La crise des ressources naturelles…en 1 000 mots

Si vous croyez que la crise des ressources naturelles est que nous allons en manquer, vous lisez trop les journaux.  Bien sûr, l’hypothèse malthusienne est à terme incontournable et, si la population augmente suffisamment,  nous finirons bien par manquer de tout, mais ce n’est pas le problème aujourd’hui.  Ni celui de demain.  Même le pétrole, dont on nous fait le cas emblématique des catastrophiques pénuries à venir, est encore disponible pour des siècles dans le pire des scénarios et les alternatives aux hydrocarbures – nucléaire, éolienne et  solaire – seront disponibles à meilleur coût bien avant que  cette filière ne soit épuisée.

Il y a bien une crise des ressources, mais elle découle de la baisse de rentabilité  à laquelle le capital peut s’attendre, maintenant qu’une production plus complexe donne l’avantage à la compétence sur la simple propriété des équipements et que c’est le travail et non plus le capital qui devient le facteur rare et donc dominant de la production.   Ne pensez donc pas une minute que le capitalisme va jeter l’éponge et renoncer à contrôler la société. Il va simplement tenter de continuer sa main mise  en se repliant sur la méthode traditionnelle d’exploiter les faibles : l’extorsion.

C’est celle qui était là avant que l’industrialisation ne vienne créer une parenthèse durant laquelle il est apparu possible et plus élégant de faire son blé en produisant quelque chose, et donc  de tirer avantage des pauvres en prenant seulement la part du lion du prix d’un vrai service rendu. Comme nous l’avons vu la semaine dernière, cet intermède tire a sa fin ; les puissants vont donc revenir à la situation antérieure à l’industrialisation : exiger une rente sur les matières  premières  AVANT que la production ne débute.

Supposons que j’ai le contrôle d’une oasis et des hommes armés.  Vous êtes un nomade qui arrivez  du désert, en route vers Babylone avec des moutons et des chèvres qui ont soif.  Je vous  permets l’accès à la source et vous me donnez  quelques brebis gestantes.  Pourquoi ? Parce que je suis là.

Cette exigence s’appuie sur  un droit de propriété dont la légitimité est nulle, mais est imposée par la force. On est dans Proudhon et l’extorsion pure et simple. Notez que je suis gentil : je pourrais vous zigouiller et garder les ovins.   Ma gentillesse vient de ce que mes hommes armés ne veulent pas faire le chemin vers Babylone.  Je ne vous prends donc que quelques bêtes… mais autant que je veux.

La crise actuelle ne vient pas de l’extorsion – qui est là depuis toujours  et est tenue pour légitime au moins au moins depuis que le servage a remplacé l’esclavage  – mais des  dissensions entre  exploiteurs.

Encore une fois, prenons le pétrole en exemple, mais le scénario est le même pour toutes les matières premières.  Quelques bédouins  somnolent, ou écrivent des rubas, sur le sable chaud au-dessus d’une mer d’un liquide visqueux et nauséabond auquel ils ne voient pas d’usage, mais les Anglais, si.

Premiere étape, les Anglais le prennent.  Deuxième étape, apparaissent à l’horizon des Russes, puis des Américains, des Français, etc … Tout le monde en veut.  Tout le monde  se prépare à lancer ses méharis, quand un Arménien futé qui se voudrait Portugais trouve l’idée ingénieuse de donner quelques barils aux indigènes et de se partager le reste entre Européens armés.  La paix, c’est bien, la connivence dans l’extorsion, c’est mieux.  Si vous passez à Lisbonne, ayez une bonne pensée pour Gulbenkian ; il a sauvé bien des vies.

Avec le temps, l’extorsion par le pétrole est devenue la première source de revenu des riches. Tout le monde a besoin d’énergie et le pétrole est de loin la première et la meilleure source d’énergie.  Tout le monde carbure et riches comme pauvres sont donc taxés au prorata de leur consommation en énergie, ce qui est loin d’être bête et n’est certes pas la façon la plus inéquitable de taxer tout le monde au profit de ceux qui taxent.  Ceux qui taxent sont ceux qui en ont le pouvoir et qu’ils en aient le bon droit est un autre débat.

