Spécialiste de la désinformation

UNE PROFESSION DE PLUS EN PLUS EN VOGUE

Le temps où il suffisait de dire « je l’ai lu dans le journal, je l’ai entendu à la radio, vu à la télévision » pour faire taire tous les incrédules est désormais dépassé. Ce qu’on écrit dans le journal, ce que l’on dit à la radio, ce qu’on nous montre à la télévision n’a plus la crédibilité d’antan. Une nouvelle profession s’y est taillé une place pour en faire le lieu privilégié de la désinformation aux allures de ce qu’il y a de plus vrai et de plus convaincant. Un métier qui se vend aux plus offrants. Des vendeurs d’images et d’opinions qui savent se vendre ainsi que ce qu’ils produisent. Ils ont tous et toutes l’allure de personnes qui ne sauraient mentir ou tromper leur public.

Déjà, nous connaissons les fonctions des attachés de presse des ministres et des représentants des grandes institutions nationales et internationales. Ils ont pour tâches de mettre en évidence tous les beaux et bons côtés de leurs patrons tout en faisant apparaître subtilement tous les mauvais côtés de leurs adversaires. Qu’il en soit ainsi dans le cadre d’une institution ou d’un ministère gouvernemental, ne surprends personne et c’est normal qu’il en soit ainsi. On se souviendra du spécialiste en communication que le nouveau maire Labaume de la ville de Québec avait fait venir de France pour lui confier le mandat de lui assurer une bonne image publique devant à ses électeurs et électrices. Dans ce cas précis, ce fut un grand fiasco, puisque le maire a dû le remercier de ses services peu de temps après l’avoir engagé, ses compétences n’étant pas à la hauteur des attentes.

Dans le cas de la presse écrite et des bulletins d’information nationales et internationales, la situation est différente et la profession qui en assure la crédibilité est celle de journaliste. Le public s’attend à ce que ces grands réseaux d’information leur fournissent des faits, des analyses qui permettent de mieux comprendre ce qui se passe dans telle ou telle région du monde. C’est là la seule façon pour plus de 80 % de la population de se faire un jugement sur ces faits et d’exprimer leurs attentes par rapport aux engagements de leurs gouvernements respectifs. Des dizaines de milliards de dollars sont engagés chaque année en armements et en interventions militaires dans divers pays du monde. Les dirigeants politiques et les médias de communication qui leur sont soumis en arrivent à convaincre par divers montages les citoyens et citoyennes de la justesse de ces dépenses et de ces interventions.

Au cours des dix dernières années, nous avons vécu une sorte de sommet dans la mise en place des moyens permettant de tromper carrément les auditeurs et auditrices sous le couvert d’une présentation erronée de faits et d’analyses, fabriquées à dessein pour qu’elles soient reprises par tous les médias officiels (meanstream). Souvent, ce ne sera que plus tard que les langues se délieront pour mettre au grand jour la tricherie.

On nous a  convaincus qu’il y avait en Irak des armes de destruction massive, qu’il était urgent d’intervenir avant que Saddam Hussein ne vienne nous empoisonner tous. Ce n’est que plus tard que nous avons appris que ce n’était qu’un grand mensonge soutenu par nos médias.

On nous a également convaincus qu’en Libye, Kadhafi bombardait des populations civiles entières comme par plaisir de tuer. Ce fut là également  un grand mensonge, entretenu par nos médias. Le chef de la fausse révolution libyenne admet que Kadhafi n’a pas tué de manifestants.

En Syrie que n’a-t-on pas dit pour que le monde sache que le président Al-Assad est un dictateur sanguinaire qui n’a aucun respect pour les droits humains, prenant  plaisir à tuer d’innocentes victimes. Encore là, le mensonge et les demi-vérités ont fait leur travail auprès de l’opinion publique.

Que dire de ce qui se passe en Ukraine? Depuis des mois on nous dit que l’ex-président ne répondait plus à ses obligations et que le peuple ukrainien ne pouvait plus le supporter. Il fallait donc se porter au secours de ce peuple pris en otage par un Président sans conscience. Les faits nous révèlent de plus en plus qu’on nous a menti pour mieux agir dans le sens d’intérêts qui vont bien au-delà de celui de se porter à la défense d’un peuple.

Ce même stratagème s’applique à Cuba et à Fidel Castro depuis plus de cinquante ans. Que n’a-t-on pas dit sur Fidel et que n’a-t-on pas fait pour le faire disparaître. L’homme qu’on cherche à détruire moralement et physiquement est toujours là, vivant simplement dans une demeure sans luxe et sans éclat. La dernière manipulation à paraître en fait un pacha milliardaire dont la fortune serait cachée dans une île secrète. Un autre grand mensonge, présenté comme la pure vérité.

Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement du Venezuela révèle le plan mis en place par la droite vénézuélienne et Washington pour assassiner le président Maduro. Depuis plusieurs mois, une véritable campagne de dénigrement du Président et de la révolution bolivarienne est largement entretenue et soutenue par nos médias officiels. On dit de Maduro qu’il est un dictateur, qu’il opprime les étudiants qui manifestent pacifiquement, qu’il ne respecte pas les droits de la personne, etc. Encore là, des mensonges plus que nécessaires. Ces derniers sont mis à jour par le gouvernement avec des preuves qui en démontrent la grande tricherie.

Plus les évènements avancent dans le temps, plus nous découvrons les mensonges mis à la disposition d’une manipulation machiavélique de l’opinion publique. Des spécialistes de la désinformation se consacrent comme de véritables artistes à créer l’illusion et la ressemblance avec la vérité pour mieux assurer les interventions militaires et autres à des fins qui n’ont rien à voir avec les intérêts des peuples visés.

Sur l’ensemble des questions relatives aux interventions des États-Unis dans le monde, je vous réfère à cet article portant sur la guerre asymétrique et la violence des États-Unis. Je ne crois pas que vous trouverez cet article dans les journaux qui servent le système.

Pour terminer, je vous laisse avec le témoignage d’une journaliste, Sharyl Attkisson, qui a démissionné pour des raisons professionnelles après avoir œuvré dans les plus grands réseaux d’information des États-Unis, dont CNN et CBS. Elle nous dit comment ça se passe dans le milieu de la désinformation.

http://www.dailymotion.com/video/x1yiuex_sharyl-attkisson-ex-journaliste-a-cbs-explique-son-depart-de-la-chaine-et-parle-des-medias-de-masse_news#from=embediframe

Pour le moment le père du mensonge arrive encore à s’imposer comme le père de la vérité, mais il est possible que ses heures soient comptées. Les langues se délient et les consciences s’éveillent.

Oscar Fortin

Québec, le 11 juin 2014

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Le démon de la Com

À fond la forme !

http://www.infoscenariodepersonne.com/ibliss/#articleanar
Parce qu’il n’y a plus rien au fond… Ne reste plus que la forme.
Rien au fond ; Rien qui préexiste à la forme !
C’est la forme qui fait exister le fond…
À fond la com, la communication… Qui fait le lit du commun des mortels
La forme qui le déforme… L’informe ou le désinforme
Il ne faut surtout pas perdre de vue,
Ce que personne ne verra jamais : Le fond de la réalité
Puisque tout est vrai : rien n’est vrai.
La réalité est sans fond : Elle est composée de faits, rien que de faits
Posés, juxtaposés ou déposés çà et là… Des faits qui se valent
Qui n’ont aucune valeur en soi… ils ne valent rien…
Ils n’ont que la valeur qu’on leur accorde : C’est le flux et le reflux du réel
Le temps qui passe, l’espace qu’on ramasse.
C’est le sens des réalités qui consiste à dire que la réalité a un sens
Qu’il faut sans cesse communiquer, rendre commun
Comme un bien pour tous et pour chacun.
Les choses se passent et les hommes se les repassent ;
Ils s’informent et relayent l’information.
Hier encore, c’était l’œuvre de quelques spécialistes : Informateurs, médiateurs, journalistes.
Aujourd’hui c’est devenu une œuvre collective : Le sort ou le ressort de tous
TOUT LE MONDE INFORME TOUT LE MONDE
Surtout et sur tout le monde.
Internet est né, toutes les lignes ne cessent de bouger
Parce qu’on sait désormais tout sur tout : Sur les hommes, leurs faits, leurs gestes et leurs idées.
Nous sommes informés, surinformés d’une manière instantanée
Aussitôt faits… aussitôt relayés !
Du coup, ce ne sont plus les faits qui sont comptabilisés mais les effets qu’ils produisent
Pas les actions, mais les réactions en chaine…
Ce n’est plus le monde que nous poursuivons de notre regard, c’est nous-mêmes.
L’info n’est plus que l’écho de notre propre voix

IBLISS ! IBLISS ! IBLISS !

La légende raconte qu’IBLISS
fait croire à chacun qu’il est cause de soi, cause et maître de soi… maître et possesseur de son reflet.
Il ne cherche pas la connaissance… mais la reconnaissance.
L’Occident appelle Narcisse, ce que l’orient appelle IBLISS
L’oubli de l’être… le règne des effets et des reflets.
Tous les réseaux sociaux ne sont plus que des miroirs réfléchissants avec des reflets plutôt que des réflexions.
On s’impressionne mutuellement… virtuellement donc réellement.
On s’écrit, on pousse des cris, le dernier cri…
Pour voir qui pleure et qui rit… Pour faire rire et faire pleurer sur sa vie.
Le particulier devient le véhicule commun : c’est lui qui nous transporte…
Le personnel devient professionnel : tout le monde est psy !
L’intimité vole en éclats au profit de la visibilité.
On demande à voir, on donne à voir pour être vu…
C’est l’apogée pour toute volonté de puissance qui se meut en volonté de nuisance.
Tout le monde veut dominer tout le monde… Parce que plus personne ne sait où il en est !

https://www.youtube.com/watch?v=pdVbOtumycE

Jour international du droit à la vérité

 « Le 21 décembre 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 24 mars Journée internationale pour le droit à la vérité en ce qui concerne les violations flagrantes des droits de l’homme et pour la dignité des victimes. »

Cette reconnaissance du droit à la vérité constitue un pas important quant à l’obligation des États et de leurs organisations affiliées d’assurer la plus grande transparence relative aux violations flagrantes des droits de l’homme. Il s’agit d’une première reconnaissance du droit à la vérité dont les grands médias se gardent bien d’en faire une frontière à l’information qu’ils transmettent à leurs auditeurs et auditrices, à leurs lecteurs et lectrices. L’ampleur des technologies modernes ainsi que leur mondialisation font que les propriétaires de ces grands médias en arrivent à imposer comme vérité, la vérité qui leur convient le mieux de transmettre des évènements, des personnes, des conflits et des guerres, sans se soucier du droit des personnes à la vérité. Toute intervention de l’État visant à les dénoncer et à les obliger au respect de ce droit sera interprétée comme une attaque au droit à la liberté expression.

Les exemples ne manquent évidemment pas de ces abus de pouvoir pour mentir et manipuler. Ce fut le cas pour vendre l’intervention militaire en Irak tant en 1990 qu’en 2003. Ce fut le cas pour justifier l’intervention militaire en Lybie, puis en Syrie et tout récemment en Ukraine et au Venezuela. Dans ce dernier cas, cette manipulation est d’autant plus criante que l’information alternative la confronte quotidiennement à la vérité des faits, la laissant avec ses photos truquées, ses articles diffamatoires sans fondements, etc. En somme, le mensonge dans sa nudité.

Tant et aussi longtemps que des législations ne viendront pas encadrer ce droit à la vérité et à contraindre les médias et les journalistes à le respecter, le mensonge et la manipulation continueront à contaminer les esprits et à fausser le jugement. Pour le moment, les grands médias se permettent à peu près tout au nom de la liberté d’expression dont ils sont  les seuls à disposer à l’échelle régionale, nationale et internationale, ayant à leur disposition le contrôle des moyens de communication. On ne peut comparer la liberté d’expression de celui qui crie dans le désert à celle du magnat de la presse qui parle dans un micro et devant une caméra, portant son message et son image aux quatre coins du monde. Il est évident que le droit à la liberté d’expression n’est pas partagé également et, de ce fait, que le droit à la vérité en est profondément affecté.

Deux gouvernements, l’Équateur et l’Argentine ont légiféré sur ce droit à la libre expression en démocratisant la propriété des fréquences de radio et de télévision en trois tiers : 33 % pour les entreprises privées, 33 % pour le service public et 34 % pour les médias communautaires. Au Venezuela, la majorité des ondes radio et télévision sont entre les mains des grands conglomérats privés et tout mouvement pour en modifier les composantes déchaîne une campagne contre l’État qu’on accuse d’atteinte à la liberté de presse. Qu’on se souvienne de la guerre médiatique qu’avait suscitée, en 2009, la suppression de 34 médias audiovisuels. À croire tout ce qu’on racontait alors dans la presse meanstream, Chavez aurait muselé tous les médias critiques à son endroit alors que la part des chaînes privées était toujours, en 2010, 61,42 % par rapport à 5.4 % pour les chaînes publiques, les 33,14 % restants étant pour la télévision à péage.

Ce droit à la vérité doit être évoqué beaucoup plus souvent par les diverses instances politiques et sociales. Une législation plus élaborée et contraignante doit en confirmer l’importance. Les conseils de presse et leurs composantes doivent être repensés de manière à leur assurer une plus grande indépendance des médias. Des ressources et des moyens appropriés doivent être mis à leur disposition pour qu’ils puissent intervenir plus fermement et plus rapidement dans les cas portés à leur attention.

Ce matin, 22 mars, sur un site espagnol, on rapportait une intervention du pape François qui s’en prenait aux médias de communication, qualifiant la désinformation comme étant son pire péché. Il ajoute que dans les moyens de communication il y a actuellement beaucoup de contamination.

 

Oscar Fortin

Québec, le 22 mars 2014

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Un autre regard sur Nelson Mandela

DOMINIQUE BOISVERT:

Je suis un nouveau collaborateur des 7 du Québec (depuis fin août 2013). J’ai donc tout à apprendre de son histoire, de son fonctionnement et de sa culture interne (sans compter celle de ses nombreux et fort différents collaborateurs).

De plus, j’estime passer déjà trop de temps devant mon ordinateur: c’est la raison pour laquelle j’ai toujours refusé d’entrer dans le monde des « réseaux sociaux », des débats viraux ou même dans la plupart des discussions suscitées par la fonction « commentaires » des blogues ou des sites Internet (de médias en particulier). Non pas que les débats soient inutiles (bien que le contenu de très nombreux « débats » ou commentaires soient peu éclairant et relève souvent plus du « chamaillage » que de la discussion), mais que les journées n’ayant que 24 heures, j’ai trop d’autres intérêts ou priorités pour en consacrer une partie à ces innombrables discussions.

Or plusieurs textes récents mis en ligne sur Les 7 du Québec portent sur Nelson Mandela et son héritage, dont les deux publiés aujourd’hui, 11 décembre: Je ne dézingue pas le mythe Nelson Mandela… de Allain Jules en « Actualité », et Nelson Mandela, dernier repos pour le héros des Bobos de Robert Bibeau dans « Les 7 au front ». Et plutôt que de les commenter… en commentaires, j’ai décidé de présenter mon propre point de vue, assez différent, dans ma propre chronique.

Je n’ai pas l’intention de débattre des faits, chiffres et arguments avancés par Allain et Robert. Je n’en ai pas le temps et, de toutes manières, là n’est pas mon propos. Je vais plutôt réfléchir à ce qui nous (y compris moi-même bien sûr) fait prendre telle position plutôt que telle autre, avant de présenter mon propre regard sur Nelson Mandela et son héritage.

Tout sujet d’observation peut être regardé d’une multitude de points de vue, chacun ayant son angle particulier, aussi réel et valable que tous les autres. Les personnages historiques n’y échappent pas, encore moins que tous les autres. Beaucoup des affirmations d’Allain ou de Robert sont fort probablement fondées (et je ne vise pas ici le fait qu’elles soient appuyées, ou non, par des sources citées en notes; car il faudrait aller valider, à leur tour, ces sources elles-mêmes). Mais elles n’expriment, tout au mieux, que certains des regards qu’on peut porter sur Nelson Mandela. Tout comme celui que je vais présenter à mon tour.

J’ai eu l’occasion de constater récemment, de première main, à quel point le jugement qu’on porte sur quelqu’un peut être influencé (quand il n’est pas totalement fabriqué) par les sources sur lesquelles on s’appuie ou même par une véritable « campagne de caractérisation » menée pour des motifs totalement intéressés (comme dans les campagnes négatives que mènent souvent les partis politiques pour diaboliser leurs adversaires). En organisant la visite à Montréal de Mère Agnès Mariam de la Croix, religieuse catholique melkite devenue l’une des principales porte-parole du mouvement MUSSALAHA (« réconciliation » en arabe) de Syrie, j’ai pu voir comment son image de « personnalité controversée » avait été fabriquée de toute pièce pour la discréditer auprès des grands médias et rendre aussi difficile que possible la diffusion de son message.

Évidemment, nous ne pouvons éviter, pour nous faire une opinion personnelle sur la plupart des sujets (surtout au niveau international!), de nous appuyer sur autre chose que notre connaissance ou notre observation personnelle. Nous devons faire confiance à des témoins, des journalistes, des « experts » qui ont vu à notre place, qui ont développé des connaissances que nous n’avons pas, ou qui proposent des analyses à partir de ce qu’ils ont eux-mêmes amassé comme informations. Tout revient donc à la question de « à qui pouvons-nous ou décidons-nous de faire confiance ». Et selon les sources que nous choisirons de suivre, nos conclusions sur un même événement ou un même personnage pourront varier considérablement.

