Denis Lessard, André Boisclair… et les autres

Commençons pas Denis. Je vois le nom de Denis Lessard dans les journaux depuis une éternité. Il a fait du bon boulot comme chroniqueur parlementaire à Ottawa. Il en fait encore à La Presse. Il a le talent rare de dire tranquillement des choses terribles.

Parce qu’il ne cherche pas à couvrir de sa voix ce que les choses ont à dire, on les entend et on s’en souvient.  Il n’insulte personne, il montre ce qu’ils font. Vient un jour où l’on se dit que le PLQ à Québec et Gerald Tremblay à Montréal, ça se tient. Puis vient un autre jour où tout le monde en gueule et des jours enfin sans Tremblay ni Charest. Denis Lessard est UTILE.  Il aura une comfortable pension : il la mérite.

Il y a d’autres pensions dont on est un peu jaloux.  André Boisclair est ce jeune homme sympa, bien de sa personne,  bon tribun, et avec tout plein d’amis qui a monté une OPA réussi sur le PQ au départ de Bernard Landry. Il nous a fait perdre –ou épargné, c’est un autre débat -  quelques années de régence Marois.   Il est passé en étoile filante, comme l’une de ces comètes qui annoncent des fins de mondes.   Boisclair annonçait la fin de l’Ére BQ-PQ, présentement en rémission, mais dont le pouls est bien irrégulier.

Boisclair mérite quelques pieds-de-page dans l’Histoire du Québec. Mais mérite-t-il vraiment d’être Délégué du Québec à New York ?   En « mode comète », aussi, car le decret de nomination précise que le gouvernement «peut remplacer en tout temps M. Boisclair” – ne doutez pas que ceux qui viendront après le PQ le feront vite ! –  avec la garantie d’être alors “réintégré parmi le personnel du Ministère au traitement qu’il avait comme Délégué général à New York». (170 000 $ par année, indexé).

Une gentillesse… D’autres en ont reçues; Boisclair n’est pas le seul enfant chéri du Bon Dieu. Voyez l’article de Lessard:

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201212/03/01-4600299-boisclair-gagnant-a-vie.php

Mais Boisclair merite-t-il d’être SIMULTANÉMENT nommé sous-ministre adjoint au ministère des Relations internationales du Québec, un poste permanent qui lui permettra de prendre sa pleine retraite, sans pénalités actuarielles, dès qu’il aura atteint l’âge de 55 ans ?

Ne soyons pas jaloux. Mais restera-t-il des pensions pour les autres. Comme vous et moi, par exemple ?

PIerre JC Allard

 

 

 

 

Aider ses enfants a devenir proprios

 

FERGUS  Entre la crise économique qui frappe la France, l’augmentation corrélative du chômage, la baisse du pouvoir d’achat, les incertitudes concernant l’avenir, la frilosité concomitante des banques de prêt, il n’est pas facile pour les jeunes d’accéder à la propriété. C’est même impossible pour la plupart d’entre eux. Une minorité de ceux qui, actuellement, échouent à réaliser ce projet, pourrait toutefois y parvenir…

La plupart des parents rêvent de voir leurs enfants s’épanouir dans la vie, et cela passe très souvent par une assise financière leur permettant de se loger convenablement à un prix raisonnable. Malheureusement le parc locatif social est très insuffisant pour faire face à la demande. Les jeunes doivent par conséquent se tourner le plus souvent vers le marché privé où, à l’exception de quelques zones rurales et de petites villes en déclin, les prix s’envolent depuis des années. Résultat : le poste logement dans les budgets des ménages est un ogre qui, de plus en plus, dévore tous les autres postes au détriment de la qualité de vie.

L’accession à la propriété est à l’évidence une bonne solution pour ne pas s’engager dans une voie locative en forme de tonneau des danaïdes pour les finances d’un couple. Encore faut-il disposer d’un minimum d’économies, faire valoir des emplois stables, et croiser les doigts pour obtenir des banquiers le feu vert au déblocage des crédits nécessaires à l’achat d’un bien immobilier. Une quête qui relève très souvent du parcours de combattant et qui, en définitive, se révèle carrément impossible dans la plupart des cas.

Par chance, et même s’ils ne constituent – hélas ! – qu’une minorité du genre, nombre de papy-boomers retraités disposent de bonnes pensions et souvent d’économies peu ou pas utilisées. Des sommes par conséquent immédiatement disponibles qui permettraient à leurs enfants de réaliser enfin leur rêve d’accession à la propriété, synonyme à terme d’amélioration significative de leurs propres conditions de vie et de celle des petits-enfants déjà nés ou à venir.

C’est là qu’intervient le « don manuel ». Ce dispositif permet de transmettre à chacun de ses enfants, sans avoir à payer de droits de donation, une somme maximale de 100 000 euros* par parent, soit 200 000 euros par enfant pour un couple. Ce don manuel n’est en principe soumis à aucune obligation légale de déclaration à l’administration fiscale. Pour éviter tout risque de difficulté ultérieure avec le fisc, mieux vaut toutefois jouer la transparence. Pour cela, il suffit de remplir le formulaire de déclaration de « don manuel », disponible dans les recettes des impôts, puis de faire enregistrer la donation par l’administration fiscale afin que celle-ci en ait connaissance et puisse, le cas échéant, intégrer la somme concernée dans la succession en cas de décès des donateurs avant le terme d’une période de 15 ans*. Ce délai passé, l’opération pourra être renouvelée dans les mêmes conditions pour une nouvelle période de 15 ans.

Aller au-delà des 200 000 euros sans frais, c’est possible !

200 000 euros pour un enfant, c’est déjà une belle somme qui permet l’accession à la propriété dans la plupart des régions. C’est toutefois bien loin d’être suffisant dans Paris intra-muros où la barre des 10 000 euros le m² a été franchie dans les appartements du centre et de l’ouest de la capitale. Dès lors, les candidats à la propriété qui, pour différentes raisons, veulent rester dans ces arrondissements, doivent trouver des solutions de financement complémentaire afin de pouvoir acquérir un logement de taille suffisante. Certes, les parents peuvent, s’ils en ont les moyens, aller au delà des sommes transmises dans le cadre du don manuel. Mais en s’exposant à devoir payer des droits de donation non négligeables.

Qu’à cela ne tienne, il existe une solution qui permet de contourner le problème : le prêt. Admettons que le fils du couple X ait besoin, pour acquérir le bien qu’il convoite, de 300 000 euros venant compléter ses propres ressources. Les deux tiers de cette somme pouvant être transmis sans frais par la voie du don manuel, il suffit à M. et Mme X d’octroyer un prêt de 100 000 euros supplémentaires à leur fils, à charge pour ce dernier de signer une reconnaissance de dette dans laquelle figureront le taux d’intérêt et la date d’échéance de ce prêt. En l’occurrence un taux zéro* et une date de recouvrement postérieure à la durée de vie du don manuel, soit 15 ans écoulés, ce qui permettra ipso facto à M. et Mme X de transformer, le moment venu, les 100 000 euros du prêt en nouveau don manuel.

Comme le don manuel, le prêt n’est pas soumis à une obligation de déclaration. Mieux vaut toutefois le déclarer à l’administration fiscale, faute de quoi la somme versée sera réputée être un nouveau don manuel dépassant le plafond d’exonération des droits, et par conséquent exposé à une taxation par les services du fisc. Cette déclaration doit intervenir dans un délai d’un mois après le versement du prêt. Il en coûte 125 euros, le prix de la transparence !

Il va de soi que ces différentes démarches peuvent être faites par l’intermédiaire d’un notaire qui établira un acte authentique, et la profession notariale ne s’est pas privée de communiquer sur le sujet pour attirer la clientèle dès l’élection de François Hollande et l’imminence d’un durcissement des conditions de donation et de succession. En réalité, eu égard à la simplicité des démarches sousseing privé dont le poids juridique n’a rien à céder à l’acte authentique dès lors qu’elles font l’objet d’enregistrements en bonne et due forme par l’administration fiscale, passer par un notaire ne sert pratiquement à rien, sinon à augmenter le chiffre d’affaires des tabellions.

Une dernière remarque : il est important, pour un donateur, de se poser les bonnes questions sur l’usage de son argent lorsqu’il souhaite en faire bénéficier l’un de ses enfants à l’exclusion des autres, un don manuel sélectif pouvant être à l’origine de problèmes aigus au sein d’une fratrie.

Avant la loi de finances rectificative d’août 2012, cette somme était encore de 159 325 euros. Quant au délai entre deux donations du montant maximal autorisé sans frais, il était de 10 ans après avoir été de 6 ans lors du vote de la loi Tepa au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Aider ses enfants à devenir propriétaires

Entre la crise économique qui frappe la France, l’augmentation corrélative du chômage, la baisse du pouvoir d’achat, les incertitudes concernant l’avenir, la frilosité concomitante des banques de prêt, il n’est pas facile pour les jeunes d’accéder à la propriété. C’est même impossible pour la plupart d’entre eux. Une minorité de ceux qui, actuellement, échouent à réaliser ce projet, pourrait toutefois y parvenir…

La plupart des parents rêvent de voir leurs enfants s’épanouir dans la vie, et cela passe très souvent par une assise financière leur permettant de se loger convenablement à un prix raisonnable. Malheureusement le parc locatif social est très insuffisant pour faire face à la demande. Les jeunes doivent par conséquent se tourner le plus souvent vers le marché privé où, à l’exception de quelques zones rurales et de petites villes en déclin, les prix s’envolent depuis des années. Résultat : le poste logement dans les budgets des ménages est un ogre qui, de plus en plus, dévore tous les autres postes au détriment de la qualité de vie.

L’accession à la propriété est à l’évidence une bonne solution pour ne pas s’engager dans une voie locative en forme de tonneau des danaïdes pour les finances d’un couple. Encore faut-il disposer d’un minimum d’économies, faire valoir des emplois stables, et croiser les doigts pour obtenir des banquiers le feu vert au déblocage des crédits nécessaires à l’achat d’un bien immobilier. Une quête qui relève très souvent du parcours de combattant et qui, en définitive, se révèle carrément impossible dans la plupart des cas.

Par chance, et même s’ils ne constituent – hélas ! – qu’une minorité du genre, nombre de papy-boomers retraités disposent de bonnes pensions et souvent d’économies peu ou pas utilisées. Des sommes par conséquent immédiatement disponibles qui permettraient à leurs enfants de réaliser enfin leur rêve d’accession à la propriété, synonyme à terme d’amélioration significative de leurs propres conditions de vie et de celle des petits-enfants déjà nés ou à venir.