Cette rente du propriétaire est immorale. Les ressources naturelles ne peuvent en bonne logique appartenir qu’à l’humanité tout entière et leur valeur ne devrait, en bonne justice, être distribuée qu’entre ceux qui les rendent disponibles, chacun au prorata du travail qu’il a mis à le faire.   Dans le monde où nous vivons, cette justice est une utopie.

Dans le monde où nous vivons, toutefois, il ne manque pas de gens pour penser que vivre au-dessus d’une mine ne devrait pas donner un droit au minerai qu’on en extrait, pas davantage que d’avoir le fusil pour en exclure les intrus.   CRISE !  Sans le dire, on va donc occuper les mines de l’Afghanistan si on a besoin de la ressource… ou faire sauter ceux qui viennent les occuper si on y est et qu’on n’a pas besoin d’occupants.

Maintenant que le travail veut sa part et que l’extorsion d’une rente sur la matière première est redevenue la meilleure façon de s’enrichir, les querelles entre exploiteurs vont se multiplier.  Crise des ressources…

Pierre JC Allard

http://nouvellesociete.wordpress.com/ressources-naturelles/

Sarkozy et BHL ont décidé de tuer Kadhafi…

…Véridique.

Sarkozy et BHL aurait décidé d’en finir avec Mouammar Kadhafi. Physiquement même. Selon une source bien informée, annonce le NouvelObs dont nous reprenons in extenso la conversation qu’il aurait eu avec les membres du Conseil national de transition de Benghazi (opposition libyenne). Voici le contenu de l’échange entre Nicolas Sarkozy et les deux représentants de l’opposition libyenne qu’il recevait ce matin à l’Elysée.

Les Libyens ont demandé au président français :

- de brouiller les transmissions militaires de l’armée de Kadhafi.

- de détruire le bunker du colonel.

- de neutraliser les trois aéroports qui lui servent à mener ses opérations (notamment la base de Syrte d’où partent l’essentiel des avions qui bombardent les villes à l’Ouest de Benghazi, et l’aéroport proche du Tchad où arrivent les mercenaires.)

- de reconnaître officiellement l’opposition, représentée par le Conseil exécutif, comme la seule autorité légitime.

- d’imposer une no fly zone.

Est-ce le fait que le Colonel Kadhafi a déclaré détenir un « big secret » sur sa campagne électorale et que des ombres subsistent sur la libération des infirmières Bulgares et du médecin Palestinien ? Est-ce l’envie d’avoir une main mise plus importante sur le pétrole libyen, considérant que la France importe 6,5% de son pétrole là-bas et que Total y exploite deux gisements ?

Lors de la rencontre de l’Elysée de ce matin, surprise, Bernard-Henry Levy, le nouveau reporter de guerre que le monde entier nous envie était sur place. C’est en fait lui, le facilitateur de la rencontre si je puis dire. C’est vrai que le Colonel Kadhafi est un dictateur mais, est-ce la vraie méthode ? Nicolas Sarkozy-Bush va demander demain à ses pairs Européens de mener une opération commune malgré les réticences de l’Allemagne. Il aurait, in fine, affirmé devant ses hôtes qu’il ira seul s’il le faut, sans l’aval de ces derniers ou de l’OTAN. Un détail, Cameron, le premier ministre britannique serait en accord avec Sarkozy.

Où va la France de Sarkozy ? Avoir comme conseiller diplomatique Bernard-Henri Levy, c’est s’engager dans les abîmes, les faux semblants, la folie. Quelque chose a changer en France et le risque est prévisible. Sarkozy a même promis de bombarder le bunker du Colonel Kadhafi, d’où sa volonté d’éliminer physiquement le guide libyen avec les conseils toxiques de BHL qui a déclaré à l’issu de la rencontre: « Je suis peu suspect de complaisance avec Nicolas Sarkozy. Je suis en désaccord à peu près total avec tout ce qu’il fait ces temps-ci, souvent même choqué. Mais ce matin j’étais heureux et fier de la position prise par mon pays. »

Un nouveau Bush est né.

Vous avez aimé le film « Le Parrain »? Mais y’a rien là!!!

 

 

        Dans le film « Le Parrain », Michael Corleone, succédant à son père, décide de « légitimiser » le « business » de la famille.

