Ces vieux médias d’hier…

FRANÇOIS MARGINEAN

Voici la première partie d’un excellent article écrit par Giordano Bruno à propos de la situation précaire dans laquelle se retrouvent les médias traditionnels et corporatifs depuis plusieurs années versus la montée en flèche des médias alternatifs. Le texte original est en anglais. Mais il s’agit d’une telle précise et claire analyse que cela demandait d’être traduit et rendu disponible aux lecteurs francophones, ce que j’entreprends ici avec la pleine permission et les chaleureux encouragements de l’excellent auteur, Giordano Bruno. Elle vous sera présentée en deux partie vu sa longueur pour en facilité la digestion. La situation décrite concerne la scène médiatique aux États-Unis, mais elle reflète parfaitement ce qui se déroule partout à travers la planète.

Alors sans plus tarder…

Traduction par François Marginean

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Les médias traditionnels sont maintenant obsolètes 1/2

La progression de la société humaine repose sur la distribution régulière de l’information. La qualité de cette information, sa précision et son honnêteté, détermine la santé générale des cultures que nous créons. Quand une source d’information est compromise par l’ambition politique malsaine, le dogme social, ou par les mains étrangleuses de l’élitisme, c’est comme un puits empoisonné, répandant la peste et la pestilence dans tout le pays, voire dans monde. La diffusion massive de mensonges inspire le délire et la folie des masses plus vite que la fièvre typhoïde.

Dans l’Amérique d’aujourd’hui, la personne recherchant une source pure de vérité dans les médias trébuche inévitablement sur de nombreux puits empoisonnés.

Même s’ils ne sont pas encore activement à poursuivre des sources alternatives d’informations, beaucoup de gens sont au courant, au moins intuitivement, lorsque quelqu’un essaie de les rouler. Vous pouvez nous présenter avec assurance de délicieux steaks de surlonge sur des plateaux en argent orné, mais si nos visages sont frappés par l’odeur nauséabonde de pourriture, nous ne mordrons pas. Grâce à sa malhonnêteté et son manque flagrant de substance, les médias traditionnels ont repoussé plus de nez que n’importe quel tranche de viande putride laissé à pourrir. Les données brutes sont impitoyables en ce qui concerne l’implosion des médias…

Les plus grands fournisseurs de presse écrite (journaux), y compris les figures de proue tels que le Washington Post et le New York Times, ont vu leur lectorat plonger au cours des dernières années. L’année dernière, l’ensemble de la diffusion quotidienne des journaux a chuté de 10.6%, suivie par une autre baisse de 8.7% jusqu’à maintenant cette année:

http://www.wired.com/epicenter/2009/04/top-25-newspapers-lose-1-million-readers-since-last-march/

http://finance.yahoo.com/news/US-newspaper-circulation-apf-436809869.html?x=0

Les journaux ont perdu environ un quart de leurs employés depuis 2001, et leurs revenus devraient plonger jusqu’en 2012:

http://www.editorandpublisher.com/Headlines/forecast-more-pain-ahead-for-publishers-through-2012-61677-.aspx

Parler de faillite a été hantise de nombreux médias imprimés depuis 2008. L’argument commun ici est que la technologie a rendu l’impression obsolète et non pas la qualité de leur nouvelles, et que lorsque les journaux feront enfin la transition vers le Web, ils seront couronnés de succès à nouveau. Toutefois, ces journaux qui ont jeté leur poids et de l’argent derrière les nouvelles sur le Web ont jusqu’ici échoué lamentablement. L’empire de nouvelles de Rupert Murdoch, qui inclut le Wall Street Journal, Fox News, le New York Post, et Hulu, a été incapable d’attirer suffisamment de lecteurs et de recettes publicitaires à ses sites Web pour maintenir ses profits. La réponse de Murdoch a été de blâmer Google et d’autres de «lui voler son contenu, menaçant de retirer ses sites des moteurs de recherche au complet et d’ériger des «paywalls» (frais à payer pour voir les sites):

http://news.cnet.com/8301-31001_3-10393209-261.html

Les «paywalls» de Murdoch ont été une catastrophe financière pure et simple, sans mentionner l’embarras journalistique que cela a causé:

http://www.techdirt.com/articles/20100903/16545310903.shtml

De nombreux autres sites de médias ayant institué des «paywalls» ont eut des résultats similaires.

Les sources de nouvelles télévisées ne s’en sortent pas mieux. Les programmes de nouvelles du soir de ABC et CBS perdent de plus en plus de téléspectateurs chaque trimestre:

http://www.businessinsider.com/nbc-abc-cbs-evening-news-continue-to-lose-viewers-2010-4

CNN a perdu environ 50% de ses téléspectateurs au total au cours de la dernière année. Larry King et Anderson Cooper en particulier sont devenus des poids morts faisant glisser le réseau dans les profondeurs suffocante:

http://tvbythenumbers.com/2010/08/31/cnns-primetime-viewership-hits-10-year-low-in-august-as-ratings-woes-continue/61722

MSNBC, la croûte visqueuse au fond de la fosse des médias traditionnels, se classe maintenant au 25e rang des nouvelles télévisées. Son petit auditoire est éclipsée par de nombreuses sources internet de nouvelles alternatives.

Keith Olbermann, par exemple, a perdu environ 50% de ses téléspectateurs dans la tranche démographique des 25-54 ans au cours de la dernière année:

http://www.businessinsider.com/quarterly-ratings-keith-olbermann-is-slipping-in-the-key-25-54-age-demographic-2010-6

MSNBC a diminué globalement, parmi les téléspectateurs âgés de 25 à 54 ans. «Hardball» de Chris Matthews a perdu environ 46% par rapport à l’année écoulée:

http://tvbythenumbers.com/2010/04/09/msnbc-declines-broadly-among-adults-25-54-vs-2009-q1/47859

L’âge moyen des téléspectateurs de CNN est de 63. MSNBC est de 59. ABC est de 51, et NBC est de 49.

Ce n’est pas une question d’un faux parti politique surpassant un autre faux parti politique. Les deux côtés du faux paradigme médiatique sont rejetés par toute personne assez jeune pour être exposée aux nouvelles alternatives provenant du web, et de nombreux lecteurs plus âgés commencent à se tourner vers l’Internet aussi. Essentiellement, les médias alternatifs sur l’Internet sont maintenant en phase de remplacer les médias traditionnels. Non seulement cela, mais au fur et à mesure que la récession se fait sentir, il est de plus en plus évident que les consommateurs devant réduire leurs coûts sont beaucoup plus disposés à débrancher leur câble qu’ils ne le sont de déconnecter de leur service Internet. Le nombre d’abonnés au câble commencent maintenant à décliner à mesure que les utilisateurs d’Internet continuent d’augmenter:

http://www.digitaljournal.com/article/296624

http://www.nypost.com/p/news/business/tw_cable_concern_i3sdnOb6y9p9PQy1o0V89H

Cela ne veut pas dire pour autant que les médias traditionnels sont morts. De toute évidence, ils fonctionnent encore aujourd’hui et ils sont toujours ancrés dans l’un des piliers vieillissants de notre société, même si le modèle qu’ils suivent va finalement les conduire à la désintégration. Nous, dans les médias alternatifs, faisons encore référence à l’occasion à des sources provenant des grands médias, car ils représentent l’idéologie de l’establishment (et souvent des  mondialistes). Si cette idéologie se contredit elle-même dans ses propres lieux d’informations, ceux qui animent les médias alternatifs doivent être prêts à le souligner.

Où est-ce que les médias traditionnels ont-ils commencé à faire fausse route? Il y a quinze ans, ils semblaient absolument imparables. Leur capacité à dominer le flux d’information a été sans pareil! Comment un tel mastodonte a-t-il pu être paralysé par un groupe de journalistes amateurs et (*soupir*) de blogueurs? Examinons les raisons pour lesquelles tant d’Américains ont dorénavant placé leur confiance en des sources de nouvelles underground plutôt qu’en les divagations d’experts corporatifs.

La vérité est un droit, non pas un produit

Les nouvelles sont d’abord et avant tout une fonction du progrès social, elles ne sont pas conçues pour être un produit préemballé construit de manière générique sur une ligne d’assemblage et vendu aux masses avec une marge de profit scandaleuse. La philosophie mécanique corporatiste dominante ne fait pas bon ménage avec la distribution naturelle et organique de l’information. Elle va tout simplement contre tout ce qui engendre la communication humaine. Notre capacité à partager des connaissances ne peut être empêchée sans causer une anxiété culturelle. Cette anxiété se traduit souvent par un besoin désespéré d’un point de vue alternatif, même si nous ne reconnaissons pas ce qui a inspiré notre besoin en premier lieu.