C’est là qu’intervient le « don manuel ». Ce dispositif permet de transmettre à chacun de ses enfants, sans avoir à payer de droits de donation, une somme maximale de 100 000 euros* par parent, soit 200 000 euros par enfant pour un couple. Ce don manuel n’est en principe soumis à aucune obligation légale de déclaration à l’administration fiscale. Pour éviter tout risque de difficulté ultérieure avec le fisc, mieux vaut toutefois jouer la transparence. Pour cela, il suffit de remplir le formulaire de déclaration de « don manuel », disponible dans les recettes des impôts, puis de faire enregistrer la donation par l’administration fiscale afin que celle-ci en ait connaissance et puisse, le cas échéant, intégrer la somme concernée dans la succession en cas de décès des donateurs avant le terme d’une période de 15 ans*. Ce délai passé, l’opération pourra être renouvelée dans les mêmes conditions pour une nouvelle période de 15 ans.

Aller au-delà des 200 000 euros sans frais, c’est possible !

200 000 euros pour un enfant, c’est déjà une belle somme qui permet l’accession à la propriété dans la plupart des régions. C’est toutefois bien loin d’être suffisant dans Paris intra-muros où la barre des 10 000 euros le m² a été franchie dans les appartements du centre et de l’ouest de la capitale. Dès lors, les candidats à la propriété qui, pour différentes raisons, veulent rester dans ces arrondissements, doivent trouver des solutions de financement complémentaire afin de pouvoir acquérir un logement de taille suffisante. Certes, les parents peuvent, s’ils en ont les moyens, aller au delà des sommes transmises dans le cadre du don manuel. Mais en s’exposant à devoir payer des droits de donation non négligeables.

Qu’à cela ne tienne, il existe une solution qui permet de contourner le problème : le prêt. Admettons que le fils du couple X ait besoin, pour acquérir le bien qu’il convoite, de 300 000 euros venant compléter ses propres ressources. Les deux tiers de cette somme pouvant être transmis sans frais par la voie du don manuel, il suffit à M. et Mme X d’octroyer un prêt de 100 000 euros supplémentaires à leur fils, à charge pour ce dernier de signer une reconnaissance de dette dans laquelle figureront le taux d’intérêt et la date d’échéance de ce prêt. En l’occurrence un taux zéro* et une date de recouvrement postérieure à la durée de vie du don manuel, soit 15 ans écoulés, ce qui permettra ipso facto à M. et Mme X de transformer, le moment venu, les 100 000 euros du prêt en nouveau don manuel.

Comme le don manuel, le prêt n’est pas soumis à une obligation de déclaration. Mieux vaut toutefois le déclarer à l’administration fiscale, faute de quoi la somme versée sera réputée être un nouveau don manuel dépassant le plafond d’exonération des droits, et par conséquent exposé à une taxation par les services du fisc. Cette déclaration doit intervenir dans un délai d’un mois après le versement du prêt. Il en coûte 125 euros, le prix de la transparence !

Il va de soi que ces différentes démarches peuvent être faites par l’intermédiaire d’un notaire qui établira un acte authentique, et la profession notariale ne s’est pas privée de communiquer sur le sujet pour attirer la clientèle dès l’élection de François Hollande et l’imminence d’un durcissement des conditions de donation et de succession. En réalité, eu égard à la simplicité des démarches sous seing privé dont le poids juridique n’a rien à céder à l’acte authentique dès lors qu’elles font l’objet d’enregistrements en bonne et due forme par l’administration fiscale, passer par un notaire ne sert pratiquement à rien, sinon à augmenter le chiffre d’affaires des tabellions.

Une dernière remarque : il est important, pour un donateur, de se poser les bonnes questions sur l’usage de son argent lorsqu’il souhaite en faire bénéficier l’un de ses enfants à l’exclusion des autres, un don manuel sélectif pouvant être à l’origine de problèmes aigus au sein d’une fratrie.    

* Avant la loi de finances rectificative d’août 2012, cette somme était encore de 159 325 euros. Quant au délai entre deux donations du montant maximal autorisé sans frais, il était de 10 ans après avoir été de 6 ans lors du vote de la loi Tepa au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Radio L’Autre Monde : Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture


Par François Marginean

Image Flickr par zennon_11




Radio L’Autre Monde : Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture



Pour écouter, ou pour télécharger, simplement cliquer sur le lien ici:

L’Autre Monde 1er aout 2011

120 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM


Diffusion en direct : Lundi à 15:00h

Animation : François Marginean
Réalisation :François Marginean
Chronique : Stéphane Poutoire

Archives d’émission

Au programme cette semaine :

- Nos infrastructures s’effondrent et le programme spatial américain est terminé;

- L’impact des activistes et des médias alternatifs est grandissant et indéniable;

- Mise à jour des dossiers des attentats en Norvège et du scandale de Rupert Murdoch;

- Économie – Les États-Unis s’enfoncent dans la dépression et l’Europe coule elle aussi;

- Importantes informations concernant le 9/11 et la torture sont rapportées.

C’est en rendez-vous le lundi dès 15h pour l’émission la plus écoutée de CHOQ FM, la radio officielle de l’Université du Québec à Montréal !


***Cliquez sur les liens ci-bas pour trouver les sources d’informations discutées sur l’émission :

Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture – 1/2

Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture – 2/2

Aussi disponible en vidéo sur YouTube:

http://www.youtube.com/user/Stef2892#g/c/1A6C31236385C96C



Radio L’Autre Monde : Actualité mondiale, économie, banqueroute des nations, 9/11, torture


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Chronique : Stéphane Poutoire

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Au programme cette semaine :

- Nos infrastructures s’effondrent et le programme spatial américain est terminé;

- L’impact des activistes et des médias alternatifs est grandissant et indéniable;

- Mise à jour des dossiers des attentats en Norvège et du scandale de Rupert Murdoch;

- Économie – Les États-Unis s’enfoncent dans la dépression et l’Europe coule elle aussi;

- Importantes informations concernant le 9/11 et la torture sont rapportées.

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Chronique : Stéphane Poutoire

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- L’impact des activistes et des médias alternatifs est grandissant et indéniable;

- Mise à jour des dossiers des attentats en Norvège et du scandale de Rupert Murdoch;

- Économie – Les États-Unis s’enfoncent dans la dépression et l’Europe coule elle aussi;

- Importantes informations concernant le 9/11 et la torture sont rapportées.

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Délinquance des mineurs : Ciotti recycle le vieux mensonge de Sarkozy…

…et des journalistes d’une filiale de Nice Matin bidonnent un sujet de TF1 avec son attachée de presse jouant les mères désemparées.

« On constate aujourd’hui que 5% des mineurs délinquants qui récidivent, plusieurs fois souvent, commettent 50% des actes de délinquance », affirme Eric Ciotti (sur cette vidéo, au bout d’1mn 50) en octobre 2010. Pourquoi l’exhumer aujourd’hui ? C’est que nous l’avons entendu ces jours-ci à la volée réitérer cette déclaration et avons mené une petite recherche pour en connaître les termes exacts. Et c’est bien ce que nous pensions : il s’agit d’un gros mensonge. Lorsque Ciotti le prononçait en 2010, c’était pour justifier la mesure d’incarcérer leurs parents (qui sera finalement abandonnée). Aujourd’hui, il s’agit d’illustrer combien est nécessaire la nouvelle batterie de mesures répressives préconisées par le député des Alpes-Maritimes dans son rapport remis à Nicolas Sarkozy. Un mensonge, disions-nous, expliquons-le : Ciotti prétend que 50% des actes de délinquance sont commis par 5% de mineurs récidivistes. Ça nous rappelle quelque chose. Billet de décembre 2006, Insécurité : encore une manipulation de Sarkozy : « Pour justifier le principe de la peine plancher qui lui est si cher, le ministre de l’intérieur candidat assène le chiffre suivant : 50% des crimes seraient commis par des récidivistes. Il l’a dit sur France 2, durant l’émission A vous de juger, et répété lors de Ripostes, sur France 5. Or seuls 32% des crimes sont élucidés, et l’on ignore donc l’identité des auteurs de 68% des crimes ! Et il est évidemment plus facile de coincer un coupable lorsque celui-ci est récidiviste. Le chiffre sarkoziste de 50% de crimes commis par des récidivistes est donc une belle escroquerie intellectuelle, ainsi qu’une contre-vérité. N’insultons pas l’intelligence de l’agité de la place Beauvau en plaidant une erreur : il ne peut être que pleinement conscient de la fausseté de son affirmation. Ça s’appelle de la manipulation. » Comme c’est amusant. Quand Sarkozy affirmait que la moitié des crimes étaient le fait de récidivistes, c’était déjà bien n’importe quoi. Mais Ciotti dépasse son maître. La moitié des actes de délinquance en général sont le fait de 5% de mineurs récidivistes ? Et on le laisse proférer pareille ânerie ? Le Bulletin mensuel de mai publié par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales indique par exemple, pour les atteintes aux biens, un taux d’élucidation de 15,62%. Donc on ne sait pas qui a fait le coup dans 84,38% des cas, mais Ciotti, lui, le sait : ce sont 5% de mineurs récidivistes les coupables ! C’est tellement énorme que nous désespérons de constater que nos confrères, comme à l’époque du mensonge de Sarkozy, ne font pas leur travail le plus élémentaire en claquant le beignet à la tête de noeud niçoise.