       Il y parvient très bien et la série de films s’arrête sur l’assassinat de sa fille, sans développer plus avant l’insertion de la criminalité dans l’univers des décideurs de notre société.

        Le « Parrain » décide de monter dans l’échelle sociale pour assurer sa main mise sur la finance internationale. On retrouve des scandales qui ont vraiment eu lieu en politique internationale ce qui étoffe énormément la valeur du scénario.

        Il n’y a pas eu de suite au troisième film; mais il aurait pu très bien en avoir un très bon.

       Le scénario du quatrième film, s’il était apparu, aurait pu être que le successeur de Michael Corléone, décide de faire occuper ces postes d’autorité, par des hommes à lui. On n’a peut-être pas « osé » produire ce dernier film.

        Le premier film est sorti en 1972 et le dernier en 1990. Parfois, certains films d’Hollywood laissent entendre que la réalité n’est pas très loin de la fiction.

       En fait les scénarios de ces films sont tirés d’œuvres écrites par des auteurs ayant fait énormément de recherches pour bâtir leur roman.

       De plus, la plupart de ces romans servent à émettre un message au public, lancé par l’auteur.

        Peut-on défendre cette position, que l’auteur, Mario Puzo, voulait lancer un message au public, dénonçant l’insertion de criminels dans les hautes sphères de la société? Cela semble assez difficile à défendre à première vue, sans que la position soit qualifiée de paranoïaque.

       La seule défense, quelque peu intelligente et acceptable, serait : « Peut-il y avoir de la fumée sans feu? ».

       1990 devient donc l’année, selon le film, où la « criminalité » s’est définitivement installée dans le monde du « pouvoir »; et le livre lui-même désigne des années qui précèdent le dernier film, évidemment.

      C’est donc autours des années précédentes à 1990 que nous devrions percevoir cette intrusion criminelle, à la tête de notre système social.

      Et les années subséquentes devraient détenir des « tendances vers la hausse » de la criminalité par la sphère « dirigeante » de notre société.

        Évidemment les crimes à ce niveau social sont des crimes d’influences et des crimes de détournements de fonds. Nous ne pouvons pas nous attendre à des attentats, style « agressions armées », « meurtres crapuleux » et autre genre de bêtises sans résultats financiers réels.  

       Il ne faut pas oublier que pour les organisations criminelles, tout est régulé par la notion de « business »  Les crimes « émotifs » sont très rares dans ce circuit.

       Voyons si la tendance de la criminalité apparaît dans les hautes sphères sociales.

 Selon statistique Canada :

Le Quotidien. Le mardi 18 décembre 2001

Pendant les 20 dernières années (donc de 1980 à 2000), le Canada a affiché des taux de crimes avec violence beaucoup plus faibles que les États-Unis, alors que les taux de crimes contre les biens ont généralement été plus élevés au Canada selon une comparaison entre les deux pays des crimes déclarés par la police.

Les taux de criminalité dans les deux pays ont suivi des tendances semblables au cours des deux dernières décennies.

        Nous sommes évidemment devant un rapport concernant la criminalité de bas étage : effraction, voie de faits, vols de voiture, homicide  etc.

        À noter cependant :

Le taux de crimes d’incendie du Canada, soit 45 pour 100 000 habitants, était supérieur de 41 % au taux américain en 2000.

       Et là nous entrons, discrètement, dans la sphère des crimes à plus grande rétribution financière qui devrait se rattacher au crime organisé plus sophistiqué.

       Il y a un secteur de la criminalité qui est connu de tous et qui touche la drogue. Ce secteur de la criminalité n’est pas nécessairement nouveau; mais l’augmentation de son ampleur correspond assez bien avec les années 60-70. Mario Puzo a raison sur ce point.

       Voyons ce qu’est le crime organisé :

QU’EST-CE QUE LE CRIME ORGANISÉ?

 Le SCRC et ses organismes membres s’appuient sur la définition du Code criminel pour établir ce qu’est le crime organisé au Canada et pour l’évaluer.

 Cette définition est :

« organisation criminelle » comme un groupe, quel qu’en soit le mode d’organisation :

A)     composé d’au moins trois personnes se trouvant au Canada ou à l’étranger

B)      dont un des objets principaux ou une des activités principales est de commettre ou de faciliter une ou plusieurs infractions graves qui, si elles étaient commises, pourraient lui procurer – ou procurer à une personne qui en fait partie – directement ou indirectement, un avantage matériel, notamment financier.

