MIGRATION MONDIALE

LIMA, le 7 octobre 2015 – Alors qu’un nombre sans précédent de migrants et de réfugiés en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient affluent en Europe (3 millions d’ici deux ou trois ans), un nouveau rapport de la Banque mondiale / FMI montre que les migrations à grande échelle des pays pauvres vers les régions riches seront une constante de l’économie mondiale pour les décennies à venir en raison des importants mouvements de population entre pays (…)  (Une autre tautologie du FMI. En raison de la pauvreté qui poussera les affamés à rechercher leurs moyens de subsistance dans les pays supposément riches – en fait les pays du Nord où il y a de plus en plus de pauvres et de moins en moins de riches – de plus en plus riches. Robert Bibeau. Directeur, Les7duQuébec.com).

 

Selon le Rapport de suivi mondial 2015/2016 : Objectifs de développement dans une ère de changement démographique rendu public en préambule aux Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI tenues au Pérou, le monde connaît aujourd’hui d’importants mouvements de population qui façonneront le développement économique pendant les prochaines décennies et qui, tout en posant des défis, proposent une voie à la réduction de la pauvreté et au partage de la prospérité  si les bonnes politiques sont mises en place aux niveaux national et international.  (Quelle prospérité crétins de la Banque Mondiale ?  Le monde capitaliste est en récession au Sud comme au Nord imbéciles. Les politiciens n’y peuvent rien … vous ne le saviez pas?   Robert Bibeau. Directeur. Les7)

La part de la population mondiale en âge de travailler a culminé à 66 % et est maintenant sur le déclin. La croissance de la population mondiale de plus de 2 % dans les années 1960 devrait ralentir jusqu’à 1 %. La proportion de personnes âgées devrait presque doubler pour atteindre 16 % en 2050 et le nombre total d’enfants se stabiliser à 2 milliards.

La direction et le rythme de cette transition démographique mondiale varient considérablement d’un pays à l’autre et ses conséquences diffèrent selon le rang qu’occupe ce pays sur les échelles du vieillissement et du développement économique. Le rapport indique que tous les pays, quels que soient leur diversité et leur stade de développement, peuvent exploiter cette transition démographique en tant qu’importante opportunité de développement.

« Si des politiques adéquates sont mises en place, cette ère de changement démographique peut être un moteur de croissance économique, » a déclaré Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale. « Si les pays aux populations vieillissantes trouvent les moyens de faire participer les réfugiés et les migrants à leur économie, tout le monde en bénéficiera. Tout semble montrer que les migrants n’hésitent pas à travailler dur et que les impôts qu’ils payent compensent largement les services sociaux qu’ils consomment ». (Tout ceci est faux. L’économie mondiale – le mode de production se développe selon ses propres lois indépendantes de la volonté humaine et des belles idéologies généreuses et hypocrites de ces valets du capital. Or le développement capitaliste dilapide ces énergies nouvelles offertes par l’humanité en croissance démographique si bien qu’un être humain qui naît c’est une bouche de plus è nourrir et deux bras travaillant à gaspiller au chômage- désoeuvré.  Robert Bibeau. Directeur. Les7)

Plus de 90 % de la pauvreté mondiale se concentre dans les pays au faible revenu, à la population jeune et croissant rapidement. Ces pays peuvent s’attendre à voir leur population en âge de travailler augmenter de façon significative (mais sans travail par la faute du système économique déjanté Robert Bibeau). Dans le même temps, plus des trois quarts de la croissance mondiale est générée dans les pays à revenu élevé qui enregistrent des taux de fécondité beaucoup plus bas, une diminution du nombre des personnes en âge de travailler et un nombre croissant de personnes âgées.  (Quelle croissance demandons-nous ?  Les trois quarts de rien du tout quand la dépression économique s’abat sur les pays pseudo riches. Robert Bibeau).

« Pour les années à venir, les changements démographiques analysés dans ce rapport vont poser des défis fondamentaux aux décideurs politiques dans le monde entier », a indiqué Christine Lagarde,

Directrice générale du FMI. « Qu’il s’agisse des implications du vieillissement continu des populations, des actions à prendre pour bénéficier d’un dividende démographique ou de la gestion des flux migratoires, ces problèmes sont au centre des débats politiques nationaux et du dialogue international sur la meilleure façon de coopérer pour gérer ces différentes pressions ».

