Paroles et lettre d’adieu d’Ernesto CHE Guevara

Paroles immortelles du martyr Ernesto ‘Che’ Guevara

Extraits de deux discours du Commandant Ernesto Che Guevara, traduits à l’occasion du cinquantenaire de son assassinat par la CIA, le 9 octobre 1967

Discours complets (en espagnol) :  https://360letras.wordpress.com/2015/12/07/385/

Traduction et sous-titres : http://sayed7asan.blogspot.fr

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Transcription :

Discours à Santiago de Cuba, le 30 novembre 1964, à l’occasion du 8e anniversaire du soulèvement de la ville mené par Frank País 

[…] Notre lutte victorieuse a entraîné deux conséquences : le réveil des peuples d’Amérique, qui ont vu qu’on pouvait faire la Révolution (et triompher), qui ont pu éprouver comment une révolution pouvait être faite, constater que toutes les voies (vers le soulèvement populaire) n’étaient pas fermées et voir qu’il n’était pas indispensable de constamment [recevoir les coups des exploiteurs], et que ce chemin vers l’émancipation n’était pas aussi long et ardu que pouvaient l’imaginer ou le penser certains chefs de parti qui luttent avec acharnement contre les oligarchies et contre l’impérialisme dans chaque pays.

Et en même temps, nous avons ouvert les yeux de l’impérialisme. L’impérialisme a aussi commencé à se préparer à noyer dans le sang les nouvelles Cubas qui pourraient voir le jour. Et avant de mourir, Kennedy avait déjà dit qu’ils n’admettraient pas de nouvelles Cubas dans le continent. Cela a été réitéré par ses successeurs, qui sont des loups de la même litière, donc il ne faudrait pas penser qu’ils pourraient avoir une philosophie différente. Mais en plus de le réitérer, ils ont démontré leur intention de mener à bien cette action, et de l’accomplir non seulement en Amérique, mais dans tous les pays du monde dans lesquels la lutte a été créée, où la lutte révolutionnaire s’est développée.

Ils ont essayé de massacrer l’Algérie, mais l’Algérie s’est libérée. Ils essaient de liquider aujourd’hui le peuple du Vietnam, mais le peuple du Vietnam est plus fort qu’eux, et le peuple du Vietnam continue jour après jour d’enregistrer de nouvelles victoires sur l’impérialisme, le forçant à payer par le sang des soldats [américains], et versant lui-même un tribut [de martyrs] pour l’immense quantité de victimes causées par l’impérialisme contre le peuple du Vietnam du Sud. Et la lutte continue et continuera jusqu’à la victoire. Cette révolution a commencé avant même la nôtre dans le Nord du Vietnam, et s’est consolidée avant que nous puissions arriver triomphalement à La Havane. Mais vous devez continuer à vous battre.

Le Laos se trouve dans les mêmes conditions. Et en Afrique, il y a plusieurs peuples qui ont pris cette voie (révolutionnaire). Avec plus ou moins de succès, mais ils ont pris cette voie. Et la Guinée portugaise triomphe dans ses luttes.

Mais aujourd’hui, le souvenir plus présent, plus poignant que tout autre est certainement celui du Congo et de Lumumba. Aujourd’hui, dans ce Congo si éloigné de nous et pourtant tellement présent, il y a une histoire que nous devons connaître et une expérience qui doit nous être utile. L’autre jour, les parachutistes belges ont pris d’assaut la ville de Stanleyville. Ils ont massacré un grand nombre de citoyens et, en dernier lieu, après les avoir regroupés et assassinés sous la statue du professeur Lumumba, ils ont volé la statue de l’ancien président du Congo.

Cela nous révèle deux choses : premièrement, la bestialité de l’impérialisme. Une bestialité qui n’a pas de frontières déterminées ni n’appartient à un pays particulier. Les hordes hitlériennes étaient bestiales, tout comme les Nord-Américains aujourd’hui, tout comme les parachutistes belges, tout comme les impérialistes français en Algérie. Car c’est la nature même de l’impérialisme que de rabaisser les hommes à leurs pulsions les plus sauvages, de les transformer en bêtes féroces assoiffées de sang, disposées à égorger, à assassiner, à détruire jusqu’à la dernière image d’un révolutionnaire, d’un partisan d’un régime qui est tombé sous leur botte, ou qui se bat pour sa liberté.