         Voici quelques faits et tendances relatifs à l’évolution du crime organisé au Canada.

« Le crime organisé est plus que la somme de ses parties. Il s’agit d’un phénomène économique, politique et social très complexe et il est essentiel, en tant que nation, que nous trouvions des façons innovatrices de le réprimer.

         Au niveau très élevé de la politique :

Interpol nous prévient que le programme onusien pour la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation (REDD) présentera de nouvelles opportunités de fraude pour les groupes criminels. Grâce à ce programme, les pays en développement auront accès à des milliards de dollars pour préserver et rétablir leurs forêts en leur permettant d’amasser des crédits de carbone et de les vendre à des pays développés pour qu’ils puissent respecter leurs cibles de réduction de gaz à effet de serre.

     Autrement dit, selon Interpol, : la criminalité est présente dans les gouvernements.

Législation

 La législation a également évolué pour contrer le crime organisé. Au cours des années 1980 et 1990, le gouvernement du Canada a adopté de nouveaux règlements sur le blanchiment d’argent et formé des équipes d’enquêtes spécialisées dans ce domaine. En 2000, une nouvelle loi a renforcé les mesures anti-blanchiment et a introduit la déclaration obligatoire par les organismes financiers. En 1997, le gouvernement a adopté une loi antigang pour combattre les organisations criminelles.

Aucun organisme impliqué dans la répression du crime organisé ne peut mener seul la lutte contre les activités des groupes du crime organisé. Les unités mixtes de renseignement, d’enquête, et d’intervention continuent de jouer un rôle essentiel aux niveaux local, régional, provincial / territorial, national et international.

       Il est donc clair que depuis les années 1980-90, les organisations criminelles sont devenues internationales, en plus d’être impliquée sur toute l’échelle sociale.

Les drogues illicites, la contrebande et la contrefaçon de marchandises, les fraudes en valeurs mobilières et la manipulation du marché boursier ne sont que quelques exemples de la vaste gamme d’activités du crime organisé qui ont des répercussions sur les collectivités au Canada et ailleurs dans le monde. Pour mener leurs activités et atteindre leurs objectifs, les groupes du crime organisé ont recours à différentes méthodes et techniques dont les suivantes.

 Crime organisé et entreprises légitimes

 Certains groupes criminels exploitent des entreprises qui ont pour but principal de faciliter leurs activités criminelles. D’autres mènent des affaires légitimes, mais profitent de celles-ci pour faciliter leurs activités criminelles dont le trafic de stupéfiants, la contrebande et le blanchiment d’argent. Des criminels peuvent être ouvertement les propriétaires ou les exploitants de ces entreprises. Ils peuvent dissimuler leur participation par l’intermédiaire de prête-noms ou encore s’associer aux propriétaires ou aux employés, les contraindre à collaborer ou les duper. Ils peuvent recourir à la corruption ou à la coercition pour introduire des membres de leur organisation dans des entreprises légitimes et manipuler celles-ci à des fins illicites. Les entreprises légitimes permettent également aux groupes de criminels de se distancer des activités illicites et de se donner une apparence légitime.

         C’est là, exactement, la notion derrière le film Le Parrain sorti en 1972 et écrit encore plus tôt. Mario Puzo est-il le Nostradamus de la criminalité ???

         Existe-t-il des secteurs à l’épreuve de la criminalité ?

« La Police militaire des Forces canadiennes

….est consciente de la menace que présentent les groupes du crime organisé et de ses conséquences possibles sur les opérations des Forces canadiennes et les familles de militaires. Le Programme du renseignement criminel de la Police militaire, en partenariat avec d’autres organismes d’application de la loi, analyse constamment le milieu et en évalue l’incidence sur les Forces canadiennes. » Colonel T.D. Grubb, Grand prévôt des Forces canadiennes

Les groupes criminels qui génèrent des profits limités utilisent leurs gains pour maintenir le style de vie de leurs membres, tandis que les criminels plus prospères ont recours à diverses techniques pour blanchir leurs fonds d’origine illicite. Les méthodes traditionnelles impliquent l’usage de prête-noms, de sociétés de façade, de maisons de change de devises, de casinos et de commerces où circulent d’importantes quantités d’argent en espèces (dont les bars et les restaurants). Les nouvelles techniques incluent les cartes prépayées.