Sur le plan national, les gouvernements des pays aux populations jeunes peuvent maximiser les avantages de la démographie en investissant dans la santé et l’éducation afin de maximiser les compétences et les perspectives d’emploi de leur jeunesse (en investissant quel argent Madame Lagarde ?  Les trusts capitaliste bouffent tous les profits et délocalisent leurs  dividendes vers les  sanctuaires fiscaux loin de la vue des pauvres affamés. Robert Bibeau). Les pays dont la population vieillit devraient consolider les acquis économiques en stimulant la productivité et protéger les personnes âgées en renforçant leur système de protection sociale et autres dispositifs d’aide sociale. Au niveau mondial, la libéralisation des flux transfrontaliers du commerce, des investissements et des personnes peut aider à gérer les déséquilibres démographiques.

 

Les pays peuvent bénéficier d’un premier dividende démographique quand la main-d’œuvre croît proportionnellement à la population, apportant alors une puissante accélération de la croissance (s’ils trouvent du boulot – de quoi vendre leur force de travail plus cher que ce que ça coûte pour la renouveler. Sinon pas de dividende démographique (sic) Robert Bibeau). Avec l’accroissement de la production et des ressources résultant de modifications de la pyramide des âges, un second dividende est possible car l’épargne s’accumule et l’investissement augmente (quelle épargne la mère Lagarde? Quand on sait qu’un ménage  au Canada a plus de dette qu’il ne peut en rembourser soit  165% de son revenu annuel.  Ne parlons pas des pays sous-développés…  Ils vivent où les experts de la Banque Mondiale ?  Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com).

Alors que les pays à faible revenu peuvent s’attendre à enregistrer la plus forte croissance dans la part de leur population en âge de travailler, beaucoup d’entre eux souffrent de conflits ou d’une fragilité qui risquent de réduire les gains attendus (Ah enfin une parole de bon sens- vous savez donc que la guerre sévit dans une trentaine de ays pauvres sur la planète Qui propage ces guerres madame Lagarde ?  Robert Bibeau). Le rapport indique qu’avec la forte fécondité et la croissance de sa population, l’Afrique subsaharienne abritera une part importante des enfants et des personnes en âge de travailler dans les décennies à venir.

« Comme nous le rappellent les images déchirantes de familles fuyant désespérément la guerre, de nombreux migrants quittent leur maison en raison des conflits, de l’instabilité ou de l’absence d’opportunités économiques  dans leur pays », a expliqué Kaushik Basu, Premier Vice-président et Économiste en chef à la Banque mondiale.

« Alors que de nombreux réfugiés se déplacent vers les pays riches, les flux démographiques vers les pays à faible et moyen revenu sont beaucoup plus grands et souvent sous-estimés. Créer des opportunités économiques dans les pays où la proportion de jeunes progresse contribuera à leur stabilité et leur développement économique et aidera les pays à abaisser leurs taux de fécondité, ce qui contribuera à accélérer leur croissance ».  (Il rit certainement de nous le banquier BASU.  Créer des opportunités économiques pendant une Grande Dépression –  ça se fait comment ? Robert Bibeau)

Les pays dont le développement accuse du retard et dont le taux de fécondité est élevé, comme par exemple le Niger, sont classés parmi les pays en situation de pré-dividende. Selon le rapport, il pourrait être à leur avantage d’améliorer les soins de santé et l’enseignement, ce qui contribuera à abaisser le taux de fécondité et accélérera la transition vers une augmentation de la part de leur population en âge de travailler.

Les pays en situation de dividende précoce, dont le taux de fécondité a déjà baissé mais dont la population est encore jeune, comme par exemple l’Éthiopie, pourraient bénéficier d’une accélération de la création d’emplois.

