Nouveau capitalisme, le meilleur des mondes…

GILLES BONAFI

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie (2001), vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale (1997-2000) fait partie, avec Michel Aglietta, des penseurs les plus en pointe des théories de la régulation, Marx, Keynes et Schumpeter « remixés », la fameuse fusion du capitalisme et du socialismeIl est intéressant de noter que pour Keynes, à l’image de Marx, un mythe a été créé de toute pièce (je le démontrerai bientôt).

Joseph Stiglitz fut le principal conseiller du président Clinton qui abrogea le 12 novembre 1999 le Glass-Steagall Act qui séparait les banques de dépôts et les banques d’investissements, une des causes de l’ampleur de la catastrophe actuelle.

Stiglitz expliquait qu’il n’avait pas participé à cette abrogation car il n’était plus officiellement conseiller de Clinton dès 1997. Il oublie de préciser que c’est sous son mandat de président du conseil économique de Bill Clinton qu’a débuté le sabordage du Glass-Steagall Act. En tentant d’abroger les Sections 20 et 32 de cette loi, on permettait en effet la création de Citigroup (7 avril 1998) par la fusion de la compagnie d’assurances Travelers Group et de Citibank.

En économie, il existe d’ailleurs une grande règle : ceux qui créent le problème sont toujours ceux qui donnent des leçons pour le résoudre.

Source :  Stiglitz : le capitalisme va changer !

L’économiste Michet Aglietta, récemment nommé au Haut Conseil des finances publiques est plus explicite. Il a ainsi publié en 1976 le livre fondateur issu de la théorie du Capitalisme monopolistique d’État (CME) : « régulation et crise et capitalisme ». Les appareils étatiques doivent donc être mis au service de l’économie afin de limiter la baisse tendancielle du taux de profit pour les capitaux et l’initiative privée. L’état doit donc intervenir en prenant comme postulat une théorie totalement fausse La baisse tendancielle du taux de profit) dont la démonstration est sur mon blog.

L’économiste français Michel Husson racontait :

« Pour remonter un peu dans le temps, au milieu des années 1970, je suis entré à la Direction de la Prévision, qui était le lieu où est née l’école de la Régulation. Il y a avait là Boyer, Hugues Bertrand… Il s’agissait d’analyser de l’intérieur la dynamique économique tout en utilisant des concepts hérités du marxisme… C’était passionnant ce que faisaient les régulationnistes à l’époque. Que ce soit Aglietta, Boyer… »

Source : Michel Husson

Les théories de la régulation fondées par Robert Boyer et Michel Aglietta sont d’ailleurs systématiquement mises en avant !

Michel Aglietta, qui prône le retour de l’état dans l’économie, est donc devenu le « mentor » de nos gouvernants.

Comme souvent, l’étymologie est la clé et réguler a pour origine le mot latin regulare qui signifie diriger, à l’instar du joueur de flûte de Hamelin.

Pour résumer, face à la crise de la quantité, c’est à dire, notre impossibilité d’accroître encore et toujours la quantité de produits, il faut aux détenteurs de capitaux un bon régulateur, un gardien de troupeau, l’état. La production (la quantité) est en effet devenue l’alpha et l’oméga du système matérialiste.

Ceux qui veulent plus d’état seront heureux, les multinationales et la haute finance aussi, ainsi que tous ceux qui veulent sauver le système, continuer à produire et consommer, le meilleur des mondes  pour tous, sauf peut-être pour les chômeurs et les pauvres dont le nombre continuera à exploser.

Gilles Bonafi

Venezuela. Il y a vingt-quatre ans, le « Caracazo »

Venezuela. Il y a vingt-quatre ans, le « Caracazo »Le Venezuela a commémoré le vingt-quatrième anniversaire des émeutes populaires du 27 février 1989. Le « Caracazo », c’était cette réaction spontanée d’un peuple qui subissait de plein fouet l’application de politiques économiques responsables de la diminution des budgets sociaux, de la privatisation des services publics et de la hausse vertigineuse du coût de la vie. Cette politique était encouragée par le président d’alors, Carlos Andrés Perez, en échange d’un prêt de cinq milliards de dollars de la part du FMI (fonds monétaire international). Un « cadeau » soumis aux intérêts de la finance internationale…

Le virage néolibéral impulsé par Carlos Andrés Perez entraîna très rapidement la libéralisation des prix et des taux d’intérêt. Mais le président, élu sur la base d’un programme de gouvernement social-démocrate (il était le candidat de l’Action démocratique), déçut la plus grande partie des classes populaires qui s’estimaient trahies lorsqu’il imposa encore plus de sacrifices en vue de réduire le déficit fiscal à moins de 4 % du PIB. L’augmentation de 30 % du prix des transports en commun, devant être suivie d’une autre augmentation de 100 % trois mois plus tard, mit le feu aux poudres. Les étudiants, ne pouvant plus payer leur transport, manifestent et se révoltent. La protestation se transforma rapidement et spontanément en affrontements avec la police locale puis gagna Caracas où elle prit la dimension d’émeute avec blocage des routes, bus incendiés et réappropriation des grands magasins : le « Caracazo » commençait…

Le soir, les habitants des quartiers populaires viennent grossir le nombre des émeutiers et la ville reste entre leurs mains jusqu’à l’arrivée de renforts militaires. L’état d’urgence est décrété le 28 février à 16 heures. Le rétablissement de l’« ordre » dure jusqu’au 2 mars. Il y eut officiellement 300 morts mais la découverte de charniers plus d’un an après fait multiplier ce chiffre au moins par dix. Les victimes ont été tuées à plus de 90 % par balle.

Cette situation favorisa l’entrée dans la vie politique d’Hugo Chávez, alors lieutenant-colonel dans l’armée vénézuélienne. Effrayé par la détérioration de la situation sociale et l’augmentation de la corruption dans l’administration, il tente un coup d’État le 4 février 1992. C’est un coup d’épée dans l’eau puisque la tentative échoue. Il est emprisonné pendant deux ans avant d’être libéré deux ans après à la faveur d’une grâce présidentielle. La graine avait cependant germé entre-temps. Candidat aux élections de 1998 qu’il remporta aisément, il n’a pas quitté le pouvoir depuis, en dépit d’une tentative de destitution forcée en 2002 fomentée par la Confédération des travailleurs du Venezuela, réputée être proche du parti politique de l’ancien président Carlos Andrés Perez, et par la puissante fédération patronale Fedecámaras.

Le 27 février, des milliers de Vénézuéliens ont participé à une marche populaire en souvenir du « Caracazo », tandis que l’assemblée nationale a approuvé la création d’une commission qui sera chargée de déterminer les responsabilités des crimes commis durant ces jours sombres. Les coupables doivent aujourd’hui payer.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-venezuela-il-y-a-vingt-quatre-ans-le-caracazo-115847872.html

Rencontre au sommet : Vladimir Poutine et Gérard Depardieu

Poutine et Depardieu

 

ALLAIN JULES

Le président… russe Vladimir Poutine a remis à l’acteur…russe Gérard Depardieu, un nouveau passeport… russe. Ceci fait officiellement de l’acteur, un citoyen de la Russie. Millionnaire et vraiment « généreux » pour tous ceux qui le côtoient, l’homme de 64 ans et bon vivant, a renoncé à sa citoyenneté française pour éviter semble-t-il de payer des impôts trop élevés.

Gégé s’est rendu à  Sotchi et a tenu une brève réunion avec M. Poutine et Dmitri Peskov porte-parole de la présidence. Lors de la réunion, M. Poutine a discuté avec son nouveau compatriote Depardieu sur la prochaine version russe du film de l’acteur à propos de Grigori Raspoutine.

Il ira loin cet enfant !

Rencontre au sommet : Vladimir Poutine et Gérard Depardieu

Poutine et DepardieuPoutine et Depardieu

Le président… russe Vladimir Poutine a remis à l’acteur…russe Gérard Depardieu, un nouveau passeport… russe. Ceci fait officiellement de l’acteur, un citoyen de la Russie. Millionnaire et vraiment « généreux » pour tous ceux qui le côtoient, l’homme de 64 ans et bon vivant, a renoncé à sa citoyenneté française pour éviter semble-t-il de payer des impôts trop élevés.

Gégé s’est rendu à  Sotchi et a tenu une brève réunion avec M. Poutine et Dmitri Peskov porte-parole de la présidence. Lors de la réunion, M. Poutine a discuté avec son nouveau compatriote Depardieu sur la prochaine version russe du film de l’acteur à propos de Grigori Raspoutine.

Il ira loin cet enfant !

L’économie chinoise dans le creuset

GILLES BONAFI

Après avoir fait un petit topo de la situation américaine, je vais aborder le cas chinois.
Cette série de graphiques et d’analyses sera regroupée in fine au sein d’une étude complète.

La Chine est frappée de plein fouet par la crise, le prix des denrées alimentaires et le chômage ont explosé. Emeutes de la faim, grèves, conflits, fleurissent un peu partout sur l’ensemble du territoire chinois.

La Chine a officiellement reconnu 80.000 «incidents de masses» (des émeutes et manifestations) en 2007, un chiffre qui est passé à
120 000 en 2008 avec le début de la crise.

Or, il n faut pas perdre de vue qu’avec 20 millions de nouveaux arrivants par an à intégrer dans le marché de l’emploi, la Chine a l’obligation de dépasser les 7% de croissance chaque année, le seuil minimum.

On le voit, la Chine s’approche dangereusement des 7% qui est pour ma part la limite de rupture.

Au T4 (2012),  la Chine, malgré les commandes de Noël, devrait frôler cette limite.
D’ailleurs, ce ralentissement de l’économie chinoise est clairement perçu par les marchés et le Shanghai Stock Exchange (SSE), l’indice qui regroupe toutes les valeurs cotées à la bourse de Shangai,  s’effondre totalement.

Source : zonebourse

Le mur des 700 points sera franchi en 2013 ainsi que le point de rupture des 7% de croissance. Elle devrait atteindre le chiffre de 5% au T4 2013.
 GILLES BONAFI

CHAVEZ ÉLU PRÉSIDENT DU VENEZUELA


OSCAR FORTIN  UNE LEÇON DE DÉMOCRATIE POUR LE MONDE 

Le 10 octobre, la Présidente du Conseil national électoral a confirmé officiellement la victoire d’Hugo Chavez comme président du Venezuela pour les années allant de 2013 à 2019.  

La participation citoyenne de 80.3 % démontre une vitalité démocratique très élevée, prenant en compte que le vote est libre. 

Le candidat Chavez a obtenu 8 136 637 votes en sa faveur, soit 55,26 % du total et le candidat Capriles en a obtenu 6 499 575, soit 44,13 %. . Il s’agit d’une victoire décisive avec une marge de 10,13 points au-dessus de son plus proche adversaire. 

Une élection qui s’est déroulée sans entraves majeures et avec beaucoup de civisme de la part de l’ensemble de la population. Les observateurs internationaux n’ont eu que des éloges quant au système électoral, considéré comme le meilleur au monde, et quant au climat de sécurité et de tranquillité qui en a marqué son déroutement. 

UN ÉCHEC POUR LES CAMPAGNES DE DÉSINFORMATION 

Que n’a-t-on pas dit et écrit contre Chavez ! Depuis déjà longtemps la presse et ses opposants politiques le présentent comme un dictateur, un populiste, un manipulateur et quoi d’autres encore. Ce sont ces mêmes intervenants qui défigurent le socialisme dont il se fait le promoteur et ridiculisent la démocratie participative dont il se fait un devoir de mettre en pratique dans le quotidien de la vie politique. D’ailleurs, cette dernière est inscrite dans la constitution vénézuélienne et prévoit des mesures concrètes à son exercice. 

Plus récemment, Thierry Deronne, licencié en Communication sociale et particulièrement intéressé à ce qui se passe au Venezuela,  a relevé le fait que l’état de santé d’Hugo Chavez avait été ciblé par ses adversaires pour le discréditer comme candidat potentiel aux élections présidentielles.

« En avril 2012, Walter Mercado, le plus célèbre astrologue latino-américain, avait prédit la mort imminente de Hugo Chávez. A la fin du mois de mai, le journaliste états-unien bien connu Dan Rather, rédacteur de la chaîne câblée HDNet, assura que le mandataire vénézuélien souffrait d’un cancer agressif connu sous le nom de rhabdomyosarcome à métastases, et qu’il était très probable qu’il n’arriverait pas en vie aux élections présidentielles du Venezuela.» 

« Or, rien de tout cela ne s’est produit. Le pari de l’opposition a échoué. Au lieu de se démoraliser, les sympathisants du président se sont unis autour de lui et sont descendus dans la rue. Pratiquement tous les sondages annonçaient son triomphe le 7 octobre, avec une marge d’avance de 10 à 20 points. » 

UN CHOIX CLAIR EN FAVEUR DU SOCIALISME DU XXIe s. 

Tout au long de la campagne électorale, il a été question de ce socialisme à construire au jour le jour. Le programme électoral, diffusé à l’échelle nationale, en développe les orientations et en précise les fondements. Pour ceux et celles qui s’intéressent à son contenu, la version française de ce programme est disponible sur le lien plus haut indiqué.

Dans son introduction, on peut y lire ce qui suit : 

« le socialisme bolivarien du XXI° siècle comprend cinq grands objectifs historiques, à savoir : 

I – Défendre, étendre et consolider le bien le plus précieux que nous ayons reconquis depuis 200 ans, l’Indépendance nationale. 

II – continuer à construire le socialisme bolivarien du XXI° siècle au Venezuela comme alternative au système destructeur et sauvage du capitalisme et ainsi, assurer la « plus grande sécurité sociale possible, la plus grande stabilité politique et le plus grand bonheur » pour notre peuple. 

III – Transformer le Venezuela en une puissance du point de vue social, économique et politique, à l’intérieur de la Grande Puissance naissante de l’Amérique latine et des Caraïbes qui garantisse la création d’une zone de paix dans Notre Amérique. 

IV – Contribuer au développement d’une nouvelle Géopolitique Internationale dans laquelle prenne corps un monde multipolaire à plusieurs centres qui permettent d’atteindre l’équilibre de l’Univers et de garantir la Paix planétaire. 

V – Préserver la vie sur la planète et sauver l’espèce humaine… »

Un programme sans équivoque quant aux objectifs à poursuivre et quant au processus déjà amorcé dans les mandats précédents.

Le peuple vénézuélien, par son vote de 55,26 % en faveur de ce programme, en devient le premier responsable. Il en assume les orientations ainsi que celui qui devra en piloter la réalisation. Dans ce dernier cas, Chavez est leur homme.

UNE VOLONTÉ DÉMOCRATIQUE À RESPECTER  

Tous les Vénézuéliens et toutes les Vénézuéliennes doivent respecter ce choix majoritaire du peuple. S’il doit y avoir ouverture et dialogue avec toutes les composantes de la société, ce ne saurait être en fonction des changements à apporter à ce programme. Pour les six prochaines années, le peuple veut poursuivre sa marche sur la voie du socialisme du XXIe s. 

La collaboration pourra toutefois se concrétiser sur la démarche, les approches, le partage de divers points de vue de nature à améliorer la mise en place de certaines mesures. Les dispositions constitutionnelles de démocratie participative sont accessibles à tous et à toutes. 

Ce serait antidémocratique que de chercher à modifier les choix faits par la majorité de la population. Les vrais démocrates vont non seulement accepter ces choix de la majorité, mais coopérer de manière positive pour que ceux-ci soient les plus respectueux possible des droits et intérêts pour l’ensemble de la société. 

Un socialisme, somme toute, porteur de beaucoup d’humanité.

Vive la démocratie et vive l’information alternative!

http://www.legrandsoir.info/au-venezuela-les-electeurs-ont-confisque-la-democratie.html

Oscar Fortin

Québec, le 11 octobre 2012

http://humanisme.blogspot.com

 

Les amours illicites!!!