Mais c’est bien connu, l’UMP ne recule devant aucune malhonnêteté – c’est même à ça qu’on la reconnaît, entre autres vilénies. Celle que nous allons narrer n’est vraiment pas mal, dans le genre. On se souvient des militantes du  parti présidentiel se faisant passer pour de banales mères de famille applaudissant Luc Chatel : « Les « ménagères » qui se trouvaient dans le rayon fournitures scolaires du supermarché avaient effectivement l’air très au courant du dossier « Essentiels de la rentrée » que le ministre de l’Education venait promouvoir, rapportait France Info en août 2009. Toutes semblaient par ailleurs enchantées de l’initiative, ont noté plusieurs journalistes. Certaines de ces mères de famille seraient même arrivées dans la même voiture avant le ministre. Et en seraient reparties de la même façon. Mieux : selon France 2, d’autres auraient « remis en rayon les fournitures scolaires ». L’une de ces consommatrices, Virginie Meyniel, est une élue de Vulaines-sur-Seine, une commune voisine… dirigée par l’UMP. Elle a expliqué à Célia Quilleret, reporter à France Info, qu’elle se trouvait là, à près de 50 kilomètres de chez elle, « par hasard ». Bien sûr, version officielle : Chatel n’était absolument pas au courant. Pas plus que ne l’est notre bon Eric Ciotti cette fois-ci : « Nicolas Sarkozy participait hier à une table ronde sur l’absentéisme scolaire dans les Yvelines, lit-on à nouveau sur France Info à la date du 24 juin. Le président vante alors le bilan de la loi « Ciotti », qui prévoit notamment la suppression des allocations familiales pour les parents d’élèves absentéistes. C’est une loi qui est à l’initiative d’Eric Ciotti, président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes. Dans son département, cette mesure existe depuis deux ans. TF1 cherche donc à faire le bilan de cette disposition, et une équipe se rend à Nice et à Cannes à la rencontre du monde éducatif et des parents d’élèves. Le reportage est diffusé dans le journal de 13h, hier. Il débute par le témoignage d’une mère de famille qui demande de l’aide au conseil général : « j’ai un enfant qui ne va plus à l’école, il commence à sécher » dit cette jeune femme, qui témoigne à visage découvert mais sans que son nom soit cité. Sauf que cette femme, quelqu’un la reconnaît : Jacques Victor, conseiller général communiste des Alpes Maritimes affirme qu’elle est l’une des attachées de presse du conseil général. Et effectivement, Eric Ciotti le reconnaît très vite : il s’agit bien d’une de ses collaboratrices… et elle n’a pas d’enfants. Le président du conseil général affirme cependant qu’il n’était pas au courant. Il explique avoir découvert le reportage en direct au journal de 13h, avoir immédiatement appelé la jeune femme : « je l’ai réprimandé fortement, car cela m’a choqué. Elle m’a dit avoir voulu rendre service à l’équipe de tournage, sans y avoir un problème ». Suite à cette affaire, l’attachée de presse a présenté sa démission cet après-midi. » On aime le résumé de l’affaire par 20 minutes : «J’ai un enfant qui ne va plus à l’école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du 13 heures de TF1 n’a pas d’enfants. C’est l’attachée de presse d’Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs». C’était bien essayé. L’AFP précise que les journalistes ayant tourné le sujet de TF1 sont en réalité ceux d’une filiale de Nice Matin. Qui ne connaissaient certainement pas l’attachée de presse du président de leur Conseil général, nous dira-t-on peut-être.

Quand la Boussole électorale ne va pas dans le même sens pour le Québec et le Canada…

Par Renart Léveillé

Lors de la dernière élection fédérale, la Boussole électorale ne semblait pas faire l’unanimité. Quoi qu’il en soit, les résultats sont maintenant en ligne, et « plus d’un million de Canadiens ont répondu » à ce sondage, ce qui semble un échantillonnage assez important. Il faut quand même regarder ces résultats avec prudence, mais il y a tout de même des tendances importantes qui en ressortent.

Ce qui ressort le plus, c’est que le Québec est sans conteste une société distincte. Chaque question est illustrée par une carte du Canada où les couleurs de chaque région démontrent dans quel sens vont les opinions. Et dans la majorité des cartes, on voit que les Québécois pensent différemment du ROC, cela dit en ne dissimulant pas la diversité d’opinion des Québécois eux-mêmes. Je le répète, il est bien sûr question de tendances.

Là où les Québécois sont vraiment différents de la majorité des Canadiens, il n’y a pas d’équivoque. Ils sont beaucoup plus contre la mission afghane, contre la présence militaire en Arctique, contre les dépenses militaires tout court. Aussi, ils sont pas mal les seuls à vouloir d’avantage de relations économiques avec les États-Unis et à vouloir se doter d’une taxe sur le carbone. Pour continuer dans les enjeux environnementaux, le Québec est vraiment plus du côté de croire que l’industrie des sables bitumineux d’Alberta cause des dommages, contrairement au ROC qui pense plus que c’est de l’exagération. Encore, le Québec partage avec une infime partie du Canada un désir plus grand de normes environnementales plus sévères, « même si elles entraînent une augmentation des prix pour les consommateurs ».

Pour ce qui est de la question de la place du secteur privé dans le système de santé, le Québec partage une préférence minoritaire pour davantage de place avec certaines autres régions. Pour ce qui est de l’immigration, le Québec est le plus favorable avec le fait d’exiger l’anglais ou le français comme condition d’admission pour les immigrants. Encore à ce sujet, et ce n’est pas très surprenant, ce sont les Québécois qui ont le plus, et de beaucoup, répondus « Préférence pour moins » à la question : « Combien d’efforts devrait-on faire pour accommoder les minorités religieuses au Canada? »

Encore, ils sont les plus modérés quant à juger comme des adultes les « jeunes délinquants qui commettent des crimes violents », les moins d’accord avec l’abolition du registre des armes à feu et plus en accord avec « le droit de mettre fin à leur vie avec l’aide d’un médecin » des « patients en phase terminale ». Du côté politique, ils sont le plus contre le Sénat, les moins d’accord avec des coupures au niveau du financement public des partis politiques et, la différence est extrême, pour que seules les personnes bilingues (anglais et français) puissent être nommées à la Cour suprême.

Pour ce qui est des questions constitutionnelles et du rapport entre le Québec et le Canada, à contrario du Québec, le ROC pense que « Le gouvernement fédéral devrait avoir son mot à dire dans les décisions concernant la culture au Québec », n’est franchement pas favorable à ce que « Le Québec [soit] formellement reconnu en tant que nation dans la Constitution » et, bien sûr, à ce que « Le Québec [devienne] un État indépendant ».

Et, pour terminer, les Québécois sont plus amplement d’accord que « Les travailleurs devraient contribuer davantage à leur régime de pension (RPC/RRQ) pour avoir des pensions plus généreuses », et que les plus riches devraient payer plus d’impôt, idem pour les entreprises.

À la lumière de tout cela, et avec les résultats de la dernière élection fédérale où le Québec a placé le NPD comme opposition officielle, il n’y a pas de doute que le Québec fait cavalier seul et ne se retrouve pas dans cette fédération centralisatrice, qui sera menée par un gouvernement conservateur, ce parti très impopulaire dans la belle province. Est-ce que les Québécois pourront continuer de faire du déni alors que le ROC est farouchement contre le caractère particulier du Québec? La quintessence de cette hypocrisie étant, pour les Canadiens hors Québec, le total refus de reconnaître la nation québécoise alors que le parti qu’ils ont porté au pouvoir se vante de l’avoir reconnu (bien que ce soit en réalité de la poudre aux yeux!).

Dans ces conditions, le statu quo qui prévaut encore en ce moment est une insulte à l’intelligence. Si le Québec était un individu, franchement, comment peut-il se regarder dans le miroir? L’amour-propre, cela veut-il encore dire quelque chose?

(Photo : topsteph53)

Quand la Boussole électorale ne va pas dans le même sens pour le Québec et le Canada…

Par Renart Léveillé

Lors de la dernière élection fédérale, la Boussole électorale ne semblait pas faire l’unanimité. Quoi qu’il en soit, les résultats sont maintenant en ligne, et « plus d’un million de Canadiens ont répondu » à ce sondage, ce qui semble un échantillonnage assez important. Il faut quand même regarder ces résultats avec prudence, mais il y a tout de même des tendances importantes qui en ressortent.

Ce qui ressort le plus, c’est que le Québec est sans conteste une société distincte. Chaque question est illustrée par une carte du Canada où les couleurs de chaque région démontrent dans quel sens vont les opinions. Et dans la majorité des cartes, on voit que les Québécois pensent différemment du ROC, cela dit en ne dissimulant pas la diversité d’opinion des Québécois eux-mêmes. Je le répète, il est bien sûr question de tendances.

Là où les Québécois sont vraiment différents de la majorité des Canadiens, il n’y a pas d’équivoque. Ils sont beaucoup plus contre la mission afghane, contre la présence militaire en Arctique, contre les dépenses militaires tout court. Aussi, ils sont pas mal les seuls à vouloir d’avantage de relations économiques avec les États-Unis et à vouloir se doter d’une taxe sur le carbone. Pour continuer dans les enjeux environnementaux, le Québec est vraiment plus du côté de croire que l’industrie des sables bitumineux d’Alberta cause des dommages, contrairement au ROC qui pense plus que c’est de l’exagération. Encore, le Québec partage avec une infime partie du Canada un désir plus grand de normes environnementales plus sévères, « même si elles entraînent une augmentation des prix pour les consommateurs ».

Pour ce qui est de la question de la place du secteur privé dans le système de santé, le Québec partage une préférence minoritaire pour davantage de place avec certaines autres régions. Pour ce qui est de l’immigration, le Québec est le plus favorable avec le fait d’exiger l’anglais ou le français comme condition d’admission pour les immigrants. Encore à ce sujet, et ce n’est pas très surprenant, ce sont les Québécois qui ont le plus, et de beaucoup, répondus « Préférence pour moins » à la question : « Combien d’efforts devrait-on faire pour accommoder les minorités religieuses au Canada? »

Encore, ils sont les plus modérés quant à juger comme des adultes les « jeunes délinquants qui commettent des crimes violents », les moins d’accord avec l’abolition du registre des armes à feu et plus en accord avec « le droit de mettre fin à leur vie avec l’aide d’un médecin » des « patients en phase terminale ». Du côté politique, ils sont le plus contre le Sénat, les moins d’accord avec des coupures au niveau du financement public des partis politiques et, la différence est extrême, pour que seules les personnes bilingues (anglais et français) puissent être nommées à la Cour suprême.

Pour ce qui est des questions constitutionnelles et du rapport entre le Québec et le Canada, à contrario du Québec, le ROC pense que « Le gouvernement fédéral devrait avoir son mot à dire dans les décisions concernant la culture au Québec », n’est franchement pas favorable à ce que « Le Québec [soit] formellement reconnu en tant que nation dans la Constitution » et, bien sûr, à ce que « Le Québec [devienne] un État indépendant ».

Et, pour terminer, les Québécois sont plus amplement d’accord que « Les travailleurs devraient contribuer davantage à leur régime de pension (RPC/RRQ) pour avoir des pensions plus généreuses », et que les plus riches devraient payer plus d’impôt, idem pour les entreprises.

À la lumière de tout cela, et avec les résultats de la dernière élection fédérale où le Québec a placé le NPD comme opposition officielle, il n’y a pas de doute que le Québec fait cavalier seul et ne se retrouve pas dans cette fédération centralisatrice, qui sera menée par un gouvernement conservateur, ce parti très impopulaire dans la belle province. Est-ce que les Québécois pourront continuer de faire du déni alors que le ROC est farouchement contre le caractère particulier du Québec? La quintessence de cette hypocrisie étant, pour les Canadiens hors Québec, le total refus de reconnaître la nation québécoise alors que le parti qu’ils ont porté au pouvoir se vante de l’avoir reconnu (bien que ce soit en réalité de la poudre aux yeux!).