Le rapport souligne qu’une main-d’œuvre en expansion est liée à la croissance : une augmentation d’un point de pourcentage dans la population en âge de travailler peut se traduire par une augmentation pouvant aller jusqu’à deux points de pourcentage du PIB par habitant. (S’ils ont du travail – Robert Bibeau)

Dans les pays en situation de dividende tardif, tels que le Brésil, où la part de la population en âge de travailler décroît, le dynamisme économique risque de décliner. Il faudrait donc que leurs gouvernements encouragent l’épargne en faveur de l’investissement productif, la participation des femmes dans la population active et le renforcement des systèmes de protection sociale. Le rapport indique que les pays en situation de post-dividende, caractérisés par la baisse de la population active et l’augmentation du nombre de personnes âgées, comme par exemple le Japon, devraient finaliser les réformes en cours des systèmes de santé et des retraites et prendre des mesures supplémentaires visant à renforcer la participation et la productivité de la main d’œuvre.

« Pour tirer parti du changement démographique au sein des pays, les centres de pauvreté dans le monde doivent faciliter la transition démographique en ralentissant la croissance de la population et en accélérant la création d’emplois, de façon à absorber l’augmentation de la population en âge de travailler », a déclaré Philip Schellekens, auteur principal du rapport. « Au niveau mondial, les moteurs de croissance doivent prendre en compte les vents contraires de la démographie et adapter leurs institutions et politiques au vieillissement. Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, des politiques efficaces contribueront à mieux équilibrer l’impact du changement démographique entre les pays. Une circulation plus libre des capitaux, du commerce et surtout des travailleurs offrent d’excellentes occasions de faire de cette ère de changement démographique intense une ère de progrès soutenus en matière de développement ».

Dans une section séparée, le rapport détaille la diminution du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté mondiale, c’est-à-dire vivant avec 1,90 USD ou moins par jour, avec une prévision de 9,6 % de la population du monde en 2015, soit une diminution par rapport à 2012 de 200 millions de personnes vivant dans une extrême pauvreté.

Le rapport note que la croissance économique mondiale en 2015 sera décevante, chutant de 3,4 % en 2014 à 3,1% suite à un ralentissement de la croissance dans plusieurs économies de marché émergentes. Cependant, la croissance devrait remonter à 3,6 % en 2016 suite au renforcement de la reprise dans les grandes économies avancées, sous la conduite des États-Unis, et à un certain redressement dans plusieurs économies de marché émergentes et en développement.

« L’environnement économique mondial est de plus en plus incertain, avec des perspectives de croissance revues à nouveau à la baisse, qui ont alimenté des préoccupations quant à un ralentissement plus fondamental des taux de croissance tendancielle dans de nombreux pays » a déclaré Sean Nolan, directeur adjoint du Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation au FMI. « Des réformes de l’offre visant à revitaliser la croissance de la productivité sont essentielles, et leur contenu de mesures variera selon les circonstances des pays ».

Le rapport complet incluant une section sur le suivi des progrès du développement mondial, est disponible sur le site www.worldbank.org/gmr. Pour une discussion détaillée sur les données actualisées de la pauvreté, de la prospérité partagée et des agendas politiques, voir la Note de recherche politique de la Banque mondiale 15/03 « Mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée : Progrès et politiques », disponible sur le site www.worldbank.org/prn/twingoals

 

Le réchauffement risque d’aggraver la pauvreté dans le monde

Selon un nouveau rapport du Groupe Banque mondiale, plus de 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté à l’horizon 2030 si l’on échoue à mettre en œuvre un développement « climato-intelligent » qui intègre pleinement les problématiques liées au climat.

Forum des diplômés 2015

(La grande bourgeoisie est très fier de la plupart de ses diplômés universitaires. Il est illusoire de penser que le grand capital laissera les universités bourgeoises devenir autre chose que ce qu’elles sont – des pépinières de bourgeois aliénés au service du capital. Ceci ne signifie pas que la bourgeoisie refuse que ses universitaires critiques l’exploitation, les exactions, les prévarications commises en son nom et sous ses ordres. L’aristocratie aussi tolérait la critique des bourgeois dissidents au temps de la féodalité déclinante, en autant que ces critiques soient sans conséquence, sinon de conforter l’illusion du droit d’opinion et de dissidence insignifiante. Le 17 juin 2015, un pageant dinatoire comprenant cocktail et gala réunira quelques beaux esprits (sic) qui feront semblant de repenser la fiscalité des riches – sur laquelle ils n’ont AUCUNE prise – aucun POUVOIR – aucune capacité d’interférence si ce n’est pour mieux servir leur maître en laissant croire qu’on peut forcer l’équité dans une société fondée sur l’iniquité. Robert Bibeau – ex-diplômé de l’UdeM)

 

Le Bureau des diplômés vous invite au Forum des diplômés 2015 qui sera présidé et animé par Natalie St-Pierre (B.A.A. 1991) fiscaliste et présidente du Conseil institutionnel des diplômés.