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ANDRÉ LEFEBVRE   -Mes chers enfants, en ce jour du 24 janvier 1694, nous sommes réunis ici pour consacrer Jacques-François, né d’hier, au service de notre Dieu le père tout-puissant, dans sa sainte Église catholique et romaine…

La grande asperge Catherine Rivard âgée de 20 ans, marraine, fille de Nicolas Rivard, toujours capitaine de milice malgré ses 77 ans, tient dans ses bras le poupon bien emmitouflé qui ne réagit pas et regarde intensément le prêtre lorsqu’il lui verse de l’eau sur le front. Près d’elle se tient Jacques-François de Bourgchemin, lieutenant confirmé au service de sa majesté, commandant au fort St-François. Il est manifestement très heureux que ses amis Gabriel-Nicolas et Marie-Louise, l’aient choisi comme parrain de leur premier fils et se promet bien de faire en sorte que son filleul devienne un homme d’honneur.

-J’en ferai un homme  sans peur et sans reproche! Dit-il à tous, constamment.

La cérémonie terminée, le prêtre emboîte le pas à la famille pour participer à la réception chez les Lefebvre de Batiscan. Le trajet se fait en raquettes et traînes sauvages; et la forêt résonne des chansons canayennes qui donnent le rythme à la marche.

Une bonne flambée brûle dans l’âtre où un ragout mijote depuis quelques heures, dans un gros chaudron de fonte tiré un peu en retrait du feu. Les femmes préparent la grande table pour nourrir la maisonnée.

-Mon cher Lefebvre, je dois dire que je suis quelque peu étonné que tu n’aies pas d’eau de vie dans ta maison.

-C’est une loi établie par ma femme. Elle ne supporte pas l’ivrognerie difficile à éviter si on a plein de boisson dans la maison. Et je suis pleinement de son avis, monsieur le curé.

-Par contre, interrompit le parrain, j’ai ici, avec la permission de la maîtresse de la maison, une bouteille de cognac qui nous permettra de boire un verre à la santé de mon filleul. Vous m’en donnerai des nouvelles mes amis.

Bourgchemin se lève et va demander des verres à Louise Duclos. Il sert le cognac à chacun des hommes présents. Le curé n’a pas quitté la bouteille des yeux, depuis que Jacques-François s’est levé. Il accepte avec un sourire entendu, le verre que lui présente Bourgchemin et en hume le nectar.

-Vous serez béni de Dieu jusqu’à la fin de vos jours mon cher commandant; merci beaucoup.

-J’espère bien que ce sera le cas, monsieur le curé. C’est vraiment ce que je m’efforce de mériter à tous les jours; soit avec du cognac, du rhum ou du madère. À votre santé messieurs.

Le Capitaine Rivard, Brouillet, Cadotte et tous les Duclos éclatent de rire et choquent les verres.-«  À la santé du jeune Jacques-François et à sa mère qui comprends si bien les hommes! » Dirent-ils en cœur.

-Et leur curé! ajouta le prêtre.

C’est ainsi qu’est reçu officiellement dans sa famille, le premier fils de Gabriel Lefebvre et Louise Duclos. Les murs de la maison parviennent difficilement à étouffer les rires et les chants qui durent une bonne partie de la soirée. Heureusement qu’on a ouvert une fenêtre, parce que les pipes de plâtre et autres ne dérougissent pas au coin des bouches.

Il n’est, cependant, pas du tout assuré que le parrain, du nouveau bébé nommé Jacques-François Lefebvre dit Lataille, fut béni jusqu’à la fin de ses jours. Car quelques semaines plus tard, des évènements hors de son contrôle, l’obligent à se lever contre le représentant officiel  en Nouvelle France, de Dieu lui-même.

On se rappellera que vous et moi,  deux ans auparavant, nous avions tous remarqué l’empressement que mettait François Desjordy de Cabanac à tourner autour de Marguerite Disy dit Montplaisir, lors du baptême de Marie-Marguerite Lefebvre.

Eh bien, le chat venait de sortir du sac officiellement et l’Évêque de Québec, Monseigneur de Saint-Vallier venait de faire lire en chaire, un amendement. Cet amendement de l’Évêque condamnait les deux amants à ne plus se présenter aux offices religieux dans les deux Églises, celle de Batiscan et celle de Champlain. Dans l’esprit de leurs amis « canayens », bien au fait de cette relation que les amoureux ne cachaient aucunement, l’Église n’avait rien à voir dans ce que tous considèrent comme étant « leur vie personnelle ». Disons que les reproches envers l’Évêque sont plutôt aigres.

Marguerite Disy dit Montplaisir est aussi furieuse contre l’Évêque et ses deux curés, que son amant Joseph Desjordy de Cabanac. De Bourgchemin, quant à lui, appuie sans réserve la position de son frère d’arme. À son avis, personne, même l’Église, n’a à se mêler de la vie personnelle d’un officier de la noblesse. Même l’Église de France n’ose se lever contre les us et coutumes de la noblesse française; et ce n’est pas parce qu’on se trouve dans les forêts du Canada que l’Évêque peut se permettre un tel manque de savoir vivre.

Par contre, pour le « populo » de France, les lois sur l’infidélité sont très sévères. La coupable est recluse dans un monastère pendant « seulement » deux ans, si son mari accepte de la reprendre par la suite. Sinon elle a la tête rasée et reste au couvent avec les religieuses. L’homme coupable d’adultère, quant à lui, doit payer une grosse somme à l’époux lésé et est banni de la région qu’il habite. Mais ça, c’est en France; on n’ose pas vraiment appliquer ces lois drastiques chez nous. Sinon tous les « coupables » s’enfuiraient dans la brousse avec les « sauvages » qui, eux, se mêlent beaucoup plus de leurs oignons.

Le dimanche suivant la lecture de l’amendement, De Cabanac en compagnie de De Bourgchemin entrent dans l’Église de Champlain avec quelques soldats. Le curé cesse alors sa messe et ne la reprend que lorsque les « pécheurs » sont sortis. En plus de l’amendement, Mgr de St-Valier porte une accusation chez Frontenac, disant que Desjordy et Bourgchemin n’ont pas assisté à la messe lors de ce fameux Dimanche où l’amendement a été lu. C’est ce qui oblige Frontenac à s’occuper du scandale. L’accusation est déboutée rapidement par plusieurs témoins.

Mais ce n’est pas le seul cas de bisbilles relatifs à l’Évêque de Nouvelle France. Il s’oppose à ce que Frontenac fasse jouer la pièce de Molière « Le Tartuffe ». Il accuse le Sieur Mareuil d’avoir proféré des paroles impies au sujet de Dieu, de Jésus et de Marie, de sorte que celui-ci passe quelques mois en prison. Quatre jeunes nobles, un soir de fête, se manifestent dans les rues de Québec en criant et vociférant des injures envers Mgr de Saint-Valier; ils brisent même les fenêtres de deux marchands de la ville. Quelques jours plus tard, deux individus enfoncent la fenêtre de la chambre de l’Évêque de Québec, ce dont on accuse encore Mareuil; mais on ne trouve aucune preuve.

L’Évêque parvient même à se chicaner avec le Chevalier de Callières. Le prie Dieu du chevalier, selon Saint Vallier, est placé là où le prie-Dieu de l’Évêque doit être installé, et il le fait déplacer pour y mettre le sien. Ce voyant, le Chevalier de Callières fait remettre son prie Dieu à sa place et y place une sentinelle pour le garder.

Frontenac fait alors rapport de tous ces problèmes inutiles au roi et Mgr Saint-Valier doit traverser en France pour s’expliquer. C’est ainsi que l’amendement contre nos deux amants de Batiscan tombe et que le train-train quotidien, de jour comme de nuit, reprend son cour.

La même année, Jacques-François de Bourgchemin est accusé de vouloir empoisonner son épouse. Ce qui n’aide pas du tout à leur relation conjugale, déjà assez dynamique. Frontenac sera obligé de renvoyer Bourgchemin en France l’année suivante, après lui avoir octroyé une seigneurie qui sera ratifiée par le roi en 1696. Il est cependant indéniable que l’affaire se résous puisque Bourgchemin est de retour au plus tard en 1697. Le chevalier possède maintenant un fief sur le Richelieu. Il décède cette même année, on ne sait comment. Il disparait soudainement  de la société canadienne, pfouitt!!! Sa veuve, Élisabeth Disy dit Montplaisir se remarie le 26 janvier 1698.

On se doit donc de faire un constat d’une importance capitale: Il est absolument faux de croire que le Cognac, le Rhum et le Madère sont des incitations à la bénédiction divine.

Ajoutons que cette année-là, les deux Hertel, que l’on croyait mort aux mains des Iroquois depuis deux ans, réapparaissent en compagnie d’un chef Iroquois. Ce dernier désire une entente de paix avec Frontenac. Le chef emmenait avec lui 11 autres prisonniers qu’il avait également délivré. Cet heureux évènement ne semble pas, lui non plus, une conséquence de la bénédiction divine. Il serait plutôt le résultat de l’influence des pourparlers du chef Loups Gris, ami de Gabriel Lefebvre, avec certains chefs Iroquois de Nouvelle Angleterre.

Par contre, la majorité des Iroquois ne veulent pas la paix et le vieil intendant le sait très bien. Frontenac ordonne au chef venu lui rendre visite, de répandre la nouvelle que si les Iroquois ne font pas la paix rapidement, il se rendra lui-même chez eux pour les exterminer.

Finalement, l’intendant décide de frapper les gens de la Nouvelle Angleterre, sachant très bien que ce sont eux, les vrais responsables du retard de la paix iroquoise. En juin, c’est le massacre de Oyster river, au New Hampshire. C’est là où Mercy Adams, entre autres, est fait prisonnière pour ensuite être adoptée par le commandant Charles Plagnol qui la fait baptiser du nom d’Ursule. Celle-ci épouse alors Charles Dubois dit Brisebois. Ce sera leur fille, Marie-Ursule Dubois dit Brisebois, qui épousera Louis-Alexis Lefebvre, fils de Gabriel et Louise Duclos. C’est également ce qui permettra que je puisse écrire un jour, le récit que vous lisez actuellement. Sans le massacre de Oyster river, vous n’auriez qu’une page blanche, ou encore, une histoire complètement différente à lire.

 

À suivre

André Lefebvre

 

 

 

Aux Armes, etc…

Au moment ou la France essaye de se refaire une virginité en Afrique du Nord, en nommant un étrange ministre des affaires étrangères, et en gardant un diplomate en Tunisie discutable et critiqué, un livre fait le bilan cruel et précis des petits arrangements avec la morale de nos gouvernements successifs.

Il faut, pour bien comprendre, faire un bond d’un demi-siècle en arrière et s’inviter en Libye au moment ou Kadhafi vient de s’accaparer du pouvoir.

« L’argent n’a pas d’odeur », dit le proverbe, pourtant certaines odeurs devraient tout de même décourager le commerce des armes, et les seules armes que nous pourrions défendre ne devraient-elles pas être celles évoquées par la merveilleuse chanteuse  Melissmell dans cette vidéo ?

Kadhafi, ce petit colonel déjanté, grâce à son pétrole ne manque pas de moyens financiers.

Alors, en novembre 1973 Georges Pompidou l’invite officiellement à Paris : Kadhafi va lui acheter des « Mirages », au moment même ou cette France soutient François Tombalbaye, le président tchadien, en lutte avec la Libye. lien

Il n’y a pas de petits profits…

Encore mieux, au début des années 80, avec Bob Denard et ses mercenaires et la complicité de la DGSE, la France mène une offensive contre la Libye. lien

Puis de 1983 à 1984, le gouvernement Mitterrand lance l’opération « Manta », afin de protéger le président Tchadien Hissen Habré contre Goukouni Weddeye, soutenu par Kadhafi. lien

Après l’attentat libyen dans une boite de nuit berlinoise qui, en 1986, tue 2 soldats américains et en blesse 63 autres, Reagan lance une opération militaire contre Kadhafi et pourtant Mitterrand, et son premier ministre Chirac s’opposent au survol de la France par les bombardiers américains.

On essaye de comprendre ?

On se souvient de l’attentat libyen de 1988 de Lockerbie qui fera 243 victimes, et celui du 19 septembre 1989 au Sahara dans lequel 170 personnes, en majorité françaises, trouveront la mort. lien

A la suite de l’attentat, Abdallah Senoussi, chef des services secrets libyens (et beau frère de Kadhafi) sera condamné par contumace en mars 1999 à la prison a vie. lien

Et pourtant, malgré l’embargo qui frappe la Libye, Bernard Cheynel, un agent français, soutenu par de grands industriels, convaincra Lionel Jospin de recommencer le commerce avec la Libye, permettant à Eurocopter, Dassault, et Thales (dont un des cadres s’appelle Guillaume Giscard d’Estaing)  d’écouler leurs « marchandises ».

C’est l’époque ou Dassault essaye désespérément de vendre ses « Rafales » (sans succès à ce jour) ;

Devant la contestation des anglais de Thales, coproducteurs des Mirages, qui préfèrent à une vente la  « mise à niveau électronique » de ceux-ci, la France s’incline, et en 2004, les négociations franco-libyennes reprennent de plus belle.

Mais américains et anglais tirent les marrons du feu, et la France devra patienter jusqu’en 2005 pour que la ministre de la défense, une certaine Alliot-Marie, ne réussisse à signer un accord avec le dictateur libyen, consistant à une remise en état des moteurs, et de l’électronique des Mirages. lien

A ce stade des négociations apparait Ziad Takieddine, tristement célèbre pour son implication dans la vente des sous-marins français au Pakistan. lien

C’est à l’été 2007, avec la libération des « infirmières bulgares » que la situation va se dénouer.

Elles avaient été emprisonnées accusées d’avoir inoculé le sida à des enfants, lien

L’Elysée affirme qu’il n’y a pas eu la moindre contrepartie à leur libération, mais qui peut le croire ? lien

En effet, des le lendemain de cette libération, Sarközi se rend en Libye et signe deux protocoles d’accord, l’un « dans le domaine militaire », et l’autre sur la fourniture d’un réacteur nucléaire « civil » pour soi-disant « dessaler l’eau de mer ».

Il doit falloir pas mal de naïveté, connaissant les penchants guerriers du dictateur libyen, pour croire que ce réacteur nucléaire sera utilisé pour dessaler l’eau de mer.

Quelques jours après, à Nice, Seif el-Islam Kadhafi propose une interview au « Monde » à qui il dévoile qu’il y a eu un contrat de 300 millions d’euros entre la France et la Libye portant sur des ventes de missiles Milan et de la technologie militaire. lien

(il est possible qu’il s’agisse des missiles que le dictateur libyen vient d’utiliser pour tirer sur son peuple)

L’Elysée va démentir ce contrat avec la plus grande fermeté.

Après des atermoiements divers, on apprendra que ce que visait le gouvernement Sarközi c’était avant tout la vente des Rafales, dont on sait maintenant l’échec, malgré les tapis rouges déployés et les humiliations consenties.

Vendre des armes, c’est devenu l’un des objectifs de la France de Sarközi, même à ceux qui ne souhaitent pas commercer avec elle.

Pour arriver à ses fins, le chef de l’état va même finir par aider les Saoudiens à se débarrasser de la rébellion Chiite en leur procurant des images satellites (que les américains ont refusé de leur donner) qui leur permettront de mater la révolte.

Tout cela est raconté, avec beaucoup plus de détails, par Jean Guisnel, dans son livre « armes de corruption massive » aux éditions « la découverte », dont Mediapart à proposé des extraits. lien

Aujourd’hui, la vente d’armes revient occuper le devant de la scène.

Le 1 mars 2011, le Senat n’a occupé que 2 petites heures pour traiter d’un sujet crucial :

La libéralisation du commerce des armes.

Explication officielle : « Le gouvernement répond à la demande des industriels d’alléger les procédures de contrôle des exportations. »

On peut découvrir la totalité des délibérations sur ce lien.

Patric Bouveret, directeur de l’observatoire des armements s’indigne : « en éloignant d’autant plus la perspective d’un contrôle démocratique via le parlement, ce projet de loi augure une libéralisation en marche forcée du commerce des armes ».

S’indigner est nécessaire, mais est-ce suffisant ?

Car comme dit mon vieil ami africain, en évoquant le dernier remaniement ministériel :

« On a beau se débarrasser des boulets, tant qu’il reste le canon… »

L’image illustrant l’article provient de « carnetsdenuit.typepad.com »

Aux armes, etc.

 

Au moment où la France essaye de se refaire une virginité en Afrique du Nord, en nommant un étrange ministre des affaires étrangères, et en gardant un diplomate en Tunisie discutable et critiqué, un livre fait le bilan cruel et précis des petits arrangements avec la morale de nos gouvernements successifs.