Les médias corporatifs ont connu un grand succès dans le passé, alors qu’il tout aussi corrompus, donc pourquoi est-ce que les Américains ne se sont pas détournés d’eux il y a de cela des décennies? Ce n’est pas parce que les Américains ne le voulaient pas. Les médias traditionnels ont des bailleurs de fonds mondiaux avec des milliards de dollars de capitaux à leur disposition. Ils ont budgets publicitaires de la taille de certains petits pays ainsi que des armées de professionnels en marketing. Ces chaînes se font de la promotion elles-mêmes et réciproquement même s’ils prétendent représenter différentes idéologies, s’alimentant les unes les autres dans une frénésie de parrainage consanguine. Mais rien de cela ne signifie beaucoup à la fin. Le seul avantage que les médias traditionnels ont vraiment eux au fil des temps, c’est qu’ils n’avaient pas de concurrence! (Rappelez-vous, que lorsque vous regardez Fox News, ou CNN, vous ne recevez qu’un point de vue, celui des mondialistes) Et, comme pour toute entreprise qui n’a pas de concurrence, le public est obligé de consommer son produit sans le bénéfice d’une comparaison. L’internet offre un milieu exempt de domination des entreprises, et ainsi donc, une opportunité. Remarquez la vitesse à laquelle les Américains ont abandonné les grands médias le moment même qu’il s’est finalement présenté une autre option sur la table, une option que les journalistes et les analystes alternatifs étaient bien équipés pour offrir.

Les méthodes «Copyleft» des médias alternatifs ont également laissé l’establishment perplexe. Les médias traditionnels ont toujours perçu les nouvelles comme étant une source de revenus, un produit, quelque chose à être surveillé et mis en cage. Observez comment Rupert Murdoch à misé hâtivement sur l’instauration de «paywalls» sur ses sites Web. Les médias alternatifs, en revanche, ont traité les nouvelles comme un droit de premier et comme une source de revenus en second lieu. L’objectif des nouvelles alternatives sur le Web n’est pas nécessairement faire de l’argent, son but est d’obtenir la vérité aussi rapidement que possible, de la partager avec le plus grand nombre de gens que possible, aussi précisément que possible, et c’est pourquoi nous dominons les médias traditionnels. Nous permettons le partage et la re-partage de nos articles, analyses et vidéos. Nous invitons nos sceptiques à vérifier nos informations, à mettre nos idées sous microscope (et ils le font toujours, pour ne trouver que rarement des fautes concrètes dans nos reportages, recourant souvent à des arguments vides attaquant le messager). Nous explorons les faits et les possibilités que les grands médias sont conçus pour éviter.

La «méthode de partage» apparaît en contradiction avec le capitalisme de marché libre traditionnel, mais en réalité, il complimente le capitalisme parfaitement. Comme il a été dit précédemment, l’information n’est pas un produit, mais une idée peut l’être. Aujourd’hui, le public ne cherche pas des «nouvelles», il recherche une analyse intelligente et concise des nouvelles. Il recherche une présentation honnête des faits, ainsi que la capacité à montrer les liens pertinents entre ces faits. Il veut toute la vérité et non pas des bouchées préfabriquées et emballée. Le public ne veut pas de présentateurs lisant un prompteur. Si les médias traditionnels savaient le faire, ou même s’ils avaient voulu faire cela, ils pourraient facilement faire de l’argent à la manière américaine, mais ils évitent de donner aux gens ce qu’ils veulent à tout prix, malgré les bénéfices potentiels. Pourquoi est-ce ainsi?

C’est ce que nous découvrirons la semaine prochaine, dans la deuxième partie de ce reportage…

Les citoyens du monde



Par Renart Léveillé

Dans son billet « Pour l’histoire », Mathieu Bock-Côté soulève une caractéristique majeure de notre époque, ce qu’il appelle le « présentisme », à prendre bien sûr dans son sens le plus négatif (l’auteur étant de la mouvance conservatrice) :

Le présentisme consiste à croire que le présent se suffit à lui-même. Il repose sur l’oubli de l’histoire, comme si le passé n’avait rien à nous apprendre, comme si nous n’avions pas reçu de nos ancêtres un héritage à préserver, à faire fructifier.

Dans ces propos, je ne suis pas d’accord qu’il faille absolument « préserver » quoi que ce soit sans le mesurer au présent (je ne suis pas un conservateur), mais en gros je suis d’accord que la fuite en avant n’est pas la meilleure solution pour régler les problèmes identitaires actuels qui viennent avec la mondialisation.

Et l’auteur vise tout à fait juste quand il pointe ce qu’il appelle la « Troisième faille » :

nous oublions les vertus de l’enracinement. Combien sont-ils à vouloir comme seul passeport celui de « citoyen du monde ». Dans l’angle mort de cette vision, toutefois, on trouve une terrifiante superficialité : celui qui aime toutes les cultures n’entretient-il pas finalement un rapport de consommateur avec chacune d’entre elles en se contentant de les explorer en surface ? Ce n’est pas parce qu’on est allé un jour à Zaghreb qu’on est familier avec la culture croate. Ce n’est pas parce qu’on aime les mets brésiliens que l’Amérique du Sud n’a plus de secrets pour nous.

Personnellement, si je suis un citoyen du monde, j’ai l’honnêteté de le placer à la bonne place, juste avant le fait d’être terrien dans l’univers : dans la possibilité où il existerait des habitants d’autres planètes… Quelqu’un qui peut véritablement se targuer d’être principalement un citoyen du monde, c’est tellement rare que c’est actuellement plus du domaine du fantasme. Qui peut bien faire assez le tour du monde pour bien s’imprégner des cultures et des langues à ce point? Et se servir seulement de sa connaissance de l’anglais pour ce faire, c’est mieux que rien, mais il y a mieux…

Alors, j’en arrive à la conclusion que de se dire citoyen du monde, c’est beaucoup faire fi de l’importance de la proximité, dans son sens le plus large. C’est en quelque sorte du snobisme pour ce qui a mijoté et ce qui mijote à notre portée immédiate, même s’il est impossible d’y échapper tout à fait; enfin, pour l’instant : si le web parvient un jour à tout à fait nous happer au quotidien il en sera autrement. Et, si je ne m’abuse, cette propension à dénigrer l’appartenance locale est justement une des conséquences du développement du web et de la possibilité d’avoir un sentiment d’appartenance planétaire par cela, bien qu’il soit encore plus superficiel que le tourisme. (Ici, je ne dis pas que ce que l’on vit via nos expériences sur internet ne vaut rien, mais bien qu’il faut au moins les remettre en perspective vis-à-vis de nos autres activités.)

Après le tourisme et le « surf des interwebs », il y a bien sûr l’immigration comme mécanique encourageant cet idéal de la citoyenneté mondiale. Justement, combien sont-ils à considérer le Québec comme une succursale du monde en occultant qu’il y a ici une culture (majoritaire) qui trouve son consensus dans une langue, héritée du colonialisme français et colorée d’américanité? Et qui osera réfuter que le multiculturalisme canadien ne soit pas dans cette même lignée?

Et encore, je soupçonne fortement que cette mode du « citoyen du monde » alimente le cynisme politique actuel. C’est bien clair, quand quelqu’un ne se sent pas citoyen de l’endroit où il vit, il peut bien se désister politiquement de ce qui se passe autour de lui : nos problèmes communs ne le concernent pas.

Depuis toujours, je comprends que cette attitude est une manière de se montrer tolérant à tous prix, puisque de pointer ouvertement où nous sommes et d’où nous venons (dans son sens le plus large) a été amalgamé au sectarisme. Si je dis et que je démontre de l’importance pour le fait que je suis un Québécois de langue française, donc par le fait même que je ne suis pas un citoyen du monde, j’ai l’air louche dans certains milieux qui se la jouent plus « évolués » en se proclamant citoyens du monde. Pourtant, il n’est même pas question de déprécier qui que ce soit, comme le font certains ultranationalistes, mais bien de prendre le pari du réalisme et de la conjoncture.

Parce qu’il ne faut pas se raconter d’histoires…

Quebecor = contrôle de l’information?

Parfois, l’actualité ne cesse de nous titiller. Après avoir fait des démarches sur un sujet, j’ai abandonné, et puis là, je m’y remets, armé de quelque chose comme une coïncidence.

Gilbert Lavoie du Soleil soulève un doute sur le contrôle que ferait Quebecor de l’information. À la base, il s’agit d’une chronique d’Éric Duhaime « dénonçant la position d’Amir Khadir sur le Plan Nord ». Les faits :

Vendredi soir, Quebecor a d’abord publié, puis retiré de son site canoe.ca un texte du journaliste Taïeb Moalla donnant la réaction de Khadir à cette chronique. Censure? La question a vite fait le tour des réseaux sociaux.