MERCREDI 17 JUIN DE 17 H 30 À 20 H 30 R.S.V.P. OBLIGATOIRE
DÉROULEMENT17 h 30 – Conférence et discussions inspirées du documentaire Le Prix à payer http://www.informactionfilms.com/fr/productions/le-prix-payer.php 

LIEU

BAnQ Vieux-Montréal
535, Avenue Viger Est
Métro Berri-UQAM ou Champ-de-mars

18 h 30 - Cocktail dînatoire
20 h 30 - Fin de l’événement 

Inscription gratuite via ce formulaire
Information au 514 987-3098

Quand la Boussole électorale ne va pas dans le même sens pour le Québec et le Canada…

Par Renart Léveillé

Lors de la dernière élection fédérale, la Boussole électorale ne semblait pas faire l’unanimité. Quoi qu’il en soit, les résultats sont maintenant en ligne, et « plus d’un million de Canadiens ont répondu » à ce sondage, ce qui semble un échantillonnage assez important. Il faut quand même regarder ces résultats avec prudence, mais il y a tout de même des tendances importantes qui en ressortent.

Ce qui ressort le plus, c’est que le Québec est sans conteste une société distincte. Chaque question est illustrée par une carte du Canada où les couleurs de chaque région démontrent dans quel sens vont les opinions. Et dans la majorité des cartes, on voit que les Québécois pensent différemment du ROC, cela dit en ne dissimulant pas la diversité d’opinion des Québécois eux-mêmes. Je le répète, il est bien sûr question de tendances.

Là où les Québécois sont vraiment différents de la majorité des Canadiens, il n’y a pas d’équivoque. Ils sont beaucoup plus contre la mission afghane, contre la présence militaire en Arctique, contre les dépenses militaires tout court. Aussi, ils sont pas mal les seuls à vouloir d’avantage de relations économiques avec les États-Unis et à vouloir se doter d’une taxe sur le carbone. Pour continuer dans les enjeux environnementaux, le Québec est vraiment plus du côté de croire que l’industrie des sables bitumineux d’Alberta cause des dommages, contrairement au ROC qui pense plus que c’est de l’exagération. Encore, le Québec partage avec une infime partie du Canada un désir plus grand de normes environnementales plus sévères, « même si elles entraînent une augmentation des prix pour les consommateurs ».

Pour ce qui est de la question de la place du secteur privé dans le système de santé, le Québec partage une préférence minoritaire pour davantage de place avec certaines autres régions. Pour ce qui est de l’immigration, le Québec est le plus favorable avec le fait d’exiger l’anglais ou le français comme condition d’admission pour les immigrants. Encore à ce sujet, et ce n’est pas très surprenant, ce sont les Québécois qui ont le plus, et de beaucoup, répondus « Préférence pour moins » à la question : « Combien d’efforts devrait-on faire pour accommoder les minorités religieuses au Canada? »

Encore, ils sont les plus modérés quant à juger comme des adultes les « jeunes délinquants qui commettent des crimes violents », les moins d’accord avec l’abolition du registre des armes à feu et plus en accord avec « le droit de mettre fin à leur vie avec l’aide d’un médecin » des « patients en phase terminale ». Du côté politique, ils sont le plus contre le Sénat, les moins d’accord avec des coupures au niveau du financement public des partis politiques et, la différence est extrême, pour que seules les personnes bilingues (anglais et français) puissent être nommées à la Cour suprême.

Pour ce qui est des questions constitutionnelles et du rapport entre le Québec et le Canada, à contrario du Québec, le ROC pense que « Le gouvernement fédéral devrait avoir son mot à dire dans les décisions concernant la culture au Québec », n’est franchement pas favorable à ce que « Le Québec [soit] formellement reconnu en tant que nation dans la Constitution » et, bien sûr, à ce que « Le Québec [devienne] un État indépendant ».