Et cette statue à la mémoire de Lumumba, détruite aujourd’hui, mais qui sera reconstruite demain, nous rappelle aussi l’histoire tragique de ce martyr de la révolution du monde, et le fait qu’on ne peut jamais se fier à l’impérialisme, pas même pour la moindre des choses, rien de rien. Sous la bannière des Nations Unies au Congo, Lumumba a été assassiné. Et ce sont ces Nations Unies que les Américains prétendent faire inspecter notre territoire ! Ces mêmes Nations Unies ! […]

Et nous avons la satisfaction toujours croissante de voir que le nom de Cuba parcourt les champs d’Amérique et traverse aussi les champs d’autres pays du monde qui luttent pour leur liberté, signifiant toujours la même chose : l’image de ce qui peut être réalisé grâce à la lutte révolutionnaire, l’espoir d’un monde meilleur, l’idéal pour lequel il vaut la peine de risquer sa vie, de se sacrifier jusqu’à la mort sur les champs de bataille de tous les continents du monde. […]

Discours à l’ONU, le 11 décembre 1964

[…] Maintenant, oui, l’histoire devra compter avec les pauvres d’Amérique, avec les exploités et les humiliés d’Amérique Latine, qui ont décidé de commencer à écrire eux-mêmes, pour toujours, leur histoire.

Et cette vague de ressentiment indigné, de justice réclamée et de droits piétinés qui commence à se lever parmi les terres de l’Amérique latine, cette vague ne s’arrêtera plus. Cette vague augmentera avec chaque jour qui passe. Parce que cette vague est formée par les masses, qui constituent la majorité dans tous les aspects : ceux qui accumulent par leur travail les richesses, créent les valeurs, font tourner les roues de l’histoire et se réveillent maintenant du long rêve abrutissant qui leur a été imposé.

Parce que cette grande humanité s’est écriée « Assez ! » et a commencé à marcher. Et sa marche de géants ne s’arrêtera pas avant de conquérir la véritable indépendance, pour laquelle ils ont déjà sacrifié beaucoup de martyrs, plus d’une fois, en vain.

Maintenant, en tout cas, ceux qui meurent, mourront comme ceux de Cuba, ceux de Playa Giron : ils mourront pour leur unique, véritable et inaliénable indépendance. […]

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Lettre d’adieux du martyr Ernesto ‘Che’ Guevara lue par Fidel Castro

Adresse du Commandant Fidel Castro Ruz, Premier Secrétaire du Parti communiste de Cuba et Premier ministre du gouvernement révolutionnaire, lors de la présentation du Comité central du Parti communiste de Cuba à La Havane, le 3 octobre 1965

Traduite à l’occasion du cinquantenaire de l’assassinat du Che par la CIA, le 9 octobre 1967

Source : http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/1965/esp/f031065e.html

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

La lettre d’adieux du Commandant Ernesto Che Guevara a été lue par Fidel Castro le 3 octobre 1965 à La Havane, face aux Comité Central du Parti Communiste cubain et devant les caméras. Après son retour d’Afrique en février 1965, le Che avait disparu de la scène publique sans explication officielle, entrainant des questionnements à Cuba et surtout à l’étranger. Les rumeurs faisaient notamment état de prétendues dissensions entre Fidel et le Che, voire d’une véritable purge. Cette lettre écrite de la main du Che a prouvé le caractère infondé de ces calomnies, que les réactionnaires (et pseudo-révolutionnaires) continuent à propager jusqu’à ce jour pour discréditer Cuba.

Avant même le commencement de la Révolution cubaine, le Che, internationaliste convaincu, ne s’était engagé aux côtés de Fidel Castro qu’à la condition d’être libre de poursuivre son action révolutionnaire  et anti-impérialiste sous d’autres cieux après la victoire à Cuba. Ses expériences au Congo et en Bolivie n’ont été révélées qu’après sa mort avec la publication de ses Journaux de guerre par le gouvernement cubain.

 

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Transcription :

[…] Il y a une absence dans notre Comité Central, (l’absence d’une personne) qui possède tous les mérites et toutes les vertus nécessaires, au plus haut degré, pour en faire partie, mais qui malgré cela n’est pas présent parmi les membres de notre Comité Central.

Autour de cette absence, l’ennemi a pu tisser mille conjectures; l’ennemi a essayé de duper et de semer l’ivraie et le doute, et patiemment, car il fallait attendre, nous avons attendu.