Ce même doute, je l’ai eu voilà pas si longtemps alors que je cherchais à retrouver une vidéo d’un segment d’une émission de Jean-Luc Mongrain. Cet extrait avait fait le tour de la blogosphère et des médias sociaux, même Patrick Lagacé en avait parlé :

Montée de lait épique de Jean-Luc Mongrain, de LCN, sur le contrôle médiatique du Parti conservateur. La méthode qui « sent le totalitarisme », selon Mongrain. Exagération, bien sûr, sauf que l’exagération est peut-être la seule réponse possible au délire conservateur, démontré avec panache par l’animateur, images à l’appui : on voit des journalistes se faire tasser par des taupins du Parti, pour les empêcher de poser des questions.

Là où le bât blesse, c’est que la vidéo a été retirée du site YouTube depuis. Et, pour avoir fait le tour du site de l’émission Mongrain, j’ai pu remarquer que toutes les vidéos sont maintenant hébergées directement sur le site (ce qui semble le rendre plus lent, en plus), mais aucune trace du populaire extrait, ni de toute vidéo hébergée sur YouTube (il y a maintenant plutôt de très courtes capsules, sortes de pubs pour l’émission, ainsi que des entrevues). J’ai pris la peine de faire une demande de renseignement via un formulaire sur le site, sans autre réponse qu’un message formaté me promettant une réponse.

Je sais que c’est bien mince, mais on parle quand même d’un changement advenu pas très longtemps après la montée en épingle virale de ladite vidéo. Oui, il reste encore une entrée de blogue en date du 7 avril où les propos de l’émission sont synthétisés, mais il n’y a rien comme des images pour convaincre du sérieux d’un propos. Justement, je la cherchais, à la veille de la dernière élection fédérale, pour prouver à un utilisateur Twitter que le Parti Conservateur s’appliquait manifestement à contrôler les médias.

Personne ne tombera des nues si j’écris que le lien est facile à faire avec le penchant idéologique que prend Quebecor, via ses médias, vers la droite. Alors, magnifier la parole d’Éric Duhaime en supprimant la réplique va tout à fait dans ce sens. Et, à moindre mesure, supprimer du web cet extrait d’émission rend un tout petit petit service à notre nouveau gouvernement canadien de droite, quelle que soit la raison d’effacer ces archives disponible pour le public. Parce que ce n’est pas rien de le faire, dans un contexte où la transparence est de plus en plus importante, socialement.

Je le répète, mon doute ne tient pas sur grand-chose. Et c’est bien pour cette raison que j’avais décidé de ne pas écrire là-dessus. Mais cette histoire soulevée par Gilbert Lavoie agit comme le faisceau d’une lampe de poche pour mettre cette autre en lumière.

Les doutes ne sont bien sûr pas des faits, mais s’ils continuent de s’accumuler, ça deviendra de plus en plus inquiétant.

Quebecor = contrôle de l’information?

Parfois, l’actualité ne cesse de nous titiller. Après avoir fait des démarches sur un sujet, j’ai abandonné, et puis là, je m’y remets, armé de quelque chose comme une coïncidence.

Gilbert Lavoie du Soleil soulève un doute sur le contrôle que ferait Quebecor de l’information. À la base, il s’agit d’une chronique d’Éric Duhaime « dénonçant la position d’Amir Khadir sur le Plan Nord ». Les faits :

Vendredi soir, Quebecor a d’abord publié, puis retiré de son site canoe.ca un texte du journaliste Taïeb Moalla donnant la réaction de Khadir à cette chronique. Censure? La question a vite fait le tour des réseaux sociaux.

Ce même doute, je l’ai eu voilà pas si longtemps alors que je cherchais à retrouver une vidéo d’un segment d’une émission de Jean-Luc Mongrain. Cet extrait avait fait le tour de la blogosphère et des médias sociaux, même Patrick Lagacé en avait parlé :

Montée de lait épique de Jean-Luc Mongrain, de LCN, sur le contrôle médiatique du Parti conservateur. La méthode qui « sent le totalitarisme », selon Mongrain. Exagération, bien sûr, sauf que l’exagération est peut-être la seule réponse possible au délire conservateur, démontré avec panache par l’animateur, images à l’appui : on voit des journalistes se faire tasser par des taupins du Parti, pour les empêcher de poser des questions.

Là où le bât blesse, c’est que la vidéo a été retirée du site YouTube depuis. Et, pour avoir fait le tour du site de l’émission Mongrain, j’ai pu remarquer que toutes les vidéos sont maintenant hébergées directement sur le site (ce qui semble le rendre plus lent, en plus), mais aucune trace du populaire extrait, ni de toute vidéo hébergée sur YouTube (il y a maintenant plutôt de très courtes capsules, sortes de pubs pour l’émission, ainsi que des entrevues). J’ai pris la peine de faire une demande de renseignement via un formulaire sur le site, sans autre réponse qu’un message formaté me promettant une réponse.

Je sais que c’est bien mince, mais on parle quand même d’un changement advenu pas très longtemps après la montée en épingle virale de ladite vidéo. Oui, il reste encore une entrée de blogue en date du 7 avril où les propos de l’émission sont synthétisés, mais il n’y a rien comme des images pour convaincre du sérieux d’un propos. Justement, je la cherchais, à la veille de la dernière élection fédérale, pour prouver à un utilisateur Twitter que le Parti Conservateur s’appliquait manifestement à contrôler les médias.

Personne ne tombera des nues si j’écris que le lien est facile à faire avec le penchant idéologique que prend Quebecor, via ses médias, vers la droite. Alors, magnifier la parole d’Éric Duhaime en supprimant la réplique va tout à fait dans ce sens. Et, à moindre mesure, supprimer du web cet extrait d’émission rend un tout petit petit service à notre nouveau gouvernement canadien de droite, quelle que soit la raison d’effacer ces archives disponible pour le public. Parce que ce n’est pas rien de le faire, dans un contexte où la transparence est de plus en plus importante, socialement.

Je le répète, mon doute ne tient pas sur grand-chose. Et c’est bien pour cette raison que j’avais décidé de ne pas écrire là-dessus. Mais cette histoire soulevée par Gilbert Lavoie agit comme le faisceau d’une lampe de poche pour mettre cette autre en lumière.

Les doutes ne sont bien sûr pas des faits, mais s’ils continuent de s’accumuler, ça deviendra de plus en plus inquiétant.

 

Les médias traditionnels sont maintenant obsolètes 2/2

Traduction par François Marginean

Première partie: Les médias traditionnels sont maintenant obsolètes 1/2

Texte original de Giordano Bruno

Les nouvelles Internet représentent les grands espaces ouverts, celles des médias traditionnels sont une prison stérile

Un facteur qui effraie certains lecteurs de nouvelles lorsqu’ils rencontrent l’Internet est son manque de plafonds de clôtures; sa négation complète des frontières traditionnelles et des filtres toujours présents dans les médias traditionnels. Quand il s’agit de consommation de l’information, de nombreux Américains sont agoraphobes; lorsqu’ils sont exposés à de grands espaces ouverts, ils paniquent. En même temps, beaucoup de gens trouvent la circulation effrénée des nouvelles sur l’Internet libératrice.

Certaines sources de nouvelles sur le Web, comme la plupart des points de vente des grands médias, ne sont pas fiables, alors que d’autres sont incroyablement précises. L’Internet vous oblige, le lecteur et le chercheur, à vérifier la viabilité de l’information que vous rencontrez. Vous n’êtes plus un observateur passif faisant frire vos synapses en face d’une boîte parlante, mais plutôt un participant dans le domaine des nouvelles, recherchant et séparant ce qui est un fait, de ce qui ne l’est pas. Les utilisateurs de nouvelles sur le Web doivent faire des efforts individuels dans leur apprentissage, ce qui est, franchement, la façon dont cela devrait être.

Les médias télévisés et la presse écrite ne vous offrent pas différentes avenues d’information à explorer, ils vous disent ce qu’il faut croire et comment vous sentir, ou bien ils ne font que renforcer les fausses hypothèses que vous aviez déjà adoptées sur le monde, au lieu de vous pousser à réfléchir au-delà de votre bulle de confort moelleux. Il est beaucoup plus facile de s’assoir et vous alimenter de ce que vous donnent les médias traditionnels, même si cela est tout à fait insatisfaisant et intellectuellement déstabilisant. Les gens dont l’exposition à l’information provient exclusivement à travers les canaux traditionnels de nouvelles semblent littéralement régresser en tant qu’êtres humains au point d’atteindre l’instinct machinal de base. Étrangement, de cette manière, les médias d’entreprise créent un sentiment collectif d’isolement personnel dans la populace. Nous nous sentons attirés par les médias de masse, car ils offrent l’illusion de la communauté, de la connexion à ceux qui nous entourent, mais en réalité, cela dégrade en fait notre capacité à penser clairement et honnêtement, cela rend impossible de faire des connexions avec autrui. Le résultat est une masse de l’humanité en compote, tous avec la même vision du monde faussée, mais, ironiquement, sans camaraderie et terrain d’entente.