Dans ces conditions, le statu quo qui prévaut encore en ce moment est une insulte à l’intelligence. Si le Québec était un individu, franchement, comment peut-il se regarder dans le miroir? L’amour-propre, cela veut-il encore dire quelque chose?

(Photo : topsteph53)

Les dangers qui menacent la population!!!

Les dangers qui menacent la population!!!

 

Est-il vrai que les régimes sociaux sont menacés par les gouvernements?

Les régimes sociaux canadiens :

(Lu dernièrement) :

L’Assurance emploie

La raison d’être de l’assurance-emploi veut que les travailleurs paient une cotisation pour être protégés en cas de chômage.

La réalité est que la moitié des chômeurs n’y ont pas accès et que tous les gouvernements depuis le début des années quatre-vingt-dix ont considérablement malmené ce régime social, en plus de détourner les surplus accumulés dans la caisse d’assurance-emploi (plus de 57 milliards de dollars à ce jour).

De larges majorités sociales et politiques se sont exprimées au Québec et au Canada pour apporter les améliorations réclamées. Malgré cela, le gouvernement canadien continue à faire la sourde oreille.

Voyons ce qui en est exactement de ces programmes sociaux (Mes commentaires sont en bleu):

Le régime canadien de sécurité sociale

La sécurité sociale désigne l’ensemble de mesures destinées à maintenir, protéger et à améliorer les conditions de vie essentielles. L’expression recouvre plus spécifiquement les programmes financés et administrés par l’État en guise de compensation pour les pertes de revenus attribuables à divers facteurs : grossesse, maladie, accident, invalidité, décès ou absence du soutien de famille, chômage, vieillesse ou retraite, etc.

En 1919, le Parti libéral fédéral s’engage à adopter une loi sur l’assurance-maladie, sur les pensions de vieillesse contributives et sur l’assurance-chômage. Aucune de ces promesses n’est tenue en raison de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique qui, semble-t-il, serait le principal obstacle. Mais le milieu des affaires, qui finançaient les deux principaux partis politiques, sont l’obstacle le plus important.

En 1945, un programme d’assurance-hospitalisation couvrant l’ensemble des citoyens de la province de la Saskatchewan remporte un franc succès. Les autres Canadiens veulent dès lors obtenir la même protection.

En 1957, le gouvernement fédéral accepte de partager les coûts des programmes d’assurance-hospitalisation provinciaux.

En 1961, les 10 provinces bénéficient de ce même programme. Les services de charité dans les hôpitaux disparaissent du jour au lendemain, mais les honoraires des médecins sont toujours hors de portée de nombreux citoyens. Le gouvernement de la Saskatchewan, une fois de plus pionnier à ce chapitre, adopte…

…en 1962 un régime d’assurance-maladie universel, subventionné par les deniers publics et administré par l’État.

En 1966, le gouvernement fédéral adopte la Loi sur l’assurance-maladie, en vertu de laquelle il contribuera aux programmes d’assurance-maladie des provinces, dans la mesure où ces programmes, uniformisés à l’échelle nationale, répondront aux objectifs qu’il s’est fixé.

En 1969 Une enquête du Sénat effectuée révèle qu’un Canadien sur quatre vit en deçà du seuil de pauvreté et que près de deux millions de Canadiens sont des travailleurs à faible revenu, des gens dont le revenu d’emploi est insuffisant pour qu’ils puissent arriver à s’en sortir. Des provinces commencent à accorder un supplément de revenu aux familles à faible revenu, après vérification du revenu et des biens. C’est le cas de la Saskatchewan en 1974, du Québec en 1979 et du Manitoba en 1980.

L’inflation, qui atteint les deux chiffres pour la première fois au milieu des années 70, et dont la hausse se poursuit jusqu’au début des années 80, a de graves conséquences sur la population à revenus fixes. La politique relative aux pensions de vieillesse devient par la suite un enjeu majeur.

Diverses questions sont débattues à l’échelle nationale : l’accroissement de la pauvreté chez les personnes âgées et plus particulièrement chez les femmes âgées et célibataires; l’inquiétude que soulève le coût du régime de pensions dans une population canadienne vieillissante; la nécessité de mettre sur pied un régime de retraite qui reconnaisse les nouveaux rôles des femmes et, question peut-être la plus litigieuse, le fait que la majorité des régimes de retraite privés (plus de 14 000), couvrant quelque 4,1 millions de travailleurs, ne sont pas indexés au coût de la vie, contrairement aux régimes de retraite publics.

Les syndicats ouvriers, les organisations d’aide sociale, les groupes de défense des droits des femmes, les gouvernements du Québec et de la Saskatchewan, de même qu’un rapport d’un comité sénatorial proposent d’améliorer le régime de retraite public et d’adopter des normes de rendement plus élevés pour les régimes de pension privés, incluant l’indexation intégrale au coût de la vie.

Les milieux d’affaires, le secteur économique des pensions et les provinces de l’Ontario et de la Colombie-Britannique favorisent l’approche du marché privé en matière de régime de retraite et s’opposent à toute expansion du régime de retraite public. Les représentants des régimes de retraite du secteur privé sont également contre la quantité de règlements exigés des programmes de retraite privés et rejettent catégoriquement les propositions d’indexation au coût de la vie.

En 1971, l’ensemble des provinces canadiennes adhèrent à ce programme, conformément aux dispositions de cette loi.

Le flot de programmes de sécurité sociale atteint son point culminant, année de révision de la Loi sur l’assurance-chômage, afin de lui donner une portée plus large et d’augmenter les prestations. Depuis ce temps, le système de sécurité sociale prend du recul. Un ralentissement de l’économie, une hausse des taux d’inflation, une réduction des revenus gouvernementaux et des dépenses plus élevées que prévu destinées à l’aide sociale et aux prestations d’assurance-chômage ainsi qu’un nombre sans cesse croissante de Canadiens à la retraite donnent lieu à une campagne orchestrée par les milieux d’affaires et les grandes compagnies pour une réduction draconienne des dépenses publiques.

Le gouvernement conservateur, au pouvoir à Ottawa en 1984, est à l’origine de ces compressions. Son objectif général étant d’améliorer la situation économique canadienne, il identifie quatre faiblesses du système de sécurité sociale au Canada :

1)le niveau des dépenses est trop élevé, (Mauvaise administration)

2) les programmes ne s’adressent pas toujours à ceux qui en ont le plus besoin, (Mauvaise administration)

3) l’assistance publique est devenue un substitut au revenu gagné et (Foutaise, c’est son rôle!!!)

4) les programmes de revenu garanti incitent moins au retour au travail et à l’autonomie. (Foutaise démagogique)

En 1975 Le fédéral propose de partager les coûts du supplément de revenu, mais les provinces rejettent cette proposition parce qu’elle leur semble trop onéreuse. En réalité, très peu d’efforts sont consentis pour aider les travailleurs à faible revenu, et les enfants qui grandissent dans la pauvreté continuent d’être un sujet de préoccupation. (Inquiétude superficielle)

Les années 80 sont des années décisives pour le système de sécurité sociale du Canada. Cette décennie commence avec un taux d’inflation à deux chiffres, suivi de la plus grave récession économique (1981-1983) depuis les années 30. Il s’ensuit un taux de chômage très élevé, une réduction de la croissance économique, une baisse marqué des revenus fiscaux avec, comme corollaire, une forte croissance des déficits gouvernementaux. Devant cette situation, les gouvernements fédéral et provinciaux passent les programmes sociaux au peigne fin et mettent de l’avant des politiques de restriction budgétaire. D’aucuns considèrent les programmes universels telles les allocations familiales et les pensions de vieillesse extravagants dans le présent contexte économique, tandis que d’autres préconisent même des compressions dans les programmes d’assurance-chômage, alors que le taux de chômage est de plus de 11 p. 100 au pays. Des propositions visant à revoir les programmes canadiens de sécurité sociale pointent à l’horizon.

        Les années 80 sont celles qui répandent la notion commerciale que le client est un « imbécile ».

      S’il n’achète pas au prix demandé, c’est un « con » et s’il achète au prix demandé, c’est un « cave ». Notion inculquée aux vendeurs à pression. C’est l’une des raisons fondamentales de l’inflation. Ensuite a suivit cette philosophie de « performance », c’est à dire, d’augmenter les profits d’au moins 10% par année, sans nécessairement augmenter le volume de vente. C’est l’installation du « Capitalisme sauvage ». Le gouvernement laisse faire et compensent avec la régression des régimes sociaux

De l’avis de nombreux observateurs, le régime d’assurance-maladie donnant libre accès à une multitude de services médicaux est de plus en plus remis en question à partir du début des années 80. Les médecins exigent des honoraires supplémentaires, et des frais d’utilisation des services hospitaliers sont imposés dans certaines provinces. Ces pratiques ont pour but de pallier l’austérité grandissante des budgets pour la santé, tant au fédéral qu’au provincial.

En 1982 le serment d’Hippocrate est aboli et on installe un nouveau serment pour les médecins. C’est l’ouverture sur la commercialisation de la santé.

En 1983 Lorsque le taux d’inflation baisse, les pressions exercées en vue d’une réforme du régime de retraite diminuent et aucun changement important n’intervient.

En 1984, avec l’appui de tous les partis politiques, le gouvernement fédéral intervient pour endiguer le courant qui menace l’accès universel en adoptant la Loi canadienne sur la santé. Cette loi qui réaffirme le principe d’accès universel demande aux provinces d’éliminer les frais d’utilisation des hôpitaux et les honoraires supplémentaires des médecins en trois ans. Il s’agit là d’une condition préalable au partage fédéral des coûts pour les soins de santé avec les provinces. Dans le cas contraire, les provinces sont pénalisées par un montant égal au montant facturé aux patients. (Cela semble une réaction politique positive; mais le gouvernement se dit plutôt: « there’s more than one way to skin a cat!!! »).

Le gouvernement fédéral tente de réduire son déficit en 1984 en désindexant partiellement les prestations de pension de vieillesse, mais recule devant le lobby efficace des organismes de défense des droits des retraités. Pour régler le problème des retraités vivant dans la pauvreté, le gouvernement fédéral augmente alors le supplément de revenu garanti de 50 dollars par mois. En 1985, il adopte une stratégie similaire en désindexant partiellement les allocations familiales et le crédit d’impôt pour enfants, et il augmente le crédit d’impôt pour enfant en fonction du revenu.