Mais au-delà même de nos sources d’informations, l’angle d’analyse d’une même situation ou d’une même personnalité peut modifier considérablement notre jugement: si on analyse l’héritage de Nelson Mandela du point de vue de la géopolitique mondiale, de la liberté démocratique sud-africaine, de l’amélioration des conditions socio-économiques des Noirs ou de l’utilité respective de la violence ou de la nonviolence dans les luttes de libération, on va forcément arriver à des conclusions fort différentes!

Dans l’optique précise de tout ce qui précède, je remercie Allain et Robert de questionner nos éloges spontanés, enthousiastes et peut-être un peu trop faciles, du héros Nelson Mandela (même si je dois l’avouer candidement: ma réaction épidermique à leurs texte a d’abord été négative). Remettre les choses en perspectives, rappeler que pour une grande partie de la population noire, (presque) tout reste à faire, dénoncer l’hypocrisie de bien des panégyriques, cela est une contribution utile dans le concert de louanges.

Par contre, rappeler que Nelson Mandela ou l’Afrique du Sud post-apartheid n’ont pas mis fin au capitalisme, à l’impérialisme, à la domination de l’argent ou à la cupidité des humains est une évidence qui peut malheureusement faire le jeu du cynisme et s’avérer plus démobilisateur qu’engageant en faveur de la transformation nécessaire de notre monde.

Je vais donc brièvement rappeler pourquoi, à mon avis, Nelson Mandela est effectivement un homme exceptionnel, qui lègue à l’ensemble des humains un héritage précieux qui nous interpelle tous à relever nos propres standards d’humanité, de moralité et de service.

Son apport essentiel demeurera certainement d’avoir joué un rôle capital dans la transition (essentiellement) pacifique du régime institutionnalisé d’apartheid à un régime de démocratie formelle et d’égalité constitutionnelle pour tous les Sud-Africains.

Mandela n’est pas le seul « combattant pour la liberté » qu’a connu la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, ni même le combat de l’ANC! Il a certainement joué un rôle très important de leadership à l’intérieur de l’ANC, et plus largement en Afrique du Sud, depuis les années 50. Mais le combat des Sud-Africains contre la domination blanche date au moins du début du XXe siècle, avant même la naissance de Mandela.

De même, la « victoire » du peuple sud-africain contre l’apartheid n’est pas due essentiellement à Mandela (sans diminuer sa contribution majeure): une foule d’éléments y ont contribué, aussi bien dans ses dimensions nonviolentes que dans sa phase de lutte armée.

Mais ce qui lui appartient en propre, me semble-t-il (et dans ce cas, il s’agit d’une responsabilité personnelle que Mandela a jugé bon de prendre, même à l’insu pendant un temps de ses camarades de combat), c’est son rêve et sa réalisation remarquable (même si imparfaite, évidemment) d’une transition essentiellement pacifique et d’une réconciliation que bien peu croyaient possible entre les ennemis irréductibles depuis plusieurs générations. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer la « transition » en Afrique du Sud (malgré toutes ses limites évidentes) avec celles qu’on a faites au Zimbabwe (ex-Rhodésie du Nord), au Mozambique, en Algérie, etc.

Une autre contribution exceptionnelle de Nelson Mandela à notre monde est certainement sa volonté inébranlable de faire prévaloir le pardon, la réconciliation et la paix sur les récriminations perpétuelles, la vengeance et même sur la « justice » étroitement rétributive. À mon avis, la Commission Vérité et Réconciliation qui a fonctionné en Afrique du Sud n’est, en aucune façon, une contribution à l’impunité des dirigeants et responsables. Le démontrer ici exigerait un autre texte complet. Pour moi, Mandela rejoint ici Albert Camus qui, entre la « justice » (concept théorique) et sa mère (personne et réalité concrète), dans le contexte de la guerre d’Algérie, choisissait sa mère au grand scandale des « intellectuels » bien pensants.

Dans un autre domaine, Mandela lègue également un héritage inestimable à la postérité: celui d’une pratique exigeante (et d’une pratique victorieuse) de la nonviolence comme instrument de libération individuelle et collective. Certes, la victoire contre l’apartheid a aussi utilisé, en dernier recours et pendant une période (relativement) limitée, la violence (contre les biens de l’État) et la lutte armée. Mais la lutte du peuple sud-africain a été essentiellement nonviolente (pendant la plus grande partie du siècle, y compris durant ses dernières années avant la victoire: voir le boycott international contre l’Afrique du Sud, la création du Front Démocratique Uni en 1983, etc.).

Et la concrétisation de cette victoire (toute la négociation secrète entre le gouvernement blanc et Nelson Mandela encore prisonnier), de même que la phase de transition extrêmement critique entre la libération de Mandela et son élection comme premier Président noir en Afrique du Sud, ont été gérées selon les principes et les objectifs de la nonviolence, en dépit de tous les efforts (considérables) qui ont été faits, de part et d’autre, y compris dans les diverses factions noires, pour faire déraper le processus par une violence considérable. Pour les artisans de la nonviolence (théoriciens comme praticiens), l’apport de Mandela et de son combat en Afrique du Sud sont et demeureront très précieux, à l’échelle de ceux de Tolstoï, de Gandhi, de Martin Luther King, du Dalaï Lama ou de Aung San Suu Kyi.

Enfin (car je pourrais continuer encore longtemps), il est une autre dimension de Nelson Mandela qui a été (et restera peut-être) presque passée sous silence: sa propre démarche religieuse ou spirituelle et le rôle qu’elle a joué dans son évolution comme leader politique et dans ses choix (voir: Nelson Mandela, un chrétien discret). La raison pour laquelle je mentionne cette dimension de Mandela réside moins dans sa foi personnelle (quelle qu’elle ait été) que dans l’évolution de celle-ci vers une approche de plus en plus interreligieuse et humaniste.

Mandela était, selon moi, un exemple particulièrement réussi (j’allais écrire « abouti ») de cette nouvelle réalité spirituelle contemporaine, qui tout en puisant dans les diverses et très riches traditions religieuses des humains, les transcende pour privilégier l’approche spirituelle qui est commune à toutes ces traditions et que de nombreux contemporains areligieux ou même athées rejoignent sous le vocable d’humanisme.

En ce sens, Nelson Mandela est peut-être l’un des premiers « saints » de cette spiritualité humaine qui transcende les diverses religions. Un « saint » au sens véritable du mot, c’est-à-dire un être humain qui n’est pas du tout parfait (comme on le croit, à tort, trop souvent) mais qui repousse, à un degré exceptionnel, certaines dimensions essentielles de son humanité au point d’être spontanément pris ou proposé comme « modèle ». En lisant cela, lui-même rigolerait sans doute avec son humour légendaire, lui qui disait « Je ne suis pas un saint, mais un pécheur qui cherche à s’améliorer ».

 

 

 

Carl Campeau, le Canadien détenu par les rebelles syriens s’évade

Carl Campeau a profité d’une erreur de ses ravisseurs pour s’évader.  Ceux-ci ont oublié de verrouiller la porte de la maison où il était retenu prisonnier depuis huit mois.

La télévision syrienne a présenté Carl Campeau et souligné sa fuite.  La télévision syrienne a profité de l’occasion pour préciser que le gouvernement syrien avait tout mis en œuvre pour parvenir à libérer cet otage fait par les rebelles tout en soulignant que le gouvernement syrien trouvait important le rôle des Nations Unies pour la lutte au terrorisme.

(En effectuant un zoom-out, on découvre une chaleureuse poignée de main entre l’ONU et la Syrie de Assad)

De notre côté de l’information, depuis le début on laisse planer le doute que la prise en otage de Carl Campeau comme tous les gens enlevés en Syrie serait une manœuvre du gouvernement syrien.  Une manœuvre qui, évidemment, serait totalement incompréhensible.  Quel pourrait être le bénéfice pour le gouvernement Assad d’enlever ainsi des représentants de l’ONU !

La propagande médiatique a tout fait pour insinuer que son enlèvement avait été orchestré par le gouvernement syrien et on maintient cette subtile propagande même lorsqu’on annonce la réussite de son évasion du camp des fameux rebelles louangés par nos propagandistes médiatiques. 

La Presse titre : Libération d’un Montréalais «enlevé» en Syrie
Pourquoi les guillemets pour -enlevé- ? 
Pourquoi vous pensez ?
Il est évident que ces guillemets servent à prolonger le doute que ce serait le méchant gouvernement Assad qui aurait probablement manigancé le coup.

On dit:  « Les autorités syriennes ont annoncé jeudi avoir remis à l’ONU un employé montréalais des Nations unies »

Pourquoi donc «ont annoncé» ???
Exactement pour la même raison que précédemment.
Pourquoi dire  « Les autorités syriennes ont annoncé avoir remis »   plutôt que   LES AUTORITÉS SYRIENNES ONT REMIS ?
Quel est donc ce journalisme de merde ?

Il y a un fait indéniable, ce n’est pas une douteuse «annonce», Carl Campeau est présenté devant la caméra à des représentants de l’ONU à Damas.  Ce n’est pas «une annonce», une déclaration, c’est un fait.  Carl Campeau a pu enfin retrouver ses collègues de travail et le gouvernement syrien s’en réjouissait et précisait que le rôle de ces gens de l’ONU est important dans la lutte au terrorisme.  Ce terrorisme extrême qui sévit en Syrie depuis déjà trois ans. 

La Presse (via Reuter) dit: «un employé montréalais des Nations unies qui avait disparu en février en Syrie, accusant les rebelles de l’avoir «enlevé»

On reprend les guillemets et on insinue clairement que ce serait une mise en scène des autorités syriennes.
Coudon, mais qu’est-ce que ce journalisme de merde ?

«…accusant les rebelles», non, mais, Campeau a été enlevé par qui ? 
Révoltant !  Il faut bien voir comment nos ordures des médias persistent, même devant des faits indéniables à aiguiller le jugement des gens en leur semant volontairement des doutes sur la réalité qui pourtant nous crève les yeux depuis trois ans. 
« …accusant les rebelles»  Ne doit-on pas accuser ces rebelles d’avoir enlevé Campeau ?  Non, mais QUI DONC A ENLEVÉ CAMPEAU ?  
Va-t-on permettre à Campeau lui-même de le dire ?  Va-t-on souligner que, lui aussi «accuse les rebelles»  comme le fait le gouvernement syrien ?
Est-il permis d’accuser les vrais coupables de cet enlèvement et de cette séquestration longue de huit mois ? 
Va-t-on lui permettre de décrire la réalité et d’accuser les auteurs de son enlèvement ?

Notre Presse dit: «-Selon la presse israélienne-», M. Campeau, un Montréalais, est un conseiller juridique…»

Incroyable tout de même !
Mais quelle bande d’abrutis avons-nous ici comme journalistes ?  Des gens incapables de trouver par eux-mêmes qui est ce «citoyen» ««canadien»»,  un «Montréalais».  Les journalistes canadiens doivent passer par la presse israélienne pour savoir qui est Carl Campeau.  Faut le faire.  Et ces crétins ne semblent même pas gênés d’avouer ainsi leur totale incompétence.

Carl Campeau est sans doute un fantôme «Montréalais», sans famille, sans amis, sans aucune trace visible pour nos brillants journalistes locaux.  Ceux-ci doivent nous rapporter ce que dit la presse israélienne.  INCROYABLE !

Cette nouvelle nous illustre en quelques lignes, comment notre journalisme est totalement inexistant et comment il a pour unique mission, non pas de nous informer, mais bien de nous inculquer un jugement.  Nous constatons clairement qu’il ne s’agit plus de journalisme, mais bien de propagande, point à la ligne.

La brève de La Presse se termine de la façon classique en nous donnant quelques faits connexes à la nouvelle pour nous maquiller la propagande en article de nouvelle.  Des faits qui pourront bien sûr être interprétés à la guise de «l’imagination du lecteur» déjà bien préparé par le début de l’écrit.  La propagande est ainsi insidieuse.  On sème et on donne un petit terreau de faits très succincts pour que la semence subtile lancée au début germe en fonction de l’imagination de chacun.  C’est simple, facile et riche en possibilités de confusion.

Où va-t-on voir Carl Campeau, croyez-vous ?
Y aura-t-il beaucoup d’entrevues avec ce Monsieur qui peut nous décrire la vie pendant huit mois parmi les gentils rebelles?

Normalement ce Carl Campeau devrait passer à notre grande messe du dimanche soir.
Cependant si Carl Campeau voit d’un trop bon œil les autorités syriennes dans leur lutte contre ces terroristes qui l’ont séquestré pendant huit mois, il serait surprenant qu’il soit invité.  Si Carl Campeau passe à «Tout le monde en parle», c’est qu’on se sera assuré que celui-ci ne dise pas trop de positif concernant le méchant rrrrrégime Assad. 
Il ne faut surtout pas que les gens en viennent à penser que les autorités syriennes luttent légitimement contre des terroristes ne respectant rien.  Il faut maintenir dans l’esprit des gens que Assad tire sur sa population pacifique qui manifeste massivement  —  contre lui — (sic).

Il faut espérer pouvoir entendre ce Carl Campeau le plus tôt possible.  Il est à espérer qu’on le laisse libre de dire ce qu’il a vécu et nous décrire la situation telle qu’elle prévaut en refusant de se soumettre à la ligne éditoriale de la propagande.

Serge Charbonneau

P.S.:  Cette chronique d’actualité qui a des saveurs éditoriales et utilise des termes non conforme à la rectitude politique n’engage que l’auteur et ne représente nullement une quelconque ligne éditoriale des 7 du Québec. 

L’information existe encore, mais pas chez nous

 

Voyez ceci.
C’est en español bien sûr, mais vous pouvez tout de même traduire les titres et voir les images.
C’est Telesur (télésour) ou TéléSud.

Telesur (Télésour), ce canal d’information continue d’Amérique latine dont le siège social est à Caracas au Venezuela. Et pour cause, c’est le regretté Hugo Rafael Chávez Frias qui en a été le principal instigateur.  En 2005, la chaine est née un jour symbolique, le jour anniversaire de Simón Bolívar, soit le 24 juillet. 

Hier sur la page d’accueil de Telesur, 80% de la Une était en relation avec les discours se déroulant au siège des Nations Unies à New York.  Les gens du Sud savent ce qui se passe et se dit à New York pendant cette semaine de grand rendez-vous des dirigeants des Pays souverains du monde entier.

Les gens du Sud entendent les déclarations fracassantes et sont conscients de cette lutte pour en arriver à un monde multipolaire.  Ils ont la chance de voir tous les côtés de la médaille.  Leur information est un contraste marqué à la nôtre.  Chez-nous on nous sert du cirque médiatique.
En voici un exemple.  Écoutez la converse que l’animateur Jean-Sébastien Bernatchez a avec le jeune journaliste Yanik Dumont-Baron.
On nous livre du scénario, de la mise en scène, du vrai théâtre.  Cette fois-ci, c’est la scène du théorique rapprochement entre l’Iran et les États-Unis.   Un jeu médiatique théâtral depuis l’élection d’un nouveau président iranien.  Un jeu servant à classer dans l’Histoire Ahmadinejad comme étant «LE» méchant et Rohani, le nouveau plus ouvert, plus conciliant, plus coopératif.  On nous joue de la fausse réalité pour tenter de mettre en place une ambiance soit pour sauver la face, soit pour préparer un prochain coup médiatique de dénigrement d’un dirigeant ou d’un Pays en particulier.   

Il faut bien écouter ce journaliste (sic) scénariste Dumont-Baron (et il n’est pas le seul, tout le bataillon médiatique nous a joués la scène et continue de nous la jouer) et voir la suite de la réalité.  En effet, «Une rencontre Rohani-Obama «pas à l’ordre du jour», «La rencontre entre Rohani et Obama n’aura pas lieu».

Ce n’est qu’un exemple.  Celui qui a cours présentement.  Ces saynètes sont constantes.  On nous offre toujours une déformation de la réalité.  On nous « l’adapte » afin de faire ressortir soit le leadership US ou la détermination (sic) du «grand bien» occidental ou encore la méchanceté folle des dirigeants de l’axe du mal ou des désignés dictateurs sanguinaires. 
Nous n’avons jamais une image «OBJECTIVE» de la situation. On nous sert du maquillage d’information et parfois même de grossiers mensonges ou d’odieuses diffamations.  Notre information (sic) est en fait, très généralement, une intoxication servant à nous faire percevoir une réalité déformée.  Ce qui nous entraîne à accepter des guerres dites «humanitaires», des assassinats de «méchants» (sic) dirigeants, etc. etc..

Prendre un peu de temps pour écouter les dirigeants du monde que l’on n’entend jamais est un exercice salutaire pour resituer la réalité réelle du monde (pléonasme volontaire).

Pour la survie de la démocratie et pour parvenir à se doter de gouvernements au service des Êtres Humains plutôt qu’au service d’un système économique dont seulement quelques privilégiés profitent, il faut remettre en fonction le quatrième pouvoir qui a été neutralisé (acheté).  Il faut démolir cette arme de manipulation massive que sont nos médias de masse.

Hugo Chávez était un homme brillant de la trempe du Général de Gaulle.  Il savait voir les choses, les situations et les rouages mettant en péril les principes démocratiques. La création de Telesur n’est pas anodine.  C’est grâce à cette arme de communication qu’il a pu sensibiliser et «INFORMER» sa population.  Il a su réveiller les gens et leur faire prendre conscience de la réalité qu’il subissait.  Nous devons trouver le moyen de parvenir à nous faire un Telenord pour nous informer de la réalité du monde et nous soustraire à cet endoctrinement quotidien que nous subissons.

Serge Charbonneau

Ces secrets «respectés»

 

 

Nos gouvernements ont des secrets.  Secrets « d’État » dit-on.
Nos gouvernements ces gens qui sont à notre service ont plusieurs dossiers qu’ils gardent bien cachés.