Les nouvelles sur le Web offre une participation, une communauté, et cela nous presse à non seulement tout remettre en question, mais en fait à sortir et répondre à nos propres questions au lieu d’attendre que quelqu’un d’autre, ayant possiblement un agenda, le fasse pour nous. Les médias de masse ne peuvent simplement pas rivaliser avec cette dynamique.

Biais, mensonges et le statu quo

Les grands médias n’ont jamais été des «fournisseurs» de nouvelles. En fait, ils sont plutôt des «nettoyeurs» des nouvelles, une turbine de papier abrasif et de mousse à savon conçus pour éliminer les morceaux d’informations «sales» qui contredisent le statu quo. Les fils de nouvelles comme AP ou Reuters suppriment environ 90% de la vérité de leurs rapports, ou combinent la vérité à l’opinion biaisée dans une tentative de minimiser son effet. Les nouvelles traditionnelles prennent alors cette information et la tamise encore davantage de données encore plus précieuses. Le zombie moyen de la pop culture suivant les grands médias n’est probablement exposé qu’à environ 1% la vérité quotidiennement, même s’il porte attention à autant que cela. Pour ceux qui s’en foutent éperdument de tout ce qui est au-delà de leur existence immédiate, 1% est plus que suffisant. Toutefois, un bon nombre d’entre nous sommes conscients de notre environnement et très insatisfaits de cette situation.

L’erreur que de nombreux Américains font, c’est d’assumer que les nouvelles corporatives sont un «service», un service au public. Ce n’est pas le cas. Les médias de masse s’occupent des intérêts de leurs actionnaires et leur PDG, rien de plus. Les grands médias ne sont même pas obligés par la loi d’être factuels dans leur présentation de l’information, mis à part se cela implique la diffamation, et même ces freins et contrepoids sont progressivement mis de côté. La saga des journalistes Jane Akre et Steve Wilson concernant leur lutte contre la suppression qu’on fait Fox et Monsanto de leur histoire sur les effets cancérigènes des hormones de croissance rBGH, a prouvé que les échelons supérieurs de notre système juridique coopèrent complètement avec les tentatives des médias pour censurer les informations pertinentes, voire même de mentir de façon éhontée:

http://www.inmotionmagazine.com/fox.html

Ces analystes alternatifs qui en quelque sorte passent à travers les mailles du filet des nouvelles corporatives semblent être traités et couverts de ridicule et de mépris pour les faits qu’ils rapportent. Dans la vidéo ci-dessous, Peter Schiff tente de prévenir le public en 2006 de l’effondrement du marché à venir et de la crise immobilière à venir, expliquant exactement comment l’effondrement hypothécaire commencerait. Au lieu d’examiner sa logique rationnelle, les experts de Fox News rient de lui et l’enterrent en parlant plus fort que lui. On se demande si ces clowns rient toujours aujourd’hui:

http://www.youtube.com/watch?v=_HFNJw7xGSA

Les attaques incessantes par les médias traditionnels (de Fox en passant par MSNBC) de tout mouvement ou organisation constitutionnaliste, des Tea Party aux Oathkeepers, ou toute autre idéologie anti-establishment, ont révélé un mépris total de l’objectivité par les journalistes qui sont censés être leur fierté. Les accusations ridicules et totalement sans fondement contre les candidats du mouvement libertaire comme Ron Paul et Paul Rand, allant du racisme à l’extrémisme et le terrorisme, sont maintenant la norme. Et ils se demandent pourquoi tout le monde est en train d’éteindre leur poste de télévision!? Combien de temps pouvez-vous regarder un gang de grands enfants en habits lancer des railleries d’écolier de satellite à satellite contre les hommes honorables qui ont à peine eu la chance de se défendre dans un forum égalitaire? Peut-être que ma capacité d’attention est courte, ou peut-être que certains sont facilement divertis, mais la plupart d’entre nous tombons dans l’ennui assez rapidement avec ce genre de comportement pathétique.

L’essentiel est que les médias travaillent avec l’objectif de suppression, non pas de révélation, et les Américains commencent à comprendre cela. Pourquoi prendre la peine de regarder une interview 10 minutes entre MSNBC et Ron Paul ou Rand Paul, avec les délais satellites, les montages vidéo, les tactiques Alinsky, ou la logique circulaire? Nous n’apprenons rien parce que l’entrevue n’a pas été conçue par MSNBC pour découvrir la vérité, elle a été conçue pour l’affaiblir. De manière risible, c’est l’establishment médiatique qui a réclamé des régulations ainsi que des gardiens pour contrôler les médias alternatifs en raison d’un manque de «responsabilité» dans les nouvelles du Web:

http://www.youtube.com/watch?v=N8ecPidqeNs

Mais qu’en savent les grands médias, de cette responsabilité et des comptes à rendre? Ou même des reportages basés sur des faits? Ces gens sont une honte pour le journalisme et ils ont l’audace d’exiger le professionnalisme de la part des médias alternatifs?! Il m’est impossible de compter le nombre d’histoires inexactes ou fabriquées que j’ai couvert et disséqué dans mes années à écrire pour le mouvement libertaire. Où sont l’indignation et la colère à propos de ces erreurs? Quelle source de nouvelles est vraiment coupable de duplicité?

Les médias alternatifs sur le Web n’ont pas besoin de «gardiens» pour choisir les informations les plus informatives et pertinentes. Nos lecteurs doivent être capables de vérifier nos informations et de décider par eux-mêmes si elles sont fiables ou de mauvaise foi. Dans le cas des médias de masse, nous sommes les gardiens! Il est évident qu’ils ne tiennent pas leurs propres reportages à quelconque critère de sincérité…

Journalistes citoyens, justice citoyenne

Les médias alternatifs représentent un changement de paradigme incroyable, non seulement dans la façon dont nous prenons part à la diffusion de l’information, mais aussi dans la façon dont nous percevons notre rôle dans les événements mondiaux. Nous ne sommes plus limités aux lignes directrices et règles du système élitiste, un système qui est finalement destiné à nous nuire, et non pas nous aider. Aujourd’hui, nous avons des outils à notre disposition qui rendent les anciennes méthodes restreignantes de distribution de nouvelles complètement obsolètes. Aujourd’hui, à la portée du bout de leurs doigts, chaque Américain a la chance de contribuer activement à la plus grande somme de connaissances qui conduit finalement les tromperies à la mort, mais d’un autre côté, à la promotion du progrès social.

Rien n’est parfait, y compris le Web. Il y aura toujours de la désinformation à trier, indépendamment de toute nouvelle technologie ou de tout règlement. Cela fait partie de la vie dans une société libre. Nous ne comptons pas sur les entités gouvernementales ou les entreprises pour fixer les normes de la vérité, nous fixons ces normes pour nous-mêmes, et si nous échouons, ce sera uniquement parce que nous les aurons fixées trop bas.

Il est intéressant de voir les promoteurs de l’establishment toujours utiliser la proclamation du «plus grand bien commun» comme prétexte pour réprimer tout ce qui menace leur structure de pouvoir. Mais réfléchissons à cela pendant une seconde, quel est ce plus grand bien commun dans ce cas? Est-ce dans l’intérêt du plus grand bien commun que de contrôler et censurer l’Internet parce que de fausses nouvelles POURRAIENT se répandre là? Ou d’imposer des «protections» sur le dos des gens parce qu’on les pense être trop paresseux ou trop stupides? Ou, au contraire, pouvons-nous trouver le plus grand bien commun dans l’information libre, et à travers l’élaboration d’un public assez mature pour partir à la recherche des faits par lui-même? Est-il vraiment préférable de maintenir un système monopolistique de nouvelles qui a été démontré à maintes reprises comme étant défectueux, carburant à la propagande, sans vergogne et simpliste? Ou alors, est-il est à notre avantage de fournir une autre avenue, une concurrence plus équitable et de voir que l’on répond mieux aux besoins de la population? Lorsque nous nous arrêtons un instant pour considérer ce qu’est le réel «plus grand bien commun» pourrait être, nous constatons que cela ne coïncide pas du tout avec les désirs de l’establishment.

