêmes: les Loups, la Tortue et le Dindon.  Groupes avec qui ils parviennent à faire de la traite pour l’unique raison qu’ils sont « Canayens » et non Anglais ou Hollandais.

 

     À la fin juillet, nos aventuriers sont à la source de la Susquehanna.  Ils entreprennent le portage jusqu’au lac Ontario qu’ils atteignent le 22 septembre.  Les frères Lefebvre décident d’y prendre quelques jours de repos.  Ils aménagent un campement plus élaboré et plus confortable que d’habitude.  Ils y passent quatre jours à reprendre des forces.

      La Mouette et Simon Frenet se changent les idées en allant chasser.  Ils rapportent beaucoup de venaison que l’on fait tout de suite « boucaner » pour la conserver.  Le deuxième jour, Lapointe parvient, quant à lui, à abattre un ours noir.  On s’empresse alors de se servir de la graisse pour « cuisiner » une bonne quantité de pemmican assaisonné de bleuets, abondants à cette période de l’année.  Une fois que les « pains » de pemmican sont séchés, ils sont enveloppés dans de grandes feuilles pour en former des paquets transportables.

       Le 26 septembre, ils longent le bord du lac Ontario pour se rendre jusqu’à la rivière Niagara.  Le lendemain midi le portage des chutes Niagara est en vue.  Le groupe de trappeurs arrivent face à face avec une unité de soldats anglais en train de lever le camp et de s’engager dans le portage. 

      Impossible de reculer, ils accostent près des soldats. Le commandant les attend sur la rive.  Michel se présente.  Le commandant Georges Etherington l’informe qu’il se rend au fort Michilimakinac pour en prendre possession.  Michel lui dévoile que Charles Michel de Langlade l’attend là-bas et qu’il n’y a aucun problème à prévoir de la part des trappeurs « Canayens » de la région.  L’appréhension de tous est apaisée et Michel est soulagé par les échanges bienveillantes entre le commandant, sa troupe de soldats et les trappeurs.  Il est surtout rassuré que son nom n’a produit aucune réaction négative de la part du Capitaine.  Le général Haviland n’a probablement pas insisté sur l’identité de ceux qui s’étaient moqués de lui à l’île aux noix.

     Ayant tout portagé leur équipement, ce qui exigea plusieurs allers-retours, nos voyageurs se joignent au convoi de soldats vers leur destination commune.

 À suivre

                                                                                      Elie l’Artiste

500 mots plus les frais (8) Je suis une subculture qui ne fait pas de prisonniers

Tous ces regards préconiseraient presque que je retourne dans la case qu’ils m’ont gracieusement allouée afin de m’y décomposer en silence… Ambiance.

Plus le temps passe, plus cette scène se répète devant la machine à café, dans un cercle consanguin et même dans mon salon en face à face avec l’autre con dans la télévision. Dans ce genre de situation, j’aimerais être victime d’une de ces paranoïas criminelles, voire de l’un de ces complexes d’infériorité de classe. Mais pour mon malheur je suis bien dans ma peau et elle se trouve chez elle partout. Alors en pareille circonstance à la rencontre de l’inconnu à estimer en kilos de viande, en litres d’eau et en diplômes accrochés autour du cou, j’espère souvent avoir à faire à l’homme et pas à son humanité!

Je sais, l’Homme est censé être mauvais et l’humanité doit le sauver de lui-même. Coquette hypothèse que celle-ci! Parce qu’à y regarder de plus près, je constate que les grands principes moraux de l’humanité ne goûtent que peu à l’existence des transfuges. Tout bien considéré l’humanisme est une machine inaltérable qui ne connaît pas le doute. Et parfois au hasard d’une garde quelque peu baissée, l’homme se surprend lui-même à dépasser les certitudes qui le tiennent debout. Je ne suis pas rancunier, je suis prêt à le prendre dans mes bras en cas de chute inopinée.

