CONSCIENCE (Louise Demers)

CONSCIENCE (1981)
Louise Demers (1952-2014)

L’âme porte un manteau
Que l’émotion soulève à la moindre raison.
Lorsqu’elle est dévêtue
La pudeur qui en tombe nous confond.

Impressionniste comme l’automne
Surréaliste et jamais monotone
Si les auras sont de toutes les couleurs
D’en haut la Terre fait comme une fleur.

Si l’univers s’ennuie
Entre les murs de ses saisons
Autour la vie se teinte de sept milliards de façons.

Ceux qui s’enfuient souvent se cognent
Aux cloisons de ceux qui les bornent
Si les drapeaux sont de toutes les couleurs
Tissons-en un blanc et sans douleur

On oublie à mesure qu’on vit
Pourquoi on est ce qu’on est devenu
Ce qu’on voulait
On n’y tient plus.

Impressionniste comme l’automne
Surréaliste et jamais monotone
Si les humains sont de toutes les couleurs
Sont de la même forme; pourquoi est-ce qui se font peur?

Parfois la lumière fait de l’ombre
Sur les illusions
L’espoir reste en veilleuse
Dans le moments sombres de la confusion.

Ceux qui s’enfuient souvent se bornent
À leurs pelures et ils s’endorment
Et si les rêves sont pour chasser la peur
Soyons armés de notre cœur

Seul remède contre la douleur
Anti-haine, qu’hantise meure
Mais que demeure
L’innocence, la naïveté

Le premier pas, la pureté d’une main qui se tend,
D’une main qui s’ouvre grand,
Spontanément,
Et si ce n’était que du vent.

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Les droits d’auteurs de ce texte appartiennent aux instances concernées. Il est publié ici, sur un espace citoyen sans revenu et libre de contenu publicitaire, à des fins strictement documentaires et en complète solidarité envers son apport intellectuel, éducatif et progressiste.

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