Par contre, pour eux, nous devons n’avoir aucun secret.  On nous épie de nos courriels à nos appels téléphoniques et qui sait, dans certains cas, on épie même nos déplacements.   Notre vie privée est devenue de moins en moins privée.

Il y a des héros.  Pensons à Bradley Manning.  Pensons à Edward Snowden. Pensons à Julian Assange.  Des gens qui ont littéralement risqué leur vie pour faire connaître ces choses souvent peu reluisantes que l’on nous cache.  Ces gens qui ont dénoncé cette hypocrisie institutionnalisée.

Dans notre société, nous avons, il faudrait plutôt dire «nous avions», des gens qui représentaient ce qu’on avait baptisé «le quatrième pouvoir».  Ces gens qui, par leur métier, étaient les chiens de garde de la démocratie.  Ces gens qui débusquaient jadis les secrets et les révélaient à travers des «scoops» qui pouvaient radicalement changer les choses.  Pensons au Watergate qui bouleversa le gouvernement des États-Unis d’Amérique.

Mais qu’en est-il aujourd’hui ?
Le quatrième pouvoir semble dissout.  Les journalistes d’aujourd’hui s’évertuent non pas à révéler les secrets, mais plutôt à les protéger.

Combien de manchettes avons-nous pu lire sur les poursuites et les acharnements dont on afflige les Héros ?  Des centaines.
Et combien de manchettes sur leurs révélations ?  Bien peu.

On évite de trop diffuser les révélations.  De plus, les Héros sont poursuivis au lieu d’être décorés et nos journalistes qui devraient défendre ces sources inestimables restent les bras croisés.  Et même pire, on s’applique à subtilement les dénigrer.

Encore pire, ces secrets, ces listes qui ont été révélés par ces Héros, on nous les a fait rapidement oublier.  On a vite fait de les faire disparaître.  Qui peut dire ce que Julian Assange nous a appris ?  Qui peut dire ce que Bradley Manning nous a révélé ?  Qui peut dire les conséquences directes sur la vie des citoyens des divulgations d’Edward Snowden ?
Nous pouvons dire bien peu de choses.  À peine les grandes lignes et nous ne connaissons aucun détail vraiment percutant. On peut aussi présumer que les journalistes sont contraints de taire l’information.  Il faut du courage pour être à la hauteur des Manning, Snowden et Assange.  Comment résister à ces directives : « Londres a forcé le Guardian à détruire des dossiers » ?

Aujourd’hui on dit que Bradley Manning va écoper de 60 ans de prison pour son geste.  On nous conditionne à acquiescer positivement à cette condamnation.

Concernant Edward Snowden, il devra passer le reste de ses jours comme un fugitif.  On peut même penser qu’un accident peut lui arriver.

Quant à Julian Assange, le fameux scénario du viol est toujours véhiculé sans réserve par nos journalistes au service du secret.

Comment est-ce possible qu’on puisse nous conditionner si facilement à respecter ces secrets (ces choses que l’on nous cache et qui influencent le monde entier et même nos vies personnelles) et à voir fautifs ces gens qui tentent  « au risque de leur vie »   de faire connaître des dossiers secrets à leurs concitoyens que l’on tient dans l’ignorance ?

Serge Charbonneau

P.S.:  Cette chronique d’actualité qui parfois a des saveurs éditoriales, n’engage que l’auteur et ne représente nullement une quelconque ligne éditoriale des 7 du Québec.

 

Ces vieux médias d’hier…

FRANÇOIS MARGINEAN

Voici la première partie d’un excellent article écrit par Giordano Bruno à propos de la situation précaire dans laquelle se retrouvent les médias traditionnels et corporatifs depuis plusieurs années versus la montée en flèche des médias alternatifs. Le texte original est en anglais. Mais il s’agit d’une telle précise et claire analyse que cela demandait d’être traduit et rendu disponible aux lecteurs francophones, ce que j’entreprends ici avec la pleine permission et les chaleureux encouragements de l’excellent auteur, Giordano Bruno. Elle vous sera présentée en deux partie vu sa longueur pour en facilité la digestion. La situation décrite concerne la scène médiatique aux États-Unis, mais elle reflète parfaitement ce qui se déroule partout à travers la planète.

Alors sans plus tarder…

Traduction par François Marginean

======================================================

Les médias traditionnels sont maintenant obsolètes 1/2

La progression de la société humaine repose sur la distribution régulière de l’information. La qualité de cette information, sa précision et son honnêteté, détermine la santé générale des cultures que nous créons. Quand une source d’information est compromise par l’ambition politique malsaine, le dogme social, ou par les mains étrangleuses de l’élitisme, c’est comme un puits empoisonné, répandant la peste et la pestilence dans tout le pays, voire dans monde. La diffusion massive de mensonges inspire le délire et la folie des masses plus vite que la fièvre typhoïde.

Dans l’Amérique d’aujourd’hui, la personne recherchant une source pure de vérité dans les médias trébuche inévitablement sur de nombreux puits empoisonnés.

Même s’ils ne sont pas encore activement à poursuivre des sources alternatives d’informations, beaucoup de gens sont au courant, au moins intuitivement, lorsque quelqu’un essaie de les rouler. Vous pouvez nous présenter avec assurance de délicieux steaks de surlonge sur des plateaux en argent orné, mais si nos visages sont frappés par l’odeur nauséabonde de pourriture, nous ne mordrons pas. Grâce à sa malhonnêteté et son manque flagrant de substance, les médias traditionnels ont repoussé plus de nez que n’importe quel tranche de viande putride laissé à pourrir. Les données brutes sont impitoyables en ce qui concerne l’implosion des médias…

Les plus grands fournisseurs de presse écrite (journaux), y compris les figures de proue tels que le Washington Post et le New York Times, ont vu leur lectorat plonger au cours des dernières années. L’année dernière, l’ensemble de la diffusion quotidienne des journaux a chuté de 10.6%, suivie par une autre baisse de 8.7% jusqu’à maintenant cette année:

http://www.wired.com/epicenter/2009/04/top-25-newspapers-lose-1-million-readers-since-last-march/

http://finance.yahoo.com/news/US-newspaper-circulation-apf-436809869.html?x=0

Les journaux ont perdu environ un quart de leurs employés depuis 2001, et leurs revenus devraient plonger jusqu’en 2012:

http://www.editorandpublisher.com/Headlines/forecast-more-pain-ahead-for-publishers-through-2012-61677-.aspx

Parler de faillite a été hantise de nombreux médias imprimés depuis 2008. L’argument commun ici est que la technologie a rendu l’impression obsolète et non pas la qualité de leur nouvelles, et que lorsque les journaux feront enfin la transition vers le Web, ils seront couronnés de succès à nouveau. Toutefois, ces journaux qui ont jeté leur poids et de l’argent derrière les nouvelles sur le Web ont jusqu’ici échoué lamentablement. L’empire de nouvelles de Rupert Murdoch, qui inclut le Wall Street Journal, Fox News, le New York Post, et Hulu, a été incapable d’attirer suffisamment de lecteurs et de recettes publicitaires à ses sites Web pour maintenir ses profits. La réponse de Murdoch a été de blâmer Google et d’autres de «lui voler son contenu, menaçant de retirer ses sites des moteurs de recherche au complet et d’ériger des «paywalls» (frais à payer pour voir les sites):

http://news.cnet.com/8301-31001_3-10393209-261.html

Les «paywalls» de Murdoch ont été une catastrophe financière pure et simple, sans mentionner l’embarras journalistique que cela a causé:

http://www.techdirt.com/articles/20100903/16545310903.shtml

De nombreux autres sites de médias ayant institué des «paywalls» ont eut des résultats similaires.

Les sources de nouvelles télévisées ne s’en sortent pas mieux. Les programmes de nouvelles du soir de ABC et CBS perdent de plus en plus de téléspectateurs chaque trimestre:

http://www.businessinsider.com/nbc-abc-cbs-evening-news-continue-to-lose-viewers-2010-4

CNN a perdu environ 50% de ses téléspectateurs au total au cours de la dernière année. Larry King et Anderson Cooper en particulier sont devenus des poids morts faisant glisser le réseau dans les profondeurs suffocante:

http://tvbythenumbers.com/2010/08/31/cnns-primetime-viewership-hits-10-year-low-in-august-as-ratings-woes-continue/61722

MSNBC, la croûte visqueuse au fond de la fosse des médias traditionnels, se classe maintenant au 25e rang des nouvelles télévisées. Son petit auditoire est éclipsée par de nombreuses sources internet de nouvelles alternatives.

Keith Olbermann, par exemple, a perdu environ 50% de ses téléspectateurs dans la tranche démographique des 25-54 ans au cours de la dernière année:

http://www.businessinsider.com/quarterly-ratings-keith-olbermann-is-slipping-in-the-key-25-54-age-demographic-2010-6

MSNBC a diminué globalement, parmi les téléspectateurs âgés de 25 à 54 ans. «Hardball» de Chris Matthews a perdu environ 46% par rapport à l’année écoulée:

http://tvbythenumbers.com/2010/04/09/msnbc-declines-broadly-among-adults-25-54-vs-2009-q1/47859

L’âge moyen des téléspectateurs de CNN est de 63. MSNBC est de 59. ABC est de 51, et NBC est de 49.

Ce n’est pas une question d’un faux parti politique surpassant un autre faux parti politique. Les deux côtés du faux paradigme médiatique sont rejetés par toute personne assez jeune pour être exposée aux nouvelles alternatives provenant du web, et de nombreux lecteurs plus âgés commencent à se tourner vers l’Internet aussi. Essentiellement, les médias alternatifs sur l’Internet sont maintenant en phase de remplacer les médias traditionnels. Non seulement cela, mais au fur et à mesure que la récession se fait sentir, il est de plus en plus évident que les consommateurs devant réduire leurs coûts sont beaucoup plus disposés à débrancher leur câble qu’ils ne le sont de déconnecter de leur service Internet. Le nombre d’abonnés au câble commencent maintenant à décliner à mesure que les utilisateurs d’Internet continuent d’augmenter:

http://www.digitaljournal.com/article/296624

http://www.nypost.com/p/news/business/tw_cable_concern_i3sdnOb6y9p9PQy1o0V89H

Cela ne veut pas dire pour autant que les médias traditionnels sont morts. De toute évidence, ils fonctionnent encore aujourd’hui et ils sont toujours ancrés dans l’un des piliers vieillissants de notre société, même si le modèle qu’ils suivent va finalement les conduire à la désintégration. Nous, dans les médias alternatifs, faisons encore référence à l’occasion à des sources provenant des grands médias, car ils représentent l’idéologie de l’establishment (et souvent des  mondialistes). Si cette idéologie se contredit elle-même dans ses propres lieux d’informations, ceux qui animent les médias alternatifs doivent être prêts à le souligner.

Où est-ce que les médias traditionnels ont-ils commencé à faire fausse route? Il y a quinze ans, ils semblaient absolument imparables. Leur capacité à dominer le flux d’information a été sans pareil! Comment un tel mastodonte a-t-il pu être paralysé par un groupe de journalistes amateurs et (*soupir*) de blogueurs? Examinons les raisons pour lesquelles tant d’Américains ont dorénavant placé leur confiance en des sources de nouvelles underground plutôt qu’en les divagations d’experts corporatifs.

La vérité est un droit, non pas un produit

Les nouvelles sont d’abord et avant tout une fonction du progrès social, elles ne sont pas conçues pour être un produit préemballé construit de manière générique sur une ligne d’assemblage et vendu aux masses avec une marge de profit scandaleuse. La philosophie mécanique corporatiste dominante ne fait pas bon ménage avec la distribution naturelle et organique de l’information. Elle va tout simplement contre tout ce qui engendre la communication humaine. Notre capacité à partager des connaissances ne peut être empêchée sans causer une anxiété culturelle. Cette anxiété se traduit souvent par un besoin désespéré d’un point de vue alternatif, même si nous ne reconnaissons pas ce qui a inspiré notre besoin en premier lieu.

Les médias corporatifs ont connu un grand succès dans le passé, alors qu’il tout aussi corrompus, donc pourquoi est-ce que les Américains ne se sont pas détournés d’eux il y a de cela des décennies? Ce n’est pas parce que les Américains ne le voulaient pas. Les médias traditionnels ont des bailleurs de fonds mondiaux avec des milliards de dollars de capitaux à leur disposition. Ils ont budgets publicitaires de la taille de certains petits pays ainsi que des armées de professionnels en marketing. Ces chaînes se font de la promotion elles-mêmes et réciproquement même s’ils prétendent représenter différentes idéologies, s’alimentant les unes les autres dans une frénésie de parrainage consanguine. Mais rien de cela ne signifie beaucoup à la fin. Le seul avantage que les médias traditionnels ont vraiment eux au fil des temps, c’est qu’ils n’avaient pas de concurrence! (Rappelez-vous, que lorsque vous regardez Fox News, ou CNN, vous ne recevez qu’un point de vue, celui des mondialistes) Et, comme pour toute entreprise qui n’a pas de concurrence, le public est obligé de consommer son produit sans le bénéfice d’une comparaison. L’internet offre un milieu exempt de domination des entreprises, et ainsi donc, une opportunité. Remarquez la vitesse à laquelle les Américains ont abandonné les grands médias le moment même qu’il s’est finalement présenté une autre option sur la table, une option que les journalistes et les analystes alternatifs étaient bien équipés pour offrir.

Les méthodes «Copyleft» des médias alternatifs ont également laissé l’establishment perplexe. Les médias traditionnels ont toujours perçu les nouvelles comme étant une source de revenus, un produit, quelque chose à être surveillé et mis en cage. Observez comment Rupert Murdoch à misé hâtivement sur l’instauration de «paywalls» sur ses sites Web. Les médias alternatifs, en revanche, ont traité les nouvelles comme un droit de premier et comme une source de revenus en second lieu. L’objectif des nouvelles alternatives sur le Web n’est pas nécessairement faire de l’argent, son but est d’obtenir la vérité aussi rapidement que possible, de la partager avec le plus grand nombre de gens que possible, aussi précisément que possible, et c’est pourquoi nous dominons les médias traditionnels. Nous permettons le partage et la re-partage de nos articles, analyses et vidéos. Nous invitons nos sceptiques à vérifier nos informations, à mettre nos idées sous microscope (et ils le font toujours, pour ne trouver que rarement des fautes concrètes dans nos reportages, recourant souvent à des arguments vides attaquant le messager). Nous explorons les faits et les possibilités que les grands médias sont conçus pour éviter.

La «méthode de partage» apparaît en contradiction avec le capitalisme de marché libre traditionnel, mais en réalité, il complimente le capitalisme parfaitement. Comme il a été dit précédemment, l’information n’est pas un produit, mais une idée peut l’être. Aujourd’hui, le public ne cherche pas des «nouvelles», il recherche une analyse intelligente et concise des nouvelles. Il recherche une présentation honnête des faits, ainsi que la capacité à montrer les liens pertinents entre ces faits. Il veut toute la vérité et non pas des bouchées préfabriquées et emballée. Le public ne veut pas de présentateurs lisant un prompteur. Si les médias traditionnels savaient le faire, ou même s’ils avaient voulu faire cela, ils pourraient facilement faire de l’argent à la manière américaine, mais ils évitent de donner aux gens ce qu’ils veulent à tout prix, malgré les bénéfices potentiels. Pourquoi est-ce ainsi?

C’est ce que nous découvrirons la semaine prochaine, dans la deuxième partie de ce reportage…

Pourquoi le journalisme citoyen s’est-il enlisé ?

DAMY WEST  Depuis 2006, on a pu observer une sorte de révolution médiatique dans les périphéries de la médiatisation de l’officiel. Bien sûr, tout le corps médiatique était déjà largement considéré comme une mise en scène fictionnelle de l’info, ou comme une information à propos des fictions. Car seul le plaisir était la raison de cet étalage de tables horaires qu’il fallait remplir avec la farce comme la dinde ou le spectateur-lecteur.

Avec la brusque sinon brutale apparition du journalisme citoyen, le lecteur fut jeté dans une sorte de foi aveugle. Il fallait croire en ce nouveau support pour qu’il trouve son public et qu’il sache remplacer les médias anciens et périmés. Cet intégrisme de fait et d’emblée est propre à tous les mouvements révolutionnaires ou transformateurs.

On passera sur les écarts et excès si nombreux qu’ils finirent par l’emporter sur tout le tissus de l’entreprise. On retiendra une cohue invraisemblable d’idées, de gens et de débats sur le ton majoritaire de l’agression verbale et du mépris. Bref, tout ce que le public attend en périphérie de l’info. Ce fut comme si les médias donnaient à voir les médias et non plus l’info ou même la fiction. Ce qui confirme le théorème de Mac Luhan.

Il reste que le journalisme citoyen avait prophétisé l’échec du sarkozisme, puisque tout ce qui est en place doit être rejeté et démonté. Ce sentiment de rejet est l’info ! car d’une part, nous avons un monde de personnes impliquées dans des entreprises de profit financier ou de notoriété et qui ne peuvent voir les problématiques vraies des gens vrais, et d’autre part, il est cette foule des exclus du banquet. Ca crée forcément un sentiment innombrable du rejet.

Le journalisme citoyen s’est morcelé comme la foule qu’il est. Des censurés des journaux citoyens dominants ont à leur tour créé des petits supports qui se laissent aller à leurs penchants extrémistes, tout pour la haine et donc le rejet extrémiste.