Si nous avons besoin de quoi que ce soit à cette conjoncture dans l’histoire, c’est du journaliste citoyen. Nous n’avons pas besoin d’un message sponsorisé par les intérêts corporatifs, mais plutôt de millions de voix indépendantes, toutes à la recherche de la vérité de leur propre manière unique. Seulement alors pourrons nous récupérer notre identité et d’atteindre un sentiment légitime de justice dans ce pays. De grands changements commencent par une révolution des idées, une volonté individuelle, et par une multitude d’yeux ouverts. L’Internet est un catalyseur pour l’avènement d’un tel événement, le type qui ne se produit peut-être qu’une seule fois par millénaire. Nous ne pouvons pas permettre qu’il soit vilipendé par des escrocs ou dominé par des tyrans, en aucune circonstance, sinon, nous perdrons notre initiative, et avec elle, notre voix.

WikiLeaks d’un autre oeil

Par Renart Léveillé

Il y a l’histoire officielle WikiLeaks. On m’a pointé une série de textes qui la remet en question. J’ai bien voulu m’y ouvrir.

Nous sommes assurément en terrain conspirationniste, mais, contrairement à ce qu’on voit habituellement, les États-Unis ne sont pas le personnage principal. Plutôt quelque chose comme l’arroseur arrosé, ou encore mieux, un bouc émissaire :

De façon plus anecdotique, un bouc était envoyé par certains bergers d’Amérique du sud pour attirer sur lui les piranhas infestant les rivières tandis que le reste du troupeau passait sans dommage à un autre gué.

Se basant sur le fait qu’aucune information diplomatique coulée par ce site ne met en danger Israël, on argue que le but de tout cela est de déstabiliser les États-Unis et d’ainsi pointer l’éclairage sur ce pays (lire : détourner l’attention du public) tandis qu’on ouvre la voie à une attaque de l’Iran. Je reste sur ma faim quant à l’Iran et je ne me taperai pas la lecture de toute l’information sur WikiLeaks pour vérifier l’assertion comme quoi Israël est plus blanc que blanc dans cette histoire, d’autres semblent avoir déjà fait le travail, et très bien en plus!

Autre théorie, cette avalanche de documents mis en disponibilité pour le public et les médias justifierait dans le futur une guerre globale des gouvernements contre la liberté d’information que permet le web, parce que cela constituerait une menace pour la sécurité internationale.

Pour justifier ces théories, il y a quand même un argument assez intéressant du côté de Pierre Bellefeuille :

J’ai visité le site Wikileaks pour la toute première fois hier. Tiens donc on aurait eu le temps de classer par catégorie des centaines de milliers de documents! Intéressant! Cela nécessite certainement une très grande coordination, et une gestion centralisée pour ne pas perdre la rigueur de classification, ce qui n’est pas en soi un travail d’amateur! Pour les sources, il me semble qu’on doit être très au fait de tout ce qui se passe sur notre belle planète au niveau diplomatique, ce qui ne pourrait provenir que de quelques centres très précis d’où il serait difficile de laisser sortir autant d’information. Pourquoi ces infos sortent-elles tout d’un coup? Je ne crois pas au hasard, ni à la bonne volonté de quelques bien intentionnés individus à l’égard de la communauté internationale. Peut-être que je fais erreur ici et que je ne comprends rien à tout ça.

Et il y a l’arrestation du grand manitou de WikiLeaks, Julian Assange, pour une affaire de « viol, d’agression sexuelle et de coercition » perpétrée sur deux Suédoises. À la base, le fait qu’il s’est rendu lui-même aux autorités est assez surprenant. Et du côté du site infowars.com on écrit que cela ressemble à un coup monté politique, car il a été révélé qu’une des deux femmes, une militante féministe qui a publié un guide sur « comment se venger des hommes et les faire souffrir », a des liens avec la CIA.

Personnellement, j’ai peine à m’y retrouver. Si tout cela s’avère véridique, c’est risible comment les États-Unis se font manipuler. Mais si c’était plutôt nous, en fin de compte, qui étions manipulés, et à plusieurs degrés?

Je n’ai malheureusement pas la réponse, mais ça donne froid dans le dos.

*

Autres lectures relatées :

Le hoax Wiki

Wikileaks ? Une intox sioniste

L’acide toxique de Wikileaks fuit dans toutes les directions, sauf vers Israël

Wikileaks – la connexion Tel-Aviv

WikiLeaks d’un autre oeil

Par Renart Léveillé

Il y a l’histoire officielle WikiLeaks. On m’a pointé une série de textes qui la remet en question. J’ai bien voulu m’y ouvrir.

Nous sommes assurément en terrain conspirationniste, mais, contrairement à ce qu’on voit habituellement, les États-Unis ne sont pas le personnage principal. Plutôt quelque chose comme l’arroseur arrosé, ou encore mieux, un bouc émissaire :

De façon plus anecdotique, un bouc était envoyé par certains bergers d’Amérique du sud pour attirer sur lui les piranhas infestant les rivières tandis que le reste du troupeau passait sans dommage à un autre gué.

Se basant sur le fait qu’aucune information diplomatique coulée par ce site ne met en danger Israël, on argue que le but de tout cela est de déstabiliser les États-Unis et d’ainsi pointer l’éclairage sur ce pays (lire : détourner l’attention du public) tandis qu’on ouvre la voie à une attaque de l’Iran. Je reste sur ma faim quant à l’Iran et je ne me taperai pas la lecture de toute l’information sur WikiLeaks pour vérifier l’assertion comme quoi Israël est plus blanc que blanc dans cette histoire, d’autres semblent avoir déjà fait le travail, et très bien en plus!

Autre théorie, cette avalanche de documents mis en disponibilité pour le public et les médias justifierait dans le futur une guerre globale des gouvernements contre la liberté d’information que permet le web, parce que cela constituerait une menace pour la sécurité internationale.

Pour justifier ces théories, il y a quand même un argument assez intéressant du côté de Pierre Bellefeuille :

J’ai visité le site Wikileaks pour la toute première fois hier. Tiens donc on aurait eu le temps de classer par catégorie des centaines de milliers de documents! Intéressant! Cela nécessite certainement une très grande coordination, et une gestion centralisée pour ne pas perdre la rigueur de classification, ce qui n’est pas en soi un travail d’amateur! Pour les sources, il me semble qu’on doit être très au fait de tout ce qui se passe sur notre belle planète au niveau diplomatique, ce qui ne pourrait provenir que de quelques centres très précis d’où il serait difficile de laisser sortir autant d’information. Pourquoi ces infos sortent-elles tout d’un coup? Je ne crois pas au hasard, ni à la bonne volonté de quelques bien intentionnés individus à l’égard de la communauté internationale. Peut-être que je fais erreur ici et que je ne comprends rien à tout ça.

Et il y a l’arrestation du grand manitou de WikiLeaks, Julian Assange, pour une affaire de « viol, d’agression sexuelle et de coercition » perpétrée sur deux Suédoises. À la base, le fait qu’il s’est rendu lui-même aux autorités est assez surprenant. Et du côté du site infowars.com on écrit que cela ressemble à un coup monté politique, car il a été révélé qu’une des deux femmes, une militante féministe qui a publié un guide sur « comment se venger des hommes et les faire souffrir », a des liens avec la CIA.

Personnellement, j’ai peine à m’y retrouver. Si tout cela s’avère véridique, c’est risible comment les États-Unis se font manipuler. Mais si c’était plutôt nous, en fin de compte, qui étions manipulés, et à plusieurs degrés?

Je n’ai malheureusement pas la réponse, mais ça donne froid dans le dos.

*

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L’acide toxique de Wikileaks fuit dans toutes les directions, sauf vers Israël

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Comment référencer son blogue et écrire pour le web?

Jouer au Scrabble avec son blogue et les moteurs de recherche

Raymond Viger Dossier Internet

comment-referencer-blogue-referencement-google-moteur-de-recherche L’écriture d’un blogue n’est pas identique à celle d’un texte pour un journal ou un magazine. Comment assurer un excellent référencement pour votre blogue ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Throll qui commente votre blogue ?

Après avoir donné cette formation pour la Fédération des journalistes (FPJQ), l’Association des journalistes indépendants (AJIQ), l’Association des médias écrits communautaires (AMECQ), le Cégep de Jonquière, l’UQAM et l’Université de Montréal, question de répondre aux demandes qui me sont adressées, la formation Comment référencer son blogue et écrire pour le web est maintenant offerte dans un lieu créatif, le Café-Graffiti. Une formation web dans une galerie d’art! Ça devrait stimuler les esprits pour écrire votre blogue.

La formation s’adresse autant à ceux qui veulent débuter un blogue qu’aux blogueurs d’expérience. Pour votre blogue personnel ou le blogue d’un média, l’art d’écrire un blogue pour être bien référencé peut s’apprendre facilement.