Les miracles ne sont pas légion et lorsque ma gueule vient assombrir l’assistance, ces mêmes questions se bousculent : l’étrangeté de l’exactitude de mon français, ce flegme qui contrarie toutes les perspectives exotiques, sans oublier cette détestable impression que je suis à ma place. Oui, en l’an 2 après Obama dans les boudoirs de l’intelligentsia, la propreté de la vitrine ne cachera jamais le siècle des Lumières de l’arrière-boutique. Ici, on pense comme cela, enfin on ne pense pas ou plutôt on ne pense plus.

Ceci étant je m’habitue à tout, malheureusement, mais je n’oublie rien dès lors que les contrevérités affluent dans ces bouches qui possèdent le misérabilisme automatique et la compassion de circonstance. Je me fais un devoir, en toute amitié, de remettre à leur place les ignorants qui savent tout, avec le mépris et le sourire banania dont j’ai le secret. Certes si l’on devait parler uniquement de ce dont nous avions vécu, nous vivrions dans un calme plat dans certains recoins de Paris. Parfois la réserve est la plus belle preuve d’intelligence, même institutionnelle.

Autodidacte, nègre, pauvre, banlieusard, cela en fait un peu trop au moment où la joute de salon prend fin et que mon adversaire – autoproclamé – n’a que mes larges narines pour funeste horizon!

Au-delà de ma petite personne et de ma condition supposée, c’est l’existence d’un nouveau monde qui pose question. Rien ne peut ébranler la version officielle des gens et des choses dans le dernier bastion de la culture d’antan. Je me dis souvent que les vérités immuables traduisent la hantise des territoires figés perdus dans une époque révolue et regardant la leur comme un musée. À en croire les bons mots s’extirpant de ces bouches érudites, toutes les nouveautés sont condamnées à mourir, spécialement celles qui leurs sont étrangères. Le futur semble être une aberration à leurs yeux et tout ce qui ne s’inscrit pas dans la tradition est voué à l’échec immédiat, voire à l’oubli total. Seule la mise à jour des escroqueries séculaires peut avoir un peu de considération devant le notaire et encore. Et voilà la pop culture orpheline…

Il faut croire que je transpire toutes ces sous-cultures à chacun de mes pas, mon identité est à ce prix, je suis un homme d’un monde qui préfère se travestir plutôt que de porter l’uniforme et répondre aux ordres. Dans ce moment de doute précis, acculé par la France officielle, à cet instant là, je ne suis plus un autodidacte, ni un nègre, ni un pauvre, ni un ex-banlieusard, je suis juste moi, un être un part entière. Et enfin libéré de ma case, je vois la peur dans leurs yeux…

Coups de théâtre pour le PLC

Avec la gaffe monumentale de Stephen Harper qui disait « que la chute des bourses était l’occasion pour les investisseurs de faire de bons achats », une autre nouvelle est venue donner à Stéphane Dion des munitions et, de ce fait, l’aura tant espéré d’hypothétique futur Prime Minister. Il s’agit d’« une lettre ouverte qui doit être dévoilée mardi » prochain, signée par « quelque 230 économistes [qui] exigent l’imposition d’une taxe sur le carbone », car ils pensent qu’on ne peut « soutenir une économie saine sans un environnement sain ».

Ce groupe se réclame de ne pas faire dans la partisanerie, un peu comme les artistes… mais il est clair que ces voix vont de pair avec le programme libéral, d’autant plus que ces « économistes proposent de redistribuer les sommes engrangées par la taxe en baisse d’impôt ».

Le vent de cette campagne, qui pourtant pointait une défaite majeure des Libéraux, semble depuis quelque temps se retourner. Même avec l’entrée en scène de Jean Chrétien, Chantal Hébert donne cet avertissement :

Mais ne sautez pas à la conclusion que c’est un signe indéniable de ce que les libéraux sont en voie de renverser la vapeur et de gagner les élections.

L’avenir se chargera de nous le dire.