D’autres se sont réfugiés sur Facebook pour maîtriser les commentaires et le réseau de lecteurs amis. C’est l’avènement du filtre dans le débat citoyen. Et au moins, on y trouve des femmes bienvenues dans les échanges. Quand le journalisme citoyen était manifestement un club de vieux messieurs aigris par le manque de coups de poings dans le débat officiel, c’est dire s’ils ne pensaient même pas aux femmes.

Aujourd’hui, le journalisme citoyen est une machine à répéter le rejet. Maintenant, tout le monde sait, qu’une majorité de la population rejette le spectacle que la politique et les Institutions médias nous imposent. C’est un sentiment si largement répandu et sans que quiconque y apporte une solution ou une ouverture vers le changement, que ce sentiment devient un cynisme et une violence contre notre prochain, voire contre soi-même.

Finalement, on perçoit assez l’image du journalisme citoyen épicurien ou stoïcien qui se couperait les veines dans son bain chaud comme le philosophe antique. Hormis, qu’aujourd’hui, ce citoyen le fera sur une pagination chargée de publicités qui exprimaient la contradiction fondamentale du projet citoyen. L’argent corrompt tout et surtout les idées pures. L’aventure ne pouvait réussir car elle portait sa propre contradiction en elle, dans sa propre machine et société.

L’Autre Monde 21 novembre 2011: Fukushima, Goldman Sachs s’empare de l’Europe et la guerre se prépare contre la Syrie et l’Iran


L’Autre Monde 14 novembre 2011: Fukushima & l’élite financière fracasse et prend contrôle de l’Europe

Pour écouter, ou pour télécharger, simplement cliquer sur le lien ici:


L’Autre Monde 21 novembre 2011
120 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM

 

 

 

Au programme cette semaine:

- Actualité mondiale – suivi de la situation avec l’Iran, Israël, la Syrie et le développement vers un conflit majeur

- Économie – Goldman Sachs prend contrôle de l’Europe avec le reste des banquiers privés internationaux.

- Fukushima et le nucléaire.

 C’est en rendez-vous le lundi dès 15h pour l’émission la plus écoutée de CHOQ FM, la radio officielle de l’Université du Québec à Montréal !

 

***Hyperliens vers les sources des informations discutées sur l’émission***

CHOQ.FM – François Marginean pour l’Autre Monde – 21 Novembre 2011 – L’intégrale

Retrouvez tous les liens sur le blog « Les Nouvelles Internationales » ici :
http://lesnouvellesinternationales.blogspot.com/2011/11/l…

L’Autre Monde du 21 Novembre 2011 découpé par sujets traités c’est ici :
http://www.youtube.com/playlist?list=PL842FCB5BABF7EDA3&a…

Télécharger l’émission intégrale du 21 Novembre 2011 pour une écoute audio au format mp3 ici :
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L'Autre Monde 21 novembre 2011: Fukushima, Goldman Sachs s'empare de l'Europe et la guerre se prépare contre la Syrie et l'Iran


L’Autre Monde 14 novembre 2011: Fukushima & l’élite financière fracasse et prend contrôle de l’Europe

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QuébecOR : la grenouille qui s’est faite plus grosse que le boeuf…

 

L’émission Enquête de Radio-Canada était hier un rendez-vous très prisé, en tout cas pour mon tweetorat (ce néologisme signifie évidemment les gens qui me suivent et qui sont actifs sur Twitter — et étant donné que je suis pratiquement tout le monde en retour, il devient un terme fourre-tout pour désigner mon réseau — fin de la parenthèse « média social »).

Cette émission était très attendue et elle ne semble pas avoir déçu beaucoup de monde : les commentaires que j’ai pu lire étaient tous très positifs (envers le travail de l’équipe d’Alain Gravel, on s’entend…). Et on s’attend bien sûr à une volée de bois vert de la part de PKP :

Après la diffusion d’#Enquête, on attend rapidement l’#EmpireContre-attaque…

En gros, le reportage démontre que Quebecor, après avoir eu l’aide du gouvernement péquiste de l’époque pour acquérir Vidéotron (la Caisse de dépôt, donc nous tous, possède 45% de Quebecor), et après avoir promis « d’adopter une série de mesures pour préserver la diversité des voix en information », est devenu un monstre tentaculaire, un délinquant qui n’en fait qu’à sa tête, une sorte de musulman qui veut imposer sa charia :

 

Dix ans plus tard, on parle de Quebecor comme d’un «empire», dont plusieurs dénoncent les pratiques en matière d’éthique journalistique et le comportement commercial agressif. Entre autres, on reproche à l’entreprise, le plus important éditeur de journaux au Canada, de s’être retirée de tous les conseils de presse du pays.

 

Mais le plus drôle dans ce reportage, c’est le bout où on voit Michelle Coudé-Lord, la directrice de la section Arts et Culture du Journal de Montréal, avec un journaliste aux coudées franches… Après qu’il lui ait fait part d’un cas où visiblement elle avait joué de son pouvoir sur le choix d’un palmarès de personnalités culturelles qui devait être constitué par des spécialistes indépendants, elle répond que c’est sa parole « contre celles d’ex-syndiqués qui sont en colère contre nous ». Le journaliste lui demande alors : « c’est votre adresse de courriel ça? »

Ensuite, on nous montre un courriel où elle a, téléguidée par le directeur de l’information Dany Doucet, effectivement demandé qu’on enlève un nom dans la liste (Paul Arcand) pour y ajouter un autre (Jacques Aubé, vice-président exécutif et directeur général d’Evenko — un gros annonceur au Journal de Montréal). Et quand elle a eu à s’expliquer, on a eu droit à du patinage digne d’un professionnel de la politique, hésitations et mimiques de défensive en prime.

Le reportage vaut vraiment le coup d’oeil, et en plus on l’offre en version intégrale sur le site de l’émission.

Personnellement, ça ne m’a pas trop surpris. Mais ce qui me désole le plus, c’est de constater encore plus clairement le double standard présent dans l’évolution de cette grosse machine qui se fait le fer de lance d’un discours franchement antisubventions alors que certains de ses plus gros coups (Vidéotron et le futur amphithéâtre à Québec) trouvent leurs sources de l’argent des contribuables via une participation étatique. C’est alors que cette attitude dictatoriale en phase avec une culture affairiste agressive perd de sa légitimité. Comment Pierre-Karl Péladeau peut-il faire fi des questionnements éthiques en lien avec l’objectivité journalistique alors qu’il s’agit de répondre au bien commun?

Mais en même temps, nous sommes pris en otage. Le succès de Quebecor semble reposer sur sa tactique de convergence et s’il est forcé de l’abandonner, nous pouvons craindre de perdre notre investissement avec sa possible descente aux enfers. Je sais bien que c’est le scénario le plus pessimiste, mais n’est-ce pas un peu ce dans quoi nous avons été plongés?

Pieds et mains liés, il nous reste encore le droit de signifier notre mécontentement et d’espérer un minimum de respect des règles communes, ce qui ne devrait pas trop briser ses ailes. Et, pour ce qui est de la convergence, le problème n’est pas seulement de son côté, de toute façon, même s’il l’est à moindre mesure… (Une preuve comme une autre : j’ai demandé via Twitter à Guy A Lepage s’il y aura quelque chose au sujet de ce reportage à TLMEP et il m’a répondu que non, qu’il n’a rien su du reportage avant l’enregistrement. J’ai demandé ça bien candidement, mais si Radio-Canada fonctionnait minimalement comme Quebecor, c’est certain que dimanche on en aurait entendu parler! Et le pire, c’est que j’aurais même trouvé ça correct, étant donné que l’émission s’enregistrait dans la journée de diffusion du reportage, question de coller sur l’actualité.)

Voilà, en espérant ne pas trouver le paysage médiatique en désolation à mon réveil demain…


 

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Radio L’Autre Monde : Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture


Par François Marginean

Image Flickr par zennon_11




Radio L’Autre Monde : Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture



Pour écouter, ou pour télécharger, simplement cliquer sur le lien ici:

L’Autre Monde 1er aout 2011

120 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM


Diffusion en direct : Lundi à 15:00h

Animation : François Marginean
Réalisation :François Marginean
Chronique : Stéphane Poutoire

Archives d’émission

Au programme cette semaine :

- Nos infrastructures s’effondrent et le programme spatial américain est terminé;

- L’impact des activistes et des médias alternatifs est grandissant et indéniable;

- Mise à jour des dossiers des attentats en Norvège et du scandale de Rupert Murdoch;

- Économie – Les États-Unis s’enfoncent dans la dépression et l’Europe coule elle aussi;

- Importantes informations concernant le 9/11 et la torture sont rapportées.

C’est en rendez-vous le lundi dès 15h pour l’émission la plus écoutée de CHOQ FM, la radio officielle de l’Université du Québec à Montréal !


***Cliquez sur les liens ci-bas pour trouver les sources d’informations discutées sur l’émission :

Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture – 1/2

Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture – 2/2

Aussi disponible en vidéo sur YouTube:

http://www.youtube.com/user/Stef2892#g/c/1A6C31236385C96C



Radio L’Autre Monde : Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture


Par François Marginean

Image Flickr par zennon_11




Radio L’Autre Monde : Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture



Pour écouter, ou pour télécharger, simplement cliquer sur le lien ici:

L’Autre Monde 1er aout 2011

120 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM


Diffusion en direct : Lundi à 15:00h

Animation : François Marginean
Réalisation :François Marginean
Chronique : Stéphane Poutoire

Archives d’émission

Au programme cette semaine :

- Nos infrastructures s’effondrent et le programme spatial américain est terminé;

- L’impact des activistes et des médias alternatifs est grandissant et indéniable;

- Mise à jour des dossiers des attentats en Norvège et du scandale de Rupert Murdoch;

- Économie – Les États-Unis s’enfoncent dans la dépression et l’Europe coule elle aussi;

- Importantes informations concernant le 9/11 et la torture sont rapportées.

C’est en rendez-vous le lundi dès 15h pour l’émission la plus écoutée de CHOQ FM, la radio officielle de l’Université du Québec à Montréal !


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Par François Marginean

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L’Autre Monde 1er aout 2011

120 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM


Diffusion en direct : Lundi à 15:00h

Animation : François Marginean
Réalisation :François Marginean
Chronique : Stéphane Poutoire

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- L’impact des activistes et des médias alternatifs est grandissant et indéniable;

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Par François Marginean

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L’Autre Monde 1er aout 2011

120 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM


Diffusion en direct : Lundi à 15:00h

Animation : François Marginean
Réalisation :François Marginean
Chronique : Stéphane Poutoire

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- L’impact des activistes et des médias alternatifs est grandissant et indéniable;

- Mise à jour des dossiers des attentats en Norvège et du scandale de Rupert Murdoch;

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- Importantes informations concernant le 9/11 et la torture sont rapportées.

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Pour la transparence éthique du commerce

Par Renart Léveillé

 

Sur Générations d’idées, Marc Saindon lance une bonne idée au sujet du commerce éthique. Il est question de ce qu’il appelle la certification Janus, inspirée du « nom de la divinité romaine à deux visages, gardienne de la paix ». Et son idée part de cette prémisse, qui est tout à fait probante :

Si acheter c’est voter, on devrait être capable de savoir pour qui on vote quand on fait ses achats.

Question de synthétiser, il s’agirait d’apposer une étiquette négative aux produits des « entreprises qui ont des comportements inacceptables ». Comme exemple, l’auteur pointe la firme Unilever, qui d’un côté avec son marketing pour Dove pointe le problème de la pression médiatique que subissent les femmes pour être mince, et de l’autre y participe avec ses produits Axe (ou le cliché de la femme-mince-objet est magnifié dans ses pubs) et, la goutte qui fait déborder le vase, ses produits diètes Slim Fast. Et à regarder la liste des marques d’Unilever, disponible dans le billet, il est bien drôle de constater qu’on y trouve quelques produits dits « engraissants »… Et personnellement, je constate que je contribue aux profits de cette compagnie puisque je ne jure que par certains de ses produits. Que je ne nommerai pas!

Pour appuyer son idée, l’auteur soulève l’existence d’« étiquettes pour encourager l’achat de produits vendus par des entreprises qui ont des comportements éthiques, verts et équitables » mais je ne crois pas qu’une étiquette Janus serait aussi simple à faire passer dans la réalité, donc dans les commerces et la société. À la base, quel patron de commerce voudrait se mettre à dos ses fournisseurs de produits en permettant un étiquetage négatif? Et, pour outrepasser cela, il faudrait encore une loi étatique pour l’imposer à tous, ce qui serait bien le comble de l’affront aux amants de la liberté individuelle (surtout de la liberté commerciale), et qui n’est pas à prendre à la légère.

Non, je crois qu’il faudrait plutôt opter pour une solution plus en phase avec la technologie (mobile) : les gens intéressés par l’achat éthique pourraient avoir simplement accès à de l’information complète sur les produits offerts en magasin via leur téléphone « intelligent ». Pour ce faire, un site d’éthique commercial pourrait tout à fait être géré par un regroupement d’organismes comme l’Office de la protection du consommateur et Équiterre, pour ne nommer que ceux soulevés par l’auteur.

Je vois très bien l’intérêt de pointer du doigt, mais malheureusement je crois qu’il faut laisser le loisir aux gens de faire au moins l’effort de se renseigner un minimum par eux-mêmes, surtout dans l’optique d’un accès facile à l’information, comme je le propose. Et, par cela, de laisser tranquille ceux qui ne veulent pas entendre parler directement de ces questions d’éthique. Mais je ne doute pas que ça va finir quand même par les rattraper, qu’ils soient majoritaires, comme je le soupçonne…

Même un petit phénomène, surtout s’il fait fléchir les chiffres de vente, peut faire bouger les grands joueurs. Et ainsi de suite…

Se prémunir de l’intimidation par l’école privée

Par Renart Léveillé

Patrick Lagacé a pondu quelques textes sur le sujet de l’intimidation à l’école, relatant l’histoire horrible d’un jeune laissé à lui-même dans une polyvalente de la couronne nord, celle que j’ai fréquentée la majorité de mon secondaire, en plus. Le jeune en question a été victime pendant quatre ans d’intimidation et de tout ce qui va avec dans le merveilleux monde des adolescents, qui n’est pas très loin de la cruauté de l’enfance, s’il faut le rappeler.

La morale de cette histoire, c’est que tout parent qui veut mettre le plus de chance de son côté pour que cela n’arrive pas à son enfant doit songer à débourser pour une place à l’école privée. Parce qu’il semble que les ressources publiques sont limitées, donc c’est le règne du laisser-faire… cela dit en minimisant le plus possible la généralisation induite dans ces propos.

Mais c’est ce que j’ai vraiment compris à la suite de quelques conversations à ce sujet. Et, tel que rapporté dans la chronique de Lagacé, pour régler le problème du jeune, encore, l’école privée. Je ne vois pas pourquoi je n’y croirais pas. Je me fais à l’idée, tranquillement. En espérant quand même que le système d’éducation ne sera plus le même lorsque sera le temps d’y confier ma progéniture. J’en doute.

Parce qu’au-delà du problème de l’intimidation, il y a celui de la compétition entre l’école publique et l’école privée, qui n’est pas tout à fait privée puisque la plupart des écoles privées reçoivent des subventions du Ministère de l’Éducation. Et ces subventions sont des ressources monétaires qui ne se retrouvent alors pas dans les écoles publiques, ça va de soi. Avons-nous ici une des sources du problème?

Pour ma part, je le crois. C’est bien connu que l’école privée est une addition de plus par rapport à l’école publique. Plus plus plus. Meilleur-ci, meilleur ça, bla bla bla. Alors que l’appellation même d’« école privée » est fausse la plupart du temps. Alors que notre société contribue à ce « plus plus plus » inégalitaire qui est un bâton dans les roues à notre système public.

Je sais bien que d’enlever les subventions aux écoles « privées » serait en soi une tragédie pour beaucoup de personnes. Mais de toute façon, quel parti, quel gouvernement aurait le courage de mener à bien ce genre de réforme, toutes tendances confondues. Nos dirigeants ne se soucient pas de ce genre de logique. Et, si ça se trouve, les subventions aux écoles privées ont été enfantées par de l’électoralisme, et toute décision future à ce propos est prise en otage par ce même électoralisme. Bon plan pour le statu quo.

Je me remémore l’époque où j’étais au secondaire et je n’ai pas l’impression que le problème de l’intimidation était aussi criant. Peut-être est-ce simplement parce qu’on en parle de plus en plus ouvertement, et qu’en cette ère de l’information omniprésente, ces petites histoires réussissent mieux à se recouper? Je ne saurais trop dire. Mais une chose est certaine, ce n’est pas pour freiner la « fréquentation record au privé » parce que, comme le croit le professeur Gérald Boutin de l’UQAM, « Qu’on le veuille au non, les écoles privées ont la cote auprès de certains parents qui se méfient de l’école publique, dit-il. Les parents ont de plus en plus cette idée que les élèves ont de meilleurs services dans le réseau privé. ».

Et si ces parents avaient raison? On ne peut pas les blâmer puisque c’est la direction qu’a pris le système québécois, contrairement par exemple au système ontarien où il n’y a pas de subventions aux écoles privées. Il y a de meilleures raisons pour être une société distincte…

(Photo : trixer)

Se prémunir de l’intimidation par l’école privée

Par Renart Léveillé

Patrick Lagacé a pondu quelques textes sur le sujet de l’intimidation à l’école, relatant l’histoire horrible d’un jeune laissé à lui-même dans une polyvalente de la couronne nord, celle que j’ai fréquentée la majorité de mon secondaire, en plus. Le jeune en question a été victime pendant quatre ans d’intimidation et de tout ce qui va avec dans le merveilleux monde des adolescents, qui n’est pas très loin de la cruauté de l’enfance, s’il faut le rappeler.

