Monsieur Marcoux (Lepage)

Perce-Gaspesie

MONSIEUR MARCOUX
paroles et musique: Lawrence Lepage
(album Enfin Lawrence Lepage, 1976)

Monsieur Marcoux Labonté a quitté sa Gaspésie
Parce qu’il en avait assez d’manger d’ la vache enragée
Travailler le ventre à terre presqu’à la longueur d’année
Pour vivre dans la misère, cette misère de vérité

Bardibardagne taditadidihagne
Bardibardigne taditadidihé

Monsieur Marcoux Labonté travaillait d’puis des années
Sur une pauvre terre de roche que l’grand-père avait laissée
S’en allait bûcher l’hiver, faire la pêche durant l’été
Marcher par devant derrière, descendre au lieu de monter

Bardibardagne taditadidihagne
Bardibardigne taditadidihé

Monsieur Marcoux Labonté un matin s’est réveillé
À cinquante ans, mon p’tit frère, faut réapprendre à marcher
Fit le tour de son village pour y vendre tout ses agrès…
«Car demain je plie bagage, mort dans l’âme mais sans regret»

Bardibardagne taditadidihagne
Bardibardigne taditadidihé

Monsieur Marcoux Labonté a quitté sa terre de roche
Les yeux grands comme des trente-sous,
Avec cinq cents piastres en poche
C’est comme ça qu’un bon matin il s’est établi en ville
À Montréal, rue St-Denis, avec toute sa sainte famille

Bardibardagne taditadidihagne
Bardibardigne taditadidihé

Parlez-moi, Monsieur Marcoux, un peu de la Gaspésie
On en parle un peu partout, c’est-ti beau, c’est-ti joli?
Moi je suis né à la ville et je vois d’puis des années
Les plus jolis reportages dans la presse et la télé

Bardibardagne taditadidihagne
Bardibardigne taditadidihé

Parlez-moi de vos veillées, de gigueux, de tapeux d’ pieds,
Ceux qui jouent un rigodon sur une seule corde de violon,
Parlez-moi un peu des vieux qui ont une parlure bien à eux,
Ceux qui auraient connu naguère, le grand-père du bon Dieu

Bardibardagne taditadidihagne
Bardibardigne taditadidihé

C’est-ti vrai que par chez vous on voit des poètes partout
Et que Ernest Hemingway serait un gars de chez vous?
Mais dites-moi, Monsieur Marcoux, pourquoi vous l’avez quittée?…
Mais je vois sur votre joue une larme, Monsieur Marcoux

Bardibardagne taditadidihagne
Bardibardigne taditadidihé

Les droits d’auteurs de ce texte appartiennent aux instances concernées. Il est publié ici, sur un espace citoyen sans revenu et libre de contenu publicitaire, à des fins strictement documentaires et en complète solidarité envers son apport intellectuel, éducatif et progressiste.

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