À bas l’État policier

À bas l’État policier

Jacques Bériac (parole et musique)
pour Dominique Grange (interprète)

1968

Puisque la provocation
celle qu’on a pas dénoncée
ce fut de nous envoyer
en réponse à nos questions
vos hommes bien lunettés
bien casqués, bien boucliés
bien grenadés, bien soldés
nous nous sommes mis à crier

À bas l’État policier
à bas l’État policier
à bas l’État policier

Parce que vous avez posté
dans les cafés, dans les gares
vos hommes aux allures bizarres
pour ficher, pour arrêter
les Krivine, les Joshua
au nom de je n’sais quelle loi
et beaucoup d’autres encore
nous avons crié plus fort

À bas l’État policier…

Mais ce n’était pas assez
pour venir à bout de nous
dans les facs à la rentrée
vous frappez un nouveau coup
face aux barbouzes, aux sportifs
face à ce dispositif
nous crions assis par terre
Des Beaux-Arts jusqu’à Nanterre

À bas l’État policier…

Vous êtes reconnaissables
vous les flics du monde entier
les mêmes imperméables
la même mentalité
mais nous sommes de Paris
de Prague et de Mexico
et de Berlin à Tokyo
des millions à vous crier

À bas l’État policier…

Les droits d’auteurs de ce texte appartiennent aux instances concernées. Il est publié ici, sur un espace citoyen sans revenu et libre de contenu publicitaire, à des fins strictement documentaires et en complète solidarité envers son apport intellectuel, éducatif et progressiste.

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Trouvailles

Sur la route rhizomatique de tout cheminement intellectuel apparaissent de temps en temps des trouvailles...

9 pensées sur “À bas l’État policier

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    26 juillet 2014 à 1 01 00 07007
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    A part les pays dont on as peu de nouvelles, l’étau ne fait que se resserrer aux US/UK/France, avec les dernières loi, votées par les psychopathes de service.

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    27 juillet 2014 à 17 05 07 07077
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    Vous avez raison, l’état militaire c’est martialement plus joyeux.

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    28 juillet 2014 à 14 02 37 07377
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    Paul Laurendeau

    Une belle trouvaille, Paul. Ce texte de Jacques Bériac est complet. On acquiesce. On dit oui.

    Merci.

    Carolle Anne Dessureault

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    28 juillet 2014 à 18 06 44 07447
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    À notre niveau technologique, est-ce que l’état peut finir autrement que policier?

    N’est-ce pas la finalité du sentiment qui l’a fait naitre?
    La suite logique du désir de domination et de normalisation?

    Pour réellement le prévenir c’est: À bas le corporatisme pyramidal à responsabilité limitée! Qu’il faudrait dire…

    Étatique ou commercial, c’est la même maladie mentale. La personne atteinte en vient à croire qu’il est justifier de sacrifier des choses réelles (même leurs propres enfants!) pour maintenir un système fictif, un mensonge, une illusion…

    Amadeus

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      28 juillet 2014 à 21 09 09 07097
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      @ Amadeus

      Vous avez compris ce qu’est le culte du désir et de la volonté de puissance, il est en chacun de nous et nous conduira à notre perte.

      Humain, trop humain avait écrit Nietzsche.

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        29 juillet 2014 à 10 10 08 07087
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        Bonjour, ‘Humain, trop humain…’, oui, mais j’ajouterais: ‘Vivant, trop vivant’ car en visionnant récemment des documentaires sur la cellule du vivant j’ai appris sur son fonctionnement ce qui m’amène à penser qu’il doit être difficile pour le tout (l’humain) d’agir ou être différent des éléments de base dont il est constitué (malgré l’importance que l’on veut accorder à la pensée et la conscience); ce qui se passe dans une cellule est assez effarant.

        Quand on entend l’expression ‘c’est dans nos gènes’…

        Répondre

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