La morale de cette histoire, c’est que tout parent qui veut mettre le plus de chance de son côté pour que cela n’arrive pas à son enfant doit songer à débourser pour une place à l’école privée. Parce qu’il semble que les ressources publiques sont limitées, donc c’est le règne du laisser-faire… cela dit en minimisant le plus possible la généralisation induite dans ces propos.

Mais c’est ce que j’ai vraiment compris à la suite de quelques conversations à ce sujet. Et, tel que rapporté dans la chronique de Lagacé, pour régler le problème du jeune, encore, l’école privée. Je ne vois pas pourquoi je n’y croirais pas. Je me fais à l’idée, tranquillement. En espérant quand même que le système d’éducation ne sera plus le même lorsque sera le temps d’y confier ma progéniture. J’en doute.

Parce qu’au-delà du problème de l’intimidation, il y a celui de la compétition entre l’école publique et l’école privée, qui n’est pas tout à fait privée puisque la plupart des écoles privées reçoivent des subventions du Ministère de l’Éducation. Et ces subventions sont des ressources monétaires qui ne se retrouvent alors pas dans les écoles publiques, ça va de soi. Avons-nous ici une des sources du problème?

Pour ma part, je le crois. C’est bien connu que l’école privée est une addition de plus par rapport à l’école publique. Plus plus plus. Meilleur-ci, meilleur ça, bla bla bla. Alors que l’appellation même d’« école privée » est fausse la plupart du temps. Alors que notre société contribue à ce « plus plus plus » inégalitaire qui est un bâton dans les roues à notre système public.

Je sais bien que d’enlever les subventions aux écoles « privées » serait en soi une tragédie pour beaucoup de personnes. Mais de toute façon, quel parti, quel gouvernement aurait le courage de mener à bien ce genre de réforme, toutes tendances confondues. Nos dirigeants ne se soucient pas de ce genre de logique. Et, si ça se trouve, les subventions aux écoles privées ont été enfantées par de l’électoralisme, et toute décision future à ce propos est prise en otage par ce même électoralisme. Bon plan pour le statu quo.

Je me remémore l’époque où j’étais au secondaire et je n’ai pas l’impression que le problème de l’intimidation était aussi criant. Peut-être est-ce simplement parce qu’on en parle de plus en plus ouvertement, et qu’en cette ère de l’information omniprésente, ces petites histoires réussissent mieux à se recouper? Je ne saurais trop dire. Mais une chose est certaine, ce n’est pas pour freiner la « fréquentation record au privé » parce que, comme le croit le professeur Gérald Boutin de l’UQAM, « Qu’on le veuille au non, les écoles privées ont la cote auprès de certains parents qui se méfient de l’école publique, dit-il. Les parents ont de plus en plus cette idée que les élèves ont de meilleurs services dans le réseau privé. ».

Et si ces parents avaient raison? On ne peut pas les blâmer puisque c’est la direction qu’a pris le système québécois, contrairement par exemple au système ontarien où il n’y a pas de subventions aux écoles privées. Il y a de meilleures raisons pour être une société distincte…

(Photo : trixer)

Entrons en guerre contre la pollution alimentaire (et les autres)

Par Renart Léveillé

Il faut vraiment que la guerre contre la pollution alimentaire soit le prochain grand combat citoyen (avec bien sûr celui plus général de toutes les pollutions environnementales, sans liens avec les changements climatiques). Parce que ce « qu’on mange contient des résidus de pesticides, de fongicides et d’insecticides, de l’aspartame et des colorants artificiels. Et ça nous rend malades ». C’est le propos du livre de la journaliste française Marie-Monique Robin « Notre poison quotidien, la responsabilité de l’industrie chimique dans l’épidémie des maladies chroniques, qui vient de paraître chez Stanké. »

Personnellement, je suis très heureux que ce livre pousse les grands médias à parler de ce problème (enfin, au moment d’écrire ces lignes, seulement La Presse et Radio-Canada en ont parlé). Parce que j’ai publié en 2007 un billet, titré « Bisphénol? Ah! », qui soulevait bien sûr le grand danger du bisphénol A, composé chimique utilisé dans la fabrication « d’une variété de produits de consommation en plastique, notamment des grands contenants en plastique servant à embouteiller l’eau. Il entre également dans la composition des résines de scellement appliquées sur les dents des enfants, de la résine composite des matériaux de restauration dentaire et des résines utilisées pour le revêtement des boîtes de conserve et des canettes. »

En 2009, dans « 243 entorses à la liberté », je soulignais plus généralement le problème (tous les produits chimiques dans l’environnement qui agressent les humains) en le reliant au fait que nous n’avons pas le choix de les « côtoyer » :

Comment peut-on parler de liberté, de souveraineté sur son propre corps quand l’environnement est chimiquement hostile, nous inoculant de multiples et hypothétiques bombes à retardement?

[…]

Comment se prémunir contre cette agression tout en conservant sa liberté de mouvement? Car oui, il serait possible de se terrer chez soi et de contrôler au maximum son environnement, de sortir de la maison avec un masque à gaz…

Alors, une chance que l’on puisse, avec beaucoup de plantes, minimum sept, purifier son environnement immédiat puisqu’il semblerait que dans un appartement ou une maison, l’« air y serait plus pollué que dans une rue de Montréal à l’heure de pointe »!

Mais pour revenir à la pollution alimentaire, au-delà de la somme d’informations que l’on peut trouver simplement dans l’article de Marie Allard, et qui fait dresser les cheveux sur la tête, les propos de l’auteure du livre envers notre gouvernement actuel sont très durs, tout autant que la comparaison avec l’Europe :

«Au Canada, excusez-moi, mais vous êtes mal barrés avec ce gouvernement très proche de l’industrie», a-t-elle estimé. En Europe, une nouvelle réglementation sur les substances chimiques a désigné 12 000 produits problématiques parmi les 100 000 examinés. «Les industriels ont cinq ans pour fournir de nouvelles données prouvant qu’il n’y a pas de problèmes», a indiqué Mme Robin. Déjà, 700 substances actives ont été retirées.

J’espère bien que ce combat contre ce fléau moderne, nous allons tous le mener ensemble, quelles que soient nos idéologies, puisque cela va au-delà de nos choix et de nos habitudes. Nous avons le droit d’exiger des produits de consommation exempts de substances chimiques possiblement dangereuses pour notre santé; et que ce soit la norme, et que nous n’ayons pas à payer plus, comme ce qui se passe actuellement avec la nourriture bio. C’est une question de précaution et de prévention.

La santé ne devrait jamais être un luxe.

(Photo : myaktinephoto)

Quebecor = contrôle de l’information?

Parfois, l’actualité ne cesse de nous titiller. Après avoir fait des démarches sur un sujet, j’ai abandonné, et puis là, je m’y remets, armé de quelque chose comme une coïncidence.

Gilbert Lavoie du Soleil soulève un doute sur le contrôle que ferait Quebecor de l’information. À la base, il s’agit d’une chronique d’Éric Duhaime « dénonçant la position d’Amir Khadir sur le Plan Nord ». Les faits :

Vendredi soir, Quebecor a d’abord publié, puis retiré de son site canoe.ca un texte du journaliste Taïeb Moalla donnant la réaction de Khadir à cette chronique. Censure? La question a vite fait le tour des réseaux sociaux.

Ce même doute, je l’ai eu voilà pas si longtemps alors que je cherchais à retrouver une vidéo d’un segment d’une émission de Jean-Luc Mongrain. Cet extrait avait fait le tour de la blogosphère et des médias sociaux, même Patrick Lagacé en avait parlé :

Montée de lait épique de Jean-Luc Mongrain, de LCN, sur le contrôle médiatique du Parti conservateur. La méthode qui « sent le totalitarisme », selon Mongrain. Exagération, bien sûr, sauf que l’exagération est peut-être la seule réponse possible au délire conservateur, démontré avec panache par l’animateur, images à l’appui : on voit des journalistes se faire tasser par des taupins du Parti, pour les empêcher de poser des questions.

Là où le bât blesse, c’est que la vidéo a été retirée du site YouTube depuis. Et, pour avoir fait le tour du site de l’émission Mongrain, j’ai pu remarquer que toutes les vidéos sont maintenant hébergées directement sur le site (ce qui semble le rendre plus lent, en plus), mais aucune trace du populaire extrait, ni de toute vidéo hébergée sur YouTube (il y a maintenant plutôt de très courtes capsules, sortes de pubs pour l’émission, ainsi que des entrevues). J’ai pris la peine de faire une demande de renseignement via un formulaire sur le site, sans autre réponse qu’un message formaté me promettant une réponse.

Je sais que c’est bien mince, mais on parle quand même d’un changement advenu pas très longtemps après la montée en épingle virale de ladite vidéo. Oui, il reste encore une entrée de blogue en date du 7 avril où les propos de l’émission sont synthétisés, mais il n’y a rien comme des images pour convaincre du sérieux d’un propos. Justement, je la cherchais, à la veille de la dernière élection fédérale, pour prouver à un utilisateur Twitter que le Parti Conservateur s’appliquait manifestement à contrôler les médias.

Personne ne tombera des nues si j’écris que le lien est facile à faire avec le penchant idéologique que prend Quebecor, via ses médias, vers la droite. Alors, magnifier la parole d’Éric Duhaime en supprimant la réplique va tout à fait dans ce sens. Et, à moindre mesure, supprimer du web cet extrait d’émission rend un tout petit petit service à notre nouveau gouvernement canadien de droite, quelle que soit la raison d’effacer ces archives disponible pour le public. Parce que ce n’est pas rien de le faire, dans un contexte où la transparence est de plus en plus importante, socialement.

Je le répète, mon doute ne tient pas sur grand-chose. Et c’est bien pour cette raison que j’avais décidé de ne pas écrire là-dessus. Mais cette histoire soulevée par Gilbert Lavoie agit comme le faisceau d’une lampe de poche pour mettre cette autre en lumière.

Les doutes ne sont bien sûr pas des faits, mais s’ils continuent de s’accumuler, ça deviendra de plus en plus inquiétant.

Quebecor = contrôle de l’information?

Parfois, l’actualité ne cesse de nous titiller. Après avoir fait des démarches sur un sujet, j’ai abandonné, et puis là, je m’y remets, armé de quelque chose comme une coïncidence.

Gilbert Lavoie du Soleil soulève un doute sur le contrôle que ferait Quebecor de l’information. À la base, il s’agit d’une chronique d’Éric Duhaime « dénonçant la position d’Amir Khadir sur le Plan Nord ». Les faits :

Vendredi soir, Quebecor a d’abord publié, puis retiré de son site canoe.ca un texte du journaliste Taïeb Moalla donnant la réaction de Khadir à cette chronique. Censure? La question a vite fait le tour des réseaux sociaux.

Ce même doute, je l’ai eu voilà pas si longtemps alors que je cherchais à retrouver une vidéo d’un segment d’une émission de Jean-Luc Mongrain. Cet extrait avait fait le tour de la blogosphère et des médias sociaux, même Patrick Lagacé en avait parlé :

Montée de lait épique de Jean-Luc Mongrain, de LCN, sur le contrôle médiatique du Parti conservateur. La méthode qui « sent le totalitarisme », selon Mongrain. Exagération, bien sûr, sauf que l’exagération est peut-être la seule réponse possible au délire conservateur, démontré avec panache par l’animateur, images à l’appui : on voit des journalistes se faire tasser par des taupins du Parti, pour les empêcher de poser des questions.

Là où le bât blesse, c’est que la vidéo a été retirée du site YouTube depuis. Et, pour avoir fait le tour du site de l’émission Mongrain, j’ai pu remarquer que toutes les vidéos sont maintenant hébergées directement sur le site (ce qui semble le rendre plus lent, en plus), mais aucune trace du populaire extrait, ni de toute vidéo hébergée sur YouTube (il y a maintenant plutôt de très courtes capsules, sortes de pubs pour l’émission, ainsi que des entrevues). J’ai pris la peine de faire une demande de renseignement via un formulaire sur le site, sans autre réponse qu’un message formaté me promettant une réponse.

Je sais que c’est bien mince, mais on parle quand même d’un changement advenu pas très longtemps après la montée en épingle virale de ladite vidéo. Oui, il reste encore une entrée de blogue en date du 7 avril où les propos de l’émission sont synthétisés, mais il n’y a rien comme des images pour convaincre du sérieux d’un propos. Justement, je la cherchais, à la veille de la dernière élection fédérale, pour prouver à un utilisateur Twitter que le Parti Conservateur s’appliquait manifestement à contrôler les médias.

Personne ne tombera des nues si j’écris que le lien est facile à faire avec le penchant idéologique que prend Quebecor, via ses médias, vers la droite. Alors, magnifier la parole d’Éric Duhaime en supprimant la réplique va tout à fait dans ce sens. Et, à moindre mesure, supprimer du web cet extrait d’émission rend un tout petit petit service à notre nouveau gouvernement canadien de droite, quelle que soit la raison d’effacer ces archives disponible pour le public. Parce que ce n’est pas rien de le faire, dans un contexte où la transparence est de plus en plus importante, socialement.

Je le répète, mon doute ne tient pas sur grand-chose. Et c’est bien pour cette raison que j’avais décidé de ne pas écrire là-dessus. Mais cette histoire soulevée par Gilbert Lavoie agit comme le faisceau d’une lampe de poche pour mettre cette autre en lumière.

Les doutes ne sont bien sûr pas des faits, mais s’ils continuent de s’accumuler, ça deviendra de plus en plus inquiétant.

 

Les médias traditionnels sont maintenant obsolètes 2/2

Traduction par François Marginean

Première partie: Les médias traditionnels sont maintenant obsolètes 1/2

Texte original de Giordano Bruno

Les nouvelles Internet représentent les grands espaces ouverts, celles des médias traditionnels sont une prison stérile

Un facteur qui effraie certains lecteurs de nouvelles lorsqu’ils rencontrent l’Internet est son manque de plafonds de clôtures; sa négation complète des frontières traditionnelles et des filtres toujours présents dans les médias traditionnels. Quand il s’agit de consommation de l’information, de nombreux Américains sont agoraphobes; lorsqu’ils sont exposés à de grands espaces ouverts, ils paniquent. En même temps, beaucoup de gens trouvent la circulation effrénée des nouvelles sur l’Internet libératrice.

Certaines sources de nouvelles sur le Web, comme la plupart des points de vente des grands médias, ne sont pas fiables, alors que d’autres sont incroyablement précises. L’Internet vous oblige, le lecteur et le chercheur, à vérifier la viabilité de l’information que vous rencontrez. Vous n’êtes plus un observateur passif faisant frire vos synapses en face d’une boîte parlante, mais plutôt un participant dans le domaine des nouvelles, recherchant et séparant ce qui est un fait, de ce qui ne l’est pas. Les utilisateurs de nouvelles sur le Web doivent faire des efforts individuels dans leur apprentissage, ce qui est, franchement, la façon dont cela devrait être.

Les médias télévisés et la presse écrite ne vous offrent pas différentes avenues d’information à explorer, ils vous disent ce qu’il faut croire et comment vous sentir, ou bien ils ne font que renforcer les fausses hypothèses que vous aviez déjà adoptées sur le monde, au lieu de vous pousser à réfléchir au-delà de votre bulle de confort moelleux. Il est beaucoup plus facile de s’assoir et vous alimenter de ce que vous donnent les médias traditionnels, même si cela est tout à fait insatisfaisant et intellectuellement déstabilisant. Les gens dont l’exposition à l’information provient exclusivement à travers les canaux traditionnels de nouvelles semblent littéralement régresser en tant qu’êtres humains au point d’atteindre l’instinct machinal de base. Étrangement, de cette manière, les médias d’entreprise créent un sentiment collectif d’isolement personnel dans la populace. Nous nous sentons attirés par les médias de masse, car ils offrent l’illusion de la communauté, de la connexion à ceux qui nous entourent, mais en réalité, cela dégrade en fait notre capacité à penser clairement et honnêtement, cela rend impossible de faire des connexions avec autrui. Le résultat est une masse de l’humanité en compote, tous avec la même vision du monde faussée, mais, ironiquement, sans camaraderie et terrain d’entente.

Les nouvelles sur le Web offre une participation, une communauté, et cela nous presse à non seulement tout remettre en question, mais en fait à sortir et répondre à nos propres questions au lieu d’attendre que quelqu’un d’autre, ayant possiblement un agenda, le fasse pour nous. Les médias de masse ne peuvent simplement pas rivaliser avec cette dynamique.

Biais, mensonges et le statu quo

Les grands médias n’ont jamais été des «fournisseurs» de nouvelles. En fait, ils sont plutôt des «nettoyeurs» des nouvelles, une turbine de papier abrasif et de mousse à savon conçus pour éliminer les morceaux d’informations «sales» qui contredisent le statu quo. Les fils de nouvelles comme AP ou Reuters suppriment environ 90% de la vérité de leurs rapports, ou combinent la vérité à l’opinion biaisée dans une tentative de minimiser son effet. Les nouvelles traditionnelles prennent alors cette information et la tamise encore davantage de données encore plus précieuses. Le zombie moyen de la pop culture suivant les grands médias n’est probablement exposé qu’à environ 1% la vérité quotidiennement, même s’il porte attention à autant que cela. Pour ceux qui s’en foutent éperdument de tout ce qui est au-delà de leur existence immédiate, 1% est plus que suffisant. Toutefois, un bon nombre d’entre nous sommes conscients de notre environnement et très insatisfaits de cette situation.