Et, pour terminer, les Québécois sont plus amplement d’accord que « Les travailleurs devraient contribuer davantage à leur régime de pension (RPC/RRQ) pour avoir des pensions plus généreuses », et que les plus riches devraient payer plus d’impôt, idem pour les entreprises.

À la lumière de tout cela, et avec les résultats de la dernière élection fédérale où le Québec a placé le NPD comme opposition officielle, il n’y a pas de doute que le Québec fait cavalier seul et ne se retrouve pas dans cette fédération centralisatrice, qui sera menée par un gouvernement conservateur, ce parti très impopulaire dans la belle province. Est-ce que les Québécois pourront continuer de faire du déni alors que le ROC est farouchement contre le caractère particulier du Québec? La quintessence de cette hypocrisie étant, pour les Canadiens hors Québec, le total refus de reconnaître la nation québécoise alors que le parti qu’ils ont porté au pouvoir se vante de l’avoir reconnu (bien que ce soit en réalité de la poudre aux yeux!).

Dans ces conditions, le statu quo qui prévaut encore en ce moment est une insulte à l’intelligence. Si le Québec était un individu, franchement, comment peut-il se regarder dans le miroir? L’amour-propre, cela veut-il encore dire quelque chose?

(Photo : topsteph53)

Quand la Boussole électorale ne va pas dans le même sens pour le Québec et le Canada…

Par Renart Léveillé

Lors de la dernière élection fédérale, la Boussole électorale ne semblait pas faire l’unanimité. Quoi qu’il en soit, les résultats sont maintenant en ligne, et « plus d’un million de Canadiens ont répondu » à ce sondage, ce qui semble un échantillonnage assez important. Il faut quand même regarder ces résultats avec prudence, mais il y a tout de même des tendances importantes qui en ressortent.

Ce qui ressort le plus, c’est que le Québec est sans conteste une société distincte. Chaque question est illustrée par une carte du Canada où les couleurs de chaque région démontrent dans quel sens vont les opinions. Et dans la majorité des cartes, on voit que les Québécois pensent différemment du ROC, cela dit en ne dissimulant pas la diversité d’opinion des Québécois eux-mêmes. Je le répète, il est bien sûr question de tendances.

Là où les Québécois sont vraiment différents de la majorité des Canadiens, il n’y a pas d’équivoque. Ils sont beaucoup plus contre la mission afghane, contre la présence militaire en Arctique, contre les dépenses militaires tout court. Aussi, ils sont pas mal les seuls à vouloir d’avantage de relations économiques avec les États-Unis et à vouloir se doter d’une taxe sur le carbone. Pour continuer dans les enjeux environnementaux, le Québec est vraiment plus du côté de croire que l’industrie des sables bitumineux d’Alberta cause des dommages, contrairement au ROC qui pense plus que c’est de l’exagération. Encore, le Québec partage avec une infime partie du Canada un désir plus grand de normes environnementales plus sévères, « même si elles entraînent une augmentation des prix pour les consommateurs ».

Pour ce qui est de la question de la place du secteur privé dans le système de santé, le Québec partage une préférence minoritaire pour davantage de place avec certaines autres régions. Pour ce qui est de l’immigration, le Québec est le plus favorable avec le fait d’exiger l’anglais ou le français comme condition d’admission pour les immigrants. Encore à ce sujet, et ce n’est pas très surprenant, ce sont les Québécois qui ont le plus, et de beaucoup, répondus « Préférence pour moins » à la question : « Combien d’efforts devrait-on faire pour accommoder les minorités religieuses au Canada? »

Encore, ils sont les plus modérés quant à juger comme des adultes les « jeunes délinquants qui commettent des crimes violents », les moins d’accord avec l’abolition du registre des armes à feu et plus en accord avec « le droit de mettre fin à leur vie avec l’aide d’un médecin » des « patients en phase terminale ». Du côté politique, ils sont le plus contre le Sénat, les moins d’accord avec des coupures au niveau du financement public des partis politiques et, la différence est extrême, pour que seules les personnes bilingues (anglais et français) puissent être nommées à la Cour suprême.