         Voici un aspect du crime organisé qui semble ressurgir depuis une dizaine d’années.

La fraude en valeurs mobilières (rapport de 2010)

 À l’heure actuelle, les fraudes en valeurs mobilières préoccupent considérablement le public. Cette inquiétude est soulevée par les importantes fraudes commises au Canada et aux États-Unis touchant de nombreux investisseurs et les craintes des investisseurs concernant l’amenuisement des régimes de pension. Plusieurs combines sont de portée régionale ou internationale et ciblent des centaines, voire des milliers d’investisseurs dans plusieurs pays. Elles représentent une menace financière importante, compte tenu de la sophistication et des connaissances d’initiés souvent requises pour mener ces fraudes.

       A-t-on le droit de remarquer tout de suite que « l’amenuisement des régimes de pensions » sont mentionnées dans un paragraphe sur « La fraude des valeurs immobilières »? Ça me fait penser à un certain 40 milliards sur lequel on refuse d’enquêter.

 En règle générale, les fraudes organisées commises dans le monde des affaires sont généralement définies comme de la criminalité en col blanc et non de la criminalité organisée. Cependant, la ligne de démarcation entre ces deux types de criminalité est floue.

 Au Canada, les groupes du crime organisé impliqués dans les fraudes en valeurs mobilières possèdent généralement des capacités criminelles élevées et sont basés dans les centres financiers urbains en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.

       Ce qui élimine pas mal le « floue » dont on parlait; vous ne croyez pas???.

 La manipulation du marché,

qui consiste à influencer le cours des actions à des fins frauduleuses, est l’une des fraudes en valeurs mobilières les plus courantes. Les fraudeurs possèdent des titres de faible valeur et, au moyen de renseignements falsifiés, ils en font la promotion auprès d’investisseurs sans méfiance afin qu’ils les achètent et en gonflent ainsi artificiellement la valeur. Lorsque les actions atteignent leur valeur maximale, elles sont vendues, ce qui fait chuter le cours laissant les victimes avec des titres sans valeur.

       On a amélioré le processus en demandant ensuite au tribunal d’annuler le reste des actions sans valeurs pour permettre un réinvestissement. Ce qui est accordé par le tribunal. Autrement dit, on élimine les actionnaires pour garder à l’investisseur la totalité de la valeur à venir des actions. Si ce n’est pas une fraude, c’en est extrêmement près; et appuyée par le système, en plus.

 Les combines en matière d’investissement à rendement élevé

promettent frauduleusement des occasions d’affaires à rendements élevés et à faible risque. Ces stratagèmes nécessitent moins d’expertise que les autres fraudes en valeurs mobilières et impliquent habituellement une fraude par affinité.

 Les combines d’investissement pour évitement fiscal

proposent des investissements dans les marchés intérieurs ou étrangers qui seraient à rendements élevés et exonérés d’impôt. Les personnes arnaquées perdent leurs investissements en plus de devoir payer des impôts rétroactifs, ainsi que les intérêts et des pénalités.

 Le détournement de comptes de courtage

survient lorsque des comptes de courtages en ligne sont piratés et soldés pour acheter des titres pour des combines de manipulation du marché. Les identités légitimes sont volées au moyen d’hameçonnages (courriels frauduleux déguisés en courriels d’entreprises légitimes), de réseaux de zombies (réseaux piratés) ou des programmes enregistreurs de frappe qui envoient les frappes au pirate qui extrait l’information sur les comptes bancaires ou les sites de commerce. L’information volée est ensuite vendue sur des forums criminels en ligne.

 La fraude en valeurs mobilières nécessite des compétences spécialisées et le crime organisé corrompt ou contraint des professionnels du monde financier qui échafaudent des stratagèmes, notamment des avocats, des courtiers, des agents de transfert, des gestionnaires de fonds, des comptables et des promoteurs.