Pour les blogueurs qui travaillent sur le site d’un média, il ne faut pas se limiter d’entretenir le trafic que le média nous fournit. Un blogueur doit développer un nouveau lectorat. Et cela passe par un bon référencement.

Un bon référencement et un bon positionnement dans les résultats des moteurs de recherche permettent à nos textes de devenir des classiques et de nous donner du trafic pendant des années.

Deux dates disponibles: le 5 mai ou le 26 mai 2010 de 19 :00 à 21 :00 heures. 20$ par personne. Vous devez réserver votre place à l’avance.

Au 4237 Ste-Catherine est, une rue à l’est de PIE-IX. Métro PIE-IX, 139 sud

Pour inscriptions et informations : raymondviger@hotmail.com (514) 256-4467.

Pour les paiements en ligne, faites un don de 20$ en inscrivant Formation Web.

Notes de cours: Comment écrire un blogue et avoir un bon référencement.

Se faire voler ses textes: Paperblog, doit-on y inscrire son blogue?

Autres textes sur Internet

Faut-il légiférer l’Internet?

Cent Papiers change de main, Olivier Niquet quitte

Comment référencer son blogue et écrire pour le web?

L’Europe pointe du doigt Louis Lacroix du 93,3 à Québec Décès de la chanteuse Lhasa de Sela

Chanteuse Lhasa de Sela, cancer du sein et polémique de Twitter

Plaidoyer pour l’art contemporain

Mon confrère Yan Barcelo a, six fois plutôt qu’une, exposé sur Les 7 du Québec tout le mal qu’il pensait, et de l’art contemporain, et des institutions qui le supportent ( SIDA de civilisation – Les arts : Partie 123456). Et l’idéateur de ce blogue, Pierre JC Allard, a résumé sa pensée par ce qui va suivre :

la musique concrète est une forme de bruit particulièrement désagréable, et une bonne part de ce qui est accroché aux murs du Musée d’Art Contemporain est du niveau de la Période Jaune de mes enfants, c’est à dire celle où ils mouillaient encore occasionnellement leurs couches

Je ne peux pas faire autrement que de leur répondre, au moins minimalement, puisque je suis de l’autre côté de la clôture : étant Bachelier ès Art Plastique, ayant autrefois parfait une démarche singulière que l’on pouvait imbriquer dans la catégorie « art contemporain », et étant bien sûr un amateur dudit art, encore aujourd’hui.

À la base, je vois l’art dans une perspective historique, donc il me semble normal que les démarches des artistes tendent à se répondre, ce qui donne comme résultat que le public se retrouve souvent à la remorque, j’en conviens. Mais la question principale est : est-ce qu’il serait souhaitable de freiner la créativité des artistes parce que la majorité du public ne comprend pas (ou plutôt, ne veut pas comprendre) leurs oeuvres?

L’argument principal de Yan Barcelo tient dans le fait que l’art contemporain est beaucoup subventionné, donc qu’il devrait être redevable du public qui contribue par ses deniers. Comme réponse, j’ai le goût de faire un parallèle avec la recherche scientifique via les deux premiers paragraphes de la fiche « Financement de la recherche » sur Wikipédia :

Les activités de recherche scientifique, et particulièrement de recherche fondamentale, ne peuvent pas garantir une rentabilité commerciale à court ou moyen terme. Elle ne peut donc que marginalement être financée dans la cadre de la loi du marché en attirant des investisseurs au sens classique du terme.

Les États ont donc développé des systèmes spécifiques de financement pour ces activités, qui peuvent faire intervenir aussi bien des fonds publics que privés. Ces modes de financement doivent être adaptés à l’exigence d’autonomie de la science, et soulèvent le problème de l’évaluation de la pertinence des travaux effectués.

C’est tout à fait comme ça que je vois le financement étatique de l’art contemporain (cela, sans faire entrer là-dedans le débat de société concernant la place de l’État dans nos vies…). Pourquoi les résultats des recherches des artistes seraient-ils moins importants que celui des scientifiques? Parce qu’ils ne sont pas du domaine de l’utilitaire? Je suis bien d’accord que l’apport des artistes à la société est beaucoup moins palpable, surtout quantifiable, mais qui ira jusqu’à dire sérieusement qu’il est complètement nul?

Parfois, je me dis que j’aurais dû noter le nombre de fois où j’ai vu des influences de l’art contemporain dans des domaines comme le graphisme, la déco, la mode, même le style de vie, le web, et j’en passe. Et j’espère ne pas être le seul à le remarquer. En fait, je pense que je ne le note pas parce que je suis bien, contrairement aux détracteurs, avec le fait que l’art contemporain fait partie de la vie, conjoncturellement, qu’il n’est qu’une dénomination permettant de pointer l’art vivant aujourd’hui, et non pas un complot pour empêcher les vrais artistes de s’exprimer!

Pour terminer avec le problème de l’inaccessibilité des oeuvres, il n’y a que l’éducation pour le régler. Quand on pense qu’à l’époque où les impressionnistes commençaient à déconstruire la représentation, la majorité n’y voyait que des gribouillages, et aujourd’hui, c’est ce que les gens aiment, même que les peintres « populaires » répètent inlassablement la même formule. Est-ce que l’art contemporain serait alors un art pour le futur? Si la réponse est oui, moi je pense que le futur, c’est maintenant!

(Photo : oeuvre de Sam Jinks, trouvée sur Mange mon blog.)

Ajout :

Si le sujet vous intéresse plus amplement, Simon Dor a publié un billet où il réfute les arguments de Yan Barcelo : http://www.simondor.com/blog/2009/07/lart-contemporain-nest-pas-un-sida-de-civilisation.html

Canada le faux pays; Korée du Nord, guerre US au Pakistan, Irak et coup d’État manqué en Iran

autremonde-jeudiOQ FM état policier irak L’Autre Monde militarisation politici

Pour écouter, simplement cliquer sur le lien ici:

L’Autre Monde 2 juillet 2009

60 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM

Abonnement Balado

Cette semaine sur L’Autre Monde:

Cette semaine nous parlons du Canada qui n’est pas un pays et du Québec qui est déjà souverain et indépendant, tout comme les autres provinces. Écoutez pour savoir pourquoi.

Dossier du Moyen-Orient: Nous faisons le tour de la situation au Pakistan, en Irak, en Afghanistan, mais surtout en Iran où les dernières élections ont fait l’objet d’une campagne de discréditation par les médias occidentaux et sous-tendent des tentatives de déstabilisations pour entrainer une révolution coloré du type CIA/NED/Soros dans le but d’avoir un changement de régime pour un nouveau Shah aligné sur les États-Unis, le tour une répétition du coup d’État par la CIA contre la démocratie iranienne de 1953.

Soyez au rendez-vous les jeudis à 11h sur les ondes de CHOQ FM!

***Hyperliens vers les sources des informations discutées sur l’émission d’aujourd’hui.

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Canada le faux pays; Korée du Nord, guerre US au Pakistan, Irak et coup d'État manqué en Iran

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L’Autre Monde 2 juillet 2009

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Cette semaine nous parlons du Canada qui n’est pas un pays et du Québec qui est déjà souverain et indépendant, tout comme les autres provinces. Écoutez pour savoir pourquoi.

Dossier du Moyen-Orient: Nous faisons le tour de la situation au Pakistan, en Irak, en Afghanistan, mais surtout en Iran où les dernières élections ont fait l’objet d’une campagne de discréditation par les médias occidentaux et sous-tendent des tentatives de déstabilisations pour entrainer une révolution coloré du type CIA/NED/Soros dans le but d’avoir un changement de régime pour un nouveau Shah aligné sur les États-Unis, le tour une répétition du coup d’État par la CIA contre la démocratie iranienne de 1953.

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Les politiciens partagent des traits de personnalité avec les tueurs en série

autremonde-jeudi

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L’Autre Monde 25 juin 2009

60 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM

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Cette semaine sur L’Autre Monde:

Nous poursuivons un fil de nouvelles qui nous mène des politiciens qui partagent le profil psychopathe des tueurs en série; de la privatisation du système, des guerres, du gouvernement qui se trouve à être un coup d’état par le privé de nos démocraties.

Nous continuons notre analyse des liens entre les évidences qui ont été obtenu par torture justifiant la version officielle du 9/11 et de la guerre en Irak et en Afghanistan.

Nous effectuons un tour de l’actualité mondiale ainsi que des mesures d’état policier tel que la militarisation de la police et la criminalisation de la dissidence politique qui est maintenant associé à du terrorisme de basse intensité!

Soyez au rendez-vous les jeudis à 11h sur les ondes de CHOQ FM!