Pour ce qui est des questions constitutionnelles et du rapport entre le Québec et le Canada, à contrario du Québec, le ROC pense que « Le gouvernement fédéral devrait avoir son mot à dire dans les décisions concernant la culture au Québec », n’est franchement pas favorable à ce que « Le Québec [soit] formellement reconnu en tant que nation dans la Constitution » et, bien sûr, à ce que « Le Québec [devienne] un État indépendant ».

Et, pour terminer, les Québécois sont plus amplement d’accord que « Les travailleurs devraient contribuer davantage à leur régime de pension (RPC/RRQ) pour avoir des pensions plus généreuses », et que les plus riches devraient payer plus d’impôt, idem pour les entreprises.

À la lumière de tout cela, et avec les résultats de la dernière élection fédérale où le Québec a placé le NPD comme opposition officielle, il n’y a pas de doute que le Québec fait cavalier seul et ne se retrouve pas dans cette fédération centralisatrice, qui sera menée par un gouvernement conservateur, ce parti très impopulaire dans la belle province. Est-ce que les Québécois pourront continuer de faire du déni alors que le ROC est farouchement contre le caractère particulier du Québec? La quintessence de cette hypocrisie étant, pour les Canadiens hors Québec, le total refus de reconnaître la nation québécoise alors que le parti qu’ils ont porté au pouvoir se vante de l’avoir reconnu (bien que ce soit en réalité de la poudre aux yeux!).

Dans ces conditions, le statu quo qui prévaut encore en ce moment est une insulte à l’intelligence. Si le Québec était un individu, franchement, comment peut-il se regarder dans le miroir? L’amour-propre, cela veut-il encore dire quelque chose?

(Photo : topsteph53)

Question de tirer au fusil sur les subventions publiques aux partis…

Durant cette campagne électorale, il y a deux thèmes chers aux conservateurs qui me font tiquer : la promesse de Stephen Harper d’abolir une grande partie du registre des armes à feu et son voeu de couper les subventions publiques aux partis politiques.

Pour ce qui est des armes à feu, il y a quelque chose qui me semble contradictoire. N’est-il pas celui qui donne beaucoup d’importance à la lutte contre la criminalité (à sa manière) en allongeant « les peines minimales pour les crimes graves commis avec des armes à feu »? N’est-il pas celui qui a fait augmenter les dépenses dans les services correctionnels « de près de 80 % »?

Il ne veut pas améliorer le registre, mais bien l’abolir, enfin, « abolir l’obligation d’enregistrer les armes longues, comme les fusils de chasse » (lire : faire plaisir aux chasseurs). Ça dépasse l’entendement quand on ne comprend pas ce que cela signifie entre les lignes. ll y a un lien à faire avec ce satané désir de liberté calqué sur nos voisins du sud, comme quoi l’État ne va pas nous dire quoi faire (je suis d’accord en partie avec ça, mais il y a des limites : posséder une arme n’est pas la même chose que faire ce qu’on veut dans notre chambre à coucher). Pourtant, ça prend un permis pour conduire une voiture et il faut qu’elle soit enregistrée (même que le coût de tout ça n’est jamais remis en question). On parle d’armes, pas de jouets pour les enfants. Et quand on sait que les « corps de police canadiens, dont la SQ et la GRC, sont contre l’abolition », c’est encore plus absurde.

D’un côté, on amplifie la répression alors que le taux de criminalité baisse (au Canada — et aux États-Unis, où « on incarcère cinq fois plus qu’au Canada »). Et de l’autre on veut laisser libre court à la liberté des armes de chasse, celles-là mêmes qui peuvent autant tuer des humains que les autres. C’est là où le bât blesse. Parce qu’en soi, une arme, c’est un condensé de possibilités de meurtres. Le seul fait qu’elle existe crée un danger qu’il faut au moins baliser. C’est la moindre des choses. Et puis, je ne comprends tout simplement pas ce qu’il y a de si excitant pour les chasseurs et agriculteurs dans cette promesse électorale. Est-ce vraiment une si grande insulte à leur intelligence que de leur demander d’inscrire leurs armes dans un registre? À moins que cette obligation ne soit prise comme une injure, l’injure d’être mis dans le même panier que les membres des clubs de tirs…