L’erreur que de nombreux Américains font, c’est d’assumer que les nouvelles corporatives sont un «service», un service au public. Ce n’est pas le cas. Les médias de masse s’occupent des intérêts de leurs actionnaires et leur PDG, rien de plus. Les grands médias ne sont même pas obligés par la loi d’être factuels dans leur présentation de l’information, mis à part se cela implique la diffamation, et même ces freins et contrepoids sont progressivement mis de côté. La saga des journalistes Jane Akre et Steve Wilson concernant leur lutte contre la suppression qu’on fait Fox et Monsanto de leur histoire sur les effets cancérigènes des hormones de croissance rBGH, a prouvé que les échelons supérieurs de notre système juridique coopèrent complètement avec les tentatives des médias pour censurer les informations pertinentes, voire même de mentir de façon éhontée:

http://www.inmotionmagazine.com/fox.html

Ces analystes alternatifs qui en quelque sorte passent à travers les mailles du filet des nouvelles corporatives semblent être traités et couverts de ridicule et de mépris pour les faits qu’ils rapportent. Dans la vidéo ci-dessous, Peter Schiff tente de prévenir le public en 2006 de l’effondrement du marché à venir et de la crise immobilière à venir, expliquant exactement comment l’effondrement hypothécaire commencerait. Au lieu d’examiner sa logique rationnelle, les experts de Fox News rient de lui et l’enterrent en parlant plus fort que lui. On se demande si ces clowns rient toujours aujourd’hui:

http://www.youtube.com/watch?v=_HFNJw7xGSA

Les attaques incessantes par les médias traditionnels (de Fox en passant par MSNBC) de tout mouvement ou organisation constitutionnaliste, des Tea Party aux Oathkeepers, ou toute autre idéologie anti-establishment, ont révélé un mépris total de l’objectivité par les journalistes qui sont censés être leur fierté. Les accusations ridicules et totalement sans fondement contre les candidats du mouvement libertaire comme Ron Paul et Paul Rand, allant du racisme à l’extrémisme et le terrorisme, sont maintenant la norme. Et ils se demandent pourquoi tout le monde est en train d’éteindre leur poste de télévision!? Combien de temps pouvez-vous regarder un gang de grands enfants en habits lancer des railleries d’écolier de satellite à satellite contre les hommes honorables qui ont à peine eu la chance de se défendre dans un forum égalitaire? Peut-être que ma capacité d’attention est courte, ou peut-être que certains sont facilement divertis, mais la plupart d’entre nous tombons dans l’ennui assez rapidement avec ce genre de comportement pathétique.

L’essentiel est que les médias travaillent avec l’objectif de suppression, non pas de révélation, et les Américains commencent à comprendre cela. Pourquoi prendre la peine de regarder une interview 10 minutes entre MSNBC et Ron Paul ou Rand Paul, avec les délais satellites, les montages vidéo, les tactiques Alinsky, ou la logique circulaire? Nous n’apprenons rien parce que l’entrevue n’a pas été conçue par MSNBC pour découvrir la vérité, elle a été conçue pour l’affaiblir. De manière risible, c’est l’establishment médiatique qui a réclamé des régulations ainsi que des gardiens pour contrôler les médias alternatifs en raison d’un manque de «responsabilité» dans les nouvelles du Web:

http://www.youtube.com/watch?v=N8ecPidqeNs

Mais qu’en savent les grands médias, de cette responsabilité et des comptes à rendre? Ou même des reportages basés sur des faits? Ces gens sont une honte pour le journalisme et ils ont l’audace d’exiger le professionnalisme de la part des médias alternatifs?! Il m’est impossible de compter le nombre d’histoires inexactes ou fabriquées que j’ai couvert et disséqué dans mes années à écrire pour le mouvement libertaire. Où sont l’indignation et la colère à propos de ces erreurs? Quelle source de nouvelles est vraiment coupable de duplicité?

Les médias alternatifs sur le Web n’ont pas besoin de «gardiens» pour choisir les informations les plus informatives et pertinentes. Nos lecteurs doivent être capables de vérifier nos informations et de décider par eux-mêmes si elles sont fiables ou de mauvaise foi. Dans le cas des médias de masse, nous sommes les gardiens! Il est évident qu’ils ne tiennent pas leurs propres reportages à quelconque critère de sincérité…

Journalistes citoyens, justice citoyenne

Les médias alternatifs représentent un changement de paradigme incroyable, non seulement dans la façon dont nous prenons part à la diffusion de l’information, mais aussi dans la façon dont nous percevons notre rôle dans les événements mondiaux. Nous ne sommes plus limités aux lignes directrices et règles du système élitiste, un système qui est finalement destiné à nous nuire, et non pas nous aider. Aujourd’hui, nous avons des outils à notre disposition qui rendent les anciennes méthodes restreignantes de distribution de nouvelles complètement obsolètes. Aujourd’hui, à la portée du bout de leurs doigts, chaque Américain a la chance de contribuer activement à la plus grande somme de connaissances qui conduit finalement les tromperies à la mort, mais d’un autre côté, à la promotion du progrès social.

Rien n’est parfait, y compris le Web. Il y aura toujours de la désinformation à trier, indépendamment de toute nouvelle technologie ou de tout règlement. Cela fait partie de la vie dans une société libre. Nous ne comptons pas sur les entités gouvernementales ou les entreprises pour fixer les normes de la vérité, nous fixons ces normes pour nous-mêmes, et si nous échouons, ce sera uniquement parce que nous les aurons fixées trop bas.

Il est intéressant de voir les promoteurs de l’establishment toujours utiliser la proclamation du «plus grand bien commun» comme prétexte pour réprimer tout ce qui menace leur structure de pouvoir. Mais réfléchissons à cela pendant une seconde, quel est ce plus grand bien commun dans ce cas? Est-ce dans l’intérêt du plus grand bien commun que de contrôler et censurer l’Internet parce que de fausses nouvelles POURRAIENT se répandre là? Ou d’imposer des «protections» sur le dos des gens parce qu’on les pense être trop paresseux ou trop stupides? Ou, au contraire, pouvons-nous trouver le plus grand bien commun dans l’information libre, et à travers l’élaboration d’un public assez mature pour partir à la recherche des faits par lui-même? Est-il vraiment préférable de maintenir un système monopolistique de nouvelles qui a été démontré à maintes reprises comme étant défectueux, carburant à la propagande, sans vergogne et simpliste? Ou alors, est-il est à notre avantage de fournir une autre avenue, une concurrence plus équitable et de voir que l’on répond mieux aux besoins de la population? Lorsque nous nous arrêtons un instant pour considérer ce qu’est le réel «plus grand bien commun» pourrait être, nous constatons que cela ne coïncide pas du tout avec les désirs de l’establishment.

Si nous avons besoin de quoi que ce soit à cette conjoncture dans l’histoire, c’est du journaliste citoyen. Nous n’avons pas besoin d’un message sponsorisé par les intérêts corporatifs, mais plutôt de millions de voix indépendantes, toutes à la recherche de la vérité de leur propre manière unique. Seulement alors pourrons nous récupérer notre identité et d’atteindre un sentiment légitime de justice dans ce pays. De grands changements commencent par une révolution des idées, une volonté individuelle, et par une multitude d’yeux ouverts. L’Internet est un catalyseur pour l’avènement d’un tel événement, le type qui ne se produit peut-être qu’une seule fois par millénaire. Nous ne pouvons pas permettre qu’il soit vilipendé par des escrocs ou dominé par des tyrans, en aucune circonstance, sinon, nous perdrons notre initiative, et avec elle, notre voix.

WikiLeaks d’un autre oeil

Par Renart Léveillé

Il y a l’histoire officielle WikiLeaks. On m’a pointé une série de textes qui la remet en question. J’ai bien voulu m’y ouvrir.

Nous sommes assurément en terrain conspirationniste, mais, contrairement à ce qu’on voit habituellement, les États-Unis ne sont pas le personnage principal. Plutôt quelque chose comme l’arroseur arrosé, ou encore mieux, un bouc émissaire :

De façon plus anecdotique, un bouc était envoyé par certains bergers d’Amérique du sud pour attirer sur lui les piranhas infestant les rivières tandis que le reste du troupeau passait sans dommage à un autre gué.

Se basant sur le fait qu’aucune information diplomatique coulée par ce site ne met en danger Israël, on argue que le but de tout cela est de déstabiliser les États-Unis et d’ainsi pointer l’éclairage sur ce pays (lire : détourner l’attention du public) tandis qu’on ouvre la voie à une attaque de l’Iran. Je reste sur ma faim quant à l’Iran et je ne me taperai pas la lecture de toute l’information sur WikiLeaks pour vérifier l’assertion comme quoi Israël est plus blanc que blanc dans cette histoire, d’autres semblent avoir déjà fait le travail, et très bien en plus!

Autre théorie, cette avalanche de documents mis en disponibilité pour le public et les médias justifierait dans le futur une guerre globale des gouvernements contre la liberté d’information que permet le web, parce que cela constituerait une menace pour la sécurité internationale.

Pour justifier ces théories, il y a quand même un argument assez intéressant du côté de Pierre Bellefeuille :

J’ai visité le site Wikileaks pour la toute première fois hier. Tiens donc on aurait eu le temps de classer par catégorie des centaines de milliers de documents! Intéressant! Cela nécessite certainement une très grande coordination, et une gestion centralisée pour ne pas perdre la rigueur de classification, ce qui n’est pas en soi un travail d’amateur! Pour les sources, il me semble qu’on doit être très au fait de tout ce qui se passe sur notre belle planète au niveau diplomatique, ce qui ne pourrait provenir que de quelques centres très précis d’où il serait difficile de laisser sortir autant d’information. Pourquoi ces infos sortent-elles tout d’un coup? Je ne crois pas au hasard, ni à la bonne volonté de quelques bien intentionnés individus à l’égard de la communauté internationale. Peut-être que je fais erreur ici et que je ne comprends rien à tout ça.

Et il y a l’arrestation du grand manitou de WikiLeaks, Julian Assange, pour une affaire de « viol, d’agression sexuelle et de coercition » perpétrée sur deux Suédoises. À la base, le fait qu’il s’est rendu lui-même aux autorités est assez surprenant. Et du côté du site infowars.com on écrit que cela ressemble à un coup monté politique, car il a été révélé qu’une des deux femmes, une militante féministe qui a publié un guide sur « comment se venger des hommes et les faire souffrir », a des liens avec la CIA.

Personnellement, j’ai peine à m’y retrouver. Si tout cela s’avère véridique, c’est risible comment les États-Unis se font manipuler. Mais si c’était plutôt nous, en fin de compte, qui étions manipulés, et à plusieurs degrés?

Je n’ai malheureusement pas la réponse, mais ça donne froid dans le dos.

*

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Par Renart Léveillé

Il y a l’histoire officielle WikiLeaks. On m’a pointé une série de textes qui la remet en question. J’ai bien voulu m’y ouvrir.

Nous sommes assurément en terrain conspirationniste, mais, contrairement à ce qu’on voit habituellement, les États-Unis ne sont pas le personnage principal. Plutôt quelque chose comme l’arroseur arrosé, ou encore mieux, un bouc émissaire :

De façon plus anecdotique, un bouc était envoyé par certains bergers d’Amérique du sud pour attirer sur lui les piranhas infestant les rivières tandis que le reste du troupeau passait sans dommage à un autre gué.

Se basant sur le fait qu’aucune information diplomatique coulée par ce site ne met en danger Israël, on argue que le but de tout cela est de déstabiliser les États-Unis et d’ainsi pointer l’éclairage sur ce pays (lire : détourner l’attention du public) tandis qu’on ouvre la voie à une attaque de l’Iran. Je reste sur ma faim quant à l’Iran et je ne me taperai pas la lecture de toute l’information sur WikiLeaks pour vérifier l’assertion comme quoi Israël est plus blanc que blanc dans cette histoire, d’autres semblent avoir déjà fait le travail, et très bien en plus!

Autre théorie, cette avalanche de documents mis en disponibilité pour le public et les médias justifierait dans le futur une guerre globale des gouvernements contre la liberté d’information que permet le web, parce que cela constituerait une menace pour la sécurité internationale.

Pour justifier ces théories, il y a quand même un argument assez intéressant du côté de Pierre Bellefeuille :

J’ai visité le site Wikileaks pour la toute première fois hier. Tiens donc on aurait eu le temps de classer par catégorie des centaines de milliers de documents! Intéressant! Cela nécessite certainement une très grande coordination, et une gestion centralisée pour ne pas perdre la rigueur de classification, ce qui n’est pas en soi un travail d’amateur! Pour les sources, il me semble qu’on doit être très au fait de tout ce qui se passe sur notre belle planète au niveau diplomatique, ce qui ne pourrait provenir que de quelques centres très précis d’où il serait difficile de laisser sortir autant d’information. Pourquoi ces infos sortent-elles tout d’un coup? Je ne crois pas au hasard, ni à la bonne volonté de quelques bien intentionnés individus à l’égard de la communauté internationale. Peut-être que je fais erreur ici et que je ne comprends rien à tout ça.

Et il y a l’arrestation du grand manitou de WikiLeaks, Julian Assange, pour une affaire de « viol, d’agression sexuelle et de coercition » perpétrée sur deux Suédoises. À la base, le fait qu’il s’est rendu lui-même aux autorités est assez surprenant. Et du côté du site infowars.com on écrit que cela ressemble à un coup monté politique, car il a été révélé qu’une des deux femmes, une militante féministe qui a publié un guide sur « comment se venger des hommes et les faire souffrir », a des liens avec la CIA.

Personnellement, j’ai peine à m’y retrouver. Si tout cela s’avère véridique, c’est risible comment les États-Unis se font manipuler. Mais si c’était plutôt nous, en fin de compte, qui étions manipulés, et à plusieurs degrés?

Je n’ai malheureusement pas la réponse, mais ça donne froid dans le dos.

*

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Les 7 sont entrés dans CentPapiers

On en parlait depuis quelques temps, c’est maintenant chose faite : les 7 du Québec ont pris charge du journal citoyen CentPapiers.   Ça changera quoi, pour vous, les lecteurs et commentateurs  de ce site ?    On peut répondre « rien », puisque  vous verrez  toujours  apparaître ici, à tour de rôle, les mêmes visages familiers.  Ils vous offriront encore  chacun sa vision du monde qui, comme vous le savez, va de gauche à droite sans solution de continuité.

Mais on peut aussi répondre « tout », car c’est la réalisation des promesses que je vous faisais il y a quelques mois.   Vous trouverez sur CentPapiers une dimension multimédia, des forums-babillards pour vous exprimer, une ouverture à la francophonie, surtout, avec le meilleur de la blogosphère de France pour commencer, mais  aussi la volonté explicite de voir aussi un jour  le monde  en  français à partir de Casa et de Kinshasa tout autant que de Bruxelles ou Genève.

Les 7 dans CentPapiers, c’est une transformation profonde, car la  formule des « 7 » impliquait que nous soyons peu nombreux au pupitre. Avec CentPapiers, nous pouvons vous offrir à tous l’accès à nos colonnes. Vous allez pouvoir devenir partie prenante de l’expérience.  C’est une opportunité.   C’est même un devoir….

Un devoir pour  tous ceux qui pensent et réfléchissent,  car  il est devenu incontournable, si  on veut que la démocratie persiste, de créer une alternative aux médias traditionnels. Les médias traditionnels trouvent trop facilement prétexte à mettre en quarantaine toutes les idées qui n’ont pas reçu le sceau de conformité du pouvoir.

On dit des idées  qui n’ont pas leurs papiers  qu’elles sont « conspirationnistes », que ceux qui les émettent sont des « hurluberlus »…. On les voit comme de petites vérités dangereuses.  Contagieuses…   Hop, en quarantaine ! Puis on les expulse…  ou on les empoisonne. La mission d’un journal citoyen, c’est de protéger les petites vérités. Un journal citoyen existe  pour donner droit de séjour aux faits et aux opinions « sans papiers ».

Évidemment, on fera tout pour l’en empêcher ; un journal citoyen n’y parviendra que s’il jouit d’un appui populaire qui rendrait plus néfaste pour le pouvoir de le faire taire que de le laisser parler. C’est le cas du Canard Enchaîné…  Nous avons donc besoin de vous, nos lecteurs.

Il faut qu’il y ait un consensus fort – de la Gauche de solidarité à la Droite libertarienne – pour dire que si, dans les gestes, la liberté de chacun cesse là ou commence la liberté des autres, la liberté de penser, elle, ne cesse pas : elle doit être immodérée.  Ce consensus se manifestera concrètement dans les articles que VOUS nous demanderez de publier. Ce journal ne survivra que si vous êtes nombreux à le faire, car nous n’avons pas les moyens d’un journalisme d’enquête.  Vous êtes nos seuls yeux et nos seules oreilles.

Exprimez-vous. VOTRE OPINION DOIT ÊTRE ENTENDUE : ne vous en privez pas.  Les 7 vous invitent à entrer vous aussi  dans CentPapiers.  Inscrivez-vous  en mettant un courriel, prenez un pseudo à votre choix … et c’est fait.  Vous serez sorti de la majorité silencieuse pour vous joindre à la minorité qui parle. Le micro est à vous.  Publiez, mais aussi, pour que ce journal soit vraiment utile, il faut que vous vous commentiez les uns les autres.  Car notre  rôle  est de faire connaître impartialement vos idées; le vôtre est d’en discuter sans pusillanimité.

Notre engagement à nous, c’est que VOUS SEREZ PUBLIÉS. Nous ne supprimerons de nos pages que ce que la loi nous oblige à en supprimer ; rien d’autre n’y sera tabou. Nous exilerons seulement  vers une page à l’écart – mais néanmoins bien accessible – les articles et commentaires que le bon goût nous suggèrera d’y garder.