Il faut, pour bien comprendre, faire un bond d’un demi-siècle en arrière et s’inviter en Libye au moment ou Kadhafi vient de s’accaparer du pouvoir.

« L’argent n’a pas d’odeur », dit le proverbe, pourtant certaines odeurs devraient tout de même décourager le commerce des armes, et les seules armes que nous pourrions défendre ne devraient-elles pas être celles évoquées par la merveilleuse chanteuse Melissmell dans cette vidéo ?

Kadhafi, ce petit colonel déjanté, ne manque pas des moyens financiers que lui permet tout son pétrole.

Alors, en novembre 1973 Georges Pompidou l’invite officiellement à Paris, et Kadhafi va lui acheter des « Mirages », pendant que dans le même temps, la France soutient François Tombalbaye, le président tchadien, en lutte avec la Libye. lien

Il n’y a pas de petits profits…

Au début des années 80, avec Bob Denard et ses mercenaires, et la complicité de la DGSE, la France mène une offensive contre la Libye. lien

Puis, de 1983 à 1984, le gouvernement Mitterrand lance l’opération « Manta », afin de protéger le président Tchadien Hissen Habré contre Goukouni Weddeye, soutenu par Kadhafi. lien

Après l’attentat libyen dans une boite de nuit berlinoise qui, en 1986, tue 2 soldats américains et en blesse 63 autres, Reagan lance une opération militaire contre Kadhafi et pourtant Mitterrand, et son premier ministre Chirac s’opposent au survol de la France par les bombardiers américains.

On se souvient de l’attentat libyen de 1988 de Lockerbie qui fera 243 victimes, et celui du 19 septembre 1989 au Sahara dans lequel 170 personnes, en majorité françaises, trouveront la mort. lien

A la suite de l’attentat, Abdallah Senoussi, chef des services secrets libyens (et beau frère de Kadhafi) sera condamné par contumace en mars 1999 à la prison à vie. lien

Et pourtant, malgré l’embargo qui frappe la Libye, Bernard Cheynel, un agent français, soutenu par de grands industriels, convaincra Lionel Jospin de recommencer le commerce avec la Libye, permettant à Eurocopter, Dassault, et Thales (dont un des cadres s’appelle Guillaume Giscard d’Estaing)  d’écouler leurs « marchandises ».

C’est l’époque ou Dassault essaye désespérément de vendre ses « Rafales » (sans succès à ce jour) ;

Devant la contestation des anglais de Thales, coproducteurs des Mirages, qui préfèrent une « mise à niveau électronique » de ceux-ci, la France s’incline, et en 2004, les négociations franco-libyennes reprennent de plus belle.

Mais américains et anglais tirent les marrons du feu, et la France devra attendre 2005 pour que la ministre de la défense, une certaine Alliot-Marie, ne réussisse à signer un accord avec le dictateur libyen, consistant à une remise en état des moteurs, et de l’électronique des Mirages. lien

A ce stade des négociations apparait Ziad Takieddine, tristement célèbre pour son implication dans la vente des sous-marins français au Pakistan. lien

C’est à l’été 2007, avec la libération des « infirmières bulgares » que la situation va se dénouer.

Elles sont emprisonnées accusées d’avoir inoculé le sida à des enfants, lien

L’Elysée affirme qu’il n’y a pas eu la moindre contrepartie, mais qui peut le croire ? lien

En effet, des le lendemain de cette libération, Sarközi se rend en Libye et signe deux protocoles d’accord, l’un « dans le domaine militaire », et l’autre sur la fourniture d’un réacteur nucléaire « civil » pour soi-disant « dessaler l’eau de mer ».

Il doit falloir pas mal de naïveté, connaissant les penchants guerriers du dictateur libyen, pour croire que ce réacteur nucléaire sera utilisé pour dessaler l’eau de mer.

Quelques jours après, à Nice, Seif el-Islam Kadhafi propose une interview au « Monde » à qui il dévoile qu’il y a eu un contrat de 300 millions d’euros entre la France et la Libye portant sur des ventes de missiles Milan et de la technologie militaire. lien

(Ce sont probablement ces missiles que le dictateur libyen vient d’utiliser pour tirer sur son peuple)

L’Elysée va démentir avec la plus grande fermeté.

Après des atermoiements divers, on apprendra que ce que visait le gouvernement Sarközi c’était avant tout la vente des Rafales, dont on sait maintenant l’échec, malgré les tapis rouges déployés et les humiliations consenties.

Vendre des armes, c’est devenu l’un des objectifs de la France de Sarközi, même à ceux qui ne souhaitent pas commercer avec elle.

Pour arriver à ses fins, le chef de l’état va même par aider les Saoudiens à se débarrasser de la rébellion Chiite en leur procurant des images satellites (que les américains ont refusé de leur donner) et qui leur permettront de mater la révolte.

Tout cela est raconté, avec beaucoup plus de détails, par Jean Guisnel, dans son livre « armes de corruption massive » aux éditions « la découverte », dont Mediapart à proposé des extraits. lien

Aujourd’hui, la vente d’arme revient occuper le devant de la scène.

Le 1 mars 2011, le Senat n’a occupé que 2 petites heures pour traiter ce sujet crucial :

La libéralisation du commerce des armes.

Explication officielle : « Le gouvernement répond à la demande des industriels d’alléger les procédures de contrôle des exportations. »

On peut découvrir la totalité des délibérations sur ce lien.

Patric Bouveret, directeur de l’observatoire des armements s’indigne : « en éloignant d’autant plus la perspective d’un contrôle démocratique via le parlement, ce projet de loi augure une libéralisation en marche forcée du commerce des armes ».

S’indigner est nécessaire, mais est-ce suffisant ?

Car comme dit mon vieil ami africain, en évoquant le dernier remaniement ministériel :

« On a beau se débarrasser des boulets, tant qu’il reste le canon… »

La BCE serait-elle (enfin) pragmatique ?

Officiellement, le mandat unique de la BCE est la lutte contre l’inflation. Officieusement, sa mission de ces dernières années – pour être juste: de ces 15 derniers mois – consiste à sauver l’union monétaire européenne et par conséquent l’Euro. C’est ainsi que dans la pratique, et contrairement à sa consœur la Fed ayant également pour responsabilité de promouvoir la croissance, la BCE fait donc référence à un objectif de 2% l’an en terme d’inflation … qui a été – dans les faits – dépassé puisque l’indice (annualisé) des prix à la consommation sur Décembre 2010 a atteint 2.2%… Tous les indicateurs commencent en réalité à s’affoler puisque cet indice ne cesse de progresser de mois en mois et que celui des prix à la production enregistre un record (annualisé) de 5.3% en Décembre 2010, ayant  connu une ascension météoritique puisqu’il n’était encore qu’à 0.9% en Mars de la même année!

Pourtant, la crédibilité de la BCE - jusque là irréprochable – a été sérieusement remise en question à la faveur de la crise financière et plus particulièrement dès l’été 2008. C’est ainsi que, aveuglés par l’envolée des prix pétroliers, ses responsables ont fait fi des tourmentes financières et procédé à ce qui allait devenir la dernière hausse de leurs taux d’intérêts du cycle en raffermissant en Juillet 2008 leur politique monétaire de 0.25% … alors que la Réserve Fédérale US poursuivait pour sa part une réduction progressive de ses taux ayant débuté en Septembre 2007. Rappelons-nous de l’euro/dollar ayant touché 1.60 cet été 2008 en réaction à ce différentiel de taux très nettement en faveur de la monnaie unique…

Trichet et consorts ont donc à juste titre été jusqu’à présent taxés d’ultra orthodoxes car ils semblaient obnubilés par les hypothétiques  menaces  inflationnistes, insufflées en grande partie on le sait, par une Allemagne toujours hantée par Weimar… C’est ainsi que des personnages très influents comme Weber (Président de la Bundesbank jusqu’à la semaine passée) usaient de leur influence auprès de Trichet afin de s’assurer que la BCE n’hésite pas à remonter si nécessaire ses taux d’intérêts pour contrer des pressions inflationnistes encore négligeables et ce même si le prix à payer aurait été l’enfoncement supplémentaire dans le marasme de certains pays européens périphériques. Le ton de la BCE et de Trichet a néanmoins amorcé tout récemment un virage qui n’est pas passé inaperçu puisqu’il a déclaré, à l’occasion de sa conférence de presse à l’issue de la réunion du comité directeur, que les risques inflationnistes étaient actuellement « majoritairement équilibrés » … alors que l’on constate – au fil des statistiques – qu’ils ne le sont pas!

Notre monde se noie sous les liquidités offertes par la Fed, les prix des matières premières, de l’alimentation et des métaux (cuivre, argent) atteignent des sommets et ne voilà-t-il pas que le Président de notre BCE prétend que l’inflation est maîtrisée? Le double mandant (« dual mandate » en anglais) de la Réserve Fédérale américaine agira certes en faveur du maintien de taux US bas et des injections de liquidités tant que la croissance économique n’y aura pas volé de ses propres ailes (« self sustainable »). Il semble aujourd’hui que M. Trichet son institution se soient de facto arrogés un second mandat consistant à remettre au plus tard possible toute hausse des taux européens et ce afin de sauver les pays sinistrés européens. Ne nous en plaignons évidemment pas mais cet éclairage permet mieux de comprendre la démission de Weber et sa renonciation à briguer la succession de Trichet…

Audubon : ornithologue de talent, peintre de génie

Il y a 160 ans, Jean-Jacques Audubon décédait à New York. Considéré par les scientifiques comme le premier véritable ornithologue du Nouveau Monde, le peintre animalier Audubon a laissé des planches extraordinaires de beauté et de précision zoologique. Très célèbre aux États-Unis, Jean-Jacques Audubon est pourtant quasiment inconnu des Français. Zoom sur un homme dont l’intérêt pour les oiseaux est né en pays nantais, dans les marais du village de Couëron…

Les Cayes est, à la fin du 18e siècle, un port colonial en pleine expansion de l’île de Saint-Domingue (Haïti). Le 26 avril 1785, un enfant dénommé Jean Rabin y voit le jour, né des amours ancillaires de l’officier de marine et planteur Jean Audubon et d’une jeune servante, Jeanne Rabin, arrivée de France quelques mois plus tôt. Dès l’âge de 3 ans, le garçon est rapatrié en France pour fuir les révoltes d’esclaves*. Il est accueilli puis élevé au manoir de La Gerbetière à Couëron (Loire-Atlantique) par la belle-mère de son père, Anne Moynet-Audubon. Adopté en 1794, Jean Rabin devient officiellement Jean-Jacques Audubon.

Dès cette époque, il manifeste un vif intérêt tant pour le dessin que pour la zoologie, et plus particulièrement pour les oiseaux des marais et ceux de l’estuaire de la Loire. Un intérêt pour l’ornithologie qui s’accroît encore avec le précieux enseignement de Charles-Marie d’Orbigny, chirurgien de marine lui-même féru d’ornithologie et, comme Audubon, né à Saint-Domingue en 1770. Mais c’est aux États-Unis, pays où il s’est enfui avec un faux passeport pour éviter les conscriptions napoléoniennes, que le goût d’Audubon pour l’ornithologie prendra réellement corps. Devenu propriétaire d’une ferme et d’une mine de plomb à Mill Grove en Pennsylvannie grâce à une somme remise par son père, Jean-Jacques Audubon se prend de passion pour la nature qui l’entoure. Une passion partagée par Lucy, la fille d’un propriétaire terrien du voisinage qu’il épouse en 1808. De cette époque datent ses premiers travaux ornithologiques sérieux, ses premiers baguages et ses premières aquarelles naturalistes.

Trois ans plus tard, on retrouve le couple dans le Kentucky. Passablement désargenté par des revers d’affaires, Lucy et celui que l’on nomme désormais John James Audubon vivent dans une maison en rondins et parcourent la région, vêtus à la mode des trappeurs, vivant notamment de chasse et de pêche, multipliant les contacts avec les Amérindiens pour la culture et les connaissances desquels Audubon éprouve un grand respect. Ses deux fils, Victor Gifford et John Woodhouse naissent à cette époque.

L’homme des bois

Fuyant la guerre de 1812 qui oppose Américains et Britanniques, le couple et ses enfants s’installe à La Nouvelle Orléans où Audubon – désormais naturalisé Américain – acquiert un moulin. L’affaire, d’abord prospère durant quelques années, périclite et vaut, en 1819, un séjour en prison pour dettes à son propriétaire. Qu’à cela ne tienne, si les affaires se révèlent mauvaises, Audubon a plus d’une corde à son arc et tente de gagner assez pour faire vivre sa famille, entre les cours de dessin qu’il donne, les portraits qu’il peint, ou la naturalisation d’animaux qu’il réalise après avoir pris des cours de taxidermie. Mais tout cela ne rapporte guère. Par chance, Lucy est là, qui devient préceptrice chez de riches planteurs et assure au couple un revenu stable et suffisant. Soulagé du poids des contraintes financières, Audubon met à profit ses loisirs pour parfaire sa connaissance de la faune locale et la peindre inlassablement, non seulement en Louisiane, mais également dans les États voisins : Alabama, Floride, Mississipi. Avec en tête un projet de recueil de peintures naturalistes inédites sur les oiseaux d’Amérique.

En 1824, son recueil est prêt. Audubon, confiant dans la qualité de son travail, part pour Philadelphie où il espère obtenir le soutien des scientifiques pour trouver un éditeur. Sans succès : les caciques de l’Académie des Sciences naturelles, mis en garde par un peintre naturaliste local du nom de Wilson, rejettent avec condescendance les travaux de ce présomptueux amateur, montrant ainsi que la sottise est décidément de tous les continents. Déçu par cet échec, mais non découragé, Audubon décide de tenter sa chance en Europe. En 1826, il embarque à La Nouvelle Orléans sur un navire cotonnier en partance pour Liverpool. Dans ses malles, près de 50 kg de dessins et de peintures représentatifs de toute cette faune zoologique qu’il a étudiée durant des années.

L’accueil de cet « homme des bois » par les milieux scientifiques britanniques est enthousiaste. Il rencontre les plus hautes autorités qui le soutiennent dans son projet et le reçoivent dans les sociétés royales de Londres et d’Edimbourg. De même à Paris où le secrétaire général du Muséum d’Histoire naturelle, Georges Cuvier, se montre stupéfait de la qualité du travail d’Audubon. Contrairement au comte de Buffon qui, dans son Histoire naturelle des oiseaux, montre des animaux figés comme s’ils avaient posé, l’« Américain » les représente en effet dans des scènes de vie d’un réalisme inédit. Comble d’étonnement, l’œuvre d’Audubon décrit des oiseaux alors inconnus des scientifiques européens. Ce travail remarquable est pourtant difficilement récompensé : les souscriptions ouvertes, tant à Paris qu’à Londres, pour éditer Les Oiseaux d’Amérique (The Birds of America) tardent à être alimentées.

Un livre fabuleux

Il faudra près de 10 ans aux éditeurs anglais pour publier intégralement le formidable travail d’Audubon sous la forme d’énormes planches où les oiseaux sont représentés en taille réelle. Au total 435 aquarelles, d’abord gravées à l’aquatinte par Robert Havell père et fils puis par le procédé de la lithographie, en format double elephant folio, soit 98 x 76 cm. Le plus grand livre illustré jamais publié à cette époque ! Un livre fabuleux. Tiré à 200 exemplaires, il en subsiste encore 119 de nos jours, dont 108 dans des musées ou des collections officielles. La valeur de chacun d’entre eux est évidemment considérable comme le prouve la vente chez Sotheby’s à Londres d’un des rares exemplaires privés en 2010 : Les Oiseaux d’Amérique a été adjugé à 8,6 millions d’euros ! Une autre édition suivra. Réduite au format in-octavo, elle comportera 435 monographies écrites par Audubon en collaboration avec l’ornithologue écossais William MacGillivray pour compléter les illustrations sous le nom de Vies d’oiseaux (Birds Biographies).