***Hyperliens vers les sources des informations discutées sur l’émission d’aujourd’hui.

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Le spectacle iranien tire à sa fin

De prime abord, il faut que je vous avoue que je n’ai pas du tout été happé par ce qui se passe en Iran et je n’arrive pas encore à m’expliquer pourquoi, exactement. Enfin, pas avant la fin de semaine dernière. C’est que j’ai parlé avec un ami qui m’a fait part de sa vision des choses, vision qui ne cadre pas du tout avec ce qu’on entend par les temps qui courent. Surtout pas en phase avec la pratique qui consiste à afficher sa photo en vert sur Twitter pour appuyer les partisans de Mir-Hossein Mousavi. Et la lecture d’un billet de mon confrère Pierre JC Allard, « Twitter et démocratie », a fini de me convaincre d’aller voir de ce côté.

Premièrement, la CIA. Ils ont fait le coup une fois en 1953 de fomenter un soulèvement populaire afin de renverser un gouvernement démocratiquement élu. C’est assez logique de se poser la question aujourd’hui si ce n’est pas seulement une répétition de l’histoire, avec les moyens technologiques actuels, mais ça ne viendra pas de nos médias « mainstream ». Alors, on va du côté alternatif, mais pointer ça c’est réellement suspect… Parce qu’on ne peut pas réellement rien faire d’autre que soulever la question, étant donné que les seuls échos proviennent de ce qu’on peut appeler le « journalisme citoyen », même si l’expression est galvaudée, via Twitter, YouTube, Facebook, etc.

Parlant Facebook, justement, saviez-vous que « la CIA est un des principaux investisseurs »? « En effet, la vénérable institution n’a pas hésité à y placer 40 millions $ à travers ses sociétés de capital de risque. » Qui me répondra sans rire que le but de ça est seulement pécuniaire? Parlant contrôle, concernant le web plus général, saviez-vous que l’« Iran possède un système à ce point sophistiqué de pistage des paquets Internets qui circulent sur son réseau, et non seulement l’état détient-il un monopole sur tout ce qui se nomme communication, mais il peut aussi prendre le contrôle de ce qu’il veut bien »? En sachant cela, il est tout à fait plausible de douter fortement de ce qui réussit à passer jusqu’à nous, d’un côté comme de l’autre. Entre un agent de la CIA et un simple citoyen iranien, qui a plus de chance de réussite?

Tout le monde sait que l’Iran est depuis longtemps une épine dans le pied des États-Unis. Et la seule manière d’arriver à mater Mahmoud Ahmadinejad, ça serait par la voie arrière, puisque par devant c’est bloqué diplomatiquement. Sommes-nous certain que ce spectacle de Twitter-réalité ne soit pas seulement un spectacle, du moins en partie, pour préparer une quelconque légitimité guerrière?

Je ne dis surtout pas que j’ai raison, mais ces questions se posent. Et là tout « semble revenir à la normale dans les rues de Téhéran, et aucune manifestation n’est prévue » après que le porte-parole du Conseil des gardiens de la Constitution ait annoncé sur une chaîne officielle : « Heureusement, lors de la récente élection présidentielle, nous n’avons constaté aucune fraude ni infraction majeure. Par conséquent, il n’y a pas de possibilité d’une annulation du scrutin. »

Quelqu’un est surpris?

Détentions préventives & militarisme d'Obama, guerre à l'Internet, effondrement de la version officielle du 9/11

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Pour écouter, simplement cliquer sur le lien ici:

L’Autre Monde 18 juin 2009

60 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM

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Cette semaine sur L’Autre Monde:

Cette semaine nous discutons des « évidences » qui ont été obtenu par torture mais qui sont la base justificatrices de la version officielle du 9/11 et de la guerre en Irak et en Afghanistan.

Nous abordons aussi l’actualité mondiale et la descente continue dans un état policier aux États-Unis, même sous Obama avec toutes sortes de mesures répressives et douteuse dont la plus préoccupante qui est un projet de loi permettant à Obama d’opéré un programme de « détention préventives ».

Obama et le Pentagone veulent aussi se donner les moyens de faire la guerre aux médias alternatifs et à l’Internet. Finalement, nous jetons un coup d’oeil au dossier nucléaire où plusieurs nouvelles sont à découvrir.

Soyez au rendez-vous les jeudis à 11h sur les ondes de CHOQ FM!

***Hyperliens vers les sources des informations discutées sur l’émission d’aujourd’hui.


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Détentions préventives & militarisme d’Obama, guerre à l’Internet, effondrement de la version officielle du 9/11

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L’Autre Monde 18 juin 2009

60 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM

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Cette semaine sur L’Autre Monde:

Cette semaine nous discutons des « évidences » qui ont été obtenu par torture mais qui sont la base justificatrices de la version officielle du 9/11 et de la guerre en Irak et en Afghanistan.

Nous abordons aussi l’actualité mondiale et la descente continue dans un état policier aux États-Unis, même sous Obama avec toutes sortes de mesures répressives et douteuse dont la plus préoccupante qui est un projet de loi permettant à Obama d’opéré un programme de « détention préventives ».

Obama et le Pentagone veulent aussi se donner les moyens de faire la guerre aux médias alternatifs et à l’Internet. Finalement, nous jetons un coup d’oeil au dossier nucléaire où plusieurs nouvelles sont à découvrir.

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L'Autre Monde 16 avril 2009: Le voile tombe…

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L’Autre Monde 16 avril 2009

60 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM

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Cette semaine sur L’Autre Monde:

-Nous analysons les dernière découvertes de thermite explosif dans les décombres des WTC pour nous rendre compte que les ramifications d’une grande quantité de mensonges sont en voie d’être dévoilés. La vérité finie toujours par triompher. La venue des blogueurs ont grandement contribué à l’établissement de la vérité et la circulation de l’information. L’Internet est en passe de devenir la première source d’information dans plusieurs pays du monde.

-Tour du monde de l’actualité avec la chronique des nouvelles internationales.

Soyez au rendez-vous les jeudis à 11h sur les ondes de CHOQ FM!

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L’Autre Monde 16 avril 2009: Le voile tombe…

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L’Autre Monde 16 avril 2009

60 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM

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Cette semaine sur L’Autre Monde:

-Nous analysons les dernière découvertes de thermite explosif dans les décombres des WTC pour nous rendre compte que les ramifications d’une grande quantité de mensonges sont en voie d’être dévoilés. La vérité finie toujours par triompher. La venue des blogueurs ont grandement contribué à l’établissement de la vérité et la circulation de l’information. L’Internet est en passe de devenir la première source d’information dans plusieurs pays du monde.

-Tour du monde de l’actualité avec la chronique des nouvelles internationales.

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Un gouffre représentatif

3x4Il y a bien longtemps que je n’ai pas effleuré un thème qui m’est pourtant cher, soit la souveraineté du Québec. Je pourrais l’expliquer sommairement par le seul fait que sur le web il n’y a pas grand monde à convaincre, parce que s’y trouver démontre bien qu’on est dans une dynamique active, et donc peut-être moins indécis politiquement. Enfin, personne ne m’a jamais dit ouvertement que je l’avais convaincu de regarder la souveraineté du Québec comme une avenue possible et souhaitable.

Pourtant, à regarder l’actualité, je ne cesse de me dire que ci et que ça est une bonne raison, que de vivre dans un pays à nous serait une tout autre expérience : qu’on cesserait au moins de blâmer les autres quand il y a des problèmes et qu’on se retrousserait sûrement plus les manches. Optimisme quand tu nous tiens! Mais bon, entre le statu quo où on est vivant (dans son sens le plus neutre) et un pari dont le résultat n’est, par définition, aucunement garanti, il y a une tendance tout à fait normale vers le premier choix. Et c’est là où l’appui à la souveraineté, qui se situe toujours grossièrement entre 30 et 40%, est impressionnant.

Mais pour revenir au ci et au ça, la lecture du dernier sondage Léger Marketing fait bien ressortir comment nous sommes mal représentés à Ottawa. Avec 12% d’appui populaire au Québec, le parti conservateur se retrouverait à peu près au même point que l’ADQ… si le ROC ne faisait pas partie du calcul. Étant donné que la souveraineté du Québec ne m’effraie pas, je suis capable de faire la soustraction : on n’aurait pas quelqu’un de la trempe de Stephen Harper à la barre si c’était autrement. Et je ne parle même pas de Jean Charest

Je vous invite à poursuivre votre lecture du côté de Pierre Bluteau qui expose deux autres bonnes raisons de faire l’indépendance.