 Les organismes d’application de la loi ont parfois de la difficulté à distinguer la fraude, en tant qu’infraction matérielle, et le blanchiment d’argent, car les deux crimes sont souvent commis simultanément. Les groupes du crime organisé peuvent utiliser des fonds obtenus d’activités illicites, dont le trafic de stupéfiants et la fraude, pour acheter des valeurs licites cotées en bourse. Le recours aux prête-noms, aux professionnels corrompus du monde financier et la multiplication des transactions dissimule la piste financière. Les titres « blanchis » peuvent ensuite être vendus et les fonds sont réinvestis ou conservés.

 Les fraudes en valeurs mobilières deviennent de plus en plus sophistiquées. Au cours des dernières années, les organismes d’application de la loi ont observé des « manipulations hybrides du marché ». Ces fraudes réunissent les éléments de plusieurs combines et impliquent plusieurs prête-noms, de multiples fiducies et de nombreux complices au Canada et à l’étranger. L’étendue et la complexité de ces combines occultent les activités criminelles, génèrent d’énormes profits et facilitent l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent. Ces combines exigent un certain niveau d’organisation et ne sont pas généralement menées par des opportunistes agissant seuls.

         Un certain niveau d’organisation laisse entendre : un certain niveau de « protection » de la part des autorités, il va sans dire ;… mais il fallait que je le dise.

 COMBINES DE TYPE PONZI

Les combines de type Ponzi sont des opérations pyramidales qui promettent des rendements élevés afin d’obtenir les fonds générés par les nouveaux investisseurs pour payer les investisseurs précédents. La combine s’effondre lorsque le nombre de nouveaux investisseurs diminue et les investisseurs précédents ne peuvent être payés.

Au cours des dernières années, plusieurs combines de premier plan entraînant des pertes d’environ 320 millions de dollars ont été décelées au Canada. Ces fraudes touchent des milliers d’investisseurs qui récupéreront peu ou rien de leur épargne-retraite.

        Évidemment « décelées » ne signifie pas « arrêtées et poursuivies ».

Combine de type Ponzi en Alberta – 100 millions de dollars (peut-être même 400 millions de $ sept 2009)

Combine de type Ponzi en Alberta – 60 millions de dollars (mars 2010)

Combine de type Ponzi en Colombie-Britannique – 10 millions de dollars (août 2009)

Combine de type Ponzi en Ontario – 60 millions de dollars (juin 2009)

Combine de type Ponzi en Ontario – 40 millions de dollars (mars 2010)

Combine de type Ponzi au Québec – 50 millions de dollars (Février 2010)

 Les fraudes à la UNE :

 Cinar :

 Pas encore jugée et date de plus de 10 ans.

Fraude de 122 millions de dollars impliquant outre les deux créateur de Cinar : Ronald Weinberg et Micheline Charest (décédée lors d’une chirurgie esthétique) Le fisc canadien réclamait 7,8 millions de $ en impôts sur le revenu, régime de retraite et d’assurance emploi non payés. Des sources ont laissé entendre que l’opération esthétique aurait eu lieu dans une clinique privée montréalaise. Quelques heures plus tard, les médias rapportaient que Mme Charest s’était éteinte à l’hôpital Notre-Dame.

        Excellent début de scénario pour un bon film d’action!!!

 122 millions ont été détournés au Bahamas et une série de prête-noms avait servi à obtenir des crédits d’impôts.

 Norbourg :

L’AMF allègue qu’il s’agit d’un présumé détournement de fonds de 70 millions de dollars.

Or, un mois plus tard, la firme d’experts comptables Ernst & Young dépose son rapport provisoire: Ce ne sont pas 70 millions, mais bien 130 millions qui ont disparu! Sur les 29 fonds regroupés au sein des Fonds Norbourg et des Fonds Évolution, 11 d’entre eux, comme le Fonds Norbourg Actions canadiennes-valeur ne contiennent presque plus rien, soit moins de 3 % des actifs. 17 fonds contiennent moins de 300 000 $

Vincent Lacroix passe aux aveux

Dans son témoignage, il incrimine un fonctionnaire du ministère des Finances, à qui il dit avoir versé un pot-de-vin ainsi qu’Éric Asselin, un ancien enquêteur Commission des valeurs mobilières du Québec qui avait dénoncé la fraude dont il est accusé.

Les 9200 victimes de Vincent Lacroix récupéreront la totalité des fonds qui leur ont été volés.