Entretemps, Audubon est retourné aux États-Unis et a repris en compagnie de son fils cadet et de quelques assistants des recherches zoologiques qui le mènent jusqu’à Terre-Neuve et dans le Labrador dont la faune avicole est mal connue. Établi en 1842 à New York où il achète une propriété en bordure de l’Hudson, Audubon décline dès 1848 après être allé explorer les richesses ornithologiques de l’Ouest américain. Il meurt à New York le 27 janvier 1851. Son monument funéraire est visible à Manhattan dans l’un des trois cimetières de la Trinity Church, à deux pas de Broadway.

On n’imagine pas, en France, à quel point cet homme a laissé une trace indélébile en Amérique du Nord. Son nom, fréquemment référencé dans la toponymie, a même été donné à un Comté de l’Iowa et à plusieurs petites villes dont une en Pennsylvanie (Audubon, comté de Montgomery), proche de Mill Grove où l’on peut naturellement visiter le John James Audubon Center. De même, l’on trouve dans plusieurs États des parcs Audubon dont celui, fameux, de La Nouvelle Orléans, ainsi qu’un… pont sur l’Ohio, le Audubon Memorial Bridge. Sans oublier les associations, sociétés savantes, revues ornithologiques et, naturellement, la National Audubon Society qui, avec ses 600 000 membres, est la plus importante association américaine de protection de l’environnement.

Rien de tel en France, tout au plus quelques noms de rue, un bloc de 4 timbres émis en 1995, et les marais de Couëron rebaptisés « marais Audubon ». Méconnu chez nous – c’est le moins que l’on puisse dire ! –, Jean-Jacques Audubon est, dit-on, le Français le plus célèbre aux États-Unis après le marquis de La Fayette. Une réalité qui montre, une fois de plus, que le proverbe a raison : « Nul n’est prophète en son pays » !

Une injustice que le poète Lamartine répare à sa manière lorsqu’il affirme, et ce sera le mot de la fin : « Audubon aurait été partout ailleurs un grand philosophe, un grand orateur, un grand poète, un grand homme d’État, un Jean-Jacques Rousseau, un Montesquieu, un Chateaubriand. Là, il n’a pu être qu’un naturaliste, un peintre et un descripteur d’oiseaux d’Amérique, un Buffon des États du Nord. Mais un Buffon de génie, passant sa vie dans les forêts (…) et écrivant avec l’enthousiasme de la solitude quelques pages de la grande épopée animale de la création. »

* Épisodiques dans les années 80, les rébellions d’esclaves se mueront en une révolte généralisée en août 1791

Lien Audubon sur Wikipedia Images

Avec l’UMedefP© aux manettes, vers la tiers-mondisation de l’économie française ?

Le Medef ment (non, ce n’est pas nouveau). « La France est moins compétitive que l’Allemagne car le coût du travail y est plus élevé, résume 20 minutes. C’est en substance l’une des conclusions du rapport de l’institut Coe-Rexecode, remis ce jeudi au ministre de l’Industrie, Eric Besson. » L’économiste Philippe Askénazy, directeur de recherche au CNRS, s’inscrit en faux : « Il y a un différentiel de compétitivité entre les deux pays: l’économie allemande a réussi à être très exportatrice contrairement à l’industrie française. Lié à la position du Medef, il n’est pas étonnant que l’institut Ceo-Rexecode explique cet écart par le coût du travail. Mais dans les faits, un salarié allemand coûte aujourd’hui plus cher qu’un salarié français. » Question de la journaliste : « Pourquoi les chiffres du rapport affirment-ils le contraire ? » L’explication tient à une grossière « erreur » des rapporteurs : « Ces chiffres proviennent de l’enquête Ecmoss sur le coût de la main d’œuvre et la structure des salaires en Europe. Cet outil d’analyse n’est cependant pas pertinent pour la France: il ne prend pas en compte la spécificité des 35 heures. Quand un Allemand a marqué «40 heures» sur sa fiche de paie, il travaille effectivement 40 heures environ. Un cadre français au forfait, officiellement à 35 heures, va dans les faits travailler 45 heures. Et Ecmoss ne tient pas compte de ces «heures annuelles effectives». Ni vu, ni connu, j’t’embrouille…  Et je te réclame donc ensuite la baisse du coût du travail en France, refrain patronal repris en coeur par le parti au pouvoir. Qui gouverne la France ? L’UMedefP© ! « Si l’on se base sur les comptes nationaux, qui agrègent un maximum de critères, notamment la productivité, le coût du travail est plus élevé en Allemagne qu’en France. Et la raison est simple: les salariés allemands sont mieux payés », poursuit l’économiste. Prenons dès lors nos adeptes du benchmark bidon* de la droite et du patronat au mot : si l’Allemagne est plus « compétitive » que nous, augmentons les salaires français !

Vers la tiers-mondisation de l’économie française ?

Il s’agit d’ « un choix politique », analyse Askénazy : « Une économie avec un coût du travail élevé mais des entreprises innovantes sera toujours plus compétitive que l’inverse. L’Allemagne s’en sort mieux car, contrairement à la France, elle a beaucoup investi dans l’innovation et s’est spécialisée sur des secteurs en croissance. Pour combler ce différentiel, la France a donc deux solutions. Elle peut soit continuer à se développer dans des secteurs peu productifs et baisser son coût du travail, soit rendre ses entreprises plus innovantes et donc plus productives. » Voilà donc tout droit où nous mène la politique UMPo-Medefiste (ou Medefo-UMPiste ?) : à la tiers-mondisation de l’économie française. Les oligarques sont cupides mais leur avidité les rend stupides, sciant la branche dorée sur laquelle ils ont posé leur gras postérieur capitaliste. Si le peuple français crève la faim, qui donc fera tourner l’économie pour créer leurs profits ? Mais se laissera-t-il conduire là, ce peuple, en troupeau de moutons pelés, sans même plus de laine à tondre sur le dos, ou rejettera-t-il enfin la tyrannie moderne, celle des actionnaires et des « marchés », en un sursaut salvateur à la hauteur de la nouvelle révolution qu’il nous faudra bien conduire ?

Illustration: Altermedia.info

* Lire La stratégie du benchmark pipeau : « Quand Sarkozy et ses amis comparent la France à l’étranger, c’est pour manipuler l’opinion en alignant d’énormes contre-vérités. La preuve par un festival d’exemples. »

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l’homme et le dinosaure

Pas un jour ne passe sans qu’une certitude de la science ne vienne en chasser une autre.

On retrouve des traces de l’homme de plus en plus anciennes, et des preuves de cataclysmes de plus en plus proches.

Comme disait Gabin « on ne sait jamais rien, mais çà je le sais».

Pendant que les dinosaures des principaux  partis politiques, écrasant les petits candidats, se préparent à aller briguer nos suffrages pour 2012, d’autres dinosaures pourraient refaire parler d’eux sous peu.

Le doute est scientifique, et pourtant, jusqu’à ce jour, la plupart des scientifiques continuent d’affirmer, vent debout, que l’homme et les dinosaures n’ont jamais pu se croiser.

Il est de coutume d’affirmer que les dinosaures aient disparu lors de la chute d’un météorite qui, il y a 65 millions d’années, provoqua un hiver nucléaire pendant une dizaine d’années. lien

Le choc aurait provoqué sur l’ensemble de la terre d’abord une température de 400°, puis une chute brutale des températures.

Un régime auquel pas grand-chose ne résiste.

Quand à nos ancêtres, aux dernières nouvelles, le plus ancien de tous, le samburupithèque, serait vieux de 9 millions d’années ( lien) battant haut la main le record d’Ardi cette femelle (ardipithcus ramidus) découverte par Tim White en Ethiopie en 1992. (4,4 millions d’années) lien

On le voit, il y a un large espace de 56 millions d’années pendant lesquelles ni l’homme, ni le dinosaure n’aient eu la moindre chance de se croiser, d’après les avis scientifiques.

Pourtant des questions continuent de se poser.

Quid des grands dinosaures aquatiques ?

Pourquoi auraient-ils disparus, protégés qu’ils étaient dans leurs éléments ?

Certains évoquent le fameux « monstre du Loch Ness » qui pourrait être un pliosaure. lien

Ce qui est contesté. lien

Régulièrement les témoignages s’ajoutent aux témoignages, sans que rien de probant ne puisse être confirmé.

Officiellement les derniers dinosaures ont donc disparu il y a 65 millions d’années.

le Xiongguanlong découvert en 2005 aurait été le premier tyrannosaure à vivre au début du Crétacé, il y a entre 113 et 117 millions d’années.

Il serait le chainon manquant entre les T-Rex et le Guanglong Wucali, petit tyrannosaure qui vivait il y a 160 millions d’années. lien

Sur ce lien, on peut voir défiler nos différents ancêtres.

Il est convenu que seuls sont morts les grands dinosaures, et que les survivants (les petits)  auraient donné naissance à nos oiseaux d’aujourd’hui, mais comment ne pas imaginer que quelques dinosaures quelque soit leur taille aient survécu à l’extinction massive d’il y a 65 millions d’années ?

Et comment ne pas imaginer que nous retrouverons chaque fois des hominidés toujours plus anciens?

Certains scientifiques s’interrogent aujourd’hui sur la survivance possible de dinosaures dans les premiers niveaux de l’ère tertiaire.

En effet, les découvertes d’œufs fossiles de dinosaures se multiplient dans le sud de la France.

ils sont datés entre 60 et 65 millions d’années, soit, pour certains, après l’extinction massive d’il y a 65 Millions d’années. lien

Sur cette vidéo, la naissance d’un dinosaure.

C’est ici que la science pourrait à commencer à douter.

Il y a par exemple les pierres d’ICA.

A 360 km au sud de Lima, la petite ville péruvienne d’Ica nous raconte une étrange aventure.

En 1626, un missionnaire jésuite, Pedro Simon fait une drôle de découverte.

Des pierres gravées représentant (entre autres) des hommes et des dinosaures.

Il consigne sa découverte dans son livre « noticias historiales ».

En 1909, l’archéologue Carlos Belli en trouve à son tour.

Puis en 1955, les frères Carlos et Pablo Soldi en récoltent 114. lien

Aujourd’hui on connait plus de 15 000 pierres en andésite gravée et même si certaines sont sujettes à caution, il est serait possible que d’autres soient tout à fait authentiques. lien

En effet, appâté par les offres alléchantes de scientifiques, comme le docteur Javier Cabrera qui monnayait chaque découverte, il est évident que certaines gravures puissent être des faux.

Pourtant, lorsque ces pierres, qu’il a appelées des Glyptolithes, sont découvertes dans des tombes pré-incaïques, l’authenticité de celles-ci devient incontestable.

D’ailleurs des analyses réalisées par un laboratoire péruvien, et un autre allemand les datent d’au moins 4500 ans. lien

C’est aussi ce qu’a constaté un architecte, Santiago Agurto Calvo, qui en 1966 en trouva quelques unes lors de l’ouverture de tombes incas à Ocucaje. Lien

Robert Charroux dans son « énigme des Andes » de 1976 décrivait sa rencontre avec le docteur Cabrera, et pour lui, il était impossible qu’il s’agisse d’un canular.

Pourtant malgré les affirmations de spécialistes affirmant que toutes ces gravures sont contemporaines et donc des faux, un galet pourrait être révélateur de l’authenticité des autres.

Sur l’un des glyptolithes, apparait manifestement un titanosaure : l’ampelosaurus.

Or, l’existence de ce dinosaure n’est connue que depuis les années1970 ainsi que l’affirme V. Battaglia sur son site.

Dès lors comment des paysans péruviens auraient pu dessiner des dinosaures dont l’existence étaient alors inconnue ?

Et puis, ce n’est qu’en 1996 qu’un paléontologue trouva un crâne complet de Titanosaure.

A Campagne-sur-Aude, en juillet 1989 des fouilles importantes ont permis la découvertes de plusieurs dizaines d’ossements de sauropodes, qui sont pour la plupart des ampelosaurus. lien

En 1986, l’architecte (et paléontologue par passion) Pierre Tréand fait des fouilles à Serre de Brigoule (Drôme) et découvre des silex gravés datant de plus de 20 millions d’années, représentants des dinosaures. lien

En voila donc un de plus qui découvre des gravures prouvant que l’homme et le dinosaure aient pu voisiner.

Henri Coupon en a réalisé un livre : « ces dinosaures dont la science ne veut pas » (éditions Slatkine-1998)

Bien avant eux, en 1945 Waldemar Julsrud, un archéologue amateur, avait découvert à Acambaro, au Mexique, 32 000 poteries et figurines intactes montrant des hommes aux cotés de dinosaures. lien

A Lussac-les-châteaux, une campagne de fouilles (1938) à mis à jour plusieurs pierres gravées (15 000-30 000 avant jc) dont on nous dit pour celle de la page 169 qu’il s’agit d’un félin grondant, ce qui n’est pas évident. (le musée se visite)

Il faut donc croire que : soit nos ancêtres sont plus anciens que l’on ne l’affirme, soit que quelques dinosaures aient échappé à l’extinction des espèces il y a 65 millions d’années, et qu’en tout cas, la rencontre entre l’homme et le dinosaure soit possible.

Ce qui fait une énorme pierre jetée dans la mare des certitudes scientifiques.

Il est naturellement facile d’écarter d’un revers de main complaisant cette possibilité, capable de changer la donne en matière d’histoire.

Mais une fois de plus, le doute ne doit-il pas permettre de faire apparaitre une autre vérité, aussi dérangeante soit-elle ?

D’autant que si l’on y songe, la terre a subi déjà à plusieurs reprises des cataclysmes qui ont provoqué la disparition de milliers d’espèces.

Sans remonter à 65 millions d’années, il faut ici rappeler qu’il y a 75 000  ans un hyper volcan a provoqué la quasi disparition de l’espèce humaine, et il ne serait resté sur notre planète qu’environ 2000 êtres humains (dont nous sommes fatalement tous les descendants) qui manifestement étaient tous noirs. Lien

On peut aussi imaginer que la fin de chaque cycle de la terre ait des conséquences sur les espèces qui y vivent.

On le sait maintenant, notre terre à, tout comme tout ce qui vit sur elle, un cycle décrit par Milankovitch.

Il est de 25960 ans. lien

Si l’on compare la planète à une toupie, elle tourne autour d’un axe invisible, lequel se retrouve dans la même position tous les 25960 ans, ce qui n’est gère éloigné des 26 000 ans évoqués par les Mayas.

C’est d’ailleurs il y a 24 000-28 000 ans que l’homme moderne a remplacé l’homme de Neandertal, même s’il est prouvé depuis peu que nous avons dans nos gènes du Neandertal. lien

D’autant que l’homme n’est pas innocent non plus dans ces disparitions, et que les sommets censés s’attaquer au problème crucial posé par le réchauffement climatique se suivent et se ressemblent.

Ils accouchent régulièrement d’une souris.

A Copenhague justement, c’est Hugo Chavez qui affirmait: « si le climat était une banque, les pays riches l’auraient sauvé depuis longtemps ». vidéo

Ce qui a fait dire au Président Français : « Chavez est fou », ainsi que l’ont révélées les 250 000 documents secrets publiés par Wikileaks. lien

A se demander lequel des deux l’est ?

Car comme disait mon vieil ami africain :

« Ton futur dépens de tes rêves, alors ne perds pas de temps, va vite te coucher ».

L’image illustrant l’article provient de « ipapy.blogspot.com »

Le mystère Sumérien(19) Origine des Sumériens!

Origine des Sumériens

        Ce serait peut-être agréable de cesser de chercher les «bibittes» et de jeter un coup d’œil sur l’opinion acceptée officiellement sur l’origine des sumériens ?

Allons voir ça pour quelques instants :

        Premièrement le nom «sumérien» que nous avons adopté fut donné par les Akkadiens.  Les sumériens s’appelent eux-mêmes le «peuple aux têtes noires» (Sag-gi-ga) et appelent leur pays : Ki-en-gi «La terre des Seigneurs civilisés».  C’est dire à quel point ils se croient  «serviteurs», puisque même le pays où ils habitent ne leur appartient pas, ce pays est celui des Seigneurs civilisés.  Ceux qui leur apportèrent la civilisation.

        On ne sait pas d’où ces Sumériens sont originaires.  Certains pensent qu’ils envahirent la région mésopotamienne, d’autres pensent qu’ils y sont autochtones.  Le nom qu’ils donnent à leur pays et leurs récits laisse entrevoir qu’ils ne sont pas autochtones.  D’ailleurs, à l’arrivée de ceux qu’ils appellent «Les Seigneurs civilisés», nous avons vu que le pays n’est que marécages inhabités.