Notre invitation pressante à « prendre le micro » commence tout de suite. Au cours des jours et des semaines qui suivront, CentPapiers  se transformera  pour vous permettre de faire connaître vos opinions plus facilement et de plus en plus efficacement. Ensemble, nous tenterons de faire un bout de chemin vers plus de liberté de penser, de dire et d’écrire

Pierre JC Allard

Les interventionistes et quelques réflexions…

Le clan des néo-conservateurs, cette faction d’idéologie militariste pour l’imposition d’une hégémonie américaine mondiale, tel que décrit et illustré par dans leurs propres documents et projet comme le PNAC, réuni l’extrême droite, le complexe militaro-industriel, évangélistes chrétiens, sionistes, banquiers internationaux, et des gens de descendance idéologique nazie comme George H.W. Bush et de factions de la CIA.

Ce sont ces gens qui ont voulu prendre avantage du momentum de la configuration stratégique américaine présente à la fin Seconde guerre mondiale, cristallisée ensuite durant la guerre froide, pour imposer leur nouvel ordre mondial. Ils se retrouvaient avec l’armée la plus puissante de l’histoire et beaucoup pensaient qu’il était insensé de ne pas s’en servir pour assurer leur contrôle sur le monde. Pour ce faire, on devait utiliser cette puissance militaire qui selon eux était d’une tristesse à posséder sans pouvoir s’en servir réellement pour imposer cet ordre, en combinaison avec la sphère financière et bancaire à travers lesquelles ils dominaient et dominent encore le reste du monde. Ces nouveaux maîtres du monde ne pouvait se servir de cette incroyable machine de guerre parce que le peuple américain et la Constitution des États-Unis ne leur permettraient jamais.

Il fallait donc miner et éventuellement anéantir ce dernier bastion de la liberté et de la souveraineté du peuple et des individus, en finir avec cette expérience unique de quelques centaines d’années à peine où pour la première fois de l’Histoire, le Peuple est souverain et donc pas soumis, esclave, serf, sujet d’un quelconque tyran, dictateur, leader religieux ou d’une monarchie.

Alors, pour imposer une telle politique étrangère agressive et criminelle à tendance eugénique, ils comprenaient que la démocratie, ou en fait, la République des États-Unis, était pour les en empêcher. La souveraineté du peuple et la liberté sont le véritable ennemi de l’élite, de l’establishment, de l’ordre établi. Elles sont l’antithèse du darwinisme social.
C’est ce qui explique la motivation derrière le coup d’État avorté de justesse dans l’affaire Smedley Butler impliquant la famille Bush ainsi que de grands industriels et banquiers.

Il s’agit du même dessein en ce qui concerne le 9/11 et la descente rapide dans un état policier fasciste qu’on peut observer en Amérique. Nous sommes témoins de l’érosion brutale – et dans plusieurs cas la perte – de nos droits et libertés ainsi que la protection de notre vie privée, sans compter les multiples transgressions de la Constitution des É-U.

Il y a longtemps que les multinationales et le secteur bancaire ont opéré un coup-d’État silencieux prenant contrôle de nos institutions civiles et gouvernementales. Les gens qu’on nomme nos « représentants » ne le sont plus en grande majorité, surtout aux plus hauts échelons. Les créditeurs et les multinationales dictent la loi, font la pluie et le beau temps. Ils sont le gouvernement de facto. Ils organisent les choses en leur faveur, pour leurs intérêts. Par exemple, ils sont le moteur qui propulse le Partenariat pour la Sécurité et la Prospérité (PSP), ou plus simplement, l’Union nord-américaine. Une refonte du Canada, des États-Unis et du Mexique en un espace commun commercial favorable au secteur privé et financier, opéré via un nivellement vers le bas des conditions de travail, des salaires, des réglementations et protections des gens et de l’environnement.

Nous payons des impôts et des taxes, mais nous ne sommes plus représentés. Nous avons perdu $40 milliards de notre Caisse de dépôt et de placement et l’État de droit au Québec est en train de basculer vers la loi du plus fort et du crime organisé, mais les « autorités » refusent toute enquête publique! Ils parlent de monter la taxe de vente et votre compte d’électricité pour combler les déficits causés par leurs « erreurs », de dépenser des milliards de dollars pour investir dans la centrale nucléaire de Gentilly-2 et la remettre en marche avec tout ce que cela implique en terme de risque nucléaire et des matières radioactives, mais ne nous consultent jamais et ne font qu’à leur tête.

Le partenariat entre les compagnies et les forces armées/complexe militaro-industriel est l’axe essentiel par lequel l’élite anglo-saxonne pensait organiser leur collaboration pour créer une super-puissance dans le but d’imposer leur contrôle sur le monde et poursuivre l’expansion de l’emprise de l’empire anglo-saxon sur les ressources du monde et ainsi remplacer le colonialisme européen. La guerre contre le terrorisme est le parfait outil puisqu’elle est sans fin et permet de créer sans cesse de nouveaux ennemis qui eux sont là que pour justifier l’expansion de la plus grande économie militarisée que le monde est connu.

Il est un fait qui semble se dégager de plus en plus de l’histoire du régime nazi : ils avaient été appuyés en puissance par les banquiers de Londres et de Wall Street, et le 3e Reich de Hitler fut construit par les corporations des États-Unis et d’Angleterre dans le but de contrer la menace Communiste de l’Union Soviétique (financée et maintenue en place par les mêmes banquiers internationaux). Hitler s’est avéré un homme hors de contrôle et c’est les Soviétiques qui ont dû perdre entre de 20 à 40 millions d’hommes pour le défaire. Suite à la défaite du régime nazi, nous avons appris grâce à des documents américains déclassifiés, que sous le projet « Paperclip », des milliers de têtes nazis, dont des scientifiques, propagandistes, stratèges, hauts-gradés militaires, etc, furent rapatriés aux États-Unis, sous un chapeau nommé la CIA, nouvellement crée à cet effet.

George H.W. Bush est un des grand responsable de cette affaire, avec son père Prescott Bush qui amassa une fortune en aidant et finançant Hitler, blanchissant l’argent nazi et en investissant dans la machine de guerre nazie. Étaient aussi de fervents supporteurs: Henry Ford, IBM, JP Morgan, Rockefeller et la Standard Oil. Il est de plus en plus compris que la famille Bush et les gens qui leur sont reliés constituent la montée d’un 4e Reich aux États-Unis. Les nazis ont perdu une bataille en 1945, mais pas la guerre puisque les vrais architectes, constructeurs et profiteurs de la machine nazie et son idéologie n’ont jamais été publiquement identifiés, exposés et jugés pour leurs crimes.

Les médias sont lourdement concentrés entre les mains de quelques entités seulement. Il se trouve beaucoup d’actionnaires importants et propriétaires qui sont aussi investis et liés à des fabricants d’armement et des financiers de Wall Street. Ils répondent uniquement aux impératifs du marché et de la rentabilité, mais ils ont l’immense pouvoir de façonner notre perception de la réalité. Les médias n’accomplissent pas leur mission de chercher et rapporter la vérité, d’être les gardiens de la liberté et démocratie, de surveiller les gouvernements et les gens au pouvoir.

Nous savons maintenant que des milliards de dollars furent et sont dépensés par des gouvernements tels que celui des États-Unis ainsi que par des corporations pour produire de fausses nouvelles ayant toutes les apparences de nouvelles indépendantes produites par les médias. Il n’y a pas moyen de savoir si elles sont authentiques ou pas, ainsi que de connaître leur source de financement. Elles nous sont présentées dans les journaux ainsi qu’à la télévision comme si elles étaient authentiques, rapportées par de véritables journalistes.

Bien sûr qu’il ne s’agit pas de la totalité des nouvelles qui nous parviennent, ni probablement pas de la majorité, mais il est certain que cela s’est produit des centaines de fois seulement que dans la période avant le début de l’agression de l’Irak en mars 2003. On peut aussi penser à l’affaire des couveuses Koweït en 1991 alors que le gouvernement des États-Unis avaient engagé une firme de relation publique pour créer une fausse histoire de bébés jetés sur le sol froid par les soldats irakiens pour voler les couveuses des hôpitaux du Koweït. Cette campagne de désinformation avait pour but créer une indignation et un soutient chez les Américains et ainsi servir de justification pour attaquer l’Irak pour la première fois en 1991.

On peut penser au 11 septembre 2001, un domaine où les mensonges et fantaisies de la version officielle rapportés joyeusement par les médias sont si épais qu’ils n’arrivent plus à s’emboîter et former un tout compréhensible et logique, défiant les lois de la physique et de la nature.

Nous savons par les documents officiels maintenant déclassifiés aux États-Unis que les attaques de Pearl Harbor et du golfe de Tonkin qui ont mené les Américains à la Deuxième guerre mondiale et dans la guerre du Vietnam respectivement, ont été des évènements basés sur des mensonges: les États-Unis avaient délibérément provoqué les Japonais et savaient qu’ils étaient pour attaquer Pearl Harbor et n’ont rien fait pour les arrêter et prévenir leurs hommes en place; et dans l’autre cas, les Vietnamiens n’ont jamais attaqué la flotte américaine (qui elle se trouvait carrément dans leurs eaux territoriales), il s’agissait en fait d’un coup monté, une fausse attaque simulée par l’armée américaine.

Et ainsi de suite…

Il faut aussi comprendre le passé pour comprendre le présent: ceux qui ne connaissent pas ce que fut le programme Mockingbird de la CIA qui comptait plus de 3000 agents et journalistes sur leur liste de paye, et travaillant à travers tous les médias d’Amérique, auront du mal à comprendre à quel point l’information et la perception de la réalité peuvent être contrôlées et manipulées.

L’objectif étant de mener une guerre informationnelle et psychologique, de contrôler les informations transmises et pour la propagation de propagande. Les événements du 11 septembre 2001 ainsi que la version officielle du gouvernement américain de George Bush n’ont jamais fait l’objet d’enquête sérieuse de la part des médias. Ceci est d’autant plus grave que la guerre contre le terrorisme qui s’en est suivi, découle de ces tristes événements.

Cui bono?

Autour de mille architectes et ingénieurs demandent au Congrès américain une vraie enquête indépendante sur le 9/11, car les faits, la physique et les évidences dans le domaine de la chimie ne correspondent pas avec la version officielle; sans compter que les responsables mêmes de la Commission sur le 9/11 ont publiquement déclaré que leur enquête et analyse sont loin d’avoir révélé la vérité et qu’il y avait beaucoup d’inexactitudes et de mensonges dû à un « cover up » politique, un refus de coopérer de la part des autorités qui étaient responsables ce jour-là.

N’oublions pas ces deux faits plus que cocasses:

– Des enquêtes sur des fraudes fiscales majeures menant vers des poursuites judiciaires importantes concernant des compagnies comme Enron furent détruites lors de l’écroulement du Salomon Brother Building (WTC7), qui lui, ne fut jamais frappé par un avion et n’était la proie que de trois feux mineurs étant sous contrôle.

– Donald Rumsfeld avait annoncé la journée précédente au 11 septembre que le Pentagone avait perdu, écarté des livres de comptabilité, plus de $2.3 trillions ($2 300 000 000 000), un scandale de proportion historique. Le lendemain, un avion venait s’écraser en plein dans les bureaux du Pentagone où les enquêtes à ce sujet se déroulaient, après avoir pris le risque de faire une acrobatie sans pareil pour aller percuter ce côté précis du Pentagone.

Le Nouvel Ordre Mondial est composé principalement de deux clans: les socialistes/Société Fabienne d’Europe et les fascistes/capitalistes d’Amérique. Mais dans cette dernière, il y a une division Zbigniew Brzezinski/CFR/Commission Trilatérale/CIA/NED/Ford Foundation qui lui est en train de devenir spécialiste des révolutions colorées qu’on a pu observer dans différentes régions du monde. Ils se drapent d’une apparente révolution populaire/étudiante. Il semble que les derniers coups sont ceux qui nous ont apporté Barack Obama et le coup manqué contre l’Iran lors des dernières élections.

Il existe une sorte de continuum traversant les décennies et les générations, d’une idéologie interventionniste, colonialiste et de domination qui persiste jusqu’à nos jours. Elle vise l’imposition d’un ordre mondial à travers différentes crises pour faire émerger une solution commune: une gouvernance globale entre les mains de non élus. Que ce soit la crise du réchauffement climatique, la crise financière, la crise alimentaire, la crise A/H1N1, tous les chemins mènent à Rome, on nous dit que nous avons besoin d’une gouvernance mondiale pour nous sauver et sauver la planète.

Cela étant dit, ces autorités et leaders du monde ont l’air tout-puissants – et ils le sont dans une certaine mesure, tant il y a de gens qui acceptent de vivre leur vie à genoux – mais ils sont en fait extrêmement vulnérables, en petit nombre et complètement terrorisés face au peuple. La révolution de la façon dont circule l’information dans nos sociétés qu’a engendré la venue d’Internet et ensuite du mouvement pour la vérité qui y est né, animé par des millions de chercheurs de la vérité partout à travers la planète, est un facteur que l’élite n’a pas su prévoir et bien contrôler. Les menaces auxquels  l’Internet libre et neutre fait face s’intensifieront en nombres et en gravité. Nous serons de plus en plus sollicités, mais ultimement, la vérité et la vie triompheront. Il y a une lutte, une guerre pour contrôler et soumettre l’esprit humain, une guerre de l’information qui fait rage.

Nous sommes en train de développer des mécanismes de protection, tel qu’un « firewall » mental, un instinct pour détecter les mensonges et les manipulations. Les révolutions et les grandes avancées humaines ont toujours été le fait de quelques individus ou petits groupes d’individus. Il y a présentement des millions de personnes connectées ensemble, faisant circuler l’information instantanément et l’enregistrant partout. Nous sommes devenus une immense agence du renseignement civile. En l’espace d’une heure seulement, une information ou des images vidéo peuvent faire le tour du monde et être vues, enregistrées et copiées des millions de fois avant même que les médias n’aient eu le temps de réagir. Le contrôle de l’information est devenu beaucoup plus difficile. Avec le recul historique, cette révolution sera certainement perçue comme étant un évènement clef de la libération du savoir et de l’information, et ultimement, de la sagesse humaine qui sera notre seul salut, la seule solution pour éviter que l’humanité s’autodétruise.

Il ne faut pas tomber hypnotisé et paralysé par les évènements du passé et les horreurs de présent, il faut les interpréter comme étant des symptômes d’un mal de société, d’une maladie de civilisation, qui a pour origine le cœur des hommes et femmes, l’individu qui est psychologiquement malade de par ses valeurs fausses découlant d’une grave incompréhension du sens profond et essentiel de la vie, ou simplement de son oubli. Mais les défauts et les fausses motivations ne sont que des qualités et saines motivations perverties.

« La lutte de l’homme contre le pouvoir est la lutte de la mémoire contre l’oubli. » – Milan Kundera

« Celui qui ignore son passé est condamné à le revivre. » – Marc Bloch

François Marginean

Une Régie autonome de l’Information

Vivre en société a permis à l’homme la division du travail et l’apprentissage en commun: les deux grands pas en avant qui ont accéléré son évolution. La condition essentielle de cette évolution a été la diffusion de l’information. L’information est le sang d’une société, la communication sa circulation. Une société a un besoin essentiel d’information qui va croissant au rythme où le changement s’y accélère et où les échanges s’y multiplient.

On communique, dans une société, mais émetteurs et récepteurs ne sont pas sur un pied d’égalité. L’auditeur ne peut toujours écouter qu’un seul message à la fois, mais le locuteur peut s’adresser à plusieurs, ce qui est bien utile pour l’ordre et le développement de l’autorité; celui qui parle à le pouvoir et c’est celui qui a le pouvoir qu’on écoute.

Les moyens modernes de communication, cependant, ont tant exacerbé cette inégalité entre la capacité de dire et d’entendre que le citoyen moderne se contente souvent d’écouter. « Informer » — qui est une source cruciale du pouvoir — a été récupéré politiquement par l’État pour devenir propagande et par la structure économique dominante pour devenir publicité. Une situation qui n’est idéale ni pour la propagation des connaissances et donc le progrès de l’humanité ni, surtout, pour l’exercice honnête de cette forme de gouvernance qu’on appelle démocratie.

Elle est Idéale, toutefois, pour l’exercice d’une forme autoritaire de gouvernance. Celle qui peut reposer sur la manipulation de l’information et qui permet donc de respecter la forme extérieure de la démocratie, sans que les citoyens ne s’écartent jamais des choix qu’on veut qu’ils fassent, puisque ces choix sont les seuls qu’ils puissent raisonnablement faire à partir de la vision du monde qu’on leur a transmise.

C’est ce système de démocratie « médiatique » qui prévaut dans nos sociétés occidentales. Cette forme efficace de gouvernance a été compromise par l’avènement de l’Internet qui passe le micro à tout le monde. Le doute s’est installé. Ainsi, le résultat des récentes élections municipales à Montréal, qui a reconduit au pouvoir une administration qui sue la corruption par tous ses pores. Une remise en question s’impose.

L’explication rassurante de ce qui s’est passé à Montréal est qu’il ne s »agit que d’un vice de fonctionnement : les voix du bien contre le mal se sont divisées et un scrutin à deux tours aurait résolu ce problème. Vous croyez ? Peut-être, mais il y a une explication plus brutale. Celle que la population voit le processus démocratique comme une manipulation, ne CROIT plus à la démocratie … et ne vote plus. C’est hélas le raisonnement que semblent avoit fait plus de 60% des électeurs

Le système peut réagir à ce défi par un contrôle plus strict de l’information, ou par une gestion plus pointue des réactions à la transparence. Dans le premier cas, il faut une censure de plus en plus difficile à exercer et une montée progressive de l’autoritarisme. Dans le second, une pression est simplement exercée sur l’interprétation des faits, ce qui équivaut à une transformation ciblée, plus ou moins subtile, des critères éthiques eux-mêmes. Je ne porte pas de jugement sur la valeur morale de cette option.