Pour ce qui est de la question de couper les subventions publiques aux partis politiques, elle est très certainement partisane. C’est bien connu, le parti conservateur n’a pas trop de problèmes, comparativement aux autres partis, à remplir ses coffres. Il ferait ainsi une pierre deux coups! Couper l’herbe sous le pied de ses adversaires et, pour l’avenir, s’installer comme nouveau parti naturel de gouvernance du Canada « (Natural Governing Party) ». Mais, globalement, le plus grave dans tout ça, c’est que ce possible abandon des subventions aux partis ouvre toute grande la porte à une augmentation du pouvoir des plus riches, à une ploutocratie. Déjà que la démocratie comme on la vit est déjà bien malmenée.

Dans le fond, il n’y a rien de plus simple comme calcul. Ce ne sont pas les pauvres ni même la classe moyenne qui ont les moyens d’encourager les partis politiques. Quel que soit le parti qui donnera le plus de bonbons à la classe riche, il obtiendra le plus d’argent. Oublions alors l’idée même d’équité en politique et quelque chose qui ressemblerait un peu à l’équilibre des chances. Encore plus loin, imaginons tous les partis tentant de séduire la classe riche dans le but de simplement survivre. Pour contrer cela, il faudrait un puissant mouvement populaire qui ne semble pas près de poindre à l’horizon.

Certains argueront qu’il est question de liberté individuelle versus de la mainmise de l’État, mais ils oublieront de dire qu’au final cette idée de liberté se monnaye. Dans ce cas, peut-on encore parler de liberté?

 

(Photo : roel1943)

Question de tirer au fusil sur les subventions publiques aux partis…

Durant cette campagne électorale, il y a deux thèmes chers aux conservateurs qui me font tiquer : la promesse de Stephen Harper d’abolir une grande partie du registre des armes à feu et son voeu de couper les subventions publiques aux partis politiques.

Pour ce qui est des armes à feu, il y a quelque chose qui me semble contradictoire. N’est-il pas celui qui donne beaucoup d’importance à la lutte contre la criminalité (à sa manière) en allongeant « les peines minimales pour les crimes graves commis avec des armes à feu »? N’est-il pas celui qui a fait augmenter les dépenses dans les services correctionnels « de près de 80 % »?

Il ne veut pas améliorer le registre, mais bien l’abolir, enfin, « abolir l’obligation d’enregistrer les armes longues, comme les fusils de chasse » (lire : faire plaisir aux chasseurs). Ça dépasse l’entendement quand on ne comprend pas ce que cela signifie entre les lignes. ll y a un lien à faire avec ce satané désir de liberté calqué sur nos voisins du sud, comme quoi l’État ne va pas nous dire quoi faire (je suis d’accord en partie avec ça, mais il y a des limites : posséder une arme n’est pas la même chose que faire ce qu’on veut dans notre chambre à coucher). Pourtant, ça prend un permis pour conduire une voiture et il faut qu’elle soit enregistrée (même que le coût de tout ça n’est jamais remis en question). On parle d’armes, pas de jouets pour les enfants. Et quand on sait que les « corps de police canadiens, dont la SQ et la GRC, sont contre l’abolition », c’est encore plus absurde.

D’un côté, on amplifie la répression alors que le taux de criminalité baisse (au Canada — et aux États-Unis, où « on incarcère cinq fois plus qu’au Canada »). Et de l’autre on veut laisser libre court à la liberté des armes de chasse, celles-là mêmes qui peuvent autant tuer des humains que les autres. C’est là où le bât blesse. Parce qu’en soi, une arme, c’est un condensé de possibilités de meurtres. Le seul fait qu’elle existe crée un danger qu’il faut au moins baliser. C’est la moindre des choses. Et puis, je ne comprends tout simplement pas ce qu’il y a de si excitant pour les chasseurs et agriculteurs dans cette promesse électorale. Est-ce vraiment une si grande insulte à leur intelligence que de leur demander d’inscrire leurs armes dans un registre? À moins que cette obligation ne soit prise comme une injure, l’injure d’être mis dans le même panier que les membres des clubs de tirs…