Ah! Si les médias vous rapportaient la vérité…

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L’Autre Monde 26 février 2009
60 min / Radio de l’UQAM, CHOQ FM

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Cette semaine sur L’Autre Monde:

L’Autre Monde vous rapporte les plus importantes nouvelles de la semaine, vous donne l’heure juste à propos des médias qui ne font plus leur travail essentiel et des développements en Israël, Iran, Gaza, Irak et au Liban. Les deux poids deux mesures sont passées au tordeur par votre animateur!

Soyez au rendez-vous les jeudis à 11h sur les ondes de CHOQ FM!

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Les personnalités du web québécois: Blanc, Arpin et Guglielminetti rencontrent Christiane Charette

Raymond Viger Dossier Web et Internet

Le titre de cette émission de Christiane Charette sur les ondes de Radio-Canada ne me dérangeait pas au départ. Le mot clé du titre de l’émission de Christiane Charette était « personnalité ». Une personnalité est un notable, quelqu’un bien en vue, un personnage remarquable.Ma curiosité me pousse à écouter cette émission. Rapidement, j’ai été ébranlé par ce que j’ai entendu. L’émission de Christiane Charette m’a laissé perplexe. À un point où j’ai dû attendre quelques jours avant de faire ce billet, question de prendre un peu de recul et de l’écrire à froid.

Top 10 des blogues les plus influents selon le magazine Forbes

Inspiré du magazine Forbes aux États-Unis qui a sorti son top 10 des personnalités du Web, Christiane Charette tente de faire pareil. Christiane Charette et ses trois invités Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti n’ont pas caché que le magazine Forbes avait pris des semaines de savants calculs pour établir leur liste tandis que le célèbre trio de la blogosphère n’a eu qu’un week-end pour préparer, chacun de leur côté leur liste des top 25 et très peu de temps le lundi matin pour en retirer leur liste des top 10 du Web québécois.

L’influence du Web vu par Dominic Arpin

Dominic Arpin nous donne rapidement une définition sur laquelle il s’est basé pour identifier des personnalités du Web. Dominic Arpin parle de présence régulière sur le Web, de participer à la blogosphère, de faire des hyperliens… Dominic Arpin élimine les gens déjà connus avant d’avoir un blogue, les gens comme Patrick Lagacé. Il cherche à identifier ceux qui se sont créés une notoriété à partir du Web.

Les blogues de Bruno Guglielminetti

Bruno Guglielminetti parle de gens qui communiquent. Bruno Guglielminetti élimine ceux qui ont des profils fermés.

La blogosphère de Michelle Blanc

Michelle Blanc défini l’influence comme les hyperliens que les gens pointent vers notre blogue, un vote de confiance. Le nombre de mention dans les médias traditionnels sont aussi tenu compte pour Michelle Blanc.Parle-t-on de personnalités dans le sens popularité et reconnaissance par le public ou encore d’influence? Michelle Blanc nuance en disant qu’il y a des gens qui sont populaires mais peu influents. Parce que l’influence peut se faire discrète, dans l’ombre et passer inaperçue.

Michel Beaudet et les Têtes à Claques

Je ne critiquerais pas le jeu auquel Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti ont participé. Ils n’ont pas caché le peu de temps pour réaliser cette liste et le déchirement entre popularité et influence. De plus, il n’y avait pas nécessairement consensus dans les résultats. Et le cas de Michel Beaudet avec les Têtes à claques en est un bel exemple. Bien classé par Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti, Michel Beaudet arrivait 24e ou 25e sur la liste de Michelle Blanc.

Blogosphère internationale?

Encore une fois, j’ai l’impression que la problématique du territoire est venu me brasser. Suis-je Québécois ou Français? Je suis un Québécois, qui a un blogue fait au Québec dont une majorité d’Européens me lisent. À 2 reprises, une vingtaine de médias Français ont parlé de mon travail sur l’Internet, incluant des agences telles que Reuters et Agence France Presse. Ces médias étaient autant la radio, la télévision que les journaux. Mais en France, on se contente de mentionner que je suis un blogueur Canadien!

Blogue québécois

Pourtant, au Québec, j’ai un minimum de visibilité. Quand la recherchiste de l’émission Isabelle le matin voulait avoir un invité pour une émission sur le suicide, c’est en cherchant dans les moteurs de recherches qu’elle est tombé sur mon blogue et que j’ai été l’invité d’Isabelle Maréchal.La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) m’a demandé de donner une formation aux journalistes qui veulent partir un blogue. Magazine Canada m’a demandé d’animer leur prochaine formation sur le blogue.Les Ministères de l’Éducation au Québec et en Ontario réfèrent nos textes Internet auprès des étudiants du secondaire. À plusieurs reprises des éditeurs de manuel scolaire nous ont demandé la permission pour utiliser nos références dans les manuels scolaires.Suite à la parution de mes billets sur le blogue, des organismes communautaires me consultent pour avoir de l’aide, des écoles m’invitent à donner des ateliers sur différents sujets…Il y a tout de même un minimum de visibilité dans les moteurs de recherche sur nos billets puisque plusieurs journalistes, à la blague, me mentionnent être tannés de tomber sur mes billets en faisant des recherches.Et ce qui est le plus important pour moi, c’est le fait que mes billets, même vieux de plusieurs années, sont encore bien visités et commentés. Ils sont devenus des classiques.

La blogosphère, une somme de gouttes d’eau

Je ne cesserais de répéter que je ne suis qu’une goutte d’eau dans la blogosphère. Une goutte d’eau qui reçoit 100 000 visites par mois. Une goutte d’eau anonyme. Parce que mes sujets de prédilection versent dans le suicide, le jeu compulsif, la drogue, l’alcool, la prostitution… Des sujets peu attrayants et dont on ne cherche pas à se vanter. Un sujet comme le suicide, sur les 4 billets que j’ai écrits, c’est maintenant 150 000 visites par année, plus de 3 000 commentaires de personnes suicidaires qui se confient.Tout cela bénévolement. De jour, de soir et de nuit. 7 jours sur 7. Seul devant cet écran en relation avec des gens anonymes de partout à travers le monde.Quand je regarde l’impact que j’ai sur les Internautes qui viennent me visiter et les commentaires que je reçois, je peux dire que oui j’ai de l’influence, autant sur ces gens que sur notre société. Est-ce que je suis populaire pour autant? Pas vraiment. Parce que la première personne que l’on veut oublier quand on va mieux, c’est celui qui nous a aidé quand tout allait mal. Parce que l’on veut oublier ces périodes de détresse. On veut oublier ces moments de souffrance.Est-ce qu’un top 10 fait en survolant rapidement la blogosphère permet de bien présenter la réalité de celle-ci? Pas sûr. Parce que la blogosphère est la somme de toutes ces gouttes d’eau, ces gens passionnés qui la nourissent dans l’ombre, qui apporte à la blogosphère son âme et son essence.Merci à Renard L’Éveillé pour avoir attiré mon attention sur l’émission de Christiane Charette, émission que j’ai écouté parce qu’un blogueur en a parlé! C’est donc dire que Renart L’Éveillé a eu de l’influence sur moi.Classement des 25 personnalités du web de Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti.

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Présent!

Si vous ne me connaissez pas encore, je me présente, Renart L’éveillé, personnage qui épand ses idées par les mots sur le web depuis environ une année et la moitié d’une autre. J’ai accepté avec grande joie l’invitation de Pierre JC Allard de me joindre à ce groupe de blogueurs, qui tournera autour de la politique, sujet très, mais très vaste, et surtout très vague, si on ne se concentre pas trop sur sa mécanique, et ses potins…

Étant donné que la liberté me pousse à écrire sur tous les tons et beaucoup de sujets, cela sera mon nouveau défi hebdomadaire. Et j’adore travailler avec le carcan souple de ce genre de projet, qui fait converger la pensée multiple, éparpillée, comme notre monde.

Je me trouve ici bien plus par curiosité que parce qu’on m’y a invité, ou parce que je m’y dirigeais objectivement. C’est la beauté du hasard qui semble faire se placer les événements. Je ne suis donc pas un spécialiste et si j’en suis un, c’est seulement en art, de par la preuve de mes diplômes. Mais qui pense qu’un artiste ne peut pas avoir d’avis sur la politique, ce domaine qui entre autres domine? Je me classifierai donc seulement comme citoyen conscient de l’être, et bon amant de l’humanisme, dans son sens le plus relationnel, envers tout ce qui entoure l’aventure humaine.

Donc, voilà un peu où je me trouve, s’il faut me placer quelque part d’assez flou. La politique n’est pas très loin de la philosophie et j’aime bien faire résonner mes pensées entre ces deux pôles. Les quelques textes plus bas vont de ce côté, si j’ai assez réussi à vous mettre l’eau à la bouche!