        On sait que l’origine de la civilisation sumérienne débute à Ur.  Cette culture, considérée comme étant à l’origine de la civilisation occidentale, fleurit il y a plus de cinq mille ans avant notre ère dans l’ancienne Mésopotamie.  Mais on doit y insérer quelques nuances importantes.

        Les débuts de Ur sont attribués à la culture Obeïd qui date d’avant 5 000 av.J.C.; probablement 5 500 av.J.C.

        Voyons tout de suite une assiette de cette culture : Le dessin de l’assiette représente toujours le même concept de connaissances perdues que nous avons vu sur les assiettes tripiliennes et sur celles de Samarra. (Les quatre bras, les quatre fleuves etc.…)

        La technologie sumérienne comprend les articles suivants : scie, cuir, ciseau à froid, marteaux, échafauds, clous, aiguilles, cerceaux, houes, haches, couteaux, pointes de flèches et de javelot, épées, colle, dagues, outres d’eau en cuir, sacs, bateaux, armures, carquois, gaines d’épées, bottes, sandales et harpons.

        Ils fabriquent trois sortes de bateaux : des bateaux en cuir, des voiliers étanchéisés au bitume et des navires à rames.

Voyons ce que l’on sait sur les pré-sumériens :

Pré-sumériens : -5 000 à –3 500 av.J.C.  Donc, la ville d’Ur est, à l’origine, non pas sumérienne mais pré-sumérienne; c’est-à-dire Obeïdienne.

-5 000 av.J.C. : -on se sert du cuivre en Macédoine qui est à l’ouest de la mer Noire.

        Les Ubeïdiens développent les spécialités de travaux.

-Apparition de villages en briques de terre.

-Les premiers sanctuaires religieux apparaissent.  On trouve un petit temple à Eridu avec une table d’offrande et une niche pour un objet de culte.

-4 000 av.J.C. : Des nomades sémites venant de Syrie et d’Arabie, envahissent le sud de la Mésopotamie et se mêlent a la population Ubéïdienne.                                                                                             

-On construit un temple à Tepe Gawra qui donnera son style aux futurs temples.

Période sumérienne –3 500 à 1 900 av.J.C.

-3 500 av J.C. Les sumériens s’installent sur les bords de l’Euphrate.

-3 300 av J.C. L’écriture débute à Sumer; la roue et le tour à potier apparaissent ainsi que les voiliers et la charrue tirée par des animaux.

        Cette simple chronologie indique clairement que les hommes les plus civilisés jusqu’ici sont les Ubeïdiens.  Ce sont eux qui ont apporté la civilisation en Mésopotamie.  Et la date qui leur est attribuée est –5 000 av.J.C.  Par contre on a très bien vu que l’on peut reculer cette date de 500 ans, donc –5 500 av.J.C.  De là, il est facile de constater que l’arrivée des Ubeïdiens en Mésopotamie concorde avec la fuite des côtes de la mer Noire.

        On sait également que les «Horus» égyptiens se présentent en Égypte «par bateaux» un peu avant 5 300 av.J.C. et prennent le pouvoir dans la vallée du Nil.

        Dans cette même petite chronologie, on y apprend également que ce sont les Sémites qui arrivent dans la région avant les Sumériens; par contre, ces Sémites ne servent pas de base sociale aux Ubeïdiens.  Je me demande pourquoi ? Lorsqu’on se rend compte à quel point les Sumériens, mille ans plus tard, acceptent la servilité face au Seigneurs civilisés Ubéïdiens.  Peut-être qu’avant l’arrivée des Sumériens, les Sémites sont ces nomades qui assurent le troc avec ces Ubeïdiens ?

        Un petit détail linguistique du sumérien et de l’akkadien (langue des sémites de la région).

        En sumérien et en akkadien, les mots décrivant le «passé» sont des mots qui signifient : «yeux, face, devant».  Tandis que les mots décrivant le «futur» sont des mots signifiant «derrière, arrière».  Ce qui démontre un concept complètement différent du nôtre : les suméro/akkadiens font face au passé et reculent vers l’avenir.

        Ce concept «anormal», pour nous, exprime à quel point ces gens-là sont obnubilés par la «Grandeur» «l’Importance» et la «Puissance» de cette civilisation des Puissants qui les ont précédés et qui leur donne leur structure sociale civilisée.  Ils n’envisagent pas l’avenir comme étant quelque chose qu’ils peuvent améliorer, transformer ou même influencer.  L’avenir est quelque chose qu’ils vont subir sans pouvoir rien y changer.  L’influence sur cet avenir se trouve exclusivement dans les mains des Seigneurs civilisés que nous nous qualifions de leurs «dieux».  C’est cette philosophie qui est la base du concept des «Tablettes de destinées».

        La destinée était dans les mains d’Enki, le Seigneur de la «connaissance», le détenteur de tout «savoir». De là vient, également, le dogme « religieux » qui veut que « Dieu tienne dans ses mains notre « destinée » à tous ».

        Ceci explique également cet esprit «terre à terre», efficace, axé exclusivement sur la production que nous découvrons chez les Sumériens.  Cet «esprit comptable» dont parlent Kramer et Bottero.  Et ce constat nous fait voir la vraie facette des récits-«poèmes» délivrés au sujet des ces Seigneurs civilisés : ce ne sont pas des créations poétiques au sens tel; ce sont des messages rythmées décrivant la grandeur de tous les accomplissements extraordinaires de ces Seigneurs.  Le rythme des phrases que l’on y voit n’est là que pour s’assurer que l’information sera bien mémorisée et gardée intacte au cours des siècles. C’est aussi la raison d’être des innombrables répétitions qui donnent également un rythme au récit.

        Lorsqu’on travaille sur plusieurs textes traitant de la «mythologie» sumérienne, on fini par se rendre compte que le scribe ne comprend pas du tout comment ce qu’il décrit à pu se produire.  Pour chacun de ces scribes, les actions décrites sont des «merveilles qui ne peuvent être comprises par les hommes». C’est là l’origine de l’acceptation intellectuelle des « mystères».

        C’est certainement le début du concept du «mystère religieux».  On découvre alors que le scribe qui écrit l’Enuma Elish, ne sait peut-être pas du tout qu’il est en train de décrire la création de notre système solaire.  Pour lui, c’est un texte qu’il a apprit par cœur et qu’il répète tel qu’on le lui a fait apprendre.

        Par contre, notre étude sur l’Enuma Elish nous confirme la possibilité indéniable que ces mystères découlent directement de connaissances scientifiques possédées par les Seigneurs civilisés.  Ces habitants du littoral de la mer Noire qui ont évolué à l’abri du cataclysme causé par la fonte des glaciers vers 9 500 av.J.C.  Ces gens pratiquent l’agriculture depuis au moins 15 000 ans av.J.C.  Ils évoluent pendant 9 500 ans, sans être dérangés, sur le littoral de la mer Noire.  Vers 5 500 av.J.C. ils doivent s’enfuir précipitamment de cette région en deçà de 30 ans.  En fait, sûrement beaucoup moins, puisqu’ils habitent près du rivage de la mer Noire et que le déferlement de la Méditerranée dans ce lac intérieur fut aussi rapide que celui d’un de nos barrage hydroélectrique qui cèderait aujourd’hui.  Ils ne peuvent donc apporter avec eux que leurs connaissances et ce qu’ils jugent indispensable pour survivre.  Et s’ils ont développé un moyen de transport aérien, ils durent l’employer pour fuir.

        Pour fin de comparaison, prenons conscience que notre civilisation avec ses connaissances et sa technologie actuelle est le résultat d’une évolution qui a débuté avec l’agriculture généralisée vers 4 000 ans av.J.C.  Ce qui nous donne un total de 6 000 ans d’évolution sociale.  On est bien obligé de constater que ces Seigneurs civilisés avaient déjà bénéficié de 3500 ans d’évolution de plus que nous.  Il est plus que probable qu’ils aient vécu eux aussi une période de quelque 200 ou 300 années de développement intensif de leur technologie, au cours de ces 3 500 ans additionnels aux nôtres.

        Nous sommes portés à croire que ce qui nous a propulsé vers notre développement actuel est l’écriture.  Je crois que c’est une erreur.  Je ne dis pas que l’écriture n’a pas aidé; je dis que ce ne fut pas le moteur de notre avancement technologique. 

        Pour preuve, je ne ferai que remarquer que cet avancement technologique n’a que 100 ans aujourd’hui; tout au plus 150 ans et que l’écriture existe depuis  3 000 ans av.J.C. c’est-à-dire 5 000 ans.

        De plus, il n’est pas exclu que l’écriture n’existait pas pour ces gens venus de la mer Noire; on a découvert certains signes inscris sur de la glaise qui date d’au moins 6 500 ans dans la région de la mer Noire.

        Il faut se rappeler que selon plusieurs archéologues la ville d’Uruk, vers  –3 000 ans av.J.C., couvre 400 hectares.      

        Uruk était aussi grande que Rome à l’époque de Jésus-Christ.  Combien de temps a-t-il fallu à Rome pour devenir aussi importante ?

        Il faut également se rappeler que Sargon, le premier roi humain qui créé un empire, est choisi, selon la tradition, par les Seigneurs civilisés qui ne sont plus intéressés à perdre leur énergie à contrôler les «têtes noires».  Il semble bien que les fameux Seigneurs avaient l’impression que ces têtes noires étaient assez conditionnées à la servilité pour obéir à Sargon.  Celui-ci doit rendre compte à ces Seigneurs des problèmes et suivre les indications qu’il en recevait.  Sargon est le premier prêtre possesseur de la «volonté divine».  Il est le premier «homme-berger» des humains.  Par contre, il ne fut jamais divinisé.

 Histoire de Sargon l’Ancien :

        Roi de Sumer et d’Akkad (2 334 – 2 279 av.J.C.).  Son long règne et son œuvre de réunification permet l’édification du premier empire de l’histoire.  Ses origines sont obscures.  Selon la légende, il est né en secret et sa mère le glisse sur l’Euphrate dans une corbeille de roseaux enduite de bitume.  Il est ensuite recueilli par l’irrigateur Akki qui l’élève comme son propre fils.  Plus tard, il devient échanson du roi de Kish, Ur-Zabada, contre lequel il finit par se rebeller et qu’il parvient à détrôner avec l’aide d’Ishtar.

        Son nom de Charrukin signifie le «roi vrai».  Il se dira choisi par Enlil, sous le parrainage d’Ishtar, pour être le pasteur des hommes.

        Entre autres créations, il installe un service postal avec des relais à tous les 50 km; les «poney express» de l’ancien monde.  Il conquiert toute la région de la Méditerranée jusqu’aux monts Taurus; ceci inclue tout le monde civilisé de l’époque sauf l’Égypte.  Sa dynastie ne dure pas tellement longtemps.

        Par contre, la fin de l’ancienne civilisation arrive lorsque les Amorrites de Marduk envahissent la région vers 2 000 av.J.C.  L’Ère du «dieu» Marduk commence à cette date.  C’est l’époque où l’Enuma Elish que nous avons étudié est retranscrit en faisant de Marduk l’auteur de tout ce qui avait été fait précédemment par les anciens Seigneurs civilisés.

        En cherchant un peu, on découvre avec surprise que l’histoire de Marduk n’a pas du tout été rose avant son avènement et même après.  On possède un texte sumérien qui décrit les épreuves qu’a dû vivre ce Seigneur de la deuxième génération (il était le fils aîné d’Enki) à son accession au pouvoir.

 - EH !  Le Scribe !  Es-tu toujours là ?

- Oui patron ! Que puis-je faire patron, dites-moi patron ?

- Eh respire par le nez, ne t’énerve pas !  Peux-tu me réciter le texte des épreuves de Marduk ?

- Certainement patron. Je n’écris rien ?

- Seulement ce que je te désigne.  Évitons les répétitions et les louanges le plus possible. Alors vas-y !

- Oui patron; tout de suite :    Ab.su.da.lim.

- EN FRANÇAIS !  CONNARD !  Ou plutôt en anglais, je vais traduire moi-même.

- Excusez-moi patron. Bien patron !

 1) Nabu, who comes from Borsippa. He comes to greet his father, who has been taken captive.

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1) Nabu, qui arrive de Borsippa, vient pour saluer son père, qui fut fait prisonnier.

 Note : Nabu est le fils de Marduk.

 - C’est bien ça patron ! , Félicitations !

- Toi, continue de réciter !

- Oui patron.

 4) Nabu, who comes, stands over, and watches. : He is the criminal who is with Bel … Because he is with Bel

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4) Nabu, qui vient, qui se tient au-dessus et qui surveille : il est le criminel qui est avec Bel…parce qu’il est avec Bel

 Note : On sait que Bel est Marduk. On apprend ici que Nabu est un surveillant ce qui nous rapproche du nom «gardien» donné aux dieux égyptiens.

 15) The ecstatic, who goes in front of the Lady of Babylon.  He is a bringer of news and weeps on her breast.

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15) …………, qui se rend devant la dame de Babylone.  Il est le transporteur de nouvelle et pleure sur son sein.

 21) He says prayers and makes supplications to them.  He recites that before Shamash :  « They were favours for Ashshur.  I did them.  What is my crime ? »

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21) Il dit des prières et leur présente des supplications : il récite ceci devant Shamash : «Elles étaient des faveurs d’Ashshur; je les ai faites.  Quel est mon crime ?»

 22) … which in the rays of Shamash ….

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22) …………qui dans le rayonnement de Shamash….

 26) … Bel went to the place of the river ordeal :… “The city has revolted against him and done battle inside.  What is his crime ? »

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26) …..Bel alla vers l’endroit de la rivière du malheur : …«La cité s’est révoltée contre lui et combattit à l’intérieur.  Quel est son crime ?»

 Note : Ici on parle du crime de Marduk.

 28) … who goes : That is the temple.  They question him about it at the edge of the place of the river ordeal.

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28) …..qui va : C’est là le temple.  Ils le questionnent à son sujet (temple) au bord de la rivière du malheur.

 43) … she makes carry to him, to the temple of his imprisonment ….

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43) …….elle lui fait transporter, au temple de son emprisonnement….

 45) … who does not go out with Bel to the Akitu temple.  He holds the fetter of the prisoner … with him.

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45)……qui ne sort pas avec Bel au temple de l’Akitu.  Il tient les entraves du prisonnier….avec lui.

 46) …. to the place of the river ordeal he goes.  In the Akitu temple

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46) ………à l’endroit de la rivière au Malheur il va.  Dans le temple d’Akitu

 Note : Le temple de l’Akitu est situé près de la rivière aux malheurs. On sait également que l’Akitu désignera plus tard une fête.

 58). ….. who roams the streets :  He is looking for Marduk.  « Where is the prisoner ? »

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58) ….qui fouille les rues : Il cherche Marduk. «Où est le prisonnier ?»

 59) The Lady of Babylon, whose hands are stretched out : She is praying to Sin and Shamash : «Keep Bel alive ! »

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59)  La Dame de Babylone, dont les mains sont étendues : Elle prie vers Sin et Shamash : «Gardez Bel (Marduk) vivant !»

 68) That is the day of his crime.  It is gathered in the chamber.  Without water.  He is clothed. Chamber…

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68) C’est le jour de ses crimes.  Il est rassemblé dans la chambre.  Sans eau.  Il est habillé.  Chambre….

 73) … he makes him go out… not the messenger of his lords.  Who makes him go out ? ….. who goes, who makes him go out.

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73)….il le fait sortir….pas le messager de ses Seigneurs.  Qui le fait sortir?…Qui va, celui qui le fait sortir ?

 83) The shoe which they take to the temple of the Lady of Babylon.  It is a standard.  He sends it to her because they will not release him and he cannot go out.

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83) Le soulier qu’ils envoient au temple de la Dame de Babylone.  C’est un signal.  Il lui envoie parce qu’ils ne vont pas le libérer et il ne peut sortir.

 89) The lattice door : As they say, the gods have taken him captive and he has entered the temple and locked the door behind him.  They bored holes in the door and did battle.