Il existe une troisième option, qui serait que le pouvoir veuille s’adapter à la volonté populaire, mais elle est trop improbable pour que l’on perde ici du temps à en discuter. Je pose donc l’hypothèse que la seconde solution sera retenue et que le système préférera s’en remettre à sa capacité de parfaire ses mécanismes de manipulation, plutôt que de risquer une dérive ostensible vers le dictatorial.

Si on accepte cette hypothèse, une nouvelle structure d’information peut et doit être mise en place, qui soit manipulable au palier des interprétations, mais désormais VRAIE quant à son contenu objectif et parfaitement transparente. Dans une société technologiquement avancée comme la nôtre, cette structure pourrait être celle décrite ci-après et dont les éléments seraient ceux qui correspondent aux exigences du processus d’information lui-même. Je n’en donne ici que le schéma.

D’abord, il faut capter l’information à sa source, aussi exhaustivement que possible, puis que celle-ci soit universellement diffusée Elle doit alors pouvoir faire l’objet d’une contestation et d’une réponse de la part de tous ceux auprès desquels elle l’a été, ce qui en garantit la véracité et l’authenticité. Cueillette et contrôle exhaustifs exigent que tout le monde ait accès au micro. Quiconque apprend quoi que ce soit doit pouvoir le transmettre librement à tous sans censure, sous réserve d’en porter le responsabilité devant la loi.

Cette liberté d/’informer génère une masse énorme de renseignements. Il faut donc que l’information transmise soit organisée et structurée, que les principes de son organisation soient connus de tous et fassent eux-mêmes l’objet d’une diffusion universelle prioritaire. On doit enseigner à trouver l’information avec la même urgence qu’on met à enseigner à lire. Ne pas le faire est une manoeuvre pour garder le peuple dans l’ignorance.

Le véhicule nécessaire et suffisant pour transmettre cette masse d’information est l’Internet. Comprenons bien que rien ne doit interdire que qui que ce soit puisse aussi publier quoi que ce soit, sur Internet ou sous tout autre format, mais tout ce qui est information publique doit être publié par l’État sur Internet. C’est là que s’exprime le droit de l’individu à l’information, droit auquel correspond une responsabilité de l’État d’informer.

L’État s’acquitte de cette responsabilité en posant deux (2) gestes : a) Il fournit à tous les citoyens un accès individuel ou collectif gratuit à Internet ; b) il gère le processus de publication et de structuration de l’information. À quelques restrictions près concernant le respect de la vie privée et la sécurité publique, tout doit être publié. À l’individu de juger par la suite si l’information qu’il reçoit d’autres sources confirme ou contredit celle qu’il reçoit de l’État, auquel cas l’État doit avoir des comptes à rendre.

Dans cette structure, tout le monde peut et devrait être un joueur amateur ; c’est ce qui en garantit la crédibilité. Chacun peut jouer comme reporter apportant des faits bruts, comme journaliste les mettant en contexte et les agençant impartialement pour leur donner un sens objectif, ou comme chroniqueur pour les interpréter et aider chacun à se former une opinion personnelle. Mais à ce jeu, doivent aussi intervenir des professionnels.

Il doit y avoir des reporters de métier, des investigateurs professionnels – autonomes ou regroupés en agence de presse. Il doit y avoir des journalistes chevronnés, capables d’expliquer le sens de ce qui se passe et aussi des chroniqueurs, des experts qui peuvent faire les liens et façonner l’opinion publique en influençant, pour le meilleur ou pour le pire, ceux qui leur font confiance. Ces professionnels doivent être rémunérés. Comment ? Par le biais d’une structure à trois (3) volets.

a) L’État doit créer une agence de presse où travailleront ceux qui veulent se faire un métier de chercher l’information et, au premier chef, ceux qui le font déjà pour les agences ou les médias traditionnels. On réglera avec leurs syndicats les conditions de leur embauche et de leur rémunération. Leur nombre et ces conditions évolueront et nous verrons ci-après comment c’est le public qui en sera le juge. Leurs contributions sont publiés à l’état brut.

b) L’État doit créer une « rédaction » ou salle de presse, à laquelle se joindront tous les journalistes de tous les médias qui choisiront de le faire. Chacun pourra au départ se faire reconnaître dans un ou quelques domaines de spécialité ou d’expertise et sa tâche consistera à écrire sur les sujets de cette compétence à partir des données brutes que fourniront les agences de presse et reporters autonomes, amateurs ou professionnels. Chacun pourra aussi écrire sur tout autre sujet, mais son statut comme auteur sur ces sujets sera celui d’un amateur et non d’un professionnel.

c) L’État doit créer enfin un « aréopage » de chroniqueurs, dont il est entendu que la tâche consiste à émettre des opinions en s’appuyant sur les faits bruts et sur l’interprétation des faits par les journalistes. Les chroniqueurs peuvent être biaisés, mais leur réputation dépendra de leur sincérité à admettre qu’ils le sont. Participeront au départ à cet aréopage les chroniqueurs les plus populaires des médias actuels, mais c’est le verdict populaire qui en modifiera vite la liste:

Que doit-on publier ? TOUT. Quand on ne pense plus papier mais pixels, ce qui peut être publié sur un site de l’État – qui pourrait s’intituler simplement « Information» – n’est plus limité que par ce qu’il est possible de structurer efficacement. Tout ce que publient les reporters, journalistes et chroniqueurs, amateurs aussi bien que professionnels est publié et demeure indéfiniment accessible.

C’est le positionnement, cependant, qui détermine la visibilité relative des nouvelles. Au « Fil de presse » les nouvelles apparaissent par ordre chronologique. Dans la section « Nouvelles », c’est un comité des journalistes qui choisit la préséance d’apparition des articles et leur positionnement de parution de départ, sur une page générale et sur les pages spécialisées qu’on jugera bon de créer. Dans la section « Chroniques », c’est la popularité du chroniqueur au cours de la semaine précédente qui détermine le positionnement initial de ses articles.

Une heure plus tard, cependant, c’est le nombre des lectures qui déterminera le repositionnement d’heure en heure par la suite des articles et des chroniques, selon le nombre de demandes de lectures qu’elles ont reçues dans leurs sections respectives

Les reporters, journalistes et chroniqueurs professionnels devraient toucher un salaire de base auquel s’ajouteraient des primes selon le nombre de demandes de lecture qu’auraient suscité leurs textes. Tout le monde peut, à sa demande, être publié dans « Information », sans préjudice à son droit de publier lui-même sur internet.

Les « amateurs » seront aussi rémunérés. Pour chacune de leurs contributions, ils recevront une prime plus modeste, mais au prorata de la rémunération d’un professionnel de la même catégorie – nouvelles ou chroniques – ayant reçu un nombre identique de lectures. Un index alphabétique de tous les auteurs d’articles, amateurs comme professionnels nous donnerait la liste des textes qu’ils ont publiés et nous dirait aussi combien chacun a eu de lecteurs.

Cette forme d’autogestion de l’information par les professionnels de l’information eux-mêmes semble la façon la plus pratique d’en assurer l’impartialité, mais il faut y ajouter un contrôle citoyen. La gestion de la publication et diffusion des textes doit donc dépendre d’une Régie autonome de l’Information, sous l’égide d’un « Conseil de presse ».

Ce Conseil consistera en deux (2) sections. La première sera composé de douze (12) citoyens, élus pour la durée d’un mandat (5 ans) renouvelable à l’occasion de chaque élection générale et la seconde de trente (30) citoyens choisis au hasard pour un mois. Ces derniers seront rémunérés pour leur peine à leur revenu actuel plus 15 % et jouiront à la fin de leur mandat du droit inconditionnel de réclamer de leur employeur leur réintégration dans leur fonctions précédentes.

Toute décision du Conseil de presse doit l’être à la majorité de chacune des deux (2) sections. En cas de désaccord, c’est le Tribunal qui tranchera immédiatement et toutes affaires cessantes, tout appel étant entendu lui-meme avec la même priorité.

Nul travailleur de l’information ne sera forcé de se joindre à « Informations », mais on peut supposer que les travailleurs de Quebecor en lock-out – et ceux de Gesca qui pourraient l’être bientôt – trouveraient avantageux d’accueillir cette proposition. Au gouvernement de décider comment il devrait dédommager les journaux et groupes de presse actuels auquel rien n’interdira de poursuivre leurs activités, mais dont il est clair que celle-ci seront perturbées par l’arrivé de ce nouveau media plus crédible… et gratuit

Surtout que, sur le site « Information », il n’y a pas d’autre publicité que celle gratuite, considérée d’intérêts publics. La diffusion de l’information facilitant l’accès des consommateurs aux produits offerts sur le marché est traitée autrement. J’en parle ailleurs – voir le lien – car c’est un tout autre sujet.

Je suis conscient que cette proposition est bien dérangeante et écrase de gros doigts de pied. À peu près tout sera fait pour qu’elle ne soit jamais mise en place. Si vous croyez qu’elle devrait l’être, il faudra donc que vous vous battiez pour qu’elle le soit. Transmettez la RAPIDEMENT à tous les sites et à tous les médias que vous connaissez. Si vous le faites, il y a une chance, seulement une chance, que j’en vois la réalisation de mon vivant.

Pierre JC Allard

Le marionnettiste états-unien et l’Iran

Rouge sur VertIl est tout à fait drôle de voir comment certaines informations sont séduisantes, et d’autres beaucoup moins. On se souvient à quel point la révolution verte iranienne a enflammé les comptes Twitter et les grands médias, laissant les critiques à la risée générale. C’était très à la mode de se peinturlurer en vert et j’en vois même encore aujourd’hui. Alors, émettre un doute quant à la participation de la Maison Blanche à tout cela était vraiment le meilleur moyen pour jeter l’opprobre sur soi…

Pourtant, Hillary Clinton a avoué à CNN le 9 août dernier que les États-Unis ont manipulé la « révolution verte » en Iran.

Traduction française d’une citation :

Ainsi nous avons fait beaucoup pour renforcer les protestataires sans nous afficher. Et nous continuons à parler avec et à soutenir l’opposition.

Et pour dire vrai, je suis tombé là-dessus alors que je cherchais des informations sur un autre sujet en lien avec l’Iran, soit que « Washington est derrière la rébellion sunnite en Iran » : une autre information qui n’est pas sexy… bien qu’elle provient d’une source tout à fait sérieuse, l’Agence France Presse (AFP).

Ça ne semble pas s’être rendu jusqu’au Québec, et dans la francophonie la nouvelle a été reprise par beaucoup de médias alternatifs, bien peu chez les autres : les premiers résultats sur Google avec les mots-clés « Washington derrière rébellion sunnite Iran » donnant deux médias belges.

Alors, il me vient un questionnement. Est-ce que l’épithète « conspirationniste » servirait en fait souvent à qualifier les gens qui pointent autre chose que les choix éditoriaux des grands médias?

Internet – Un champ de bataille

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Il devient de plus en plus évident que l’Internet est en passe de se transformer en un véritable champ de bataille. Un espace virtuel, mais une guerre réelle. La blogosphère dérange, les échanges d’idées et d’information s’effectuent en temps réel, dépassant le filtre des médias traditionnels. C’est une guerre de l’information.

Les exemples sont nombreux, mais allons-y avec quelques-uns.

On apprenait cette semaine qu’un nouveau projet de loi déposé à Ottawa vise à octroyer plus  de pouvoir à la police et aux agents du renseignement (SCRS) pour surveiller et espionner l’Internet en leur permettant l’écoute et l’interception électronique de communications sur Internet ainsi que la collecte d’informations personnelles sur les utilisateurs. Selon ce nouveau projet de loi annoncé par Peter Van Loan, le ministère de la Sécurité publique, les fournisseurs de services Internet (ISP) pourraient se voir obligés de partager les données concernant la consommation d’un client, ce qui les pousserait donc à stocker ces informations pour tous leurs clients, en tout temps.

«Ça voudrait donc dire qu’on serait surveillé, en quelque sorte, en tout temps,» expliquait au Globe and Mail Richard Rosenberg, président de la B.C. Freedom of Information and Privacy Association, une association de défense de la vie privée et de la liberté d’information basée en Colombie-Britannique. (Source)

Un autre projet de loi introduit par Nicholson exigerait entre autres :

  • Que les forces policières puissent obtenir des données de transmission (informations sur le routage) qui est envoyé ou reçu via le téléphone ou l’Internet si autorisé par un mandat.
  • Des compagnies de télécommunications de garder les données relatives à des communications spécifiques ou abonnées si ces informations sont nécessaires à une enquête et demandées par une ordonnance.
  • De permettre à la police d’activer à distance des dispositifs de repérage qui sont inclus dans certaines voitures et autres bidules électroniques tels que les téléphones cellulaires.

Le même type de loi permettant la surveillance de l’Internet sont en place dans plusieurs autres pays. En Angleterre, il s’agit du Regulation of Investigatory Power Act de 2000. Aux États-Unis, le USA PATRIOT Act de 2001 donnait de l’expansion aux surveillances électroniques de l’Internet qui sous l’administration Bush, autorisait la National Security Agency (NSA) à le faire sans mandats. Le Protect America Act de 2007 et le FISA Amendments Act de 2008 augmentaient encore plus ce pouvoir. En Australie, le Surveillance Devices Bill de 2004 et le Intelligence Services Act de 2001 donnent à peu près les mêmes pouvoirs aux autorités australiennes et leurs services du renseignement. En Nouvelle-Zélande, c’est la même histoire avec le Search and Surveillance Powers Bill qui a été introduit en septembre 2008. En Suède, le parlement a approuvé de nouvelles lois permettant les services du renseignement de filtrer les appels internationaux, les fax et courriels sans ordre de la cour.

Facebook

Facebook qui compte presque que 12 millions d’utilisateurs au Canada seulement et environ 250 mondialement, ne se gêne pas pour violer la vie privée de ses abonnés. On accumule vos données personnelles et les garde de façon indéfinie, même si vous fermez votre compte. Toutes ces informations personnelles deviennent la propriété de Facebook et seront partagées avec un million de fournisseurs tiers, sans compter la CIA.

La stratégie de cyberdéfense d’Obama

Aux États-Unis, un plan pour créer un poste de commande de la cyberespace sous le contrôle du Pentagone menace le droit à la vie privée et soulève de nombreuses inquiétudes diplomatiques. L’administration Obama soutient qu’elle veut protéger la nation de cyberattaques et va de l’avant pour se préparer pour de possibles opérations offensives contre des réseaux d’ordinateurs adversaires. Le Pentagone au contrôle d’un poste de commande d’intervention sur l’Internet. Tout ce qui a de plus rassurant. Les libertés civiles sous la responsabilité militaire du Pentagone et de ses contractants privés du secteur militaro-industriel.

Le futur de la censure sur Internet

Nous connaissons tous la censure de l’Internet par le régime communiste chinois. Mais l’Australie vient de nous donner un autre aperçu de ce que sera le futur de la censure sur Internet. Le gouvernement australien vient de produire une liste de 1 370 sites Internet bannis. Présentement, il s’agit d’un projet pilote volontaire auquel les fournisseurs d’Internet peuvent se soumettre. Mais si l’expérience est concluante est qu’ils en fassent une loi, quiconque mettra un lien sur son site vers l’un de ces sites interdits par la liste noire du gouvernement sera passible d’une amende de $11 000 par jour. Non seulement il sera un crime de reproduire le contenu d’un site Internet interdit, mais même le simple fait de reproduire son adresse le sera.

Ce n’est pas uniquement similaire à  l’interdiction de certains livres. C’est comme interdire des livres et interdire de prononcer leur titre. Cela représente beaucoup d’interdictions. Mais voici la partie tortueuse: le gouvernement ne va même pas dire quels sont les sites interdits! C’est un secret. Alors, il existe 1 370 sites Internet qui pourraient résulter en une poursuite judiciaire contre vous si vous vous trouvez en Australie, mais vous ne pourrez pas savoir lesquels jusqu’à ce que vous tombiez sur l’un d’eux.

La police de la pensée

Le ministre des Affaires étrangères d’Israël a annoncé la création d’une nouvelle police de la pensée pour mener une guerre sur l’Internet. Le gouvernement va commencer à payer des anciens militaires et autres jeunes pro-Israéliens parlant différentes langues pour se promener sur différents sites, blogs et forums sur Internet et ainsi influencer les débats en faveur d’une image positive d’Israël. L’establishment lui donnera le nom «d’escadron de guerre Internet». Cela va probablement finir par leur sauter en plein visage comme un vieux pétard parce que la blogosphère va maintenant simplement assumer que TOUS les commentaires pro-Israël sont de la propagande payée. Il faut contrôler la pensée, criminaliser certains segments de celle-ci, intimider. On va même chercher à criminaliser les comparaisons entre les Israéliens, sionistes et juifs avec les nazis.

Peu à peu, la police de la pensée s’installe. C’est sur Internet que cette guerre va bientôt faire rage. Vous êtes sur le champ de bataille, avec vos pensées, votre ordinateur et vos données privées. Plus rien ne vous appartient, tout pourra être retenu contre vous. On commence par criminaliser certaines choses, puis peu à peu, c’est la dissidence politique et la critique du gouvernement qui deviendra un crime. C’est le gouvernement et les militaires qui vous dicteront ce qui est permis de penser et ce qui ne le sera pas. À moins qu’on renverse la vapeur et qu’on réalise qu’Internet est le dernier vrai bastion de la liberté au sens large et de la liberté d’expression en particulier.

François Marginean

Image de Dees Illustration