L’assurance-chômage fait l’objet d’une commission fédérale d’enquête dans les années 80. Des taux de chômage particulièrement élevés amplifient les coûts de ce programme, et les représentants des milieux d’affaires soutiennent que l’existence même de l’assurance-chômage contribue à faire grimper le taux de chômage. (Curieux! Le milieu des affaires ne propose pas de taxer la machinerie qui remplace plusieurs employés qui payaient des impôts??? C’est sûrement un simple oubli de leur part!!)

Le rapport de la commission penche également en ce sens et recommande une série de mesures visant à réduire les prestations qui, argue-t-on, encouragent les chômeurs à demeurer prestataires plus longtemps que nécessaire. (Quand le « gras dur » d’une commission d’enquête est jaloux du pauvre type qui manque de travail, la logique devient assez superficielle merci!) La majorité des membres de la commission recommandent également que les quelque 3 milliards de dollars ainsi récupérés à même les prestations soient transférés aux programmes de recyclage des travailleurs, de relocalisation ainsi qu’aux programmes de subventions salariales. (C’est évidemment de la « création d’emploie » par le gouvernement, chez les fonctionnaires).

Une minorité de membres publient un rapport d’avis contraire. Ils font valoir que le taux de chômage est le reflet d’une pénurie d’emplois et de la lenteur de la croissance économique et qu’il n’a rien à voir avec la motivation personnelle. Ils pressent le gouvernement de rendre l’assurance-chômage plus facilement accessible et d’augmenter les prestations. Le rapport de cette commission est rendu public en novembre 1986, mais les propositions de la majorité des membres sont tellement controversées que le rapport est par la suite relégué aux oubliettes. (Ouf! L’attaque était trop frontale; on se reprendra plus tard!).

Un programme visant à revoir l’ensemble du système de sécurité sociale canadien fait surface en 1984, à l’issue du rapport de la COMMISSION ROYALE D’ENQUÊTE SUR L’UNION ÉCONOMIQUE ET LES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT DU CANADA. Ce rapport fait valoir qu’avant la fin du XXe siècle, le Canada sera forcé d’entreprendre des changements économiques majeurs qui pourraient bouleverser de nombreux travailleurs canadiens et que le système de sécurité sociale devra être redéfini de façon à mieux refléter la réalité. (On le voit aujourd’hui; la réalité est que les pauvres s’appauvrissent et la classe moyenne devient pauvre).

De plus, les économistes spécialistes de la santé considèrent qu’une meilleure allocation des ressources existantes est possible et identifient les possibilités d’épargne. Cette initiative visant à introduire un système de soins de santé à deux niveaux au Canada, l’un déboursé par les patients, l’autre par le secteur public se traduira, si l’on en juge par les expériences au Royaume-Uni et aux États-Unis, par un service de première classe dans le secteur privé pour ceux qui ont des ressources suffisantes, et un service du secteur public se détériorant à un rythme constant pour la majorité. Or la population canadienne repousse ce système. Le régime canadien d’assurance-maladie demeure, et de loin, le programme social le plus populaire du pays. (Et les hôpitaux commencent à s’embourber).

La Commission recommande un régime de revenu annuel garanti appelé le Régime universel de sécurité du revenu, lequel serait financé et administré par le gouvernement fédéral. Il prévoit la somme optionnelle de 3 875 dollars annuellement pour tous les adultes et pour le premier enfant d’une famille monoparentale, et 765 dollars pour les autres enfants (9 150 dollars par année pour subvenir aux besoins d’une famille de quatre personnes, sans autre revenu). Ce programme serait financé en éliminant certains programmes de sécurité sociale déjà existants, et certains allégements fiscaux seraient éliminés. Étant donné qu’en 1984, un revenu de 9 150 dollars pour une famille de quatre membres vivant dans un important centre urbain se situe à 55 p. 100 sous le seuil de la pauvreté, les provinces seraient tenues de compléter le manque à gagner des familles et des personnes sans autres moyens de subsistance que leur prestation du gouvernement fédéral. La commission propose d’imposer ces revenus au taux de 20 p. 100. (20% d’impôt sur un revenu de 55% sous le niveau de pauvreté!!! Et on affirme combattre la pauvreté.)

Ces propositions qui, aux dires de la Commission, sont « radicales et non superficielles », sont toutefois considérées comme trop radicales par les hommes politiques, et le rapport se retrouve finalement sur les tablettes. Une variante des idées formulées dans ce rapport pourra éventuellement être intégrée aux programmes canadiens de sécurité sociale à venir, étant donné que le nombre d’emplois permanents et à temps plein tend à diminuer. (L’emploi diminue et on envisage d’intégrer des propositions restrictives radicales par la bande!!! Le gouvernement est vraiment là pour nous protéger!!!).

En 1987, la Loi canadienne sur la santé atteint son but en grande partie. Même si les tenants des honoraires supplémentaires et du ticket modérateur affirment que l’on n’a plus la maîtrise des coûts relatifs aux soins médicaux et que des revenus additionnels sont nécessaires, un examen des dépenses publiques sur les soins de santé par une commission royale d’enquête fédérale formée en 1984 révèle une relative stabilité des dépenses publiques dans ce secteur, depuis la mise en vigueur du régime d’assurance-maladie.

C’est dans ce contexte que le gouvernement décide de mettre un terme à l’universalité des allocations familiales et des pensions de vieillesse payées par le gouvernement.

En 1989, il adopte une disposition de récupération, forçant les familles à revenus élevés à rendre la totalité des prestations de ces deux programmes universels. La même règle s’applique aux personnes âgées à revenus élevés.

En 1992, les allocations familiales et le crédit d’impôt pour enfants sont remplacés par un nouveau programme de prestation fiscale qui prévoit un revenu mensuel non imposable pour chaque enfant, calculé d’après le revenu familial net déclaré dans les déclarations de revenus de l’année précédente. Des prestations maximales sont accordées aux familles à revenus faibles et modérés, tandis qu’elles sont progressivement réduites pour les familles dont le revenu familial atteint un plafond fixé à 25 921 dollars (le revenu moyen par famille est de 38 565 dollars en 1992).

En 1993 Lorsque les libéraux reprennent le pouvoir, ils poursuivent ce désengagement de l’État vis-à-vis de l’universalité des prestations et annoncent en 1996 que le programme de pensions de vieillesse sera remplacé en l’an 2001 par des prestations de la Sécurité de la vieillesse fondées sur le revenu. Cette brèche faite au principe de l’universalité des programmes de sécurité sociale semble être la formule la plus populaire au Canada, celle qui demeure intouchable sur le plan politique. Pourtant, il y a 10 ans, la population tenait les mêmes propos au sujet des allocations familiales et de la sécurité de la vieillesse. (Preuve que l’opinion publique est bien manipulée).

En 1994, le nouveau gouvernement libéral à Ottawa rend public un document de travail en vue d’une restructuration du système canadien de sécurité sociale. Les premières cibles de cette réforme sont le régime d’assurance-chômage et le soutien du fédéral aux programmes provinciaux de la santé, de l’aide sociale et de l’enseignement supérieur. Les pensions de vieillesse ne sont pas abordées. (On garde ça pour les années 2000).

 

L’accès des Canadiens au marché du travail est au centre de cette réforme. Un constat se dégage de ce document de travail : les chômeurs canadiens manquent de formation ou de motivation. On jette le blâme sur les programmes de soutien tels que l’assurance-chômage et l’aide sociale qui seraient à l’origine du manque de motivation des travailleurs. Ces programmes doivent adopter parmi les types d’aide offerte un caractère plus « actif ». On ne porte que peu d’attention à la création d’emploi. (Évidemment c’est plus démagogue de dire que le chômeur est paresseux.).

Dans ce document de travail, le gouvernement perçoit les mêmes faiblesses que celles qu’ont soulevées ses prédécesseurs du Parti conservateur 10 ans auparavant.

Régime d’assurance-chômage à deux niveaux

Le 1er juillet 1996 le gouvernement décide de remplacer l’expression « assurance-chômage » par « assurance-emploi ». Ce nouveau système mis en place fait une distinction entre les prestataires « normaux » et les prestataires « habituels ». Ces derniers sont sujets à des réductions de prestations et, éventuellement, à des vérifications du revenu. Par ailleurs, l’admissibilité aux prestations peut être assujettie à la volonté du prestataire de prendre part à des projets de travaux communautaires ou à des programmes de formation. Il ne s’agit plus d’une assurance sociale, mais bien d’une forme d’ « assistance-travail ». (Autrement dit : le travailleur n’est plus assuré d’un revenus; ce qui était le but initial de ce régime. Et ça, même s’il continue de payer cette « assurance». C’est un détournement de fond illégitime rendu « légal ». Encore plus brillant que les détournements de Vincent Lacroix ou de Earl Jones).

Réforme de l’aide sociale

Le régime d’assistance publique du Canada (RAPC) à frais partagés, mis sur pied en 1966, a pour but d’améliorer les programmes ordinaires d’aide sociale des provinces communément appelés l’ « assistance sociale ». Le RAPC présente pour la première fois des normes d’assistance sociale à l’échelle nationale : pour que le fédéral fournisse 50 p. 100 des coûts de l’assistance sociale, les provinces doivent répondre aux besoins financiers, quels que soient les motifs et le lieu de résidence.

Cette politique met fin à la confusion entourant les catégories de programmes basées sur les pratiques de la loi de l’assistance sociale voulant que les pauvres « méritants » aient des programmes d’aide distincts de ceux des pauvres « non méritants » tels que les programmes pour les aveugles, les handicapés, les personnes âgées et les mères célibataires avec des enfants.

Ces programmes sont remplacés par un seul programme d’aide sociale provinciale, qui inclut également la catégorie des « non méritants », soit ceux qui sont en mesure d’intégrer le marché du travail. Une mesure inusitée, la procédure d’appel, est également instituée en vertu du RAPC. (En faisant disparaître la notion « méritants » on remet tout le monde dans le même panier et on peut se servir des caractéristiques du « non méritant » pour juger tout le monde. Devraient suivre des « compressions »).

 

Le 1er avril 1996 Deux programmes de transfert fédéraux depuis longtemps en vigueur sont abolis, soit le financement des programmes établis, en vertu duquel le fédéral transférait de l’argent dans des programmes provinciaux de santé et de l’enseignement supérieur, ainsi que le régime d’assistance publique du Canada, par lequel Ottawa partageait les coûts de l’assistance sociale provinciale et de multiples services sociaux connexes dans une proportion de 50 p. 100. Pour suppléer à ces programmes, un mécanisme de financement global est mis en place, le transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux (TCSPS), en espèces et en points d’impôt, mais le budget alloué à cet effet subit une importante baisse de 7 milliards de dollars échelonnée sur deux ans, soit de 1996 à 1998. Par ailleurs, le TCSPS stipule que les standards nationaux pour la santé seront maintenus, mais dans les faits, tous les standards du RAPC sont abolis, sauf un.