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89) La porte…: Comme ils disent, les dieux(Puissants) l’ont capturé et il est entré dans le temple et barré la porte derrière lui.  Ils ont percé des trous dans la porte et ont livré bataille.

         Il semble donc que dans ce récit Marduk est en train de passer un mauvais quart d’heure.  Il est emprisonné sans eau à l’intérieur d’un temple où il s’est enfermé lui-même.  Les dieux qui l’attaquent ont percé la porte et l’ont capturé.  Le temple se trouve à Akitu, un endroit qu’on appelle celui du fleuve du malheur.

         Si ce qualificatif de «Malheur» concerne la connaissance des Seigneurs civilisés on verra que le concept Bonheur/Malheur est aussi significatif que celui de Faucon/SerpentLe Serpent est la facette malheur avec Seth et la région donnée aux Serpents, lors de la division des quatre régions, est celle de l’Égypte.  Le fleuve du Malheur se trouve donc en Égypte. 

         Il n’y a qu’un seul fleuve en Égypte; quant au Temple dans lequel on peut s’enfermer pour vraiment y trouver refuge si ce n’est pas la grande pyramide, c’est tout simplement un temple ordinaire; ce qui me surprendrait beaucoup, mais c’est toujours possible.

        Malheureusement, plusieurs vers manquent à cette tablette pour en saisir le sens exact; on ne parvient qu’à comprendre qu’à un moment donné Marduk est confronté aux autres dieux et est vaincu.

 - Merci le scribe; tu peux aller jouer dehors.  Mais ne t’éloigne pas !

- Oui patron.

        On remarque dans ce récit une confirmation des deux «clans» chez les Seigneurs civilisés.  Ces mêmes deux clans que nous avons étudiés dans mon autre série d’articles «L’Énigme égyptienne»; ceux des Faucons et des Serpents.  Les Faucons sont les suivants d’Enlil et les Serpents sont les suivants d’Enki.  De plus, la région de Mésopotamie semble être une région de Bonheur comparativement à celle de Malheur que serait l’Égypte.  Évidemment cette opinion est celle des acolytes d’Enlil, dont la base est en Mésopotamie.

         Et on se rappelle que dans l’Enuma Élish, on découvre que Marduk a séparé les 600 «dieux» en deux groupes de 300 individus.  Trois cents étaient dans le Ciel et 300 étaient sur Terre.  Je vous laisse trouver quel nom de clan est attribuable à chacun des deux groupes.  Ceci nous donne également le nombre de Seigneurs civilisés qui parvinrent à s’enfuir de la mer Noire.

        L’époque de la prise de pouvoir de Marduk sur tous les dieux cités dans l’Enuma Elish, n’est peut-être pas aussi définitive qu’on pourrait le déduire du texte.  Un autre texte est disponible qui démontre que cette prise de pouvoir fut dévastatrice pour tout le monde.  Voyons ça tout de suite :

 - LE SCRIBE!!!!

- Oui patron ?

- Récite le texte de Erra et Ishum !

- Mais patron, vous venez tout juste de me dire d’aller dehors! . . Je viens tout juste de mettre mes bottes. 

- Tu iras plus tard. 

- Bien patron.

- STOP LE SCRIBE !  Enlève tes bottes avant de venir dans mon bureau, tu vas salir le tapis !   Joual vert !

- Pardonnez-moi patron.

- Pendant que tu enlèves tes bottes, je vais présenter les personnages du récit :

       Engidudu est Nergal un des fils d’Enlil.  Il est le dieu de la pestilence et de la destruction.

Hendursagga est Ninurta qui est le premier-né d’Enlil et dieu de la guerre

Ishum est un compagnon d’Erra/Nergal

Erra est un autre nom de Nergal.

Les autres personnages nous sont connus.

- Vas-y le scribe !  Mais auparavant, donne-nous les quelques vers qui peuvent situer l’époque dont on parle.

- oui patron

       Cet Erra/Nergal va indiquer l’époque ou du moins la situation «politique» de l’évènement :

-As for me, since they did not fear my name, and I have disregarded Marduk´s command, so he may act according to his wishes

« I will make Marduk angry, stir him from his dwelling, and lay waste the people ! »

———————————

-Quant à moi, comme ils n’ont pas eu peur de mon nom et que j’ai négligé les ordres de Marduk pour qu’il agisse selon son souhait,

«Je vais enrager Marduk, le faire sortir de son habitacle et détruire le peuple !»

        Donc, l’époque dont on parle se retrouve tout de suite après la prise du pouvoir de Marduk, puisque celui-ci a pu agir selon son souhait.

Voyons le texte :

 -O king of all inhabited lands, creator of the world,O Hendursagga (1), first born of Enlil [ ] 4

Holder of the sublime scepter (2), herdsman of the black-headed folk, shepherd of mankind,

———————————-

 -O roi de tous les territoires habités, créateur du monde, O Hendursagga, premier-né d’Enlil

Tenant du sceptre sublime, berger du peuple des têtes-noires, berger de l’humanité,

 Note : Je ne crois pas qu’ici, au premier vers on parle de Marduk; on parle plutôt de Ninurta qui est défini comme le berger de l’humanité. Il y a donc une confrontation politique entre Ninurta, successeur d’Enlil, et Marduk fils d’Enki, qui prend le pouvoir.

 -O Ishum, zealous slaughterer (3), whose hands are suited to brandish fierce weapons,

And to make his sharp spear flash, Erra, warrior of the gods, was restless in his dwelling,

His heart urged him to do battle !

——————————————

 -O Ishum, tueur zélé, dont les mains sont aptes à brandir les armes féroces,

Et faire briller sa lance aiguisée, Erra, guerrier des dieux, était fébrile dans son habitacle,

Son cœur le poussait au combat.

        Erra s’adresse ensuite à ses armes appelées «les 7 guerriers sans rivaux» et finit par décider de ne pas aller au combat.  Il ordonne au 7 armes/guerriers de demeurer dans le coin de l’habitacle.

        Le texte se poursuit en s’adressant à Engidudu/Nergal.

 -O Engidudu, who patrols at night, ever guiding the noble,

Who ever guides young men and women in safety, making light as day,

The Seven, warriors unrivalled, their divine nature is different,

Their origins are strange, they are terrifying,

Whoever sees them is numbed with fear.

Their breath of life is death,

People are too frightened to appproach it !

———————————————-

 -O Engidudu, qui patrouille la nuit, toujours Guidant le noble,

Qui toujours guide les jeunes hommes et femmes à la sécurité, produisant de la lumière comme le jour.

Les 7 guerriers sans rivaux, leur nature divine est différente,

Leur origine étrange, ils sont terrifiants

Quiconque les voit est saisi de terreur

Leur souffle de vie est la mort

Les gens sont trop terrifiés pour les approcher !

         Voici comment sont décrit ces 7 armes/guerriers :

- »Wherever you go and spread terror, have no equal. »

He said to the second, « Burn like fire, scorch like flame ».

He commanded the third, « Look like a lion, let him who sees you be paralysed with fear ».

He said to the fourth, »Let a mountain collapse when you present your fierce arms ».

He said to the fifth, « Blast like the wind, scan the circumference of the earth ».

He said to the sixth, « Go out everywhere (like the deluge) and spare no one »

The seventh he charged with viperous venom, » Slay whatever lives ».

———————————

-Où que tu ailles pour répandre la terreur, n’ait aucun égal.

Il dit au deuxième (2e arme) : «Consume comme le feu, grille comme la flamme.»

Il commanda au troisième : «Aie l’apparence du lion, que celui qui te voit soit paralysé

Il dit au quatrième : «que la montagne s’écroule lorsque tu présentes tes bras féroces

IL dit au cinquième : «Explose comme le vent, engloutis la circonférence de la Terre.»

Il dit au sixième : «Rends-toi partout comme le déluge et n’épargne personne

Le septième il chargea de venin de vipère : «Tue tout ce qui vit

        On voit tout de suite que chacune de ces armes peuvent détruire tout ce qui existe.  Ce ne sont donc pas vraiment des armes qui se complètent mais des armes de destruction massive.  Une seule de ces armes est nécessaire à la destruction d’une région.  Il est même possible que l’ensemble des caractéristiques de chacune de ces armes appartiennent à chacune d’entre elles.  Les séparer dans le texte ne sert qu’à décrire l’ensemble des caractéristiques de chacune.  De toute façon, ces caractéristiques se rapprochent beaucoup de celles d’une bombe.

        Ce qui est curieux ici, c’est l’époque à laquelle on se sert de ces armes : un peu avant 2 000 av.J.C. où Marduk commence sa prise du pouvoir.  Les caractéristiques de ces armes se retrouvent à la même époque de la disparition de cinq villes cananéennes dont deux qui nous sont connues par la Bible : Sodome et Gomorrhe.  Les caractéristiques données à la destruction de Sodome et Gomorrhe sont les mêmes que celles données à ces sept armes.

        Les dates concordent, les évènements politiques concordent et l’histoire décrite dans la Bible concorde. 

        Plus encore, les différents textes des lamentations issus lors de l’évènement de la destruction de plusieurs villes sumériennes, décrivent également ces destructions avec les mêmes caractéristiques résultant de l’usage de ces armes.

         Mais retournons au texte :

 -After Anu had ordained destinies for all of the Seven,

He gave those very ones to Erra, warrior of the gods, saying :

« Let them go beside you, when the clamor of human habitations becomes noisome to you,

« And you resolve to wreak destruction,

« To massacre the black-headed folk and fell the livestock,

« Let these be your fierce weaponry, let them go beside you ».

——————————————

-Après qu’Anu ait ordonné ces destinées pour toutes les sept                                                            

il remit ceux-là même à Erra, guerrier des dieux, disant :                                                                          

Qu’ils t’accompagnent, lorsque la clameur des habitations humaines te dérangeront et que tu décideras de répandre la destruction                                                                    

  de massacrer le peuple des têtes noires et détruire les troupeaux                                              

  que celles-ci soient tes armes féroces, qu’elles t’accompagnent. 

                                                                                                                                                                                      Une petite indication de ce qu’Erra se propose de faire : 

-When Ishum heard what he said, he felt pity and said to the warrior Erra : »O Lord Erra, why have you plotted evil against the gods? »To lay waste the lands and decimate the people ».    

———————————-                                         

 -Lorsqu’ Ishum entendit ce qu’il dit, il ressentit de la pitié et dit au guerrier Erra : «O Seigneur Erra, pourquoi as-tu comploté le mal contre les dieux ? Laissé les territoires dévastés et décimé la population ?»

         Erra explique plus loin :

-All the gods are afraid of a fight, so the black-headed folk are contemptuous!

—————————————

 -Tous les dieux ont peur d’une guerre, ainsi les têtes noires sont méprisantes.

        Dans ce seul vers, nous retrouvons la situation politique des années de    -2 000 av.J.C.  L’homme se rebelle contre les dieux, les égyptiens, depuis longtemps, se révoltent contre les Horus et la première période intermédiaire se pointe.  Les mésopotamiens sont assaillis par les amorites qui veulent instaurer le pouvoir de Marduk, un dieu de la famille Serpent

       On sait très bien que cette famille ou groupe Serpent est celle qui prône l’émancipation des humains pour leur donner le même statut que celui des Puissants.  C’est le Serpent qui fait, dans la Bible, que l’homme soit «…devenu comme l’un de nous».  C’est même le Seigneur de la Bible qui le confirme en Gen 3-22.

        Le groupe Faucon/Vautour veut garder l’homme dans l’asservissement et le groupe Serpent veut le libérer graduellement par l’enseignement civilisateur.  C’est là la confrontation qui existe depuis le tout début de la création de l’humanité.  Du moins, depuis que le Serpent a enseigné à l’homme la Science du Bonheur et du Malheur.

        Je sais très bien qu’il peut être difficile de recouper tous ces liens semblant disparates, mais après avoir tout considéré, en délimitant les époques, les évènements et les récits traditionnels qui s’y rapportent, l’évidence émerge clairement de la somme de toutes ces données.

        À la fin, il n’y a qu’un seul constat possible : l’ensemble de toutes ces données sont tellement liées qu’il est complètement impossible que l’origine de tous ces faits soit un évènement imaginaire.  Ces évènements sont définitivement historiques.

        La fin de la deuxième tablette de ce texte se termine ainsi :

-Because they were angry with each other, and noble Marduk [ ] put [ ], « The star of Erra is shining bright and its radiant… of warfare.
His awe-inspiring brilliance will… and all people will perish”

—————————————–

 -Parce qu’ils étaient irrités entre eux, et noble Marduk (….) plaça (….)«L’étoile d’Erra resplendit brillamment et son irradiation…..de la guerre Sa brillance effrayante va….et toute la population va périr

        C’est très clair que ce qui fera périr la population est rattaché à la brillance de l’arme dont Erra va se servir.  Difficile pour un scribe qui ne connaît pas nos armes actuelles de faire mieux pour les décrire.  On découvre également la confirmation que les dieux se confrontent entre eux.

        Je sais, c’est impossible; mais j’espère que maintenant vous, vous savez que c’est exactement ce qui est écrit dans ce texte.

        Voyons maintenant pour quelles raisons les Faucons et les Serpents sont constamment en confrontation.  On trouvera la réponse dans le récit du mythe d’Étana.

 - Le Scribe !… Maestro !

-Oui patron !  Voulez-vous que je commence lors de l’installation de la royauté sur la Terre ?

- Bonne idée Scribe; mais pas de répétitions s’il te plaît.

-Parfait patron !

 -The Great Anunnaki gods ordainers of destinies,

Sat taking their counsel concerning the land,

The creators of the four world regions, establishers of all physical form,

By command of all of them the Igigi gods

Ordained a festival for the people

———————————

-Les grands dieux Anunnaki, ordonnateurs des destinées

Assis discutant au sujet de la terre

Les créateurs des quatre régions du monde, établisseurs de toutes formes physiques

Au commandement de tous, les dieux Igigi

Ordonnèrent un festival pour le peuple.

 

-No king did they establish, over the teeming peoples,

At that time no headdress had been assembled, nor crown,

Nor yet scepter had been set with lapis.

No throne daises whatsoever had been constructed,

Against the inhabited world they barred the gates…

The Igigi gods surrounded the city with ramparts

——————————————

-Aucun roi avaient-ils établi, au-dessus du peuple fourmillant

À cette époque aucune coiffe n’avait été rassemblée, ni couronne

Ni même de sceptre décoré de lapis.

Aucun trône quel qu’il fut n’avait été construit,

contre le monde inhabité ils fermèrent les portes

les dieux Igigi entourèrent la cité de remparts

Note : Le monde inhabité est le monde non civilisé où les sauvages demeurent, sinon, pourquoi des remparts ?  On parle de l’Éden ici dirigé par le Seigneur des dieux.

-Ishtar came down from heaven to seek a shepherd,

And sought for a king everywhere.

Innina came down from heaven to seek a shepherd,

And sought for a king everywhere.

Enlil examined the dais of Étana,

The man whom Ishtar steadfastly….

« She has constantly sought….

Let kingship be established in the land,

Let the heart of Kish be joyful »

—————————————–

-Ishtar descendit du Ciel à la recherche d’un berger,

Et chercha partout un roi.

Innina descendit du Ciel pour chercher un berger

Et chercha un roi partout.

Enlil considéra l’estrade d’Étana,

L’homme qu’Ishtar avait résolument….

«Elle a constamment cherché….

que la royauté soit établit sur la terre

que le cœur de Kish soit joyeux.»

-The eagle made ready to speak, saying to the serpent,

« Come, let us make friendship,

Let us be comrades, you and I ».

The serpent made ready to speak, saying to the eagle,

« If indeed… of friendship and [ ]

Then let us swear a mighty oath of Shamash.”

—————————————-

 -L’Aigle se prépara à parler, disant au Serpent,

«Viens, soyons amis,

Soyons camarades, toi et moi».

Le Serpent se prépara à parler disant à l’Aigle

«Si vraiment….de l’amitié et (…..)

Alors jurons un grand serment sur Shamash

 

-After they had sworn the oath by the netherworld,

They set forth, going up the high mountains,

Each day by turns watching for the wild beasts,

The eagle would hunt down wild oxen and gazelle,

The serpent would eat, turn away, then his children would eat.

The eagle would hunt down wild sheep and aurochs,

The serpent would eat, turn away, then his children would eat.

