Jean Arrêt (Laurendeau)

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Jean Arrêt

Paul Laurendeau

Jeune-vieux politicard combinard,
Labile, pugnace, roué, hagard,
Cartouche bien nichée dans sa douille,
Il posait un si tendre et poupin regard
Sur les magouilles et les embrouilles.

Conservateur libéralisé,
Fédérateur provincialisé,
Il n’avait pas peur du retard
Vers lequel il forçait à avancer
Ses arpents de neiges. Ti-Jean le Malabar…

Sous les feuilles d’érables rouges qui bruissent,
C’était un capitaine de milice.
Il faut être colonial pour la piger celle-là.
C’est qu’il encadrait avec aplomb et malice
Cette longue occupation dont on ne parle pas.

Mixant, pour un temps, huile et vinaigre,
D’un air badin, d’un ton allègre,
Il cernait son administration dans les rets
De l’Ouest de l’Île et de la Pègre…
Allez basta, on va pas pleurer pour Jean Arrêt.

Les droits d’auteurs de ce texte appartiennent aux instances concernées. Il est publié ici, sur un espace citoyen sans revenu et libre de contenu publicitaire, à des fins strictement documentaires et en complète solidarité envers son apport intellectuel, éducatif et progressiste.

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Trouvailles

Sur la route rhizomatique de tout cheminement intellectuel apparaissent de temps en temps des trouvailles…

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