Et c’est ce qui différencie le révolutionnaire du contre-révolutionnaire, le révolutionnaire de l’impérialiste : nous les révolutionnaires, nous savons attendre, nous savons être patients, nous ne désespérons jamais, et les réactionnaires, les contre-révolutionnaires, les impérialistes, vivent dans le désespoir permanent, ils vivent dans l’angoisse perpétuelle, dans le mensonge perpétuel, de la manière la plus ridicule, de la manière la plus infantile.

Quand on lit les choses que disent certains de ces fonctionnaires, certains de ces sénateurs Yankee, on se demande : ‘Mais comment est-il possible que cet homme ne soit pas dans une étable au lieu d’appartenir à ce qu’on appelle un Congrès ?’ (Applaudissements) Certains profèrent de véritables outrages. Et ils ont une habitude de mentir colossale et irrépressible, ils ne peuvent pas vivre sans mentir. Ils vivent dans la détresse.

Si le gouvernement révolutionnaire déclare une chose – c’est ce qu’il a toujours fait – comme ce fut le cas pour la question que j’ai mentionnée au début de mon propos, ils y voient des choses horribles, effroyables, ils imaginent tout un plan derrière cela !

Quel ridicule ! Avec quelle peur ils vivent ! Et on se demande : le croient-ils vraiment ? Y croient-ils vraiment ? Est-ce qu’ils croient tout ce qu’ils disent ? Ou ont-ils besoin de croire tout ce qu’ils disent ? Ou ne peuvent-ils vivre sans croire tout ce qu’ils disent ? Ou disent-ils tout ce qu’ils ne croient pas ?

C’est difficile à dire, il faudrait le demander à des médecins et des psychologues. Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête, quelle est donc cette angoisse qui les amène à voir partout une manœuvre, un plan effroyable, maléfique, terrible ? Et ils ne savent pas qu’il n’y a pas de meilleure tactique, pas de meilleure stratégie que de lutter avec des armes propres, de se battre avec la vérité, car ce sont les seules armes qui inspirent la confiance, ce sont les seules armes qui inspirent la foi, ce sont les seules armes qui inspirent la sécurité, la dignité, le moral. Et ce sont les armes avec lesquelles nous les révolutionnaires avons vaincu et écrasé nos ennemis.

Le mensonge. Qui a déjà entendu un mensonge dans la bouche d’un révolutionnaire ? Parce que ce sont des armes qui ne profitent à aucun révolutionnaire, et aucun révolutionnaire authentique n’a jamais besoin de recourir à un mensonge ; ses armes sont la raison, la moralité, la vérité, la capacité de défendre une idée, un proposition, une prise de position.

Et en fin de compte, le spectacle moral offert par nos adversaires est vraiment lamentable. Ainsi, les augures, les interprètes, les spécialistes des questions cubaines et les machines électroniques ont travaillé sans cesse à démêler ce mystère. Est-ce qu’Ernesto Guevara a été victime d’une purge, est-ce qu’Ernesto Guevara est malade, est-ce qu’Ernesto Guevara a eu des divergences (avec Fidel), et autres insanités du même genre.

Naturellement, le peuple a confiance, le peuple a la foi. Mais les ennemis profitent de ces choses, surtout à l’étranger, pour calomnier : voyez donc ce régime communiste ténébreux et terrible, les hommes y disparaissent, ils ne laissent aucune trace, aucun vestige, aucune explication n’est fournie ; alors que lorsqu’il le fallait, nous avons dit au peuple, lorsque les gens ont commencé à constater cette absence, que nous en parlerions au moment opportun, et que nous avions des raisons d’attendre (avant de dévoiler ce qu’il en était).

Nous évoluons dans un milieu cerné par les forces de l’impérialisme. Le monde ne vit pas dans des conditions normales ; tandis que les bombes criminelles des impérialistes yankees tombent sur un peuple comme celui du Vietnam, nous ne pouvons pas dire que nous vivons dans des conditions normales (Applaudissements) ; lorsque plus de 100 000 soldats yankees y débarquent pour essayer d’écraser le mouvement de libération national ; quand les soldats de l’impérialisme débarquent dans une République qui jouit légalement des mêmes droits que toutes les autres Républiques du monde, ce qui est le cas de Saint-Domingue, pour piétiner sa souveraineté (Applaudissements), le monde ne vit pas dans des conditions normales. Lorsque, autour de notre pays, les impérialistes forment des mercenaires et organisent des attaques terroristes de la manière la plus impunie, comme dans le cas de la Sierra Aránzazu ; lorsque les impérialistes menacent d’intervenir dans n’importe quel pays d’Amérique latine et du monde, on ne vit pas dans des conditions normales. Et quand nous nous sommes battus dans la clandestinité contre la tyrannie de Batista, nous les révolutionnaires ne vivions pas dans des conditions de normalité, nous devions respecter les règles de la lutte ; de la même manière, bien que le pouvoir révolutionnaire existe dans notre pays, en ce qui concerne les réalités du monde, nous ne vivons pas dans des conditions normales et nous devons respecter les règles de cette situation.