Les parties ont convenu, sans aucune admission de responsabilité, de régler le recours pour une somme totale de 55 millions de dollars ».

Cette somme, ajoutée aux indemnités déjà versées par le Fonds d’indemnisation des services financiers et de l’autorité des marchés financiers de même qu’aux sommes retournées par Revenu Québec, (devinez pour qui ces gens-là vont voter???) « assurera la récupération et la distribution, pratiquement, de la totalité des fonds qui ont été volés aux victimes de l’affaire Norbourg ».

Le représentant des investisseurs floués par Vincent Lacroix, Wilhelm Pellemans, se dit extrêmement satisfait et très heureux du dénouement du recours collectif.

M. Pellemans croit que des fraudes similaires demeurent possibles. « Je pense que c’est un peu inévitable, malheureusement. Actuellement, ça semble relativement facile parce qu’on a vu la multiplication des affaires [similaires à Norbourg]. »

        Multitude? On n’a donc parlé que de la pointe de l’iceberg???

        On attend le verdict du jury sur plus de 630 chefs d’accusations « jugés en bloc » depuis maintenant 12 jours.

       Lors du premier procès, le jury s’était désisté disant qu’il était impossible de parvenir à un verdict. Ce qui est très concevable vu la quantité de chefs d’accusation.

       Malgré tout on recommence le même processus. Est-ce là une démarche pour « noyer le poisson » et éviter une enquête plus pointue dans le dossier. Personnellement, il me semble que…oui.

 Conrad Black

 Membre des Bilderberg

Un ami du cardinal Emmett Carter de Toronto

Membre de l’Ordre du Canada.

 Depuis 2004, il est au centre d’un scandale financier impliquant diverses transactions financières concernant les entreprises de sa holding,

En novembre 2005, il est sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé par la cour fédérale de Chicago aux États-Unis. Lui ainsi que deux autres responsables, Jack Boultbee et Peter Atkinson, sont accusés de fraudes pour un montant de plus de 80 millions de dollars US

Le 10 décembre 2007, il a été condamné à 78 mois de prison et une amende de 125 000 $ pour abus de biens sociaux et entraves à la justice.[

Le 3 mars 2008 débute sa peine de prison dans un pénitencier de l’État de la Floride.

Le 19 juillet 2010 il est libéré sous caution lundi par une cour d’appel américaine en attendant le résultat de son appel pour sa condamnation en 2007 à six ans et demi de prison pour fraude financière

Conrad Black pourrait devoir se défendre sur deux autres fronts :

  • La Securities and Exchange Commission, le gendarme boursier américain, a intenté une poursuite au civil contre lui et son ancien associé, David Radler, pour avoir détourné des dizaines de millions de dollars d’Hollinger International. Cette poursuite est suspendue en attendant les conclusions du procès au pénal;
  • Le fisc américain lui réclame 70 millions de dollars en impôts impayés et en intérêts de retard.

D’autres poursuites planent sur Conrad Black, notamment celle d’anciens investisseurs qui l’accusent d’avoir fait perdre de la valeur à Hollinger.

JUIN 2009
L’Américain Bernard Madoff, ancien président de la Bourse NASDAQ, est reconnu coupable d’une fraude de 65 milliards de dollars US. Il est condamné à 150 ans de prison.

JUILLET 2009
Le «
?conseiller administratif?» Earl Jones se livre à la police. Il est soupçonné d’avoir détourné 75 millions de dollars CAN, de l’argent que lui avaient confié environ 150 personnes, souvent dans le cadre de successions. Il est formellement accusé de vol et de fraude. Au moment d’écrire ces lignes, la Sûreté du Québec continuait d’étoffer son enquête.

 OCTOBRE 2009
Surprise : à son procès criminel, Vincent Lacroix plaide coupable. Il admet avoir fraudé 9200 investisseurs pour un montant de 100 millions de dollars CAN. Il écope de 13 ans de prison et pourra être libéré au plus tôt en janvier 2011. (Soit deux ans de pénitencier)?

Dans son jugement rendu le 9 octobre, l’honorable Richard Wagner affirme qu’une peine de centaines d’années, comme on en voit aux États-Unis, ne serait pas souhaitable : «Elle peut bien réjouir la galerie, mais elle risque de porter atteinte à l’intégrité d’un système de justice fondé sur des valeurs morales et sociales qu’il est essentiel de préserver.»