Pour ce qui est de la question de couper les subventions publiques aux partis politiques, elle est très certainement partisane. C’est bien connu, le parti conservateur n’a pas trop de problèmes, comparativement aux autres partis, à remplir ses coffres. Il ferait ainsi une pierre deux coups! Couper l’herbe sous le pied de ses adversaires et, pour l’avenir, s’installer comme nouveau parti naturel de gouvernance du Canada « (Natural Governing Party) ». Mais, globalement, le plus grave dans tout ça, c’est que ce possible abandon des subventions aux partis ouvre toute grande la porte à une augmentation du pouvoir des plus riches, à une ploutocratie. Déjà que la démocratie comme on la vit est déjà bien malmenée.

Dans le fond, il n’y a rien de plus simple comme calcul. Ce ne sont pas les pauvres ni même la classe moyenne qui ont les moyens d’encourager les partis politiques. Quel que soit le parti qui donnera le plus de bonbons à la classe riche, il obtiendra le plus d’argent. Oublions alors l’idée même d’équité en politique et quelque chose qui ressemblerait un peu à l’équilibre des chances. Encore plus loin, imaginons tous les partis tentant de séduire la classe riche dans le but de simplement survivre. Pour contrer cela, il faudrait un puissant mouvement populaire qui ne semble pas près de poindre à l’horizon.

Certains argueront qu’il est question de liberté individuelle versus de la mainmise de l’État, mais ils oublieront de dire qu’au final cette idée de liberté se monnaye. Dans ce cas, peut-on encore parler de liberté?

 

(Photo : roel1943)

En ligne droite

Ce qui va suivre est un exemple flagrant de biais que la droite économique extrémiste peut nous servir. Parfois, c’est plus difficile à débusquer, mais là c’est tellement gros qu’il n’y a que les gens profondément pris dans ces préceptes idéologiques pour s’y laisser prendre.

En gros, l’Antagoniste nous sert un discours comme quoi l’égalitarisme que prônent les gauchistes est idiot et surtout fautif, puisque l’indice qui le mesure (GINI) donne des résultats plus égalitaires pour des pays pauvres comme l’Éthiopie, la Tanzanie, le Bénin et la Guinée que les États-Unis. La question qu’il soulève pour appuyer son point est :

Si je vous donnais la possibilité de vivre dans l’un des 5 pays […], quel serait votre choix ?

Ce qui est évident, c’est que le choix des pays à comparer avec les États-Unis est comme un chemin pour accompagner la pensée vers où on veut qu’elle aille. On pose une question et on donne carrément la réponse. Pourtant, un tout autre choix de pays dans la liste donnerait un questionnement beaucoup moins évident. Et comparer avec des comparables, ce n’est pas un luxe, c’est de l’honnêteté intellectuelle.

Dans la liste des pays riches plus égalitaires que les États-Unis (avec une cote GINI de 0,408 — 0 étant le plus égalitaire, 1 le moins égalitaire), il y a entre autres le Japon (0,249), l’Allemagne (0,283), la France (0,289), le Canada (0,331), la Suisse (0,331), l’Australie (0,352) et l’Angleterre (0,360). Mais, bien sûr, le propagandiste n’aurait pas choisi un de ces exemples puisque ça bifurque trop du chemin qu’il veut nous faire emprunter.

Parenthèse : je dois être profondément gauchiste puisqu’à choisir entre les États-Unis et le Japon pour émigrer, je choisirais sans nul doute le Japon, même en ne sachant pas leurs cotes GINI respectives…

Voilà pour la démonstration.

Pour ce qui est de l’égalitarisme, pour ma part, j’ai conscience que c’est bien utopique dans sa forme pure. Je ne crois pas possible ni souhaitable qu’un pays atteigne le chiffre magique de 0. Mais pousser ouvertement pour plus d’inégalités, non merci!

En tout cas, ce billet-là, c’est ce qu’on appelle se tirer dans le pied. Une chance que la contribution de la droite à la blogosphère ne se résume pas à ça. J’ai même l’impression que c’est un attrape-nigaud, que c’est voulu comme ça pour attirer les demeurés, les influençables, genre ceux qui se targuent pourtant très sérieusement d’être des libres-penseurs…