Les émigrants (Leyrac)

Les émigrants
chanson interprétée par Monique Leyrac (1968)

Ils partent dans l’aube grise
Et l’aube les déguise en tristes conquérants
Le long des chevaux de prise

Tout au bout d’un quai d’embarquement
Éblouis par le soleil levant
Émigrants

Ils embrassent Jeanne et Lise
Ils quittent leur église et s’en vont en chantant
Vers un nouveau continent
Loin de la Seine ou de la Tamise

Vers les rives bleues du Saint-Laurent
Qu’ils découvrent déjà en rêvant

En rêvant de moissons
À perte d’horizons
En rêvant d’une maison et d’une
Femme à la fenêtre

Ils n’ont qu’une seule valise
Les tempes un peu grises de poussière et de vent
Cinq ou six pièces d’argent
Mais entre leur peau et leur chemise

Une photo jaunie par le temps
Qu’ils caressent d’un doigt en rêvant

En rêvant de prairies ouvertes
à l’infini
En rêvant de ce pays où demain
Leurs enfants vont naître

Ils partent dans l’aube grise vers la terre promise
Emportés par le vent tout au bout de l’océan
Loin de la terre

Ou de la Tamise
Ils s’en vont dans le soleil levant
Émigrants

.

Une trouvaille de Carolle-Anne Dessureault

Emigrants

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4 pensées sur “Les émigrants (Leyrac)

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    8 novembre 2014 à 6 06 20 112011
    Permalink

    Nous cherchons toujours un lien audio ou vidéo pour cette trouvaille (Monique Leyrac chantant cette pièce). Si vous le trouvez, nous nous ferons un plaisir de faire le raccord.

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    8 novembre 2014 à 17 05 14 111411
    Permalink

    Merci Paul. Cette chanson de Monique est sublime. Et nous fait un peu comprendre ce qu’étaient les émigrants qui ont peuplé notre pays.

    Carolle Anne

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    10 novembre 2014 à 20 08 31 113111
    Permalink

    Tango de Montréal (Gerald Godin)

    Sept heures et demie du matin métro de Montréal
    c’est plein d’immigrants
    ça se lève de bonne heure
    ce monde-là

    le vieux cœur de la ville
    battrait-il donc encore
    grâce à eux

    ce vieux cœur usé de la ville
    avec ses spasmes
    ses embolies
    ses souffles au cœur
    et tous ses défauts

    et toutes les raisons du monde qu’il aurait
    de s’arrêter
    de renoncer

    Répondre

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