Et pour expliquer cela, nous allons lire une lettre manuscrite que j’ai ici entre les mains, et qui a été retranscrite par machine à écrire, du camarade Ernesto Guevara (Applaudissements), qui s’explique lui-même (sur les raisons de son absence). Je m’étais demandé si je devais retracer l’histoire de notre amitié et de notre fraternité, comment cela a commencé, dans quelles conditions et comment cela s’est développé. Mais ce n’est pas nécessaire. Je vais simplement lire la lettre.

Il dit : « La Havane… »

La date n’a pas été définie, puisque cette lettre devait être lue au moment que nous jugerions le plus opportun, mais pour coller à la stricte réalité, elle m’a été remise le 1er avril de cette année, il y a exactement six mois et deux jours.

Voilà ce qu’elle dit :

« La Havane, année de l’Agriculture [1965].

Fidel,

Je me souviens en ce moment de beaucoup de choses : du jour où j’ai fait ta connaissance dans la maison de Maria Antonia, du moment où tu m’as proposé de venir avec vous [pour participer à la Révolution cubaine] et de toute la tension des préparatifs.

Un jour, on est venu nous demander qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de ce fait (la mort) nous a tous saisis. Par la suite, nous avons su que c’était vrai, et que dans une Révolution, on triomphe ou on meurt – si elle est véritable. De nombreux camarades sont tombés sur le chemin de la victoire.

Aujourd’hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous sommes plus mûrs ; mais les faits se répètent. J’ai l’impression d’avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien.

Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti et de mon poste de ministre, et je renonce à mon grade de Commandant et à ma nationalité cubaine. Rien de légal ne me lie plus aujourd’hui à Cuba, à l’exception des liens d’une autre nature qu’on ne peut briser, contrairement aux titres.

En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d’honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire. Ma seule faute de quelque gravité, c’est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestria et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant d’hommes et de révolutionnaire. J’ai vécu des jours magnifiques et j’ai éprouvé à tes côtés la fierté d’appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d’Etat ne fut aussi brillant que tu le fus dans ces circonstances, et je me félicite aussi de t’avoir suivi sans hésiter, d’avoir adhéré pleinement à ta façon de penser, et d’avoir su voir et apprécier les dangers et les principes comme tu le fis.

D’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t’est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l’heure est venue de nous séparer.

Sache que je le fais avec un mélange de joie et de douleur. Je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j’aime. Et je laisse un peuple qui m’a adopté comme un fils. Cela déchire toute une partie de mon âme. Sur les nouveaux champs de bataille, j’apporterai la foi que tu m’as inculquée, l’esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme où qu’il se trouve. Cela réconforte et guérit avantageusement les blessures les plus profondes.

Je répète une fois encore que je délivre Cuba de toute responsabilité, sauf de celle qui émane de son exemple. Si un jour, sous d’autres cieux, survient pour moi l’heure fatidique (du martyre), ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple envers lesquels j’essaierai de rester fidèle jusqu’à la dernière conséquence de mes actes. J’ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le suis toujours. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d’être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et cela ne me chagrine pas. Je suis heureux qu’il en soit ainsi. Je ne demande rien pour eux, car je sais que l’Etat leur donnera ce qu’il faut pour vivre et s’instruire.

J’aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c’est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais dire, et ce n’est pas la peine de noircir davantage de papier.

Jusqu’à la victoire, toujours.

La Patrie ou la Mort !

Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire

(Signé 🙂 Che. »

 

UNE TROUVAILLE DE SAYED HASAN

Les droits d’auteurs de ce texte appartiennent aux instances concernées. Il est publié ici, sur un espace citoyen sans revenu et libre de contenu publicitaire, à des fins strictement documentaires et en complète solidarité envers son apport intellectuel, éducatif et progressiste.

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