The serpent would hunt down beasts of the field, the creatures of earth,

The eagle would eat, turn away, then his children would eat the food,

—————————————-

-Après qu’ils eurent fait le serment sur le «monde d’en-bas»,

Ils partirent, se dirigeant en haut des montagnes,

Chaque jour, tour à tour, à l’affût des animaux sauvages,

L’Aigle chassait le bœuf sauvage et la gazelle,

Le Serpent mangeait, se retournait, ensuite ses enfants mangeaient.

L’Aigle chassait les moutons sauvages et les aurochs

Le Serpent mangeait, se retournait, ensuite ses enfants mangeaient.

Le Serpent chassait les bêtes des champs, les créatures de la terre,

L’Aigle mangeait, se retournait, ensuite ses enfants mangeaient la nourriture,

        Voici donc une fable qui ne me semble pas équivalente à celles de Lafontaine même si elle met en cause des animaux.

        La raison première est que ces animaux représentent exactement les deux partis politiques des Seigneurs civilisés de la mythologie sumérienne; et on se rend compte déjà que la représentation animale, chez les sumériens et les égyptiens, n’a pas le même but que celle de M. de Lafontaine.  Il n’est pas question ici de morale mais simplement d’un récit qui explique la bisbille existant entre les deux groupes des «dieux».

        On a donc, ici, le récit d’une entente entre le parti «Faucon» d’Enlil et celui du parti «Serpent» d’Enki

        Cette entente, appuyée par un serment décrivant la destruction totale du parti qui serait en faute, est simplement pour s’assurer l’accès à suffisamment de nourriture pour tous grâce à une entraide mutuelle lors de la chasse.

        On peut alors situer l’époque où se déroule ce récit à une période où l’agriculture n’est pas inventée, ou encore, qu’elle est momentanément abandonnée pour une raison ou une autre.

-The eagle´s children grew big and flourished.

After the eagle´s children were grown big and were flourishing,

The eagle´s heart indeed plotted evil,

Evil his heart plotted indeed!

He set his thoughts upon eating his friend´s young!

The eagle made ready to speak, saying to its children:

« I will eat the serpent´s children, the serpent [ ],

I will go up and dwell in heaven,

If I descend from the crown of the tree, … the king. »

The littlest fledgling, exceedingly wise, said these words to the eagle, his father:

« Do not eat, my father!

The net of Shamash will hunt you down,

The mesh and oat of Shamash will overthrow you and hunt you down.

Whoever transgresses the limits of Shamash,

Shamash will deliver him as an offender into the hands of the executioner!»

—————————————–

-Les enfants de l’Aigle devinrent grands et prospérèrent.

Après que les enfants de l’Aigle soient devenus grands et prospères,

Le cœur de l’Aigle vraiment complota le mal,

Le Mal son cœur complota vraiment !

Il se mit en tête de manger les enfants de son ami (….)

Il se prépara à parler, disant à ses enfants :

«Je vais manger les enfants du Serpent, le Serpent (…..)

Je vais monter me promener dans le Ciel,

Si je descends de la couronne de l’arbre, ….le roi.»

Le plus petit oisillon, extrêmement sage, dit ces mots à l’Aigle, son père.

«Ne mange pas, mon père !

Le filet de Shamash va te poursuivre,

Les mailles et le serment de Shamash vont te renverser et te pourchasser.

Quiconque transgresse les limites de Shamash,

Shamash le livrera comme un contrevenant dans les mains du bourreau !»

 

-He did not heed them, nor listen to his son’s words,

He descended and ate up the serpents children,

In the evening of the same day,

The serpent came, bearing his burden,

At the entrance to his nest he cast down the meat,

He looked around, his nest was gone

He looked down, his children were not [ ]!

The eagle had gouged the ground with his talon,

The cloud of dust from the sky darkened the sky.

The serpent…. weeping before Shamash,

Before Shamash the warrior his tears ran down,

« I trusted in you, O warrior Shamash,

I was the one who gave provisions to the eagle,

Now my nest [ ]!

My nest is gone, while his nest is safe,

My young are destroyed, while his young are safe,

He descended and ate up my children!”

——————————————

-Il ne les considéra pas, ni n’écouta les mots de son fils,

Il descendit et mangea les enfants du Serpent.

Le soir du même jour,

Le Serpent vint, transportant son fardeau,

À l’entrée de son nid il jeta la viande,

Il regarda autour, son nid était disparu

Il regarda en bas, ses enfants n’étaient pas (…..)

L’Aigle avait marqué le sol avec son talon.  Le nuage de poussière assombrit le Ciel.

Le Serpent pleurant devant Shamash,

Devant Shamash le guerrier, ses larmes coulèrent,

«J’avais foi en toi, O guerrier Shamash,

Je suis celui qui donnait des provisions à l’Aigle,

Maintenant mon nid (….)

Mon nid est défait, pendant que le sien est intact,

Mes enfants sont détruis, pendant que les siens sont en sûreté,

Il est descendu et a mangé mes petits !»

        Il ne nous reste qu’à essayer de trouver l’époque où une entente fut nécessaire pour assurer la survie des deux partis «divins», suivie d’une attaque de la part de l’Aigle sur le nid des Serpents.

        Malgré la difficulté apparente, il est facile de situer cette époque.  En –5 500 av.J.C., la société «divine» du littoral de la mer Noire subit un cataclysme.  Elle doit s’enfuir de cette région. 

        Ces Seigneurs civilisés se rassemblent alors en conseil, divisent la terre en quatre régions qu’ils distribuent à chacun des groupes.  Les Aigles ainsi que les Serpents recoivent chacun une de ces régions. 

        Nous savons que l’Afrique est allouée aux Serpents et que les Faucons/ Vautours, ici les Aigles, se retrouvent dans la région de la Mésopotamie.

        Au début de l’installation des deux groupes, l’entraide assure la survie de chacun.  Lorsqu’ils sont installés et commencent à prospérer, les Aigles/ Faucons/Vautours attaquent les «enfants» du SerpentC’est l’histoire de la guerre entre Horus et Seth.  Par contre, les enfants du Serpent sont les hommes du Serpent, c’est-à-dire; les égyptiens.

        La période de trêve entre –5 500 ans av.J.C. et l’attaque des Faucons sur le territoire du Serpent ne fut pas très longue.  Nous avons découvert, lors de notre étude sur les égyptiens, que les Horus (Faucons) s’emparent de l’Égypte vers –5 300 ans av.J.C.  La survie et la prospérité des groupes de Seigneurs civilisés semblent n’avoir exigé que 200 ans d’installation; ensuite la guerre commence entre deux des partis.  Le troisième parti des dieux s’installe dans l’Indus et n’est jamais impliqué dans l’histoire officielle de nos origines.  Le quatrième parti est celui laissé aux sauvages humains qui habitent la région à l’Ouest de la Mer Noire. Ceux-ci s’impliquent à l’apparition de la civilisation grecque.

- »My nest is gone, while his nest is safe,

My young are destroyed, while his young are safe,

He descended and ate up my children!

You know, O Shamash, the evil he has done to me,

Truly, O Shamash your net is the wide earth,

Your trap is the distant heaven,

The eagle must not escape from your net,

That malignant Anzu who harbored evil against his friends!”

——————————————

-«Mon nid est disparu, pendant que le sien est en sécurité,

Mes enfants sont détruits, pendant que les siens sont en sécurité,

Il est descendu et a mangé mes enfants !

Tu connais O Shamash le mal qu’il m’a fait,

En vérité, O Shamash ton filet est toute la Terre,

Ton piège est le Ciel lointain

L’Aigle ne doit pas s’échapper de ton filet,

Ce malfaisant Anzu qui porte le mal à ses amis.»

        Encore une fois dans ces derniers vers on perçoit l’esprit sumérien qui, constamment, fait des parallèles entre le récit qu’il raconte et d’autres récits que tous connaissent

        Le dernier vers fait un parallèle entre les actions de l’Aigle et ceux d’un autre personnage appelé Anzu d’un autre récit.  Anzu est sûrement le personnage le plus détesté des sumériens.  Il avait volé les tablettes de destinée à Enlil et avait mis en péril toute la civilisation des dieux.

        Et voici la preuve de ce que l’on a trouvé dans ce texte sumérien; elle se trouve dans un dessin égyptien :

 

        Cette photo représente le dieu Horus/Faucon qui tient dans ses serres un serpent ou un ver de terre pour le dévaloriser un peu plus.  C’est donc la représentation de la victoire d’Horus/Faucon sur Seth/Serpent.  Le récit habituel de cette guerre est celle que nous tirons de la mythologie égyptienne comme sur cette photo.  Par contre, le récit de cette même guerre est un peu nuancé dans les textes sumériens comme nous le découvrons actuellement.

             Nous verrons, dans la suite du récit, c’est-à-dire dans le prochain article, que cette faute de l’Aigle eut certaines conséquences importantes pour comprendre l’histoire Égyptienne.

 À suivre

                                                                                                   Elie l’Artiste

À la recherche de la science secrète du Seigneur(14) Le Svastika positif.

Le Svastika positif

 L’agriculture.

        Qu’en est-il de cette opinion assez répandue chez nos savants, et, par le fait même, dans toute la population, grâce à leurs enseignements, que le calendrier fut créé pour servir à l’agriculture ?

        La réponse est assez facile, si on sait que le calendrier existait déjà avant l’agriculture officiellement datée.  Par contre, si, comme nous l’avons établit ailleurs, l’agriculture existait 15000 an av.J.C., il devient difficile de savoir si vraiment le calendrier est encore plus ancien.

         Il ne reste qu’une seule solution, c’est de découvrit s’il est vraiment nécessaire d’avoir un calendrier pour faire de l’agriculture.  Les petits malins diront que la charrue est plus appropriée mais nous les laisserons s’amuser un peu à nos dépens.  Question de maturité évidemment !

Le calendrier représenté sur un Zodiaque donne ceci :

 

        Bon !  On sait que l’Hiver commence vers le 21 décembre; ça se situerait en plein dans le bâton de golf du haut : le 4ème bras de Brahman, celui qui se trouve à Midi.  C’est aussi le début de la période du vieux Yang ou de l’Ère d’Ouranos. 

        On se rend compte également que les 12 lunes de notre ami Arak s’installent facilement sur les 12 signes de ce Zodiaque.  Ceci n’est qu’une simple remarque.

Tiens, tiens !  Regardez donc ça : début mars (à 2 hre) commence le changement Yang vers le Yin.

        Est-ce bien là où le printemps commence sa marche, pour ne devenir vraiment perceptible qu’à la fin mars ?  C’est fort probable; puisque les choses ne surviennent jamais d’un coup sec mais se développent toujours graduellement.  D’ailleurs, c’est exactement ce que représente le 2ème bras de Brahman, le début de son action du rejet de la stabilité statique causé par le froid de l’Hiver. 

        À partir du mois de Mars, les choses commencent à ré-évoluer.  C’est aussi au début d’avril que commence la période jeune Yin ou l’Ère de Cronos.

        Avril, mai, juin sont les mois du Printemps où la fertilité est totalement débridée.  Absolument tout ce qui peut germer se met à pousser sans aucune retenue.  C’est la «débridation», le déchaînement total de la germination.

         Fin juin, arrive le 2ème bras de Brahman; celui à notoriété cataclysmique.  Qu’est-ce qui se passe à son arrivée ?  Le Soleil est à son maximum et tout ce qui a germé inconsidérément mais qui ne peut survivre à sa chaleur, est détruit.  Ce bras est celui qui permet à ce qui est viable de bien se développer en éliminant le surplus nocif du non-viable.  C’est aussi, fin juin, le début de la période du vieux Yin ou le début de l’Ère de Zeus, dépendamment que l’on vive en Chine ou en Grèce.

         Juillet, août, septembre, sont les mois d’Été.  Tout s’est stabilisé et équilibré en se développant au maximum.  Fin septembre arrive le 3ème bras de Brahman.  Que va-t-il faire, celui-là ?

         On a vu que lui aussi manifeste une «éjection».  Par contre, cette éjection est le contraire de l’éjection du 1er bras de Brahman.  Il a éjecté le froid; ce 3ème bras devrait alors éjecter la chaleur.  On ne peut refuser de dire que c’est ce qui se produit à partir de septembre et pendant octobre.  Par contre, tout comme en mars, l’installation de la chaleur est presque imperceptible, en septembre, l’installation graduelle du froid l’est tout autant.  C’est le début du changement qui fait passer le Yin au Yang.  On ne s’en rend compte vraiment qu’en octobre, comme ce fut le cas en avril.  Début octobre est le début de la période de l’Ère de l’Homme ou celle du jeune Yin.  Ici, le Grec, c’est aussi, vraiment, du Chinois, enfin pour moi.

         Et l’Automne se situe bien en octobre, novembre et décembre.  En fin de compte le zodiaque n’est pas si inexact ou inapproprié que ça pour décrire les saisons avec des descriptions assez pertinentes, merci.

         Mais qu’en est-il de la nécessité du calendrier pour faire de l’agriculture ?  Personnellement, je n’en vois pas la nécessité du tout, et je me mets à rigoler avec les petits malins.  D’ailleurs, les agriculteurs que je connais ne se servent pas du Zodiaque.  Toutefois, plusieurs me parlent pourtant des Lunes avec leurs caractéristiques. 

        D’ailleurs, c’est la seule chose qui les intéresse sur un calendrier : on doit y trouver les phases de la Lune; sinon, le calendrier est bon à rien pour eux.  Peut-être y a-t-il un lien ?  Je ne sais pas.  Ce que je sais, cependant, c’est qu’aucun d’eux (agriculteurs) ne sème dans la neige.  Ils attendent même que le sol soit complètement dégelé avant de semer.  Un peu comme Arak qui, sans vérifier son calendrier, attend que les framboises soient rouges pour les bouffer.

         Il est donc évident que les premiers agriculteurs n’avaient pas besoin du tout d’un calendrier pour cultiver; et ceux d’aujourd’hui peuvent tout autant s’en passer.  Cette opinion de la création du calendrier causée par l’apparition de l’agriculture est totalement erronée et une élucubration de chercheurs de réponses enfermés dans un bureau au lieu de chercheur d’explications sur le terrain. 

        La cause de l’origine du calendrier est exclusivement l’Astronomie et aucunement l’Agriculture.

         Cependant, si une population est sous le joug d’une organisation sociale qui régule la production, le calendrier devient indispensable pour planifier la date des récoltes, des stockages et de la distribution.  Donc, le calendrier, même apparu avant l’agriculture, devient un outil important dans la planification d’un système social, d’où son importance pour les civilisations.

         D’autre part, pour expliquer comment se déroule l’évolution successive des différentes saisons, un Zodiaque tel que celui que nous avons plus haut est des plus avantageux.  Décrire le déroulement de l’évolution des choses est l’un des buts visés par la science; encore une fois, il est difficile de refuser le Zodiaque comme la représentation d’un principe scientifique.

         Qu’en est-il des phases lunaires sur notre Zodiaque ?  Peut-on dire que le début du cycle lunaire du mois d’août, par exemple, est bien inscrit sur ce Zodiaque?  On voit que la phase de la Lune du mois d’août, dans le tableau mentionné, débute le 19 août et se termine le 15 septembre.  Il n’y a donc pas concordance entre le dessin et les faits.  Par contre, si on regarde le mois de décembre, la phase de la lune débute le 15 du mois alors que notre année saisonnière solaire commence le 21 décembre.  Le 21 décembre est le 6e jour après le début de cette phase lunaire.  Est-ce à dire que l’Hiver débuterait le jour précédant l’apparition du premier croissant ?  Mais ce jour n’est pas le même à tous les ans.  Il est probable que nous devrons choisir de nous servir du Zodiaque sur une interprétation soit lunaire ou solaire. 

        Par contre, il y aura toujours 5 ¼jrs par année qui manqueront au Zodiaque pour l’année solaire et 6jrs par année pour l’année lunaire.  Curieusement, ça ne donne qu’une différence mathématique de ¾jr par an, entre l’année solaire et l’année lunaire sur le Zodiaque de 360jrs ; et que tout se replace en ordre mathématique si on ajoute 3jrs au calendrier lunaire à tous les 4 ans.  Par contre, dans les faits, ça ne fonctionne pas.