       Ce qui laisse les provinces libres de dépenser cet argent là où elle le désire. Encore des détournements de fonds « légaux ».

Il reviendra aux provinces de répartir ce qui reste des paiements de transfert du fédéral. Certaines, comme l’Ontario et l’Alberta, ont déjà décidé de sabrer dans les paiements d’aide sociale aux familles et aux personnes les plus démunies, tandis que la Colombie-Britannique, dans un geste de défi à l’endroit du gouvernement fédéral qui n’a maintenu qu’un seul standard du RAPC, exige, depuis le 1er décembre 1995, que les bénéficiaires soient résidents depuis au moins trois mois avant d’être admissible à toute forme d’aide sociale.

Sabrer dans les prestations d’aide sociale est politiquement facile, sinon avantageux, du fait que notre perception de la PAUVRETÉ est encore ancrée à la mentalité qui prévalait au XIXe siècle.

Toutefois, lorsque les compressions dans les TCSPS commenceront à frapper les provinces, les protestations politiques seront difficiles à maîtriser. L’enseignement supérieur et les services de santé touchent un segment de la population qui fait beaucoup plus de bruit. Les défenseurs de l’aide sociale craignent que la santé et l’enseignement supérieur ne récoltent l’argent destiné à l’aide sociale, afin d’apaiser la colère des défenseurs de ces services. Certains voient dans ces transferts fédéraux et les quelques conditions s’y rattachant une tentative de la part d’Ottawa de calmer les nationalistes québécois qui se rebiffent à la moindre interférence du fédéral dans un domaine de juridiction provinciale. (Calmer les nationalistes québécois en diminuant les budgets de transfert au Québec, faut quand même avoir une logique supérieure!!!)

Dépenses relatives aux programmes sociaux trop élevées?

Si l’on compare les dépenses relatives aux programmes sociaux du Canada à celles d’autres sociétés industrialisées, le Canada occupe une position médiane. Pour les trois catégories suivantes : a) une famille à faible revenu, dont la mère est le seul soutien de deux enfants; b) une famille à salaire unique et irrégulier; et c) une famille dont le soutien est depuis longtemps sans travail, les fonds publics sont moins généreux au Canada que dans huit autres pays de l’OCDE.

Sécurité sociale au Canada : une nouvelle orientation

L’évolution de la sécurité sociale au Canada depuis le milieu des années 70, et plus particulièrement dans les années 80 et 90, est axée vers ce que R.M. Titmuss désigne comme le « modèle de politique sociale de la servante », c’est-à-dire que l’on considère les programmes sociaux comme le prolongement de l’économie.

 

La flexibilité du marché du travail est la clé de la prospérité dans un contexte d’économie mondiale, dit-on aux Canadiens. Tout programme social qui fait entrave à la flexibilité tels les prestations d’assurance-chômage trop généreuses ou des paiements d’aide sociale « passifs » doivent être revus. (Curieux tout de même : on souligne le « trop généraux » sans parler du « trop coûteux » pour celui qui paie et n’y a pas droit).

D’après le « modèle de la servante », les prestations doivent être payées selon « le mérite, la performance au travail et la productivité » plutôt qu’en fonction des besoins. (On ne peut demander plus « généreux » sinon plus « équitable » pour avoir payé une « assurance »).

C’est dans cette perspective que la nouvelle « assurance-emploi » entre en vigueur en 1996. Elle pénalise toutefois les travailleurs saisonniers, même dans les régions où les possibilités d’emplois sont inexistantes. Le concept d’assistance-travail, une idée véhiculée en Amérique et qui fait maintenant son chemin au Canada, est également derrière cette initiative qui exige des bénéficiaires de l’aide sociale de travailler ou d’obtenir une quelconque formation pour être admissible aux prestations.

Bien que l’on reconnaisse l’importance de la formation, ces programmes d’assistance-travail sont critiqués aux États-Unis, car ils ne répondent pas aux normes établies et offrent peu d’espoir de mener à des emplois correctement rémunérés. L’idée sous-jacente à l’obligation de travailler pour être admissible aux prestations d’aide sociale est que les pauvres sont paresseux et qu’ils se servent du filet protecteur de l’aide sociale comme d’un hamac.

On oublie que durant la Deuxième Guerre mondiale la liste des rationnaires avait fondu comme neige au soleil devant la multitude de possibilités d’emploi que l’effort de guerre avait entraînées dans son sillage. Cette expérience aurait pourtant dû mettre fin à un tel sectarisme. (Vous sous-entendez une administration logique et équitable au gouvernement. Vous rêvez!!! Le gouvernement défend des intérêts financiers particuliers).

Un modèle de sécurité sociale tout à fait différent et plus répandu dans les pays d’Europe de l’Ouest est axé vers l’intégration et la redistribution et offre des services universels multiples. Ce modèle lutte contre l’exclusion sociale, vise l’égalitarisme et cherche à sortir les familles et les personnes seules de la pauvreté.

Les cas d’exclusion sociale abondent au Canada : les sans abri; les enfants qui grandissent dans la pauvreté, les habitués des banques alimentaires et l’armée des sans emploi en sont autant d’exemples.

(Tiré du texte de DENNIS GUEST)

En 1999 Les profits n’étant pas suffisant, on prodède à une « réactualisation » du serment d’Hyppocrate au Québec. Le médecin n’a plus aucune responsabilité envers le malade et c’est une ère nouvelle pour BIG PHARMA. D’ailleurs, ce n’est plus un serment mais une « affirmation solennelle ». Voir:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d’Hippocrate

solennel, adjectif
Féminin elle. 
Sens 1 Célébré publiquement avec apparat. Ex Une célébration solennelle

C’est-y assez « solennel » pour lui remettre votre vie entre les mains?

       Si vous avez bien lu, il est clair qu’à chaque fois que le gouvernement fut obligé de faire un pas vers l’amélioration de la qualité de vie du citoyen, il y a quelqu’un qui travaille en douce pour reprendre et détourner l’argent attribuée à ces fins.

      Le plus notoire de ce qui est décrit plus haut est que l’inflation est toujours l’excuse qui permet de diminuer l’efficacité des régimes sociaux. Et pourtant, l’inflation est directement reliée, non pas aux travailleurs, mais bien aux administrateurs financiers.

     Au lieu de travailler à améliorer les finances pour générer des profits, ils agissent comme des hyènes qui s’approprient du moindre morceau de chair qui reste sur l’os social.

     Et comme depuis une dizaine d’années, les profits honnêtes ne sont pas suffisants, on crée des monopoles, plus ou moins publics, et on hausse le coût des produits artificiellement.

    Résultat les pauvres deviennent mendiants et la classe moyenne devient pauvre.

 

       On remarque également que depuis les années 70, les gouvernements se joignent au secteur financier pour accélérer le processus.

      Voilà pourquoi la population se désintéresse de la politique. On essaie d’oublier l’existence du bourreau qui finira bien, un jour,  par nous attraper tous, individuellement.

      Ce n’est pas vrai que nous ne pouvons pas nous défendre. Ce n’est pas vrai que nous devons accepter de choisir des dirigeants limités à des partis qui jouent le jeu du « bon » policier et du « mauvais » policier. Nous avons la possibilité  d’inscrire notre droit le plus fondamental dans la démocratie, c’est à dire notre droit de

                                                        !!!!!VETO!!!!!

 

        Véto est un mot latin qui signifie : Je refuse…Je m’objecte!!!! Si vous inscrivez veto sur votre bulletin de vote, les autorités ne pourront pas cacher ce rejet du système actuel indéfiniment.

       De sorte qu’éventuellement, nous pourrons réinstaller une vraie démocratie qui, au minimum, adoptera la règle de « Une voix = Un vote ».

      Ce qui est le minimum exigé en vraie démocratie.

     Nous pourrons alors poursuivre le réajustement social par la suite et créer une société propère, juste et équitable..

Amicalement

                                                                                  Elie l’Artiste

Grèce : l’impossible sacrifice

L’agence de notation Moody’s vient encore de dégrader de trois crans la note de la Grèce - de B1 à Ba1 – alors même que ce pays a réussi le tour de force de réduire son déficit budgétaire de 15.4 du P.I.B. en 2009 à 9.5% l’an dernier! Non contents de ces efforts herculéens consentis, ceux que l’on désigne sous l’appellation ironique de « troïka » – à savoir le F.M.I., la BCE et l’Union Européenne – exigent pourtant de la Grèce et de ses citoyens encore et toujours plus de sacrifices… Ayant certes reconnu l’ »accomplissement impressionnant » conduit par ce pays, ces trois institutions exhortent ainsi la Grèce à persévérer sur la voie de la réduction de ses dépenses et de la collecte des impôts après avoir mené à terme des réformes drastiques de son marché de l’emploi, de son système de santé et de ses professions libérales.

En réalité, le citoyen grec moyen se retrouve proprement saigné par cette austérité gouvernementale cruelle et sans précédent. Et, au demeurant, les manifestations se multiplient tout comme les grèves générales et ce depuis un an que cette rigueur s’est abattue sur une population qui était déjà livrée à elle même par la faute d’un Etat défaillant et corrompu.  Comment en effet subir sans broncher une baisse des salaires de 30% des fonctionnaires, une augmentation de 21% de la T.V.A. ou les sacrifices des retraités qui acceptent des coupes dans leurs pensions? Le grec de base n’en a pourtant pas fini d’être sollicité – ou pressé, c’est selon – car après s’être contractée de 4.5% en 2010, l’économie sera encore dans le rouge à hauteur de 3% en 2011 alors que l’inflation s’approche dangereusement des 6% et que le chômage atteint 14% de la population, dont 35% chez les jeunes…!

Ceux qui veulent bien se donner la peine de parler aux grecs et de s’intéresser à leur sort reconnaissent (et craignent) un vent révolutionnaire qui souffle sur cette pauvre nation car ses citoyens ont aujourd’hui atteint l’extrême limite de ce qu’ils pouvaient endurer. En fait, cette classe moyenne aujourd’hui totalement dévastée se rend compte qu’elle paie les dettes des riches – politiciens et hommes d’affaire – ayant rivalisé en évasion fiscale ces dernières décennies. Dans un tel contexte explosif, on ne comprend que trop ce projet de loi tout récemment présenté au Parlement et qui punit d’emprisonnement tout fraudeur ayant des arriérés de plus de 75’000 Euros!

