Photo, photo, photo… (Laurendeau)

photographe-de-rue
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Photo, photo, photo…
Paul Laurendeau (Ysengrimus)

Toutes ces mirifiques photos
D’un si douloureux monde en crise
Nous crient, nous susurrent, nous disent
Le laid, le grand, le toc, le beau.

Cette langoureuse jouissance
Cernant les pourtours de l’image
C’est fou, c’est vrai, c’est faux, c’est sage…
Une bien circonspecte imprudence.

On veut tout capturer, tout voir:
Villages, volcans, naufrages, bateaux.
Et la photo, photo, photo
Ne construit jamais que sa propre gloire.

Tout ce patatras d’appareils
Nous fait froidement miroiter
Je ne sais quelle narcissique beauté
Livide… et à nulle autre pareille.

Et ces pesants capteurs d’époque
Que sont tous ces cadrages de nos ego-photos,
Ils sont classiques, ils sont baroques
Mais ils nous tuent, nous font la peau.

Les droits d’auteurs de ce texte appartiennent aux instances concernées. Il est publié ici, sur un espace citoyen sans revenu et libre de contenu publicitaire, à des fins strictement documentaires et en complète solidarité envers son apport intellectuel, éducatif et progressiste.

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Trouvailles

Sur la route rhizomatique de tout cheminement intellectuel apparaissent de temps en temps des trouvailles…

9 pensées sur “Photo, photo, photo… (Laurendeau)

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    18 juillet 2015 à 9 09 20 07207
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    La photographie pourrait être utile à la mémoire humaine si ce ne serait que l’interprétation de la photographie par celui qui regarde la photographie n’est pas à la hauteur du sujet photographié la plus part du temps.

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      18 juillet 2015 à 10 10 39 07397
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      Votre misanthropie de système hypertrophie la portion subjectiviste de l’équation humaine. L’action des forces sociales objectives vous échappe, un peu…

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        18 juillet 2015 à 12 12 20 07207
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        Grâce à ses idéologie et à sa culture, il vit un véritable miracle, il plane sa vie durant, dans l’Irréalité symbolique, encapsulé dans des croyances assez étanches pour qu’il échappe à la solitude, au contingent, à l’insignificativité. Comble de chance, un paysage idéologique commence-t-il à laisser voir les ficelles de l’usure que déjà d’autres vivions lui sont fournies, juste assez nouvelles pour ranimer son enthousiasme, juste assez nouvelle pour ne pas le dépayser.

        Humain, trop humain…

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            18 juillet 2015 à 18 06 07 07077
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            Le tien si tu y tiens vraiment.

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            18 juillet 2015 à 18 06 14 07147
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            Tu es vraiment une sommité en matière d’illusion humaine…

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    18 juillet 2015 à 18 06 22 07227
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    Ta spécialité c’est la controverse comme tout bon serviteur du système.

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      18 juillet 2015 à 18 06 25 07257
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      Les spécialistes c’est bon pour faire rouler le système et berner les nonos.

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      18 juillet 2015 à 18 06 54 07547
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      TA spécialité c’est la controverse comme tout bon serviteur du système.

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