         Évidemment. Arak me dirait qu’il est plus simple de commencer les 2 calendriers lorsque le feu du ciel se lève au-dessus de la 1e pierre levée et qu’entre ce moment-là et celui où le calendrier lunaire se termine, on n’a qu’à attendre en faisant une fête de tous les diables invitant tous les copains des environs.  Alors la 1ère lune diffère graduellement pendant 5 ans mais redevient normale à la 6e année parce qu’un mois lunaire complet se serait ajouté en 6 ans.  Je me demande s’il donnerait un nom à cette période transitoire, de durée différente pour chacune des 5 années ?

 Voyons ce que ça donnerait :

 1ère année lunaire débute en même temps que l’année solaire.

2ème année lunaire débute une journée avant l’apparition du 1er croissant de la 12e lune de l’année précédente, c’est-à-dire 6jrs après la nouvelle lune.

3ème année lunaire débute 12 jrs après la nouvelle lune.

4ème année lunaire commence 18 jrs après la nouvelle lune.

5ème année lunaire commence 24 jrs après la nouvelle lune.

6ème année lunaire commence à la 13ème lune de l’année précédente.

         Disons que ça fonctionne mais je crois qu’Arak aurait besoin d’un point de repère pour s’y retrouver.  Peut-être que son voisin, petit génie, organise des journées de fête qui durent aussi longtemps que la nécessité du calendrier la demande ?  Avant la 1ère année : 5 1/4jrs, 2ème année : 12jrs, 3ème : 18jrs, 4ème : 24jrs et la 5ème, 5 ¼jrs.  Mais son calendrier doit commencer une année où le cycle lunaire débute en même temps que le cycle Solaire, ce qui se présente à tous les 6 ans comme on vient de le voir.

        Donc, la nécessité d’un calendrier chez les non-agriculteurs était engendrée par le besoin d’identifier les jours de l’année.  L’obligation d’avoir un point de repère pour le début des années lunaires détermina l’observation de l’année solaire.  Les 2 calendriers devaient alors exister avant l’agriculture.

        Par contre, dès l’avènement d’une société axée sur la production, ces 2 calendriers accrurent en pertinence et devinrent encore plus indispensables.  Certaines civilisations essayèrent de développer un seul calendrier qui simplifierait les choses; mais toujours, ils furent obligés de le corriger pour l’adapter aux réalités astronomiques.  De plus, on se rendit compte qu’il était plus facile d’aménager des mois solaires d’environ 30 jours, qui sont, en fait, des mois lunaires.  On n’échappe pas à la Lune si facilement; elle est l’opposé complémentaire du Soleil, et les anciennes civilisations le savent et en tiennent compte.  Nous, aujourd’hui, on essaie de ne pas le savoir, mais on en tient compte quand même, obligatoirement.

         Il est donc évident que la définition d’un jour de l’année n’est pas du tout le résultat d’un choix arbitraire du début de l’année; il est basé sur l’observation scientifique de la Lune et du Soleil à une époque extrêmement lointaine dans le passé; au-delà de 27 000 ans avant notre époque, selon les vestiges trouvés dans les cavernes.

         Ce calendrier Zodiacal, on l’a vu, représente différents niveaux de durée comme les jours, mois et années.  Il représente également les secondes, les minutes et les heures qui déterminent ces jours. Peut-il représenter de plus grandes périodes de temps ?

         On l’a vu chez les Grecs, les Chinois, les Olmèques et autres que le Zodiaque représente aussi des Ères.  Ce mot Ère est difficile à conceptualiser pour la seule et unique raison que nous ne connaissons plus la durée que représente la convention de l’appellation Ère.  Nous rencontrons le même problème avec le mot «Éons» qui est une durée dont nous ne possédons plus la notion.

         Néanmoins, les Grecs ont déterminé la durée d’une Ère sur le Zodiaque.  Une Ère représente la durée de 3 périodes successives spécifiques retrouvées sur le Zodiaque.  L’Ère d’Ouranos, par exemple couvre 3 signes, Capricorne, Sagittaire et Scorpion.  Il est fort probable qu’un «Éon» dure un parcours complet du Zodiaque.  Il est étonnant de se rendre compte que le parcours du Zodiaque complet équivaille à la durée des précessions des équinoxes, cette durée de 25 765 années.  Lorsqu’elle est divisée par 12 périodes (signes), on obtient : 2 147 4/5 ans.  Les anciens savants ont arrondi à 2 150 ans par signe.  Donc une Ère représente une durée de 6 450 ans et plus précisément : 6 441 ¼ années.

 Compilons nos données sur le Zodiaque :

        1 minute = 60 secondes

        1 heure = 60 minutes ou 3,600 secondes

        1 journée = 24 heures  ou 1,440 heures ou encore, 866,400 secondes.

        360 jours = 1 année zodiacale (ajustement hors Zodiaque de 5 ¼ jours pour obtenir une année solaire.) ou 219,600 heures.

        2 147 4/5 années solaires = un signe du Zodiaque

       6 441 ¼ années solaires = une Ère zodiacale

       25 765 années solaires = un Éon zodiacal.

         C’est une compilation extraordinaire accumulée à une époque indéterminable à l’origine de l’humanité.  Pour acquérir ces connaissances, il a fallu observer le ciel, tous les soirs, pendant 25 765 ans.  J’espère que les astronomes de l’époque avaient le droit de s’asseoir.

        Mais heureusement, la durée d’une observation aussi longue n’était pas vraiment nécessaire.  Il ne suffisait que de choisir un point précis à l’horizon, sur le haut d’une montagne, par exemple, correspondant à l’alignement de l’étoile polaire de l’époque (la seule étoile qui ne tourne pas dans le ciel), et quelques années plus tard, on se rend compte que l’étoile fixe s’éloigne graduellement de notre point de repère.  On se rendit compte assez rapidement aussi que ce déplacement graduel de l’étoile supposée fixe s’oriente dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Mais puisqu’à l’époque, on n’avait pas de montre, on disait : dans le sens contraire du déplacement de la Lune et du Soleil.

         Donc, dans le ciel, on perçut 2 mouvements : l’un dans un sens et l’autre dans le sens contraire.  Ce sont ces 2 mouvements que nous retrouvons sur les assiettes de Samarra.  Mais encore plus curieux, ce mouvement contraire à celui de la Lune et du Soleil, on retrouve également sa représentation dans les cavernes.  La croix gammée décrit un mouvement contraire du sens des aiguilles d’une montre.  Une croix fixe est le croisement d’un trait vertical et un trait horizontal.  Pour montrer que cette croix fixe se met à tourner dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, le mouvement est illustré par des traits horizontaux dessinés aux 4 bouts de la croix traînant derrière le mouvement spécifié, comme ceci :

        Malgré l’impression négative que certains pourraient avoir, cette croix gammée représente simplement un mouvement de rotation vers la gauche ou dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. 

        Elle a la même signification géométrique que «les bâtons de golf» sur notre Zodiaque, sauf qu’on lui donne le sens de rotation du Yin et du Yang.  Elle représente les bras de Brahman dont le sens chronologique de sa manifestation est renversé.  Elle représente alors une régression vers la non-réalisation de la potentialité originelle.   Son sens est négatif.  En réalité la représentation positive des bras de Brahman par la croix gammée serait :

        Et c’est là où nous nous rendons compte de sa conformité avec les bras de Brahman sur notre Zodiaque.

       Et nous constatons également qu’inconsciemment la croix nazie a été choisie pour représenter exactement l’orientation du parti : une régression de l’humanité. Vérifier sur le drapeau nazi suivant:

                                               

Curieusement ça semble être le même cas pour l’organisme de Raël :

        Ses extraterrestres se sont gourés sur la signification du svastika et on choisit la mauvaise orientation du sens de rotation.

       Voici une peinture rupestre :

 

Remarquez le sens de rotation des petits svastikas en haut à droite : dans le sens des aiguilles d’une montre; une rotation positive.

         Voici une répartition du Svastika préhistorique dans le monde :

         Sans avoir les dates en main, il est évident que cette connaissance était répandue depuis longtemps avant la période historique, et que cette connaissance n’est pas du tout conséquente à la civilisation historique.

         Regardons en dernier lieu un emblème appelé emblème de Falum :

 

        On voit tout de suite la relation entre le symbole Yin/Yang du Tai-chi et celui du svastika.  On voit également que les sigles Yin/Yang tournent dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et que tous les autres sigles tournent en sens opposés.

        Conclusion, le svastika peut représenter 2 choses selon l’orientation de sa rotation :

1)      Le sens de rotation de l’univers pensée, ou de l’univers quantique (lorsqu’on pense on retourne en arrière dans le passé), c’est-à-dire contraire au sens des aiguilles d’une montre, et

2)      le sens de rotation de la chronologie du temps en mouvement, soit, dans le sens des aiguilles d’une montre; la flèche normale du temps. 

          Le svastika est donc un hiéroglyphe qui peut représenter 2 concepts différents.  C’est un signe qui fait partie de la première écriture humaine.  Et cette écriture était répandue à travers la planète durant la préhistoire. 

        Mais comme la croix représente les bras de Brahman, le sens de rotation exact est dans le sens de rotation des aiguilles d’une montre.

        En somme, le svastika avec les «pattes» tournées vers la droite est une erreur de représentation puisque la vraie croix ne peut se manifester que lorsque le sens évolutif du mouvement se manifeste (c’est-à-dire : décrit le temps en direction du futur).  Et cette «flèche du temps» ne peut avoir qu’un seul sens d’orientation; celui représenté par le svastika avec les «pattes» vers la gauche.  Ajoutons tout de suite, ce qui tombe sous le sens : toute croix, quelle qu’elle soit, représente notre univers à 3 dimensions sur le chemin de l’évolution.  La croix représente le «4» obtenu par la duplication du «2» et dont une partie énergétique est éjectée pour obtenir le «3».

      Au sens allégorique, la croix où le Christ est crucifié est une excellente image, lorsqu’il dit : «Père, je remets mon âme entre tes mains.»  À ce moment-là, la croix est «4» mais l’énergie vitale «âme» est éjectée et la croix devient alors une représentation exacte de notre univers à 3 dimensions en mouvement dans l’évolution.

 

        Curieusement, cette allégorie laisse entendre que, à l’époque du Christ, la connaissance du scénario ayant créé notre univers actuel était encore présente.  Quelqu’un d’inconnu gardait de façon secrète l’enseignement de cette science multimillénaire.  Ce quelqu’un connait la précession des équinoxes et détient les secrets concernant les influences successives à des périodes déterminées des différents «bras de la force électromagnétique» ou des bras de Brahman.

        Si vous voulez absolument préserver l’identité individuelle des religions découlant de la Bible, vous pouvez toujours dire : «… des bras du fleuve d’Éden»; mais vous parlez quand même d’une connaissance possédée par toutes les «religions».  D’un autre côté, toutes ces «religions» ne saisissent plus du tout cette connaissance; ils la véhiculent sans la comprendre, au moyen de dogmes.  Cette science est originaire d’une époque qui précède de plusieurs millénaires la toute première religion.  C’était une époque où ces connaissances étaient du domaine public. En fait tellement ordinaire, qu’on les représentait sur des assiettes.

         De toute façon, il est assez facile de concevoir qu’avant d’imaginer une religion qui expliquerait d’où provient tout ce qui existe, il faut absolument prendre conscience, par observation précise, de ce qui existe, et cette dernière démarche est scientifique. 

         Il ne peut donc pas exister de religion avant que la science détermine les faits qui provoqueront les questions auxquelles la religion tentera de répondre.  Pour déterminer ces questions, il faut absolument observer «ce qui est vraiment» et en prenant l’habitude d’observer ce qui est vraiment, on n’est pas du tout porté à imaginer une religion dogmatique, mais plutôt à trouver rationnellement des explications.  C’est là, la suite logique de la démarche scientifique.  Lorsqu’on ne trouve pas de réponses rationnelles, on n’en invente pas, on continue de chercher.

         L’avènement de la religion ne peut avoir qu’une seule explication logique : elle s’instaure lorsque les données scientifiques acquises ne sont plus comprises ou simplement apprises par cœur.  On sait que ces données sont exactes mais on ne sait plus ou pas comment les expliquer.  C’est l’installation de la Foi.  D’ailleurs, nous avons appris que toutes les connaissances de la civilisation sumérienne sont basées sur la Foi des Sumériens envers les connaissances fournies par les «Puissants», desquels ils se disent les serviteurs.  Pour les Sumériens, la seule raison de leur propre existence est le service de ces «Puissants» qui leur apprennent tout, et que nous nous entêtons à appeler leurs «dieux».

         Conséquemment, la religion est alors issue premièrement de la «science des dieux» et non de la superstition des Sumériens, de leur peur ou autre élucubration irrationnelle.  Je vous ferai remarquer que même les vaches de mon grand père, dans le pré, n’ont pas du tout peur des éclairs et du tonnerre.  Elles se couchent à l’abri et attendent que ça passe.  Il y a bien le chien du voisin qui jappe, mais il jappe tout autant lorsqu’il entend japper le chien du 2e voisin et ce n’est pas du tout parce qu’il en a peur.  Oublions nos peurs que nous transposons sur les hommes préhistoriques.  En fait, ils vivaient, sans peur aucune, des situations qui nous glaceraient d’effroi aujourd’hui.

         J’espère que vous êtes heureux que nous ayons pu déterminer avec certitude que les 12 mois de l’année solaire ne sont pas le fruit d’une simple convention adoptée par Jules ou par Grégoire, mais bien le résultat de «faits astronomiques réels vérifiés».  Ces connaissances scientifiques qui déterminent les heures, jours, mois, années, etc. furent observées, reconnues et compilées bien avant nos premières civilisations, là-bas, dans le lointain immémorial préhistorique.

         Il est toutefois étonnant de découvrir qu’à cette époque lointaine, l’homme savait que notre univers s’animait de 2 mouvements opposés. 

         Les assiettes de Samarra le prouvent et, encore plus loin dans le temps, les svastikas dessinés sur les parois des grottes ne laissent aucun doute.  Par contre, nous ne semblons pas encore nous en rendre compte nous-mêmes.  Ce qui est aussi complètement ahurissant, c’est ce que représente exactement le svastika.  Il nous est impossible de nier que cette croix lue comme un hiéroglyphe, nous dit : «D’une source originelle jaillit une force qui se sépare en 4 bras, arrosant tout l’univers en rotation dans le sens des aiguilles d’une montre  Cette lecture du svastika présuppose la connaissance que l’univers est issu du statique imperceptible et que sa perception ne fut possible qu’à l’avènement du 1er mouvement de cette rotation.  Cette définition surpasse toutes celles que nous avons pu établir scientifiquement jusqu’ici sur l’origine de l’univers.

                 Toutes ces connaissances sont le minimum indispensable requis pour imaginer le dessin du svastika inscrit sur la paroi d’une caverne.

         S’il n’était question que d’une simple croix ordinaire, nous pourrions tergiverser et même nier ces faits; mais le svastika n’est pas qu’une simple croix.  Le svastika décrit l’apparition de la force explosive de l’univers.  Cette force primordiale qui produisit la période inflationnaire à l’origine de l’univers.  Selon le svastika, l’univers, à ses débuts, ayant atteint la limite de sa vitesse de rotation, s’est déchiré et a explosé en créant la profondeur, tout en inversant le sens de rotation et c’est alors que la flèche du temps s’élança vers le futur.

         L’histoire qui précède l’apparition de cette force explosive, que nous appelons la force électromagnétique, nous est racontée par un autre dessin, celui représentant le Yin et le Yang.  Époque où le sens de rotation se faisait dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, lorsque l’univers n’était qu’une surface à 2 dimensions.  Il était alors un univers de Pensée.

         Il peut sembler inapproprié, à première vue, de qualifier cet univers comme une pensée, mais je ne connais rien d’autre qui soit effectivement immatériel.  Si vous connaissez quelque chose d’autre, vous pouvez très bien l’employer.  Évidemment, il existe bien quelques synonymes comme par exemple, «virtuel», mais un synonyme n’est pas «autre chose», c’est «la même chose» exprimée avec un mot différent.  Voyons donc alors ce que raconte le récit de l’hiéroglyphe Yin/Yang… au prochain article. 

 À suivre

                                                                                    Elie l’Artiste