Côte d’Ivoire – Laurent Gbagbo: clap de fin en mars ?

Phillip Carter III

Selon l’ambassadeur américain en Côte d’Ivoire, « Il ne reste plus guère de temps à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir pacifiquement et honorablement en Côte d’Ivoire ». Info ou intox ? Il a même rajouté que le sortant ivoirien sera balayé, bientôt, par l’armée, puisqu’il n’arrivera plus à les payer…Plus facile à dire qu’à faire ?

L’ambassadeur Phillip Carter III dont on sait qu’il ne porte pas vraiment Laurent Gbagbo dans son coeur n’est-il pas entrain de faire de l’intox pour que l’armée le dépose plus rapidement en évitant ainsi que l’ECOMOG ne fasse le sale boulot ? Ou bien simplement de faire croire aux Ivoiriens que leur seul avenir est du côté du président élu, reconnu par la communauté internationale, Alassane Dramane Ouatarra ? Pour lui, pas de doute possible, « La fenêtre est en train de se refermer pour un départ honorable et pacifique de Gbagbo accompagné d’une amnistie », a-t-il averti à la presse lors de son récent séjour à Washington.

Est-ce à dire que M. Carter estime que la « chute » de Laurent Gbagbo le conduira automatiquement devant la CPI ? L’ambassadeur s’appuie aussi, dans sa diatribe, sur le fait que M. Gbagbo n’aurait plus les moyens de payer les forces armées ivoiriennes. Alors que les exportations de cacao, principale ressource du pays, se sont taries après l’appel au boycottage lancé par M. Ouattara, et malgré la prise des bureaux de la Banque centrale des États de l`Afrique de l`Ouest ( BCEAO) ivoirienne, il y aurait un manque criard de liquidité. Selon M. Carter, Laurent Gbagbo en est réduit à « voler » des entreprises par le biais d’extorsion d’argent afin de verser les salaires des militaires tandis qu’il a retenu ceux des enseignants et les pensions des retraités.

La méthode d’étranglement financier marchera-t-elle ? Le lien de cause à effet et/ou causalité multifactorielle serait que Gbagbo quitte le pouvoir mais l’armée lui restant plus ou moins fidèle avec une présidence impossible pour Alassane Dramane Ouatarra. Mais l’argent étant le nerf de la guerre, si les amis de Ouatarra en versent à la Côte d’Ivoire à satiété, il pourra s’en sortir. Comme me disait le virevoltant blogueur ALERT2NEG, « Que les amis de Laurent Koudou Gbagbo l’aide donc à payer les fonctionnaires au lieu de lancer des cris d’orfraie dans les journaux ». Chant du cygne ? Personne ne le sait. Toujours est-il que, le sortant ivoirien doit avoir pris certaines mesures mais, qu’adviendra-t-il d’un pays où seuls les militaires seraient rémunérés ?

Si Laurent Gbagbo tombe, qu’adviendra-t-il de ses supporters zélés ? On se demande finalement l’intérêt du Groupe de haut niveau de l’Union africaine (UA) pour le règlement de la crise en Côte d’Ivoire, créé par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA lors de sa 259ème réunion. Si le goulot d’étranglement financier fonctionne, ne serait-il pas plus important de rester dans la même dynamique ? Néanmoins, que dire de la seconde voie envisagée qui écarterait les deux protagonistes ? Il s’agirait d’une transition de deux ans menée par une personnalité de la société civile ivoirienne qui organisera des élections libres dans deux ans…Bon, faisons-nous un petit zouglou (musique ivoirienne) avec le groupe « Les Garagistes. » en espérant une réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire…

Affaire à suivre !

Côte d’Ivoire – Laurent Gbagbo: clap de fin en mars ?

Phillip Carter III

Selon l’ambassadeur américain en Côte d’Ivoire, « Il ne reste plus guère de temps à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir pacifiquement et honorablement en Côte d’Ivoire ». Info ou intox ? Il a même rajouté que le sortant ivoirien sera balayé, bientôt, par l’armée, puisqu’il n’arrivera plus à les payer…Plus facile à dire qu’à faire ?

L’ambassadeur Phillip Carter III dont on sait qu’il ne porte pas vraiment Laurent Gbagbo dans son coeur n’est-il pas entrain de faire de l’intox pour que l’armée le dépose plus rapidement en évitant ainsi que l’ECOMOG ne fasse le sale boulot ? Ou bien simplement de faire croire aux Ivoiriens que leur seul avenir est du côté du président élu, reconnu par la communauté internationale, Alassane Dramane Ouatarra ? Pour lui, pas de doute possible, « La fenêtre est en train de se refermer pour un départ honorable et pacifique de Gbagbo accompagné d’une amnistie », a-t-il averti à la presse lors de son récent séjour à Washington.

Est-ce à dire que M. Carter estime que la « chute » de Laurent Gbagbo le conduira automatiquement devant la CPI ? L’ambassadeur s’appuie aussi, dans sa diatribe, sur le fait que M. Gbagbo n’aurait plus les moyens de payer les forces armées ivoiriennes. Alors que les exportations de cacao, principale ressource du pays, se sont taries après l’appel au boycottage lancé par M. Ouattara, et malgré la prise des bureaux de la Banque centrale des États de l`Afrique de l`Ouest ( BCEAO) ivoirienne, il y aurait un manque criard de liquidité. Selon M. Carter, Laurent Gbagbo en est réduit à « voler » des entreprises par le biais d’extorsion d’argent afin de verser les salaires des militaires tandis qu’il a retenu ceux des enseignants et les pensions des retraités.

La méthode d’étranglement financier marchera-t-elle ? Le lien de cause à effet et/ou causalité multifactorielle serait que Gbagbo quitte le pouvoir mais l’armée lui restant plus ou moins fidèle avec une présidence impossible pour Alassane Dramane Ouatarra. Mais l’argent étant le nerf de la guerre, si les amis de Ouatarra en versent à la Côte d’Ivoire à satiété, il pourra s’en sortir. Comme me disait le virevoltant blogueur ALERT2NEG, « Que les amis de Laurent Koudou Gbagbo l’aide donc à payer les fonctionnaires au lieu de lancer des cris d’orfraie dans les journaux ». Chant du cygne ? Personne ne le sait. Toujours est-il que, le sortant ivoirien doit avoir pris certaines mesures mais, qu’adviendra-t-il d’un pays où seuls les militaires seraient rémunérés ?

Si Laurent Gbagbo tombe, qu’adviendra-t-il de ses supporters zélés ? On se demande finalement l’intérêt du Groupe de haut niveau de l’Union africaine (UA) pour le règlement de la crise en Côte d’Ivoire, créé par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA lors de sa 259ème réunion. Si le goulot d’étranglement financier fonctionne, ne serait-il pas plus important de rester dans la même dynamique ? Néanmoins, que dire de la seconde voie envisagée qui écarterait les deux protagonistes ? Il s’agirait d’une transition de deux ans menée par une personnalité de la société civile ivoirienne qui organisera des élections libres dans deux ans…Bon, faisons-nous un petit zouglou (musique ivoirienne) avec le groupe « Les Garagistes. » en espérant une réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire…

Affaire à suivre !

L’injustice faite aux femmes

Alternative libertaire milite pour « intégrer le combat féministe à la lutte de classes ». « L’ensemble du mouvement social a tout à y gagner », écrit Christine, adhérente de l’Orne, qui livre un état des lieux peu réjouissant. Extraits.

« Les femmes sont déjà plus pauvres que les hommes. En 2007, 7,4% des femmes étaient en situation de pauvreté contre 6,9% des hommes. La différence était particulièrement marquée chez les personnes les plus âgées : après 75 ans, il y a deux fois plus de femmes pauvres que d’hommes. Pour deux raisons principales : les hommes les plus démunis ont une espérance de vie inférieure, une partie d’entre eux sont donc décédés. Et surtout, de nombreuses femmes perçoivent des pensions très faibles, une mince pension de réversion ou le minimum vieillesse.

L’écart est aussi important pour les moins de 30 ans, il s’agit souvent de mères célibataires qui perçoivent une allocation parent isolé ou un salaire à temps partiel, tous deux inférieurs au seuil de pauvreté. (…) Avant la réforme des retraites, les femmes partent déjà avec une retraite inférieure en moyenne de 38% à celle des hommes et pour plus de la moitié d’entre elles avec moins de 900 euros par mois. Cette différence s’explique par les carrières incomplètes (années d’arrêt pour élever les enfants et temps partiel) et les salaires inférieurs. La nécessité de pallier les carences du service public de garde des enfants, provoquant plus d’interruptions de carrières, et l’extension du nombre d’emplois de services à la personne, à temps partiel et mal payés, va encore accroître ce phénomène de paupérisation des salariées donc des retraitées.

Et la réforme des retraites va en rajouter une couche. Si les pensions baissent, elles baisseront aussi pour les femmes, les retraitées pauvres le seront encore plus. De plus 30% des femmes attendent 65 ans aujourd’hui pour partir en retraite (contre 5% des hommes) pour avoir une pension à taux plein. Et avant, elles sont dans la grande majorité des cas au chômage entre 60 et 65 ans et même plus tôt, donc avec de faibles ou très faibles revenus. Le recul de l’âge du départ à la retraite à taux plein à 67 ans va accroître cette période de grande précarité et sans doute dissuader des femmes de tenter de l’atteindre. Le dispositif permettant aux fonctionnaires ayant eu trois enfants de partir en retraite à taux plein au bout de 15 ans va être aboli, réintégrant les femmes concernées (près de 15 000 en 2008) dans la catégorie des femmes à carrière incomplète donc à faible retraite. » Une autre bonne raison de ne rien lâcher dans la bataille des retraites : pour nos soeurs !

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A’ lire aussi:

  1. Malgré l’aumône d’amendements faite au peuple, la contre-réforme reste « une machine infernale à fabriquer des retraites de misère »

Vivement, la retraite à 67 ans

La retraite à 67 ans ? Bien sûr, faites donc, ça presse…  Autrement, que ferait-on de toute cette vie de trop… ?   Je charrie un peu, mais il reste que  le prolongement de la vie active est inévitable et on le sait.  En France, en Allemagne… partout.   Sinon, c’est la vie inactive qu’on prolonge… et ce n’est pas très motivant.