         Si vous comprenez ce que le magistrat a voulu dire, vous me le ferez savoir et me l’expliquerez. Il a sûrement suivit des cours de « communication avec le public » du même professeur que celui de Jean Charest.

       Évidemment j’évite de me pencher sur les possibilités d’insertion criminelle au gouvernement; ce ne serait vraiment pas « politically correct ».

       Un dernier mot qui est très personnel : j’ai énormément de difficultés avec les « milliards non comptabilisés » dont parlait le vérificateur général Denis Lessard.

        Il est bien entendu que cette dernière remarque n’est certainement pas du même domaine visé par Mario Puzo, dans son oeuvre.

        Vous avez surement remarqué que je n’ai pas pu faire de « blagues » dans cet article. C’est simplement parce que:

                                         « CE N’EST PAS DRÔLE DU TOUT!!! »       

 Amicalement

                                                                                                         Elie l’Artiste

Avons-nous bien fait d’écarter la religion?

L’article qui a servi à la présentation du nouveau forum sur la religion, a essayé de situer la position officielle versus la position de chacun des individus. L’Église, aujourd’hui, a perdu sa main mise sur la société, pour ne garder que son importance selon chacun des individus. Ce qui veut dire que, théoriquement, si vous poursuiviez un prêtre en justice, ou que vous étiez poursuivi en justice par un prêtre, aux yeux de la loi, vous êtes considérés comme deux citoyens ordinaires. Ce qui est, définitivement, une amélioration sur le passé où la parole du prêtre aurait pu prévaloir.

Par contre, auparavant, nous avions les dix commandements de Dieu, plus les 7 commandements de l’Église, pour établir notre échelle morale et notre échelle des valeurs. Les 10 commandements de Dieu existaient depuis près de 3,500 ans et les commandements de l’Église, depuis près de 2,000 ans. Ils étaient des « énoncés » clairs, précis et faciles à comprendre. Et chacun s’en accommodait à sa façon. Tous savaient quand ils agissaient selon les normes et quand ils transgressaient ces normes. Pour la majorité, la notion de péché n’avait plus tellement d’importance; mais les « règles » étaient quand même présentes et servaient de guides précis. De plus, les lois sociales suivaient assez parallèlement ces règles morales. Sans parler de la charité, qui ne commençait pas toujours par soi-même pour être bien ordonnée.

Croyez-vous qu’aujourd’hui, la situation se soit améliorée par le remplacement de ces 17 règles par les nouvelles règles d’Éthique qui sont prônées actuellement?

Personnellement, je n’ai pas de difficultés avec la disparition des commandements de l’Église, puisqu’ils n’étaient là que pour défendre la Foi. Par contre, les commandements de Dieu, me semblaient faciles à comprendre et valables pour établir une valeur morale personnelle acceptable. Aujourd’hui, je ne sais plus trop quoi penser.

Je ne prends qu’un seul exemple: Le commandement de Dieu,  disant : « Tu ne tueras point! » n’a jamais signifié, pour moi, que l’avortement est défendu; tout autant qu’il ne signifie pas que je ne peux pas devenir soldat si mon pays est envahi  ou menacé. Cela ne signifie pas, non plus, que je n’ai pas le droit de me défendre par tous les moyens, si on menace ma vie ou celle de ma famille. C’était très clair dans mon esprit que, sous certaines conditions, je pouvais « tuer » s’il le fallait ou si j’y étais obligé. Je n’avais aucun besoin de savoir si le foetus était un être humain, ou si l’ennemi était un bon père de famille ou encore, si mon agresseur avait eu une enfance malheureuse.

Aujourd’hui, je ne sais vraiment plus. Normalement, je devrais pouvoir défendre ma famille si elle est menacée; mais quel est le risque de le faire, face à l’Éthique actuelle tout autant que face à la loi actuelle? J’ai l’impression d’avoir perdu cette liberté individuelle importante.

Finalement, même si la déposition de l’église au niveau social semble avoir été la délivrance d’un certain joug, je me sens, quand même, beaucoup moins libre de me défendre et de défendre ma famille.

J’aimerais beaucoup comprendre pourquoi?

André Lefebvre