Querelle académique, de toute façon. Au Canada, il  y a bien une trentaine d’années que les actuaires nous ont prévenus que ce serait dur, le début de siècle. Ces décennies d’après-guerre où l’on a fait tellement enfants – suivies de celles où l’on en a fait tellement moins – nous ont bâti une drôle de pyramides des âges. Et le  secret de cette grande pyramide… c’est qu’elle n’en a pas !  Car la démographie est une science exacte: les premiers « baby boomers », nés en 1946, auront 65 ans  en 2011… et ils vont se présenter au guichet.

Nous avons aujourd’hui, au Québec, quatre (4) personne au travail pour une personne à la retraite. Nous allons tendre rapidement vers une situation où il n’y en aura plus que deux (2).   Ce sera dur… En France, ce n’est pas aussi grave… mais essentiellement on a le même problème. La solution démographique, c’est d’inviter plus de jeunes immigrants pour remodeler la pyramide. Disons, pudiquement, que les conséquences sociales peuvent être significatives et dérangeantes.

Y a-t-il une alternative ? Oui, refouler les pensionnés vers le marché du travail. Il n’est pas dit dans la Bible ni le Coran que la retraite est à soixante ans (soixante-cinq ans, au Canada) et, s’inspirant de la science qui a déjà prolongé la vie tout court de plus de 5 ans sans que personne ne s’insurge, on peut prolonger la vie active de 60 à 67 ans en France. C’est la bonne chose à faire.

Pourquoi, alors tant de résistance ? Parce que l’âge des retraites n’est qu’un volet d’un problème plus vaste qui est une mauvaise répartition de la richesse et du revenu et que le Capital – en parfaite connivence avec le Pouvoir – s’amuse comme un petit fou à faire déraper le débat vers la question des retraites où il a un bon argumentaire… Il en profite pour escamoter tout le dossier de la répartition de la richesse, où sa turpitude est totale !

Il ne faut pas se battre sur l’age de la retraite, c’est un mauvais combat. Il faut se battre pour l’équité dans la transition…  et en profiter pour remettre les pendules à l’heure. Toutes les forces qui luttent pour la justice sociale devraient lutter POUR la retraite universelle à 67 ans…. Mais  se mobiliser pour imposer quelques précautions.

D’abord, exiger le respect strict des droits acquis. Le temps de cotisation selon les normes en vigueur doit conférer le droit inaliénable de toucher la pension prévue au moment prévu.  On pourra inviter bien poliment les travailleurs qui ont ces droits acquis à rester au travail – ce qui est important pour la structure fiscale -  mais ce doit être sans le leur imposer et donc sans rien leur enlever des sommes qui leur sont dues.  Il faut leur offrir des avantages supplémentaires pour qu’ils acceptent cette proposition.

Ensuite,  pour tous ceux qui sont déjà au travail et et qui cotisent déjà, il faut recalculer les prime sur la base du temps qui leur reste à cotiser avec la nouvelle législation, de sorte que le sacrifice exigé soit équitable pour tous.    Seuls les nouveaux cotisants doivent payer intégralement la prime basée sur un départ en retraite a 67 ans.  Pour les autres, au prorata des temps passés et à venir. Une prime douce, peut-être négative, pour ceux en fin de carrière. Ce calcul actuariel est trivial.

Cette question actuarielle est incontournable, mais, toutefois, elle ne règle pas le débat; elle le lance, car c’est le moment de remettre les pendules à l‘heure, de deux (2) façons.

La première, c’est que oui, la durée de vie active doit augmenter, mais il ne s’agit pas de simplement ajouter des années è la vie active. Il faut structurer celle-ci autrement, pour qu’elle colle à la réalité d’un marché du travail où les travailleurs  sont de moins en moins interchangeables et où des recyclages périodiques seront indispensables.  Veut-on que chaque recyclage signifie chômage et assistanat ?

On ne peut pas espérer que, dans un marché du travail en constante mutation, la « main invisible » des penseurs libéraux interrompra sa délectation morose pour trouver des emplois  a tous et à chacun ; il va falloir que la société s’en occupe. Posons donc l’hypothèse d’un Plan de Carrière de l’individu. Un plan s’étalant sur 50 ans, de 17 ans, quand il termine le Cycle Général d’éducation que tout citoyen devrait compléter, à 67 ans, quand il a droit à la pension des aînés.

Ce « Plan de carrière » n’aura rien de contraignant, on pourra en changer en tout temps. Ce sera plutôt une esquisse, car la réalité y apportera continuellement des changements. Mais, durant ces cinquante ans, l’individu type devrait néanmoins pouvoir imaginer sa vie en y prévoyant des périodes de travail, des périodes de formation et des périodes de loisir. Durant toutes ces périodes, il doit jouir du droit à un revenu garanti.

Un revenu qui lui sera  garanti en fonction de sa « compétence reconnue », mais qui impliquera aussi un travail et une formation continue. Une formation professionnelle initiale, relativement courte, mais ensuite, tout au long de sa vie active, une formation complémentaire qui en marquera les étapes.

Le travailleur recevra d’abord des stages périodiques de mise à jour de ses connaissances qui maintiendront sa qualification de départ. Durant ces stages,  il sera considéré au travail  et sa rémunération demeurera  inchangée.  Ensuite, il aura accès aussi, pratiquement en tout temps, à des formations de perfectionnement à la mesure de son ambition comme de ses aptitudes.

Ce sont ces formations, gratuites, accessibles sur concours, qui lui permettront de poursuivre  son cheminement, en améliorant ses connaissances et en accédant à d’autres paliers professionnels pour lesquels il pourra obtenir une compétence reconnue. Il pourra ainsi, au cours de sa vie, développer tout son potentiel et accéder à des tâches de plus en plus rémunératrices.

Ces périodes de formation, entrecouperont des périodes de travail dans des fonctions en constante redéfinition.  Une carrière de 50 ans, avec retraite à 67 ans, soit… mais avec bien moins d’heures de travail par années et des périodes rémunérées fréquentes de formation et de loisir .  Ce schéma est le seul compatible avec l’évolution technologique annoncée; celui qui, dans ce marché du travail en furieuse activité, voudrait rester immobile et ne pas changer, sentirait vite  lui passer sur le corps le stampede de toute la société en mouvement.

La deuxième remise à l’heure qui doit accompagner  le prolongement de la vie active, c’est le rapport de la valeur du travail à celui du capital.    Il faut que la valeur relative du travail soit largement augmentée. Le défi immédiat n’est pas de produire davantage, mais de rendre la demande effective et mieux adaptée aux besoins, pour que le peuple puisse jouir de tout ce qu’il peut produire.

On discutera de la formule, mais prévoyons que la valeur du travail, en termes réels, devrait rapidement doubler.  C’est ainsi que doit se terminer la crise actuelle.  Cette discussion devrait être sereine, car le capital fixe est déjà sous contrôle des travailleurs et le capital monétaire ne vaut plus que ce que l’État décide qu’il vaut.  Les entêtés risqueraient d’être promptement étêtés…

Pour les détails, on pourra consulter, entre autres, les articles de la section Travail du site Nouvelle Société  http://nouvellesociete.wordpress.com-travail/

Pierre JC Allard

L’hypocrisie des syndicats des services publics

Par Philippe David

Si on doit en croire les représentants syndicaux des employés du secteur public, ces pauvres font face à une grande injustice vis-à-vis des travailleurs du secteur privé. Pour ajouter du poids à leurs paroles, ils pointent un étude de l’ISQ qui indique que les salaires des employés publics accusent un retard sur ceux du secteur privé. Voici ce qu’ils ne vous diront pas:

  1. L’étude en question ne compare le salaire des employés publics qu’avec ceux du secteur privé travaillant dans une entreprise de 200 employés et plus et qui sont syndiqués. Comparaison raisonnable? Pas si on considère que les salaires des employés du secteur public proviennent des taxes imposées au secteur privé. D’ailleurs, si vous ajoutez seulement les non-syndiqués des grandes entreprises, on se retrouve avec un avantage de 3,6% pour le secteur public. Je vous laisse imaginer comment l’écart peut se creuser si nous incluons la majorité des québécois qui travaillent pour une PME ou qui sont travailleurs autonomes. Ce sont eux qui paient la note sans avoir aucun avantage équivalent.
  2. Les employés du secteur public travaillent 147 heures de moins que ceux du privé. C’est l’équivalent de quatre semaines de congé de plus. C’est un avantage qui se paie.
  3. La légendaire sécurité d’emploi des employés publics fait que la plupart d’entre eux y passent leur carrière entière. Dans le privé, la plupart des travailleurs changent d’emploi plusieurs fois dans leur carrière avec des salaires et avantages très variables d’un employeur à l’autre.
  4. Les employés publics ont la Mercedes des plans de retraite à prestations déterminées qui leur garantit 70% de la moyenne de leur 5 meilleures années de salaire. Par comparaison, à peine 25% des employés du privé ont accès à un régime de retraite et la plupart sont à cotisations déterminés. Les régimes à prestations déterminées sont en voie de disparition au privé car ils sont de véritables gouffres financiers pour les employeurs et la plupart des régimes actuels sont sous-capitalisés. Selon ce récent document de l’IEDM, même si un travailleur du privé avait accès à un tel plan de retraite (ce qui est loin d’être le cas), grâce à leur sécurité d’emploi, les employés du public auraient 41% plus de capital accumulé dans leur plan de retraite. C’est donc un avantage considérable que les employés publics ont sur ceux du secteur privé. En particulier quand on considère que 75% d’entre eux n’ont aucun plan de retraite, mis à part ce qu’ils économisent dans leur REER. Pourtant, ce sont ces gens qui paient pour la retraite des employés du secteur public.


Mon point ici n’est pas de blâmer les employés de l’état pour la mauvaise gestion des finances publiques. Le blâme pour cette situation repose sur les épaules des politiciens et des syndicats, mais il n’empêche qu’ils en ont largement profité pendant bien des années et il faudra bien qu’un jour cette iniquité soit adressée. La seule façon de rétablir cet équilibre sera que les employés du public perdent de leurs acquis car aucune compagnie privée ne peut se comparer au gouvernement. On me dit que ce n’est pas aux employés publics de souffrir parce que l’état est mal géré (comme si certains d’entre eux ne prenaient pas justement part à cette gestion), mais est-ce aux contribuables de se serrer la ceinture à leur place?

À tout le moins, tous ces avantages doivent être pris en ligne de compte dans toute négociation avec les syndicats et si c’était le cas, je vois mal comment les augmentations de 11.25% sur trois ans ou même la contre-offre de 7% offerte par le gouvernement soient justifiées dans les circonstances. Les contribuables n’en ont pas les moyens. Le fait que le gouvernement ne rejette pas carrément les revendications du front commun n’est qu’une autre preuve du copinage entre le gouvernement et les syndicats.